Contenu

Les communiqués
Éditos
 

Note de service 2018 - carrière des personnels BIATSS

La note de service 2018, des personnels des Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Sociaux et de Santé (BIATSS) du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a pour objet de présenter les modalités de déroulement de carrière et de mobilité des personnels des bibliothèques, ITRF et ATSS.

A Consulter :

PDF - 2.1 Mo
Bulletin officiel - Carrière des BIATSS 2018
Version téléchargeable et imprimable


Note de service 2018
relative au déroulement de la carrière des personnels BIATSS
.


Nouvelle procédure d’admission dans l’enseignement supérieur, pour le SNPTES un remède pire que le mal...

Le SNPTES n’a pas la réputation de prédire chaque jour la fin du monde ou de voir en chaque acte politique l’indice d’une théorie du complot, mais se contente, lorsque cela est nécessaire, de dire ou écrire en quoi tel ou tel projet lui apparaît inquiétant.
Ainsi, le SNPTES est aujourd’hui obligé de préciser en quoi la nouvelle procédure d’admission dans l’enseignement supérieur est par nature viciée et en quoi son application pourrait conduire à l’inverse de l’objectif officiel qui est de réduire l’échec en licence de nombreux étudiants et étudiantes.

S’abstenir de clamer nos doutes et inquiétudes serait lâche.

Pour le SNPTES, cette nouvelle procédure en interdisant aux futurs bacheliers et bachelières de classer leurs dix vœux sur Parcoursup (le remplaçant d’APB) rompt avec l’une des bases du succès d’un parcours dans l’enseignement supérieur : la motivation. Avec APB, pour mémoire, un premier vœu sur deux était satisfait et, sans être grand clerc, il est évident que le fait d’obtenir ce que l’on désire réellement étudier apparaît comme un élément qui détermine grandement la réussite future. Autrement dit, pour le SNPTES, il est clair que les bacheliers ou bachelières qui, après un temps d’attente parfois très long, seront finalement admis sur leurs derniers « vœux » ne seront pas des plus motivés, le taux d’échec risque donc d’être supérieur à ce qu’il était auparavant...

PDF - 434.2 ko
Nouvelle procédure d’admission dans l’enseignement supérieur, pour le SNPTES un remède pire que le mal...
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES cette nouvelle procédure, pour cette première année, risque aussi de se confronter durement à la réalité. Tout d’abord la plateforme Parcoursup devra pouvoir être fonctionnelle en janvier... ensuite la nouvelle procédure et notamment le « télescopage » entre les épreuves du baccalauréat et la phase de désistement-acceptation des utilisateurs risque d’engendrer du stress, des erreurs et des recours autant de problèmes qui devront être réglés sur des temps courts. Enfin, question de fond, quel sera le rôle du recteur ou de la rectrice et quelles seront leurs marges de manœuvre face à des établissements le plus souvent autonomes ou face au principe d’indépendance des universitaires ?

Pour le SNPTES cette nouvelle procédure met aussi en place un système clivant entre, d’une part, les lycéens et lycéennes, souvent parmi les mieux informés, qui seront reçus de suite sur les vœux qu’ils ou elles désiraient vraiment et, d’autre part, celles et ceux qui, parfois après les résultats du baccalauréat, devront attendre de trouver enfin une place dans des « vœux » peu ou pas désirés.

Pour le SNPTES cette nouvelle procédure n’est pour l’instant pas totalement mise au point et il reste, ce n’est pas un détail pour nous, à connaître quels critères pourraient être retenus lorsque des prérequis seront nécessaires... s’agira-t-il de notes de contrôle continu qui, le SNPTES rappelle l’évidence, peuvent fluctuer fortement, selon les circonstances, le type ou la filière du baccalauréat, ou même le lycée ou le type de lycée... s’agira-t-il du type ou de la filière du baccalauréat ? Pour le SNPTES toutes ces questions doivent être tranchées, en concertation, afin que l’été prochain, puisque c’est l’un des objectifs affichés de cette réforme, ne soit pas pour nos futurs bacheliers et bachelières et pour les personnels que nous représentons aussi cauchemardesque que ne fut l’été dernier !


Alain FAVENNEC, secrétaire général adjoint

Alors que les sanctions tombent, le SNPTES renouvelle son soutien à tous les personnels et étudiants de l’URMITE Marseille

La loi du silence s’est enfin brisée et le SNPTES tient à saluer ici le courage des victimes : vous avez trouvé la force de parler et de porter plainte, en surmontant vos peurs, vos doutes, vos propres souffrances. C’est grâce à votre courage que les harceleurs ne resteront pas impunis. Dans le contexte actuel de révélations quotidiennes sur les harcèlements sexuels le SNPTES se félicite que son action trouve, dans les justes sanctions prises, un premier aboutissement aux graves problèmes de cette unité de recherche.

Tout cela durait depuis trop longtemps, sans attirer l’attention des tutelles ou des instances d’évaluation. Le SNPTES a, depuis 2016, des élus dans ces instances. Alerté par son représentant du personnel élu dans ces commissions d’évaluation sur les conditions effroyables de travail dans lesquelles les personnels travaillaient, le SNPTES a joué son rôle d’organisation syndicale en alertant les autorités de tutelles à tous les niveaux : local, régional et national. En demandant et en obtenant une nouvelle visite de l’inspection générale de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), la gravité de la situation a pu être démontrée. L’université, les organismes de recherche (CNRS, Inserm et IRD), sous la pression du SNPTES, ont pu alors entamer des démarches, notamment avec leurs CHSCT, visant à assainir la situation.

PDF - 569.1 ko
Alors que les sanctions tombent, le SNPTES souhaite aujourd’hui apporter son soutien à tous les personnels et étudiants de l’URMITE Marseille
Version téléchargeable et imprimable

Par son dépôt de plainte contre X pour des faits de harcèlements effectué au mois d’août 2017, le SNPTES s’est porté partie civile pour que rien ne puisse tomber dans l’oubli. Par ses actions, locales et nationales, notamment une conférence de presse le 11 octobre, et par des communiqués récurrents sur ces affaires, le SNPTES a toujours voulu protéger toutes les victimes par une communication appropriée. De même, malgré les pressions subies par ses représentants locaux, en particulier son secrétaire académique, le SNPTES ne s’est pas arrêté pour autant. Il continue, jour après jour, son travail quotidien de syndicat des personnels.

C’est pourquoi, aujourd’hui, le SNPTES s’engage à apporter tout son soutien aux victimes, à tous les personnels et étudiants encore présents dans cette structure, afin de les accompagner pour qu’ils retrouvent un environnement de travail serein. Fort de ses valeurs, le SNPTES a toujours défendu l’intégrité physique et morale de tous et continuera à être à vos côtés.


Florence Bayeux, secrétaire nationale

Prenez contact avec nos délégués d’Aix-Marseille

Secrétaire académique : Daniel LAFITTE
Délégué AMU : Georges RELJIC
Délégué CNRS : Lionel MEISTER
Délégué INSERM : Sarah TAYAou Philippe CONTE

Mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique

L’arrêté portant application au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du décret 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique est enfin paru au Journal Officiel du 10 novembre 2017.

PDF - 582.7 ko
Mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique
Version téléchargeable et imprimable

Les sections locales du SNPTES veilleront à ce que le télétravail se généralise dans les meilleures conditions pour l’ensemble de la communauté, notamment par l’action de ses nombreux élus en CT (comités technique) et CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

Pour rappel :

  • La possibilité de télétravailler constitue l’un des leviers qui doivent être offerts aux agent(e)s pour améliorer la qualité de vie au travail car il permet de mieux concilier les temps de vie personnels et professionnels.
  • Pour le SNPTES, l’accompagnement des agent(e)s et de leurs encadrant(e)s est une priorité.
  • Cette nouvelle forme d’organisation du travail présente des risques psychosociaux à ne pas négliger : il est indispensable d’associer les CHSCT lors de sa mise en place.
  • Pour le SNPTES, le choix du télétravail doit, conformément à la nouvelle réglementation, pouvoir être remis en cause facilement par l’agent qui en bénéficie.
  • Le télétravail doit aussi permettre à des collègues souffrants de certaines maladies ou handicaps de pouvoir continuer à travailler. Ces collègues doivent faire l’objet d’un suivi particulier.

Marie-Agnès DESPRÉS,
secrétaire technique nationale

Les avancées concernant la mise en œuvre du protocole de titularisation des PO des CROUS

Le 6 novembre dernier, une réunion relative à la mise en œuvre du protocole sur la fonctionnarisation des personnels ouvriers des CROUS s’est tenue avec les organisations syndicales représentatives au comité technique commun (CTC), M. Castoldi, directeur adjoint du cabinet de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Étaient également présentes la direction du CNOUS, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) et la direction générale des finances publiques (DGFIP).

Ce protocole va profondément modifier la structure et le fonctionnement du réseau des œuvres universitaires.

PDF - 574.4 ko
Les avancées concernant la mise en œuvre du protocole de titularisation des PO des CROUS
Version téléchargeable et imprimable

Le ministère a insisté sur la nécessité prendre l’ensemble des mesures en concertation avec les différentes parties prenantes. Le comité technique ministériel, dans lequel le SNPTES est fortement représenté, et le CTC seront les canaux privilégiés. Le ministère envisage également des réunions trimestrielles avec toutes les organisations syndicales représentatives au CTC et des entretiens bilatéraux.

Le protocole doit rapidement être en œuvre (d’ici septembre 2018).

Le SNPTES se félicite de la volonté de dialogue social affichée par le ministère. Le SNPTES sera présent lors de cette période cruciale pour les PO des CROUS et tous les ITRF dans un contexte d’urgence – le protocole devant être mis en place rapidement (d’ici septembre 2018).

C’est en effet ce que la DGRH du ministère a rappelé par l’intermédiaire de son directeur, M. Geffray a rappelé en indiquant que le contexte juridique était complexe. Les différentes instances devront être consultées sur trois chantiers :

  • la mise en place des examens professionnalisés ;
  • le recrutement des nouveaux entrants ;
  • la mise en place d’une délégation de gestion efficace, pérenne, mais surtout juridiquement valide.

Concernant les examens professionnels, M. GIANNESINI, directeur du CNOUS, prévoit une première session d’examen professionnel d’ici l’automne 2018.


Marie-Ange Kelchlin, secrétaire technique nationale

Application du RIFSEEP à l’Inserm : Pour le SNPTES, le dossier n’est pas clos !

PDF - 543.5 ko
Application du RIFSEEP à l’Inserm : Pour le SNPTES, le dossier n’est pas clos !
Version téléchargeable et imprimable

Malgré quelques maigres avancées, le SNPTES continue de dénoncer l’inégalité de traitement dont sont victimes les ingénieurs et personnels techniques de l’Inserm, par rapport à leurs homologues, notamment de l’INRA et des établissements d’enseignement supérieur.

Pour le SNPTES, il est, de plus, inconcevable qu’au sein d’une même UMR les ingénieurs et personnels techniques de l’Inserm soient moins bien rémunérés que le personnel universitaire. Pour le SNPTES, à corps et grade similaire, les ingénieurs et personnels techniques doivent, quel que soit leur établissement d’affectation, bénéficier du même niveau de rémunération, d’obligation de service, d’action sociale, etc.

Pour le SNPTES, le débat sur le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) n’est donc pas clos ! Le SNPTES mettra tout en œuvre pour obtenir un alignement sur les montants les plus favorables de la fonction publique de l’État.

Pour mieux comprend ce nouveau dispositif indemnitaire, consultez notre diaporama :

Powerpoint - 132.1 ko
Diaporama - Le RIFSEEP à l’Inserm en résumé


Nous répondrons à toutes vos questions sur le forum du SNPTES :
http://forum.snptes.org/index.php?board=3.0


Florence Bayeux,
secrétaire nationale

Report de 12 mois du PPCR : Quelles sont les mesures concernées ?

Le ministre de l’action et des comptes publics a confirmé le report de 12 mois des mesures statutaires et indiciaires initialement prévues, à compter du 1er janvier 2018, dans le cadre de la mise en œuvre du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).
Selon lui, il s’agit de « concilier cet engagement avec la trajectoire de redressement des finances publiques ».
S’il est si urgent de redresser les finances publiques, on peut s’interroger sur la pertinence de supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui rapporte chaque année plus de 5 milliards d’euros à l’État, alors que l’économie engendrée par le report du PPCR serait de l’ordre de 800 millions d‘euros.

Après l’annonce du gel du point d’indice et du retour du jour de carence, le SNPTES considère que le report du PPCR démontre, une nouvelle fois, la volonté du gouvernement de pénaliser les fonctionnaires.

Les mesures concernées sont :

Catégorie C (tous corps) :
  • Report au 1er janvier 2019 : poursuite de la revalorisation ;
  • Report au 1er janvier 2020 : poursuite de la revalorisation ;
  • Report au 1er janvier 2021 : dernière tranche de revalorisation indiciaire.
Catégorie B (tous corps) :
  • Report au 1er janvier 2019 : dernière tranche de revalorisation indiciaire.
Catégorie A (tous corps) :
  • Report au 1er janvier 2019 : dernière tranche du transfert primes/points (5 points) ;
  • Report au 1er janvier 2020 : dernière tranche de revalorisation indiciaire.
Mesures spécifiques à certains corps de catégorie A :
PDF - 617.5 ko
Report de 12 mois du PPCR : Quelles sont les mesures concernées ?
Version téléchargeable et imprimable
  • Report au 1er février 2019 : reclassement des personnels sociaux de catégorie B et A, dans le nouveau corps de catégorie A ;
  • Report au 1er janvier 2021 : création du 10e échelon (IM 821), pour les grades des ingénieurs d’études hors classe, des attachés principaux d’administration de l’État et des bibliothécaires hors classe.

Les calendriers d’application du PPCR que vous trouverez ci-dessous ont été mis à jour pour tenir compte de ce report.

  • Catégorie A :
PDF - 118.4 ko
Application PPCR ITRF/ITA cat. A 2016-2021
PDF - 313.9 ko
Application PPCR concervateurs et bibliothécaires 2016-2021
PDF - 79 ko
Application PPCR AENES cat.A 2016-2020
  • Catégorie B :
PDF - 405.9 ko
Application PPCR Cat.B 2016-2019
  • Catégorie C :
PDF - 144 ko
Application PPCR cat.C 2016-2021

Alain HALERE
Secrétaire général adjoint

Réforme du 1er cycle : pour le SNPTES, il reste encore des ambiguïtés à résoudre

Après une large consultation sur la refonte du premier cycle de formation du supérieur, le Premier ministre, entouré du ministre de l’éducation nationale et de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, présentait ce lundi 30 octobre le projet de réforme des études en premier cycle universitaire. Il s’articule autour de 20 points forts et d’un plan d’investissement de près de 100 millions d’euros par an.

PDF - 2.2 Mo
Post-bac : quelle réforme ? Les propositions du SNPTES
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES partage le constat, lucide, présenté par la ministre qui pointe, comme nous avions pu le faire à maintes reprises, l’ensemble des défaillances qui ont conduit à la situation actuelle. La prise de conscience du gouvernement semble réelle.
Comme le SNPTES l’a défendu dans ses 23 propositions, une amélioration de l’orientation doit permettre à tous de construire son parcours de formation et la connaissance des formations supérieures doit être accessible à tous. L’ajout d’un deuxième professeur principal en terminale ainsi que deux semaines dédiées à l’orientation vont dans ce sens. Cependant, nous rappelons que l’orientation est un métier et que celui-ci doit être assuré par des personnels spécialisés. Le SNPTES rappelle là sa proposition de développer des plateformes (physiques et pas seulement numériques) qui offriraient dans un même lieu la possibilité à tous d’accéder à l’ensemble des informations sur les parcours de formation. Ces plateformes pourraient également permettre le décloisonnement des communautés éducative et universitaire via un lieu d’échanges et de rencontres.

Le SNPTES ne peut que s’opposer à la disparition des vœux hiérarchisés. Pourquoi une telle mesure ? Cette impossibilité de tenir compte de la volonté première du bachelier ou de la bachelière risque d’engendrer, faute de motivation pour celles et ceux qui n’auront pas pu être affectés dans la filière de leur choix premier, ne pourra pas réduire le taux d’échec et, nous le craignons, pourrait même paradoxalement accroitre celui-ci. Sur cette problématique, on peut également lire que « Les formations non-sélectives n’auront pas la possibilité de refuser un bachelier si des places restent vacantes ». Cependant, si les places offertes dans une formation sont volontairement peu nombreuses, n’est-ce pas là aussi, un moyen de pratiquer une sélection qui n’avouerait pas son nom ?

PDF - 653.7 ko
Réforme du 1er cycle : pour le SNPTES, il reste encore des ambiguïtés à résoudre
Version téléchargeable et imprimable

Par ailleurs, le SNPTES, en l’état du projet gouvernemental, ne peut souscrire à la volonté de supprimer la priorité académique, cette suppression risque de voir des jeunes, parfois issus de milieux défavorisés ou issus de filières stigmatisées, devoir changer d’académie ce qui, face aux coûts que cela engendre, risque de conduire certains au renoncement ou à l’échec et ce n’est malheureusement pas une bourse de 1000 euros par an qui atténuera cela... le SNPTES craint aussi que cette mesure porte un coup sérieux à certains établissements d’enseignement supérieur en permettant à d’autres jeunes, cette fois plus aisés, d’opter pour des établissements plus attractifs ou supposés plus prestigieux.

Si le dernier mot doit rester à l’élève sur son choix de filière, il n’en demeure pas moins que cette réforme pourrait être dévoyée par des choix sur dossier dans les filières en tension dû à des capacités d’accueils insuffisantes. Le SNPTES s’opposera à ce que le manque de places d’accueil dans une filière amène à une sélection sur dossier.

Le SNPTES restera donc extrêmement vigilant dans la mise en œuvre de cette réforme et particulièrement dans le processus d’attribution des vœux. Pour le SNPTES, il reste à détailler un plan d’urgence pour que les capacités d’accueil, dans les filières en tension, soient rapidement mises en œuvre.


Laurent Diez, secrétaire général
et Jérôme Giordano, secrétaire technique national, secteur enseignant-chercheur

Fin du régime étudiant de sécurité sociale, le SNPTES s’interroge...

Le Plan étudiants présenté par le Premier ministre ce 30 octobre aura donc acté, sans qu’il y ait eu sur ce point de réelles négociations, la disparition du régime étudiant de sécurité sociale. Le choix de la date fera donc malheureusement coïncider l’application de cette mesure (à la rentrée 2018) avec les 70 ans de ce régime spécial (créé en septembre 1948)...

Pour le SNPTES, cette mesure est regrettable pour différentes raisons et, notamment, car ce régime spécial, cogéré par les étudiants et étudiantes, offrait à cette communauté un bel exercice de citoyenneté, en d’autres termes, ce renoncement gouvernemental est pour le SNPTES paradoxal à un moment où, pour de nobles motifs, nous essayons de consolider l’idée même de citoyenneté.

PDF - 589.5 ko
Fin du régime étudiant de sécurité sociale, le SNPTES s’interroge...
Version téléchargeable et imprimable

Regrettable aussi cette mesure l’est, car, même si le SNPTES est conscient de quelques dysfonctionnements désormais passés, elle nie la capacité de voir des jeunes prendre en charge les différents aspects de leurs statuts, car, pour le SNPTES, la vie d’étudiant et étudiante ne s’arrête pas à la simple acquisition de connaissances et doit aussi, selon les capacités ou la volonté de chacun et chacune, conduire, notamment par l’élection, à une participation directe à la gestion des établissements, mais aussi des services dédiés aux élèves, étudiants et étudiantes.

Regrettable enfin, cette mesure l’est, car elle ne tient pas compte, faute d’analyse, de la spécificité des risques (nous pesons nos mots !) qui peuvent altérer la santé des étudiants et étudiantes comme, la liste n’est malheureusement pas exhaustive : les conséquences de certaines formes de paupérisation, les dangers particuliers engendrés par le stress ou le burnout (syndrome d’épuisement), les risques liés à certaines addictions (alcools, drogues, jeux, etc.), les problèmes engendrés par certaines pratiques sexuelles à risque, les risques endémiques (ce n’est malheureusement pas une hypothèse d’école), etc.
Pour le SNPTES, seul un régime de sécurité sociale dédié aux étudiants et étudiantes permet de les suivre et, si besoin, d’alerter, mais aussi, par des actions de préventions très ciblées, de les protéger !

Pour le SNPTES l’existence même de ces différentes spécificités nécessite un régime de sécurité sociale particulier.


Alain FAVENNEC, secrétaire général adjoint

Le SNPTES dénonce une campagne publicitaire qui encourage à la prostitution les élèves, les étudiantes et étudiants

PDF - 552.4 ko
Le SNPTES dénonce une campagne publicitaire qui encourage à la prostitution les élèves, les étudiantes et étudiants
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a pris connaissance avec consternation du fait qu’une entreprise privée ait diffusé sur certains campus universitaires des réclames destinées à faire connaître un site web de rencontre dont l’un des objets est de permettre à des individus aisés « d’aider » des élèves, étudiantes ou étudiants, en échange de certaines «  faveurs ».

Le SNPTES demande à Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, à Madame la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et aux directions d’établissements de faire cesser, par tous les moyens, notamment judiciaires, de telles pratiques.

Le SNPTES, au nom de ses valeurs, s’interroge enfin sur l’ancrage même de tels comportements... autrement dit, nous nous désespérons de voir une entreprise essayer de faire passer des pratiques ignobles comme étant normales ou sympathiques.


Alain Favennec,
secrétaire général adjoint

Décès d’Yvette Pichon

JPEG - 18.1 ko

Le Bureau national du SNPTES ainsi que celles et ceux qui ont eu le plaisir de travailler avec elle, ont la tristesse de vous annoncer la disparition d’Yvette qui fut, pendant trente ans, affectée au siège de notre organisation.

En poste à l’École centrale de Nantes au début des années quatre-vingt, notre collègue désirait, pour des raisons personnelles, se rapprocher de Paris et accepta donc, en 1986, la proposition du SNPTES de venir travailler comme secrétaire à son siège de la Rue Elisa Lemmonier dans le 12e arrondissement. Nos camarades du Bureau national de l’époque avaient déjà repéré les qualités professionnelles, militantes et humaines d’Yvette.

Yvette nous parlait souvent de ce temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... et certains découvrait ainsi qu’en 1986 nous utilisions à peine l’informatique... et qu’avant internet, le courrier papier, le fax et le téléphone était les principaux moyens de communication avec les sections ou les adhérents... les adhérents... Yvette, pendant ces trois décennies, fut chargée de gérer le fichier adhérents ce qui est, au SNPTES, une mission précieuse et, bien évidemment, conséquente ! Elle pu ainsi vivre, au jour le jour, le développement de notre organisation.

Le succès du SNPTES, auquel contribua Yvette, obligea celui-ci à choisir des locaux plus vastes et à emménager, en 1991, sur Choisy-le-Roi. Yvette, fort heureusement, nous suivit et accepta ainsi, sans jamais râler, le sort de nombreux franciliens puisqu’elle devait, chaque jour, traverser l’Île-de-France de haut en bas puis de bas en haut... Malgré cette contrainte Yvette, même lorsque le RER ne fonctionnait pas (cela arrive...), mettait un point d’honneur à être présente à Choisy, le fichier n’attendait pas !

Yvette demeurera une figure de l’histoire du SNPTES. C’était, lorsque nous arrivions au siège, pour une journée ou pour des années, la première camarade que nous rencontrions en ouvrant la porte. Son sourire, sa gentillesse, ses conseils, sa discrétion, ses compétences en faisait une collaboratrice précieuse et nous avions eu l’occasion, à plusieurs reprises, de le lui dire, il y a moins de deux ans, au moment ou Yvette avait fait valoir ses droits à la retraite.

Le SNPTES et toutes celles et ceux qui ont œuvré pour notre syndicat adressent à Jean-Noël et aux proches d’Yvette toutes nos condoléances. Nous ne l’oublierons pas.



Une cérémonie aura lieu le jeudi 26/10/17 à 9H45 au crématorium de Saint Ouen-l’Aumône (95310), 35 avenue de Verdun.

CNESER du 23 octobre 2017 : le SNPTES approuve la dissolution de la COMUE Sorbonne Universités !

Le CNESER, réuni en commission restreinte le lundi 23 octobre 2017, avait à l’ordre du jour l’audition du rapporteur, M. Daniel Filâtre recteur de l’académie de Versailles, de la concertation sur la réforme des études de 1er cycle. À cette occasion, le SNPTES a rappelé ses revendications et les points non négociables, notamment sur son refus de la sélection.
(À voir aussi : rapport général sur la réforme du 1er cycle : le SNPTES attend maintenant les propositions du ministère...).

Ensuite, le CNESER a étudié le projet de décret de dissolution de la COMUE Sorbonne Universités. Rendu nécessaire par la fusion des deux universités Paris 4 et Paris 6 et la création de Sorbonne Université, cette COMUE, qui n’avait qu’une existence « théorique », n’entrait plus dans la stratégie des membres fondateurs. Pour le SNPTES, c’est une clarification du paysage francilien à laquelle on assiste. Le SNPTES vote pour la dissolution.
Le texte est approuvé par 12 voix POUR, 0 CONTRE et 9 abstentions.

Le projet de décret portant association d’établissements d’enseignement supérieur (université de technologie de Compiègne, institut européen d’administration des affaires, muséum national d’histoire naturelle, pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt et centre international d’études pédagogiques) à Sorbonne Université. Sans être opposé à ce type de regroupement, qui remplace donc la COMUE précédemment dissoute, le SNPTES demande à ce que les personnels soient mieux reconnus dans les décisions prises dans les instances représentatives. Ainsi, comme le vote est groupé sur l’ensemble des établissements, le SNPTES s’abstient puisque nous ne sommes pas d’accord sur l’association de certains établissements à Sorbonne Université.
Le texte est repoussé par 5 voix CONTRE, 2 POUR et 17 abstentions.

Le projet de décret attribuant le grade de licence aux titulaires du diplôme national d’art délivré par les établissements d’enseignement supérieur d’arts plastiques est ensuite examiné. Le SNPTES votera pour car il ne voit pas d’objection pour que ces établissements publics, dépendant du ministère de la culture et de la communication, puissent attribuer le grade de licence et présentent des formations conformes au système LMD.
Le projet est approuvé par 21 voix POUR et 5 abstentions.

PDF - 564.8 ko
CNESER du 23 octobre 2017 : le SNPTES approuve la dissolution de la COMUE Sorbonne Universités !
Version téléchargeable et imprimable

Le projet d’arrêté fixant le thème des travaux d’initiative personnelle encadrés dans les classes préparatoires de seconde année, affectées ou non d’une étoile, des voies : mathématique et physique (MP), physique et chimie (PC), physique et sciences de l’ingénieur (PSI), physique et technologie (PT), technologie et sciences industrielles (TSI), technologie, physique et chimie (TPC), biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST), technologie biologie (TB) pour l’année scolaire 2018 – 2019 a été adopté à l’unanimité.
Le SNPTES a voté pour.

Le projet d’arrêté fixant le thème de droit des classes préparatoires économiques et commerciales, option technologique, en vue de la session des concours 2019 a été adopté à l’unanimité (À voir aussi : classes préparatoires, le SNPTES approuve le thème des travaux d’initiative personnels encadrés).
Le SNPTES a voté pour.

Le projet de décret portant application du dernier alinéa de l’article L. 632-4 du code de l’éducation et déterminant les conditions et les modalités selon lesquelles les personnes ayant validé en France la formation pratique et théorique du résidanat de médecine et n’ayant pas soutenu, dans les délais prévus par la réglementation, leur thèse, peuvent être autorisées à prendre une inscription universitaire en vue de la soutenir. Ce décret sécurise des situations délicates et non pérennes.
Le SNPTES vote pour. Le décret est adopté par 21 voix POUR et 2 CONTRE.


Laurent DIEZ, secrétaire général

Classes préparatoires, le SNPTES approuve le thème des travaux d’initiative personnels encadrés

Le conseil supérieur de l’éducation s’est prononcé sur le projet d’arrêté présenté par la direction générale de l’enseignement supérieur fixant le thème des Travaux d’initiative personnels encadrés (TIPE) dans les classes préparatoires scientifique de seconde année, affectées ou non d’une étoile, des voies : mathématique et physique (MP), physique et chimie (PC), physique et sciences de l’ingénieur (PSI), physique et technologie (PT), technologie et sciences industrielles (TSI), technologie, physique et chimie (TPC), biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST), technologie-biologie (TB) pour l’année scolaire 2018 –2019.

Le thème proposé pour l’année scolaire 2018 – 2019 s’intitule : Transport.

Les travaux d’initiative personnelle encadrés ont parmi leurs objectifs de formation, l’initiation à la démarche de recherche.

Le thème des TIPE doit mettre en exergue l’interdisciplinarité. Le thème 2018 - 2019 a été élaboré par un groupe de travail réuni le 13 septembre 2017 auquel ont participé des représentants des écoles et des concours, des professeurs de classes préparatoires, des membres de l’inspection générale de l’éducation nationale et des membres du département des formations du cycle licence (DGESIP A1-2).

Le SNPTES a voté pour cet arrêté qui correspond à ses valeurs d’implication personnelle des étudiants dans leur formation.

Le conseil supérieur de l’éducation s’est prononcé sur le projet d’arrêté présenté par la direction générale de l’enseignement supérieur fixant le thème du programme de droit des classes préparatoires économiques et commerciales, option technologique.

Pour l’année 2018 et en vue de la session des concours 2019, la seconde partie du droit des classes préparatoires économiques et commerciales, option technologique, porte sur l’étude du thème suivant :
« La sanction en droit ».

PDF - 592.6 ko
Classes préparatoires, le SNPTES approuve le thème des travaux d’initiative personnelle
Version téléchargeable et imprimable

Depuis la première rénovation de ces programmes en 2007, la seconde partie du thème de droit est constituée par un thème fixé annuellement par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur sur proposition du groupe économie et gestion de l’inspection générale de l’éducation nationale. La rénovation des programmes de 2013 a conservé ce principe d’apprentissage.
Ce thème unique a vocation à soutenir la mobilisation de l’étudiant dans une activité de veille juridique. La période de référence pour le suivi de l’actualité juridique liée au thème s’étend du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018.
Cette veille constitue un travail personnel de l’étudiant qui peut être organisé dans le cadre collectif de la classe. L’usage des technologies de l’information et de la communication en constitue l’instrument privilégié. Une partie de l’horaire des interrogations orales peut être utilement consacrée à un suivi du résultat de cette activité de veille.

Le SNPTES a voté pour cet arrêté qui correspond à une valorisation des initiatives et de l’apprentissage de l’autonomie des étudiants.


Amar AMMOUR secrétaire national, secteur éducation nationale

Réforme du brevet des collèges, abstention du SNPTES lors du Conseil supérieur de l’éducation

Le Conseil supérieur de l’éducation s’est prononcé sur le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 31 décembre 2015 relatif aux modalités d’attribution du Diplôme national du brevet (DNB) des collèges. Ce projet d’arrêté modifie également le décompte des points et revoit les conditions d’attribution des mentions. Il réécrit le cadre d’élaboration et de choix des sujets. Pour rappel, le DNB avait déjà été réformé pour la session 2017 et cet arrêté entrerait en vigueur pour la session 2018.

Les objectifs :

  • faire les ajustements nécessaires suite à la modification par l’arrêté du 19 mai 2015 de l’organisation des enseignements au collège ;
  • clarifier les épreuves dans la mesure où le DNB précédent a été jugé trop complexe dans sa mise en œuvre ;
  • rééquilibrer la répartition des points de manière à favoriser l’équité de l’investissement des élèves dans cet examen final.
    Il distingue donc 5 épreuves (au lieu de 3 précédemment) :
  • 4 épreuves écrites, français, mathématiques, histoire et géographie-enseignement moral et civique, sciences (physique-chimie ou science de la vie et de la Terre, ou technologie) ;
  • 1 épreuve orale de soutenance d’un projet qui permet au candidat de présenter l’un des sujets qu’il a étudiés grâce à l’enseignement de l’histoire des arts ou l’un des projets qu’il a menés au cours des enseignements pratiques interdisciplinaires du cycle 4 ou dans le cadre de l’un des parcours éducatifs (parcours Avenir, parcours citoyen, parcours éducatif de santé, parcours d’éducation artistique et culturelle).
    Le poids des épreuves est augmenté à parité du socle commun 400 / 400.
PDF - 801.3 ko
Réforme du brevet des collèges, abstention du SNPTES lors du Conseil supérieur de l’éducation
Version téléchargeable et imprimable

En commission spécialisée : Un bilan des épreuves et le positionnement des élèves ont été débattus.
A été dénoncé la pression hiérarchique en lien avec l’autonomie des EPLE.
Le contrôle continu ou socle doit devenir l’essentiel du DNB (Brevet) et les épreuves terminales n’ont de sens qu’en tant que rattrapage pour certaines organisations syndicales alors que d’autres préfèrent un équilibre afin de conserver une partie uniforme nationale par les épreuves finales.

Le SNPTES s’est abstenu sur cet arrêté pour dénoncer globalement le fait que la réforme du collège n’a pas eu le temps d’être réellement mise en place. À chaque étape, la précédente réforme est largement vidée de sa substance et sans ou très peu de concertation avec les organisations syndicales et les représentants des élèves et de leurs parents. En particulier, les débats ignorent souvent l’appréhension des élèves à l’égard d’un examen « sanction ».
Cet arrêté et les échanges n’ont porté que sur des répartitions de points et sur l’équilibre entre socle (tout au long de l’année) et épreuve terminale (Brevet). Or, les enseignants sont des spécialistes de leur discipline, et non des enseignants de « socle » ou « d’épreuve finale ».


Amar AMMOUR secrétaire national, secteur éducation nationale

Rapport général sur la réforme du 1er cycle : le SNPTES attend maintenant les propositions du ministère mais reste ferme sur l’accès à l’enseignement supérieur pour tout bachelier !

Le SNPTES a pris note du rapport général sur la consultation sur la réforme du premier cycle de l’enseignement supérieur présentant les conclusions du rapporteur général, Monsieur Daniel Filâtre, sur les travaux des groupes thématiques engagés sur cette problématique.

Si ce rapport a vocation de présenter et synthétiser les pistes de réforme et réflexions qui auront pu être émises durant les travaux des groupes thématiques, le SNPTES tient à rappeler certaines vérités non dites.

La nécessité d’une réforme du premier cycle de l’enseignement supérieur s’impose à tous et nous rejoignons le rapporteur sur ce point. Cependant, la présentation dans ce rapport du constat qui a mené à ces concertations est pour nous à charge et pointe, pelle mêle, « l’impréparation … manifeste » des jeunes lycéens à leur projet d’étude ; l’orientation défaillante du système éducatif ; la mauvaise formation des enseignants dans les processus d’orientation, qui reste d’ailleurs un véritable métier ; la mauvaise communication entre les communautés éducatives et universitaires ; le fonctionnement d’APB, etc.

Bien sûr, tous ces points sont des facteurs d’amélioration de l’accès pour tout bachelier à une formation du supérieur, mais, qu’est-ce qui nous a conduit à cette situation dramatique si ce n’est la défaillance de l’État et son désengagement continue dans son système éducatif et universitaire ? Alors que la population étudiante ne fait que croître, d’une part par l’accroissement démographique prévisible d’année en année, d’autre part par une volonté politique de conduire une proportion d’une classe d’âge toujours plus importante à l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur, l’investissement de l’État reste figé.

Les effectifs des enseignants du supérieur, toutes catégories confondues (permanents et non permanents), s’est accru de +1.9% entre 2005 et 2016 (Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MENESR) alors que la population étudiante a elle augmenté de +4.2% rien qu’entre 2010 et 2013 avec une projection de +15% entre 2010 et 2020 (Les évolutions de l’enseignement supérieur depuis 50 ans : croissance et diversification). Sachant que la France comptait 17.3 étudiants par enseignant du supérieur en 2016 contre 15.8 en moyenne dans les pays de l’OCDE(Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MENESR), ne devrions-nous pas pointer en premier lieu l’inadéquation entre les places offertes et le droit de la population à une formation du supérieur comme raison principale de la situation actuelle ? Pourquoi tenter de jeter une nouvelle fois l’opprobre sur les communautés éducatives et du supérieur, mais également sur les jeunes qui ne prépareraient pas correctement leur projet professionnel, alors que tous vivent au quotidien la défaillance de l’état dans son système éducatif. Pourquoi ne pas avoir pris la mesure plutôt de la demande étudiante en adaptant la capacité de l’offre de formation ? Comme le souligne le rapport, les tensions existent dans certaines filières « ...depuis un grand nombre d’années… ».

PDF - 2.2 Mo
Post-bac : quelle réforme ? Les propositions du SNPTES
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES tient donc à réaffirmer que sans un choc d’investissement de l’état dans ses formations éducatives, du secondaire et du supérieur, toutes les mesures en faveur de l’orientation, des nouvelles pédagogies, du décloisonnement des communautés, etc. mesures certes utiles et parfois nécessaires (cf. propositions du SNPTES), ne seront qu’une couche de peinture sur des murs en ruine.

PDF - 904.8 ko
Rapport général sur la réforme du 1er cycle : le SNPTES attend maintenant les propositions du ministère mais reste ferme sur l’accès à l’enseignement supérieur pour tout bachelier !
Version téléchargeable et imprimable

De plus, le SNPTES s’inquiète particulièrement de la tournure que prend le discours au sujet de l’utilisation des prérequis. L’accès à une formation du supérieur est un droit pour tout bachelier.
Les prérequis ne peuvent être en aucun cas un moyen conduisant, à un moment ou à un autre, à une sélection. La définition des prérequis, au contraire, doit amener à une individualisation de la formation de l’étudiant par une modulation sous forme d’addenda à son cursus. En outre, les remédiations proposées à l’étudiant ayant une lacune de formation initiale ne peuvent être coercitives et sanctionnées par une notation. Seule la présence doit être vérifiée. L’évaluation initiale de la formation choisie par l’étudiant est suffisante pour attester du niveau de celui-ci à l’obtention de son diplôme et il n’est nullement besoin d’ajouter un quelconque contrat. Soulignons aussi que si les processus d’orientation sont renforcés, et ce dès la seconde, on peut espérer que la proportion d’étudiants qui présenteront une inadéquation aux prérequis de la formation qu’ils auront choisie sera faible.

Le système français d’éducation du supérieur, hormis l’université, est sélectif. On le sait : ce système est inéquitable et les moyens les plus élevés sont investis dans les formations les plus sélectives, là où le déterminisme social y est de plus en plus marqué.

Est-ce que créer un nouveau système à deux vitesses au sein de l’université peut sérieusement être envisagé comme une réponse aux problèmes du premier cycle ? Ces points définissent pour le SNPTES une ligne rouge qui ne pourra être franchie.

En conclusion, pour le SNPTES, la formation doit rester impérativement adossée à l’environnement de recherche et d’innovation présent dans les universités. L’université doit être le fleuron de la formation supérieure et la fierté de notre système.


Jérôme Giordano,
secrétaire technique national, secteur enseignant-chercheur

Post-bac : quelle Réforme ? Les 23 propositions du SNPTES

La réforme de l’accès à des études supérieures pour tout bachelier s’impose à l’ensemble de la communauté éducative et universitaire. C’est, au-delà de la problématique des contenus de formation, des connaissances à maitriser et des qualifications à acquérir, un enjeu de société qui concerne l’éducation, la formation
initiale et tout au long de la vie et l’insertion professionnelle de la jeunesse.

PDF - 2.2 Mo
Post-bac : quelle réforme ? Les propositions du SNPTES
Version téléchargeable et imprimable

À la suite de plusieurs années dramatiques, où de jeunes bacheliers ont même vu leur affectation dans des formations universitaires effectuée par tirage au sort, où le taux d’échec en Licence atteint des seuils inacceptables, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a décidé d’organiser des tables rondes en réunissant les principaux acteurs de l’enseignement pour remettre à plat l’accès au premier cycle de formation du supérieur.

Le SNPTES y a pris une part active dans l’ensemble de ses groupes de travail et propose ici le fruit de ces réflexions, en soulignant les lignes rouges à ne pas dépasser (sur la sélection ou la vie étudiante notamment).


Laurent Diez, secrétaire général

Affaire suivie par :
Jérôme Giordano, secrétaire technique national, secteur enseignant-chercheur
et Ariane Blieck, chargée de mission

Gel du PPCR, le SNPTES dénonce une mesure démagogique et inéquitable

PDF - 566.3 ko
Gel du PPCR, le SNPTES dénonce une mesure démagogique et inéquitable
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES était présent au ministère de l’action et des comptes public pour entendre Gérald Darmanin annoncer, ce lundi 16 octobre, les mesures de son premier « rendez-vous salarial ».

Pour le SNPTES, ce rendez-vous avait tout du traquenard puisque l’annonce faite aux partenaires sociaux n’a rien de positif, ce qui conduit le SNPTES à s’interroger sur la démarche : des annonces successives suscitant l’espoir (la signature, en septembre, de décrets PPCR) puis la déception (le gel du point d’indice), puis à nouveau le désespoir (l’annonce d’une remise en cause du PPCR) auxquels on ajoute une volonté affichée de dialogue social pour enfin annoncer des mesures (notamment le report des effets du PPCR) qui suscitent l’incompréhension et la colère des fonctionnaires.

Si le SNPTES constate que la forte mobilisation des agents publics, mardi 10 octobre, a pu faire fort heureusement reculer le gouvernement sur ses projets les plus néfastes (remise en cause du PPCR ou encore non-compensation de l’augmentation de la CSG), il conteste le report d’une année des mesures d’application du protocole PPCR. Ces mesures s’étaleront de 2019 à 2021 au lieu de 2018 à 2020).

Le SNPTES s’insurge contre ces mesures inéquitables qui, une nouvelle fois, mettent les fonctionnaires à l’index, autrement dit, en pesant nos mots, le SNPTES prétend que ces mesures sont démagogiques et surfent sur la vague (soulevée par certains politiques ou certains médias), d’une défiance supposée des citoyens envers les services publics et leurs personnels.


Alain FAVENNEC
secrétaire général adjoint

La Ministre présente les résultats de la concertation aux journalistes et à la CPU : Le SNPTES et les autres organisations syndicales boycottent le CNESER !!!

PDF - 581.2 ko
Déclaration des organisations syndicales au CNESER du 16/10/17

Alors qu’il était prévu de présenter les résultats de la concertation sur la réforme du 1er cycle le jeudi 19 octobre, la ministre a décidé de présenter ses arbitrages à la CPU et à des journaliste la semaine précédente.

Pour le SNPTES, comme pour l’ensemble des organisations syndicales représentant les personnels, il ne peut y avoir de dialogue social serein que si les formes sont respectées. C’est faire aussi table rase du travail fait par les représentants des 55 organisations présentes lors de ces groupes de travail.


Laurent DIEZ,
Secrétaire général

Le SNPTES interpelle la Ministre afin que les élèves de l’ENSSIB bénéficient de la totalité des rémunérations

Courrier du SNPTES à Madame Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Affaire suivie par Alain FAVENNEC, secrétaire général adjoint
et Emmanuel MAUJEAN, secrétaire technique national secteur bibliothèque


PDF - 281.4 ko
Courrier SNPTES : Régime indemnitaire des fonctionnaires stagiaires élèves de l’ENSSIB

L’enseignement de la philosophie au lycée en péril ?

Le ministère a annoncé la suppression du CAPES interne de philosophie pour la session 2018. Le SNPTES dénonce une décision brutale et sans concertation (les programmes du concours étaient déjà parus) qui laissent les personnels contractuels sans perspective de titularisation [1].

PDF - 478.1 ko
Données Repères et références statistiques 2017, DEPP.
Version téléchargeable et imprimable

Si les raisons invoquées par le ministère sont budgétaires ; le projet de loi de finances 2018 ne prévoit aucune création de postes dans le secondaire, le nombre de postes offerts à ce concours n’est que de 15 par an (sur un total de 3 970 professeurs de philosophie dans l’enseignement public en 2016-2017 [2]).
Le SNPTES demande donc le rétablissement du CAPES interne de philosophie.

À l’approche des concertations sur la réforme du baccalauréat, cette décision ne peut qu’inquiéter le SNPTES et les personnels quant à l’avenir de la philosophie au lycée. Dans le contexte actuel (la désinformation, le radicalisme religieux, …), les lycéens français ont plus que jamais besoin de la philosophie pour former leur jugement.

Les discussions sur la réforme du baccalauréat doivent permettre de réaffirmer la nécessité d’un enseignement obligatoire de philosophie pour tous les lycéens et plus généralement de revaloriser les sciences humaines.


Secteur éducation nationale

[1Entre 2015 et 2017, la part des professeurs de philosophie non titulaires dans l’enseignement public est passée de 5,4 à 7,1 %.

[2Données Repères et références statistiques 2017, DEPP.

Pouvoir d’achat des agents publics : Pour le SNPTES, les annonces gouvernementales sont inacceptables !

PDF - 496.7 ko
Pouvoir d’achat des agents publics : Pour le SNPTES, les annonces gouvernementales sont inacceptables !
Version téléchargeable et imprimable

Une délégation de la FA-FP et du SNPTES a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’action et des comptes publics.

Le SNPTES a rappelé son opposition aux projets gouvernementaux concernant la fonction publique.

Au sujet du projet de hausse de la CSG, le SNPTES a rappelé l’injustice que constitue le projet de compensation, qui contrairement aux salariés du secteur privé, n’apporte aucun gain du pouvoir d’achat des agents publics.

Sur l’application des mesures, relatives aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), engagées par le précédent gouvernement, le SNPTES a redit son opposition de voir les personnels privés de toute revalorisation, en 2018. Il revendique, au contraire, une accélération du calendrier et de nouvelles mesures. Pour le SNPTES, il est urgent de remettre tout le monde autour d’une table sur cette question.

Le directeur de cabinet nous a confirmé que le rendez-vous salarial du 10 octobre est reporté au lundi 16 octobre.

Le SNPTES et les autres organisations syndicales entendent, par la mobilisation du mardi 10 octobre, contraindre le gouvernement à changer de cap.


Laurent Diez,
secrétaire général du SNPTES

Le SNPTES appelle à la journée de grève et manifestation, mardi 10 octobre 2017 Ensemble, exigeons l’ouverture d’une véritable négociation salariale !

PNG - 43.9 ko


Trajet de la manifestation pour Paris :

  • Rassemblement mardi 10 octobre à 13 h
    Place de la République (fin de cortège, près du ballon FAFP)
  • Parcours : départ à 14 h de la place République à Nation, via la place de la Bastille ;

PDF - 631.1 ko
Courrier du SNPTES au premier ministre - Préavis de grève -

Depuis trop longtemps, les fonctionnaires et agents publics contractuels subissent une perte de leur pouvoir d’achat.
Ils doivent également faire face à une dégradation de leurs conditions de travail et à des attaques calomnieuses à leur encontre.

Le SNPTES s’insurge contre les projets gouvernementaux :

  • gel de la valeur du point indice ;
  • rétablissement de la journée de carence ;
  • suppressions d’emplois sur les 3 versants de la Fonction publique ;
  • augmentation de la CSG...
PDF - 604 ko
Le SNPTES appelle à la journée de grève et manifestation, mardi 10 octobre 2017 Ensemble, exigeons l’ouverture d’une véritable négociation salariale !
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, les mesures relatives aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) décidées par le précédent gouvernement doivent être appliquées.

Le SNPTES revendique une accélération du calendrier d’application du PPCR et l’adoption de mesures complémentaires. Pour mémoire, les personnels des ministères chargés de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’éducation nationale perçoivent les rémunérations les plus faibles de toute la fonction publique d’État.

Le SNPTES exige notamment une revalorisation de la rémunération indiciaire et indemnitaire, et à terme, pour cette dernière, un transfert intégral dans la rémunération indiciaire. Il revendique également pour les corps des catégories C et B, la création de corps à deux grades et pour les corps de catégorie A et A+, un alignement sur les situations les plus favorables de la Fonction publique.

Le SNPTES exige également une augmentation de la masse salariale pour en finir avec les gels d’emplois, pour lutter contre l’emploi précaire et permettre aux établissements et services d’améliorer leurs politiques en direction des personnels.


Alain HALERE,
secrétaire général adjoint

Un budget de l’éducation nationale (EN) en légère hausse mais sans création de postes

Le premier projet de loi de finances (PLF) du quinquennat d’Emmanuel Macron a été présenté en conseil des ministres le 27 septembre dernier.

Concernant l’éducation nationale, la mission Enseignement Scolaire du PLF est dotée de 51,3 milliards d’euros (soit 1,3 milliards d’euros de plus qu’en 2017) mais sans création de postes.
Ce budget tente de traduire la priorité donnée au primaire. Les dédoublements de classe de CP en éducation prioritaire se font à effectifs constants par l’intermédiaire de redéploiements de postes. Les 2 800 postes créés dans le premier degré sont compensés par une baisse concomitante de 2600 postes enseignants dans le secondaire et de 200 postes de personnels administratifs. Cette réduction des postes non enseignants est réalisée dans un contexte de mutualisation des moyens dans le cadre de la mise en place des régions académiques (mutualisation des fonctions support).

PDF - 624.4 ko
Un budget de l’éducation nationale (EN) en légère hausse mais sans création de postes
Version téléchargeable et imprimable

Ce PLF est donc marqué par un arrêt des créations de postes dans l’EN, après deux années de créations de postes : 14 000 ETP créés par an en 2016 et 2017. Ce contexte de réduction des effectifs est général à la fonction publique qui verra le nombre de fonctionnaires diminuer de 1 600 postes en 2018 avec un objectif de 120 000 postes de fonctionnaires en moins jusqu’à 2022 dans le cadre du programme « action publique 2022 [1] ».
Le SNPTES est très vigilant quant à l’évolution du nombre de postes dans l’EN. Le déploiement du dispositif de dédoublement des classes en éducation prioritaire en CE1 et en REP l’année prochaine ne pourra se faire à moyens humains constants. Par ailleurs, si la priorité donnée au primaire est indispensable, le lycée ne doit pas être oublié, les effectifs par classe y étant particulièrement importants.

Cette augmentation modérée du budget de l’éducation nationale se fait dans un contexte global d’austérité budgétaire : le budget présenté prévoit une baisse des dépenses publiques de 15 milliards d’euros pour financer une baisse d’impôts de 7 milliards d’euros pour atteindre un objectif de déficit public de 2,6 % du PIB en 2018.
Ainsi, l’éducation nationale subit également les conséquences de la baisse des dotations accordées au ministère de l’emploi, en particulier aux contrats uniques d’insertion (CUI/ contrats aidés). Alors qu’en 2016, 450 000 emplois aidés avaient été signés, ils ne seront plus que 200 000 en 2018. Dans l’éducation nationale, ces contrats sont utilisés pour l’accueil des élèves en situation de handicap, des fonctions d’ATSEM ou d’aide à la direction d’école.

Le SNPTES a alerté, dès la rentrée , le ministère sur les difficultés engendrées par une réduction massive et sans concertation de ce type d’emplois. Le SNPTES regrette que la priorité affichée par le ministère en matière d’inclusion scolaire soit limitée par les contraintes budgétaires : fin septembre, 3 500 élèves étaient toujours en attente d’une auxiliaire de vie scolaire.


Élise MARAIS
chargée de mission

[1Le programme action publique 2022 présenté dans le projet de loi de programmation des finances publiques de 2018 à 2022 prévoit une transformation de l’action publique selon trois objectifs : améliorer la qualité des services publiques ; offrir aux agents un environnement de travail modernisé et accompagner la baisse des finances publiques (baisse de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB d’ici à 2022).

La Cour des comptes présente à l’ouverture de la chasse aux enseignants...

Le SNPTES a pris connaissance du rapport de la Cour des comptes dont l’intitulé ne peut qu’interpeller les lecteurs, "Gérer les enseignants autrement" et dont le contenu, c’est classique, s’appuie sur un constat avant de faire ou de réitérer des propositions.

Le SNPTES, même s’il reconnaît souvent l’excellence du travail accompli par les sages de la rue Cambon, notamment dans ce rapport, ne peut rester muet devant un certain nombre de critiques qui, si elles se voulaient générales, touchent in fine la plupart des enseignants qui se sentent ainsi, une nouvelle fois, attaqués.

Pour le SNPTES, la critique systématique envers les enseignants est certes difficile à supporter lorsqu’elle provient du Café du commerce ou de conversations limitées à des cercles privés mais elle est tout simplement insupportable lorsqu’elle provient d’une institution - la Cour des comptes - dont le rôle est essentiel au sein de notre République.

Ainsi, lorsque les sages de la rue Cambon écrivent que certaines mesures, dont la mise en place du Parcours professionnels, carrières et rémunérations (notamment l’amélioration des grilles de carrière), n’ont "pas été assorties de contreparties dans les conditions d’exercice du métier d’enseignant, dans l’organisation ou le temps de travail", les membres de la Cour des comptes oublient de comparer les carrières et rémunérations des enseignants à celles des autres fonctionnaires de catégories A. Ainsi, si le SNPTES osait, il conseillerait à la Cour de comparer le taux moyen des primes des enseignants (7%) à celui du taux moyen pratiqué du coté de la rue Cambon (plus de 60%)...sans autre commentaire.

PDF - 655.5 ko
La Cour des comptes présente à l’ouverture de la chasse aux enseignants...
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, même s’il a pu par le passé être en accord total avec certaines recommandations de la Cour des comptes (notamment l’interdiction des barèmes tenant compte de l’ancienneté dans la gestion des carrières ou encore le rôle central des équipes pédagogiques), se montre cette fois pour le moins dubitatif lorsqu’il voit la Cour proposer, entre autre, d’intégrer le remplacement des collègues absents parmi les missions obligatoires des enseignants du second degré (c’est-à-dire en plus des obligations hebdomadaires) ; ou encore proposer d’annualiser, dans le secondaire, le temps de service, c’est-à-dire raisonner sur une base de 1607 heures annuelles, dont une partie, sans autre précision, s’effectuerait, en plus des cours, au sein de l’établissement ; de donner aux chefs d’établissements et aux directeurs d’écoles la possibilité de moduler, pour tel ou tel enseignant, le nombre d’heures passées devant la classe.

Pour le SNPTES il est évident que lorsqu’on calcule le temps de travail des enseignants en plus des obligations de service on déjà atteint largement les 1 607 heures.

Le SNPTES, une nouvelle fois, ne peut que dénoncer un état d’esprit et un discours qui conduisent à considérer que les enseignants ne sont pas surchargés de travail et pourraient donc suppléer à un manque de moyens ou aux conséquences néfastes de choix politiques ou pédagogiques passés !


Alain FAVENNEC
secrétaire général adjoint

Déclaration SNPTES lors du CTMESRI du 5 octobre 2017

Le SNPTES profite de ce comité technique ministériel pour appeler à l’ensemble de nos collègues BIATSS-ITA, enseignants, enseignants chercheurs et chercheurs, contractuels ou titulaires à se joindre à la journée de grève et aux manifestations du mardi 10 octobre.

Le SNPTES entend ainsi s’insurger contre les projets et mesures de l’actuelle majorité gouvernementale et, notamment :

  • le gel de la valeur du point indice ;
  • le rétablissement de la journée de carence ;
  • la suppression de dizaine de milliers d’emplois sur les 3 versants de la Fonction publique ;
  • l’augmentation de la CSG...
PDF - 1 Mo
Déclaration SNPTES lors du CTMESRI du 5 octobre 2010
version téléchargeable et imprimable

Par ailleurs, pour le SNPTES, les mesures relatives aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) décidées par le précédent gouvernement doivent s’appliquer pleinement.

Le SNPTES revendique une accélération du calendrier d’application du PPCR et l’adoption de mesures complémentaires. Pour mémoire, les personnels des ministères chargés de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’éducation nationale perçoivent les rémunérations les plus faibles de toute la fonction publique d’État.

Le SNPTES exige notamment une revalorisation de la rémunération indiciaire et indemnitaire, et à terme, pour cette dernière, un transfert intégral dans la rémunération indiciaire. Il revendique également pour les corps des catégories C et B, la création de corps à deux grades et pour les corps de catégorie A et A+, un alignement sur les situations les plus favorables de la Fonction publique.

Le SNPTES exige également une augmentation de la masse salariale pour en finir avec les gels d’emplois, pour lutter contre l’emploi précaire et permettre aux établissements et services d’améliorer leurs politiques en direction des personnels.


Le CTMESRI a été consulté sur les projets de textes suivants :

I - Projet de décret relatif à la nomination des recteurs :
PDF - 109.4 ko
Projet de décret relatif à la nomination des recteurs

Si le SNPTES n’a jamais été demandeur de la création des nouvelles grandes régions (passage de 22 à 13 régions), force est de constater que cette réforme territoriale de 2015 a engendré des changements forts. Ces changements ont des conséquences importantes dans les domaines dévolus à l’éducation nationale, à l’enseignement supérieur et à la recherche. Les régions qui ont des compétences importantes sur les lycées (construction et entretien, dévolution de personnels, etc.). Face à plusieurs recteurs, un président de région peut, selon le poids et les qualités de persuasion de tel ou tel recteur, servir, plus ou moins, bien telle ou telle académie. Il est donc important, pour une région, de ne pas avoir 3 ou 4 interlocuteurs, mais, au plus, un ou deux. Autre exemple, les projets de recherche dépassent de plus en plus le champ territorial d’une seule académie et, là aussi, il est difficile pour les établissements et les unités de recherche d’avoir deux ou trois recteurs comme interlocuteurs (parfois avec des visions recherches divergentes...) au lieu d’un seul.

Compte tenu des garanties énoncées, lors de ce CTMESRI, par Christophe Gehin, secrétaire général adjoint du ministère :

  • la mise en place d’un seul recteur pour administrer une région académique composée de plusieurs académies n’engendre pas de réorganisation ou de mutualisation de services, puisqu’en l’espèce les deux périmètres académiques ne seront pas touchés
  • expérimentation est limitée à Caen et Rouen,
  • mise en place d’une mission nationale d’évaluation de ce dispositif composé d’un IGAENR, un recteur en exercice et un conseiller d’État
  • bilan d’étape, bilan et compte rendu de la mission nationale d’évaluation en janvier prochain,

le SNPTES approuve ce projet de décret.

Vote :
UNSA et SNPTES : pour
SUD, FO, CGT, CFDT et FSU : contre

II - Projet d’arrêté relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail
PDF - 235.2 ko
Projet d’Arrêté - conditions et modalités de mise en oeuvre du télétravail dans la FP

Le SNPTES approuve ce projet d’arrêté. Il a tenu à rappeler, lors des débats, que, pour des raisons diverses, notamment la demande par certaines organisations de la saisine du CHSCT ministériel (lien vers notre ancien communiqué), cet arrêté arrive tardivement. Le SNPTES redoute désormais de voir des directions rechigner à appliquer le télétravail. Le SNPTES a ainsi été conduit, lors des négociations relatives à cet arrêté, à refuser d’alourdir ce texte en y incluant des dispositions qui, même si elles partent parfois de bonnes intentions, engendrent un coût financier important qui conduira certaines directions à y renoncer définitivement.

Les élus du SNPTES ont aussi dû contester, fortement, certains amendements, proposés par l’unique représentant de Sud Éducation, qui aurait conduit un nombre important de collègues BIATSS-ITA à ne pas bénéficier du télétravail, notamment les personnels en fonction dans les unités et laboratoires et les personnels d’encadrement. C’est-à-dire la plupart des collègues de catégorie A et B et un nombre important de la catégorie C.

Vote :
SNPTES, CFDT et UNSA : Pour
FO, CGT et SUD : Contre
FSU : Abstention

Alain FAVENNEC
secrétaire général adjoint

Le SNPTES et la fédération autonome de la fonction publique (FA-FP) reçue à Matignon

JPEG - 102.6 ko


Invités par Mme Lucidi, conseillère technique Fonction publique et réforme de l’État auprès du Premier ministre, et M. Aubert, conseiller institution, Fonction publique et transition numérique auprès du président de la République, Le SNPTES et la FA-FP ont souhaité évoquer les sujets d’actualité concernant la Fonction publique et sur les premières actions entreprises par le gouvernement.

La délégation du SNPTES et de la FA-FP était composée de Caroline Charruyer (FA Territoriale), Éric Labourdette (FA Santé), Michel Mani (FA Outre-mer), Laurent Diez (SNPTES) et Bruno Collignon, président de la FA.

Le SNPTES et la FA-FP ont une nouvelle fois insisté sur le désaccord profond que nous avons concernant le rétablissement du jour de carence et sur les incidences négatives des annonces faites cet été, notamment sur la diminution du nombre d’emplois aidés dans le secteur de l’éducation nationale, visibles surtout dans l’aide aux enseignants dans les classes de maternelles (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles – ATSEM).

PDF - 659.5 ko
Le SNPTES et la FA-FP reçue à Matignon
Version téléchargeable et imprimable

Sur le dossier de la contribution sociale généralisée (CSG), le SNPTES et la FA FP ont également insisté sur une compensation totale et pérenne, y compris pour les nouveaux.lles agent.e.s, de l’augmentation de cette contribution. Enfin, le report annoncé de l’agenda PPCR marque pour le SNPTES une remise en cause des engagements pris par l’État à laquelle nous sommes opposés.

Lors de cet entretien, concernant l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche, le SNPTES a d’ailleurs attiré l’attention de nos interlocuteurs sur la situation particulière de certaines catégories de personnels, qui pourraient être concernés par un report de l’agenda PPCR, notamment au niveau des catégories A et A+, assistants-ingénieurs, chercheurs et ingénieurs de recherche et les personnels enseignants de l’Éducation nationale.

Le SNPTES a tenu également à rappeler que s’il n’était pas opposé à l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur, ceux-ci devaient respecter les engagements de l’État, notamment en matière de gestion des carrières.


ComUE : le SNPTES rappelle son attachement à des regroupements sur projet et dit non à des établissements d’enseignement supérieur à plusieurs vitesses !

PDF - 468.2 ko
ComUE : le SNPTES rappelle son attachement à des regroupements sur projet et dit non à des établissements d’enseignement supérieur à plusieurs vitesses !
Version téléchargeable et imprimable

Lors d’une audition à la commission des affaires culturelle et de l’éducation, consacrée à l’enseignement supérieur et la recherche sur le thème des ComUE, le SNPTES a tenu à rappeler au rapporteur de la commission, M. Philippe Berta, député de la république en marche (LREM) sa vision de ce que les regroupements d’établissements doivent être.

Pour le SNPTES, le regroupement d’établissements peut être une solution dès lors que celui-ci se fait sur des bases de projets clairs pédagogiques et de recherche. Le SNPTES avait demandé un moratoire pour que les ComUE correspondent véritablement à des projets clairement identifiés, là où le choix a été fait de réunir des entités transrégionales. L’éclatement de la ComUE Léonard de Vinci a malheureusement donné raison au SNPTES sur cette structure. De même, la décision prise au moment de la loi ESR de 2013 de ne pas toucher au paysage francilien de l’enseignement supérieur a donné le résultat catastrophique d’aujourd’hui. Le modèle actuel des ComUE n’étant pas satisfaisant la Ministre et la CPU ont la volonté de créer, par la voix de l’expérimentation, un nouveau type d’établissement à l’exemple de ce que préconise Paris-Saclay (Paris-Sud, Versailles-Saint-Quentin et Evry Val d’Essonne). Ce modèle vise à créer des universités à 2 vitesses avec un collège universitaire et une université dite de recherche visant la notoriété mondiale. Le SNPTES s’oppose fortement à ce modèle loin d’incarner le modèle universitaire français basé sur la formation à la recherche et par la recherche.

Le SNPTES reste très attentif aux évolutions de ces structures et surtout de l’évolution francilienne des ComUE.

Le SNPTES n’acceptera jamais que l’université soit éclatée entre collège universitaire et université de recherche.

Le SNPTES exige que la communauté universitaire (personnels et usagers) soit totalement associée aux évolutions futures du paysage de l’enseignement supérieur français.


Compensation de la hausse de la CSG, 2e partie

Le SNPTES a participé, mardi 26 septembre 2017, à la 2e réunion de concertation relative à la compensation de la hausse de la CSG. Quatre scénarios ont été présentés par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP).

PDF - 435.5 ko
Groupe de travail sur la réforme des prélèvements sociaux

Différents scénarios ont été étudiés. Vu le refus unanime des représentants des personnels, la dégressivité de la compensation est rapidement abandonnée (scénario 2).

Selon le gouvernement la compensation par des mécanismes indiciaires (scénarios 1 et 3) demandée notamment par le SNPTES n’est pas la plus adaptée. L’attribution de points entiers dépasse les montants à compenser avec un impact sur les cotisations retraite des employeurs, outre la CSG supplémentaire, donc a des conséquences non négligeables sur les finances publiques.

PDF - 835.8 ko
Compensation de la hausse de la CSG, 2e partie
Version téléchargeable et imprimable

Ainsi c’est le scénario 4 qui a finalement été retenu :
Une compensation individualisée prenant la forme d’une indemnité (scénario présenté lors du GT du 13 septembre 2017)
Dans ce scénario, la compensation sera :

  1. La suppression de la contribution exceptionnelle de solidarité (CES) de 1%, mais il manquerait un peu plus de 0,7% de compensation.
  2. Une indemnité non dégressive applicable sur les 0,7% restants dans les trois versants de la fonction publique ou sur les 1,7% pour ceux non assujettis à la CES.
  3. Basée sur les revenus de décembre 2017 (ou moyenne de l’année 2017 ou du dernier trimestre 2017)
  4. Calculée selon la formule : Revenus totaux x 1,67% (1,7% de l’assiette de la CSG de 98,25%)
  5. Réservée aux seuls agents rémunérés par l’administration au 31 décembre 2017 et exclut donc les nouveaux entrants.

C’était le seul scénario qui indiquait clairement : « permettant de garantir le niveau de rémunération des agents et de maîtriser l’impact sur les finances publiques »

Une avancée obtenue : Cette compensation est élargie à toutes les rémunérations accessoires comme les revenus d’heures supplémentaires, d’astreintes, de prime de fin d’année, de jury, etc., mais elle exclue les primes perçues qu’une fois dans la carrière comme la prime d’installation.

Pour le SNPTES, il n’est pas tolérable que la hausse de la CSG ne soit pas du tout compensée pour les nouveaux entrants, c’est de fait une baisse de salaire de 1,7%.

Pour le SNPTES, cette compensation n’est pas intégrale, car pour ceux déjà en poste elle se base sur le revenu de 2017, ce qui revient même à avoir une part dégressive :

De fait l’augmentation de 1,7% de la CSG sur toute augmentation de la rémunération ultérieure au 1er janvier 2018 ne sera pas compensée pour ceux qui ne sont pas assujettis à la CES (salaire net inférieur à 1447,98€) et qu’à hauteur de 1% (CES supprimée) pour les autres (salaire net supérieur à 1447,98€).

Pour les contractuels, suivant que l’adhésion de l’employeur à l’assurance chômage est révocable (1%) ou irrévocable (2,4%) la compensation serait plus avantageuse (comme dans le secteur privé) ou partielle comme les fonctionnaires.

Concernant la GIPA (garantie individuelle de pouvoir d’achat) et le PPCR, la DGAFP explique que l’agenda social prévoit un rendez-vous avec M. Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics en charge de la Fonction publique le mardi 10 octobre qui sera le lieu des arbitrages qui ne pourront intervenir ici.

La seule assurance exprimée est que le SFT (Supplément familial de traitement) ne fera pas l’objet d’une réforme.

Le SNPTES déplore le choix de l’indemnitaire aux dépens de l’indiciaire, contraire au PPCR, et appelle donc à faire grève et à manifester massivement, mardi 10 octobre 2017, pour une hausse du pouvoir d’achat des fonctionnaires.


Amar AMMOUR
Secrétaire national du SNPTES

Le SNPTES dénonce les attaques du MEDEF contre l’école de la République !

PDF - 168.9 ko
Le SNPTES dénonce les attaques du MEDEF contre l’école de la République !
version téléchargeable et imprimable

Dans une campagne de propagande récente, le Mouvement des entreprises de France (Medef) s’est attaqué à l’école en utilisant un slogan particulièrement populiste : "si l’école faisait son travail, j’aurais du travail".

Le SNPTES a dénoncé ce comportement qui, pour les non-initiés, s’explique par le fait que ce mouvement patronal se montre particulièrement fébrile à la perspective d’un projet gouvernemental destiné à réformer profondément la formation continue des salariés. Le SNPTES ne l’écrira pas mais là aussi certains -et notamment le MEDEF- auraient dû faire leur travail.

En réalité, le MEDEF redoute que ce monopole qui coûte la "bagatelle" de plus de 30 milliards d’euros par an puisse lui échapper en voyant, notamment, l’école au sens large (EPLE, établissements d’enseignement supérieur, etc.) chargée de participer à la formation continue des salariés (ce que certains établissements et leurs personnels savent déjà très bien faire !).

Le SNPTES ne peut tolérer un tel comportement et de telles attaques qui, à travers l’école, visent aussi les personnels, enseignants et BIATSS, que nous représentons.


Alain Favennec,
secrétaire général adjoint du SNPTES

« Le Grand forum des services publics » devient « le Grand forum de l’action publique »

À priori, cet intitulé devrait être définitif !
Après la première réunion du 7 septembre, le Ministre de l’Action et des comptes publics réunissait une nouvelle fois les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique ce mardi 19 septembre.
À noter que les employeurs publics étaient cette fois ci associés à cette réflexion, pour mémoire, la FA et le SNPTES avaient fortement sollicité la présence des employeurs lors de la réunion du 7 septembre.

Entouré de son directeur adjoint de cabinet, du Directeur général de l’Administration et de la Fonction publique (DGAFP) et de leurs équipes, Monsieur Darmanin est intervenu au cours de cette réunion sur les points suivants :

  • Le Grand Forum de l’Action publique ouvrira la consultation aux usagers et aux agent.e.s et comportera des forums en Région.
  • La consultation se déroulera sur 3 mois (novembre, décembre et janvier prochains).
  • Seules les missions de Service public assurées par la Fonction publique seront concernées (la SNCF ou les opérateurs extérieurs ne seront donc pas directement ciblés par cette consultation).
  • Le Grand Forum ne s’inscrira pas dans la même démarche que celle engagée dans le cadre du Comité de l’Action publique 2022.
  • Un Comité de pilotage (DGAFP, Organisations syndicales, employeurs publics) assurera le suivi de la consultation.
  • 8 thématiques sont proposées pour le questionnement des usagers :
    Priorités pour l’amélioration du Service public – Priorités en matière de simplifications administratives – Recueil de retour d’expérience entre usagers et Service public – Démarches administratives à dématérialiser en priorité – Evolution du périmètre du Service public – Les pistes d’amélioration – Valeurs associées à la notion de Fonction publique – Propositions pour améliorer le Service public.

Ces 8 thématiques seront développées puis validées lors d’une prochaine réunion.

En réaction aux annonces et propositions formulées par le Ministre et la DGAFP, la FA et le SNPTES se sont positionnés de la manière suivante :

Nous poursuivrons notre engagement dans cette démarche qui vise à ouvrir un large débat sur l’avenir du Service public dans notre société et constatons que certaines de nos propositions exprimées dans nos courriers du 27 juillet et du 14 septembre ont été reprises par le Ministère.

PDF - 101 ko
« Le Grand forum des services publics » devient « le Grand forum de l’action publique »
Version téléchargeable et imprimable

Nous avons insisté sur la nécessité d’aborder ce débat en intégrant les éléments suivants :

  • Rappel de quelques données fondamentales sur le rôle et la place du Service public au sein de notre société (solidarité, cohésion sociale, déontologie) et de quelques chiffres clés sur la Fonction publique sous forme de vidéos ou de graphiques pédagogiques :
  • Pourcentage d’agent.e.s soumis.e.s au travail de nuit ainsi que le dimanche et les jours fériés,
  • Rémunérations en début et en fin de carrière des infirmières et infirmiers, des professeur.e.s des écoles, des Sapeur pompiers de catégorie C par exemple,
  • Taux d’emploi des séniors,
  • Niveau médian des retraites versées par la CNRACL (versant territorial et hospitalier),
  • Ecarts de rémunérations entre les plus faibles et les plus hauts niveaux de revenus,
  • Richesses générées par le Service Public.

Certaines de ces données mériteraient d’être comparées avec celles issues du secteur privé.

À l’issue de cette présentation, il serait intéressant de conclure par une petite synthèse chiffrée, comme ce fut le cas lors de votre intervention dans le cadre des États généraux des comptes de la Nation le 6 juillet à Bercy.
La conclusion de cette page d’accueil pourrait s’illustrer de la façon suivante :
« Depuis le début de cette présentation, le Service public a généré tant d’€ de richesses, le Service public de Santé a assuré X interventions chirurgicales, les Sapeurs-pompiers sont intervenus X fois, les Services de gestion des eaux du secteur public ont distribué X volume d’eau potable… ».

Ensuite, le questionnaire destiné aux usagers doit clairement poser le cadre d’un débat très ouvert sur la place du Service public et sa distinction avec le secteur marchand générateur de profit.

Pour ce qui concerne les agent.e.s, en dehors des questions présentées le 7 septembre, le sujet de la rémunération au mérite doit être abordée au regard de ses conséquences sur l’organisation collective et le travail d’équipe.
Une thématique liée à la reconversion professionnelle et à la pénibilité doit également être ouverte.

Une prochaine réunion toujours présidée par le Ministre est d’ores et déjà programmée le lundi 2 octobre afin de poursuivre les travaux sur le contenu du Grand Forum de l’Action publique.

Pourquoi le SNPTES a-t-il refusé de signer le protocole d’accord sur la fonctionnarisation des personnels ouvriers des CROUS ?

PDF - 150 ko
Pourquoi le SNPTES a il refusé de signer le protocole d’accord...
Version téléchargeable et imprimable

Cet accord laisse les possibilités de promotion et d’avancement à l’appréciation des directions. Or, le SNPTES revendique la reconnaissance de la valeur professionnelle et de l’acquis de l’expérience.

PDF - 489.5 ko
Protocole d’accord conditions d’accès des PO à la FP

L’accord remet en cause certains principes de l’accord du 16 octobre 2001 sur l’aménagement et la réduction du temps de travail, en particulier les jours de RTT.

L’accord en passant de 48 fiches métiers à 15 emplois type par BAP accroit la flexibilité forcée des personnels. Cette polyvalence élargie est un risque pour les collègues.

L’accord empêche l’accès à la catégorie A de la fonction publique alors que certains collègues en exercent déjà largement les fonctions.

Enfin, beaucoup d’incertitudes planent sur les modalités de mobilité, sur le calcul des retraites, sur l’action sociale.



La fonctionnarisation des PO des CROUS est un mandat fort du SNPTES.
Mais cette dernière ne doit pas être obtenue au détriment des personnels.
Les PO des CROUS ne doivent pas devenir des fonctionnaires de seconde zone.


Marie-Ange Kelchlin, secrétaire technique nationale
Élise Marais, chargé de mission

Compensation de la hausse de la CSG : le SNPTES revendique l’attribution de points d’indice

Le ministère chargé de la fonction publique a présenté aux organisations syndicales un scénario de compensation de la hausse de 1,7 % de CSG appliquée aux fonctionnaires. Il est proposé de supprimer la contribution exceptionnelle de solidarité (CES) de 1%, mais il manquerait un peu plus de 0,7% de compensation. De plus, la CES ne concerne que les agents ayant une rémunération nette supérieure à 1447,98 €.
Pour les contractuels c’est 1 % (adhésion révocable de l’employeur) ou 2,4% (adhésion irrévocable) sans cotisation maladie qui a déjà été intégrée à la CSG pour les fonctionnaires.

Voici des exemples de calcul de la suppression de la CES comme seule compensation de la hausse de CSG de 1,7 % :

  • Adjoint 2e classe au 5e échelon : Perte de 34 € / mois
  • Technicien de classe normale au 7e échelon : Perte de 23 € / mois
  • Professeur des écoles au 9e échelon : Perte de 27 € / mois

Le ministère propose donc en complément une compensation adaptée à l’hétérogénéité de la situation de chaque agent public sous forme d’indemnité au 1er janvier 2018 qui permettrait de garantir une «  indemnité compensatoire dégressive  » qui évoluerait chaque année en fonction de l’augmentation de la rémunération. En clair, elle conduirait à ce que la rémunération d’un agent n’évolue plus ou très peu pendant plusieurs années malgré l’application du PPCR et/ou un changement d’échelon.

PDF - 171.7 ko
Compensation de la hausse de la CSG : le SNPTES revendique l’attribution de points d’indice
Version téléchargeable et imprimable

De plus cette compensation n’existerait que pour les agents en poste, en seraient exclus tous ceux recrutés après le 1er janvier 2018.

Autre problème, le projet prévoit de prendre comme calcul de cette indemnité la moyenne des rémunérations perçues de l’année 2017 x 1,67 % = 1,7 % des 98 % (assiette de la CSG). Il serait déduit de ce montant, selon le régime applicable à chaque agent les montants correspondants de la suppression de l’assurance maladie et/ou assurance chômage avec multiplication du résultat par 1,105 pour neutraliser le retour d’application de la CSG à cette indemnité.

Pour finir, certaines Indemnités comme celles dues à des dépassements d’horaires d’astreintes ou de jury ne seraient pas prises en compte, car indépendante de la rémunération principale, voire relevant d’autres employeurs, la question reste en suspend…

Le SNPTES ne peut que rejeter ce projet.

Le SNPTES propose l’octroi de points d’indice brut supplémentaires en compensation de la hausse de la CSG et même au-delà, pour respecter les engagements de campagne du président de la République d’améliorer le pouvoir d’achat.

Si le gouvernement maintient un dispositif sous forme d’une indemnité compensatrice, le SNPTES exige une ligne budgétaire faisant apparaitre les 1,7 % de hausse de la CSG et une autre ligne compensatrice du même montant.

Le SNPTES refuse que les nouveaux entrants et les contractuels titularisés soient pénalisés.

Vu le refus unanime et ferme de l’ensemble des représentants syndicaux, le directeur général de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a cherché à rassurer les représentants syndicaux en précisant qu’il ne mettrait pas en place une dégressivité de l’indemnité. Les autres points restent à discuter lors d’une nouvelle réunion le 23 septembre prochain. Le SNPTES vous tiendra informé de l’évolution de ce dossier.


Amar AMMOUR
secrétaire national

ITRF : circulaire ministérielle sur la mise en œuvre du RIFSEEP

Le ministère vient de diffuser la circulaire du 15 septembre 2017 relative à la mise en œuvre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) au bénéfice des corps de personnels ITRF.

PDF - 2.1 Mo
circulaire n°0170 du 15-09-2017 relative à la mise en oeuvre du RIFSEEP ITRF

Cette circulaire est accompagnée de 7 annexes :

  • la cartographie nationale applicable aux personnels ITRF ;
    PDF - 224.1 ko
    Annexe 1 - Cartographie nationale ITRF-ITA
  • les 3 trois listes descriptives des indemnités intégrées dans l’IFSE, ou cumulables par nature ou par exception ;
PDF - 123.8 ko
Annexe 2 - Indemnité intégrée IFSE
PDF - 124.2 ko
Annexe 2 bis - Indemnités cumulables par nature
PDF - 62 ko
Annexe 2 ter - Indemnité cumulable par exception
  • le tableau des minima réglementaires ministériels ;
    PDF - 57.3 ko
    Annexe 3 - Tableau minima réglementaires ministériels
  • le tableau des barèmes réglementaires interministériels des planchers et des plafonds des personnels logés et non logés ;
PDF - 183 ko
Annexe 5 - Moyennes indemnitaires 2014 ITRF
PDF - 129.9 ko
Annexe 4 - RIFSEEP ITA-ITRF barèmes

Augmentation annoncée du projet de budget 2018 de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ESRI) : le SNPTES prend acte de l’effort budgétaire consenti

PDF - 555.5 ko
Augmentation annoncée du projet de budget 2018 de l’ESRI
Version téléchargeable et imprimable

Si l’augmentation de 700 millions d’euros annoncée par Frédérique Vidal, ministre de l’ESRI va dans le bons sens pour conserver un enseignement supérieur et une recherche de qualité, le SNPTES attend de voir la ventilation de ces 700 millions dans le budget global de l’ESRI.

En effet, les besoins sont nombreux et variés, tout d’abord avec un effort conséquent sur la dotation en masse salariale pour les établissements d’enseignement supérieur pour en finir avec les gels d’emplois et permettre aux établissements d’améliorer leurs politiques en direction des personnels, mais également pour la réforme annoncée du 1er cycle qui nécessitera des moyens supplémentaires importants pour que la première année de licence ne soit plus synonyme d’échec, pour la recherche avec une nécessaire augmentation des dotations de base des laboratoires, pour les étudiants afin que quel que soit son origine sociale, tous aient la possibilité d’avoir accès à une formation supérieure.

Pour le SNPTES, il ne peut y avoir d’impasse budgétaire sur ces sujets et le SNPTES restera donc très attentif à la présentation de ce budget à l’automne.


Laurent DIEZ
Secrétaire général

Premier conseil inter-académique d’Île de France – Rentrée 2017

Le Conseil inter-académique (CIEN) d’Île de France s’est tenu ce lundi 11 septembre 2017 au siège du conseil régional d’Île de France.

Le projet prévisionnel de DGFL (dotation globale de fonctionnement des Lycées) présenté par la Région n’est pas à la hauteur des enjeux et n’a donc pas fait l’unanimité, le SNPTES a donc voté contre, comme les 2/3 des représentants des organisations syndicales opposés à cette nouvelle dotation prévisionnelle.

Cette participation financière de la Région stagne depuis plusieurs rentrées scolaires et les chiffres sont éloquents :

  • Les effectifs élèves dans les établissements scolaires ne cessent de croitre, 10% des lycées sont en sureffectifs et les murs craquent !
  • 190 Lycées Franciliens nécessitent une rénovation lourde sur 467 existants, beaucoup trop sont équipés de bâtiments démontables très couteux en gestion et sécurité. Ils ne devaient à l’origine répondre qu’à des situations provisoires.
PDF - 693.2 ko
Premier conseil inter-académique d’Île de France – Rentrée 2017

Il est impensable d’enregistrer des hausses consécutives des effectifs d’élèves pendant plusieurs années sans consentir à une révision adaptée et objective de ce budget qui comporte 3 postes de dépenses dans sa présentation :

  • Pédagogiques ;
  • Viabilisation, entretien et charges ;
  • Chauffage (sauf pour les établissements qui gèrent eux même ce poste).

Pour le SNPTES Il devient donc indispensable et urgent de répondre à ces véritables enjeux patrimoniaux et démographiques portés par notre jeunesse.

Il nous faut remarquer qu’en matière d’autonomie de budget des Lycées, depuis la rentrée scolaire de 2016 ce sont 12 Lycées généraux et professionnels qui ont expérimenté ce dispositif. Il sera étendu à 24 Lycées pour cette nouvelle rentrée :

  • l’innovation éducative ;
  • la vie lycéenne ;
  • l’investissement à (très) court terme ou à caractère d’urgence ;
  • et les ressources humaines.

Le SNPTES réclame un véritable travail d’analyse nécessitant des comptes rendus transparents concernant ces nouveaux dispositifs.


Virginie Pellerin,
Membre titulaire du CIEN Île de France,

« Les états généraux des services publics » deviennent « le Grand Forum des services publics »

Mais au-delà de l’intitulé, qui pourrait encore évoluer, c’est sur le fond de cette initiative voulue par le ministre de l’Action et des Comptes publics que la FA-FP et le SNPTES se sont positionnés ce jeudi 7 septembre.

Entouré de son directeur adjoint de cabinet, du directeur général de l’Administration et de la Fonction publique (DGAFP) et de leurs équipes, Monsieur Darmanin nous a tout d’abord indiqué qu’aucun texte de portée législative spécifique à la Fonction publique ne sera publié en 2018 afin de laisser le temps à la concertation.

Faut-il y voir une réponse au communiqué de la FA-FP daté du 30 août intitulé « EN MATIÈRE DE DIALOGUE SOCIAL, LE GOUVERNEMENT SEMBLE AVOIR OUBLIÉ SON ENGAGEMENT PROGRESSISTE ! » ?
Quoi qu’il en soit, la FA-FP et Le SNPTES prennent acte avec satisfaction que la méthode utilisée ces dernières semaines sur les rythmes scolaires ou les emplois aidés ne devrait pas s’imposer comme une règle en matière de dialogue social !

Pour ce qui concerne le « Grand Forum des services publics », alors que les propositions du ministère présentées au cours de la réunion visaient essentiellement à consulter les agent.e.s sur des thématiques « ressources humaines », la FA-FP et le SNPTES ont rappelé que le ministre lui-même, dans son courrier du 17 juillet, souhaitait engager « … une concertation large sur les missions du service public, leur adaptation aux besoins de nos concitoyens … ».

La FA-FP et le SNPTES ont donc indiqué que les propositions formulées dans un courrier du 27 juillet restent plus que jamais d’actualité :

  • mise en œuvre d’une démarche d’évaluation des richesses engendrées par le service public, tant d’un point de vue comptable qu’au regard des facteurs de cohésion sociale et de solidarité ;
  • rappel des règles fondamentales sur lesquelles s’appuie l’action des agent.e.s public.que.s, notamment d’un point de vue éthique et déontologique ;
  • illustration, de manière claire et à partir d’exemples précis, des conséquences du transfert de compétences ou de missions de service public vers le secteur marchand ; la gestion de l’eau, la santé, l’accompagnement de la dépendance, l’enseignement, la recherche, la culture ou l’énergie pourraient faire partie de ces exemples ;
  • établissement d’un comparatif objectif de la gestion des carrières et des parcours professionnels entre le secteur public et le secteur privé, notamment pour ce qui concerne les taux d’emploi des séniors, les niveaux de rémunération selon les responsabilités exercées, les écarts de rémunération entre les salaires les plus bas et les plus élevés, la couverture en matière de protection sociale complémentaire - santé et prévoyance -, la prise en compte des facteurs de pénibilité, la prise en charge du (des) jour.s de carence, les niveaux de pensions...

Pour la FA-FP et le SNPTES, la consultation des usagers du service public est un élément incontournable de ce Forum car il est essentiel de profiter de cette consultation nationale pour qu’un large débat puisse s’ouvrir autour de l’avenir du service public, facteur de cohésion et de solidarité au sein de notre société.

PDF - 101.4 ko
« Les états généraux des services publics » deviennent « le Grand Forum des services publics »
Version téléchargeable et imprimable

Nous avons également insisté pour que les employeurs publics soient pleinement associés à cette démarche, car la réussite de cette consultation repose sur la plus large participation possible des usagers et des agent.e.s, participation encouragée par les organisations syndicales représentatives et les employeurs notamment.

Le ministre s’est montré attentif aux réactions exprimées par les représentant.e.s du personnel lors de cette première réunion d’agenda social qu’il présidait en décidant de la tenue d’une prochaine séance de travail sur les modalités pratiques d’organisation et sur la méthode de consultation (agent.e.s et usagers) le 19 septembre après-midi, en présence des employeurs publics !

Comme ce fut le cas au cours du quinquennat précédent, la FA-FP et le SNPTES s’inscriront dans une démarche constructive et attentive pour tout ce qui concerne la qualité du service public rendu aux usagers et la défense des conditions dans lesquelles les agent.e.s, tous statuts confondus, exercent leurs missions de service public.

Ouragan Irma dans les Antilles : solidarité avec nos compatriotes

PDF - 472 ko
Ouragan Irma dans les Antilles : solidarité avec nos compatriotes
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES tient à exprimer toute sa solidarité aux habitants des îles Saint-Martin et Saint-Barthélemy violemment touchés, et de la Guadeloupe dans une moindre mesure, par l’ouragan Irma.

Les bâtiments publics locaux ont été dévastés tout comme les habitations individuelles. Il n’y a ainsi plus d’écoles sur l’île Saint-Martin.

Toutes nos pensées vont particulièrement aux familles, enfants et personnels de l’éducation nationale. Le SNPTES en appelle à la solidarité nationale pour aider nos compatriotes antillais.


Laurent Diez,
secrétaire général du SNPTES

Compte rendu de la réunion sur la mise en place du RIFSEEP au CNRS

Ce 31 août 2017, la Direction des ressources humaines du CNRS nous a présenté les modalités de mise en place du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP).

Cette réunion est restée dans la ligne de ce qui s’est fait précédemment et il n’y a pas d’évolution, sinon à la marge. Le CNRS va faire en sorte de le mettre en paie dès septembre. Toutefois, l’enveloppe de 4,9M€ du ministère et les 10,1M€ dégagés sur fonds propres pour le RIFSEEP vont en grande partie être utilisés dans des mesures indemnitaires transitoires (cf. tableau 1 colonne 5) ; une partie étant conservée comme l’avait prévu le CNRS pour des mesures associées (ISFIC chercheur, grilles salariales des contractuels, notamment).

Cela correspond à une revendication du SNPTES sur le sujet, mais malheureusement ce niveau de prime ne sera que transitoire et ne durera que de septembre à décembre 2017. Dès 2018, les montants de l’IFSE reviendront à quelques euros ou centimes d’euro aux niveaux annoncés lors de nos précédents communiqués (cf. tableau 1 colonne 4).

Les différentes décisions et note relatives au RIFSEEP ont été signées le 22 août dernier et elles sont publiées le 5 septembre dans le BO du CNRS. Les notifications individuelles par rapport à l’IFSE ou au maintien de la garantie seront adressées entre le 8 et le 16 septembre prochain.

Au niveau des questions pouvant naître sur l’IFSE des collègues IE qui seront IEHC à partir du 1er septembre 2017 (suite à la fusion de la 1re classe et de l’ex-HC, ou par promotion IE2 en IEHC), le socle grade de ceux-ci a été revalorisé de 6€, soit un passage de 190 à 196€, mais ne montera pas jusqu’au 226€ des actuels HC. De même la partie bloc 1 "expérience et technicité" restera celui prévu par rapport au grade détenu au 31/08/2017, puis ce sera le règne du groupe fonctionnel.

Pour ce qui est du CIA, cette année le versement ne sera pas corrélé à l’évaluation de l’agent lors de l’Entretien Annuel d’Activité, mais il devrait l’être dès 2018. Le fait que le RIFSEEP ne bénéficie pas d’une rétroactivité au 1er janvier ne remet pas en cause celui-ci, ni ne vient le minorer du fait que c’est un complément indemnitaire annuel, il sera versé en décembre. Ceci implique que les propositions de distribution du CIA devront être remontées entre octobre et novembre.

PDF - 715.1 ko
Compte rendu de la réunion sur la mise en place du RIFSEEP au CNRS
Version téléchargeable et imprimable

Au niveau de la PPRS de juillet et août, elle sera soldée en décembre, de même que la PFI des collègues qui la percevaient trimestriellement.

Pour la PFI, la direction évoque de nombreux facteurs de protection qui permettront de la conserver, néanmoins elle ne s’engage pas par écrit à ce que les bénéficiaires de la PFI ne perdent jamais en terme indemnitaire.

Pour ce qui est des cas particuliers comme la partie de l’IFSE prévue pour les administrateurs de labo, même si le versement est sur une base mensuel, le montant variable ayant été indiqué sur une base annuel, un complément correspondant aux 8 premiers mois de l’année sera versé en décembre.

Pour le cas des PCR, la mesure ayant explicitement été basé sur une base mensuelle, le CNRS juge qu’il ne pourra pas faire un rattrapage pour les 8 premiers mois de l’année. Au niveau du montant, la distinction pour le versement de l’un ou l’autre montant se fera suivant que l’activité est soumise à déclaration (46,86€ brut mensuel) ou autorisation (93,72€ brut mensuel).

Le CNRS compte développer, par ailleurs, d’autres mesures catégorielles pour les responsables de plateau technique, d’Idex ou d’Isite.

Au-delà, de cette mise en œuvre du RIFSEEP qui dans l’immédiat est bénéfique à la très grande majorité des personnels du CNRS puisque les montants d’IFSE servis seront supérieurs aux montants de la PPRS actuelle, il reste un certain nombre de points d’inquiétude pour les nouveaux entrants dont les niveaux de prime seront à termes inférieurs à ceux déjà en poste avant le 1er septembre 2017 lors des différentes promotions (cf. tableau 2).

Le SNPTES demande à la direction du CNRS que les montants de l’IFSE rejoignent rapidement les montants minimaux de gestion préconisés par le ministère pour nos collègues ITRF, à moyen terme ceux qui vont être servis pour la période transitoire, pour atteindre à termes les montants les plus favorables de la fonction publique de l’État.

Tableau 1 : socle grade + bloc « technicité et expertise » lors de la transition de régime

CorpsGradePPRS mensuelle au 01/02/2017IFSE à partir de 2018IFSE transitoire de sept.17 à dec.2017
IR IRHC 572,82 646,14 792,42
IR1 528,58 593,04 727,13
IR2 401,12 450,04 552,13
IE IEHC [1] 341,14 383,43 470,28
IEHC [2] 281,16 329,95 403,85
IECN 281,16 315,81 387,42
AI 228,44 257,33 316,00
T TCE 225,02 252,57 309,71
TCS 200,75 232,90 284,71
TCN 200,75 225,52 276,57
ATR ATP1 170,57 200,48 245,43
ATP2 170,57 195,71 239,14
ATR 166,64 193,71 237,14

Tableau 2 : IFSE minimale (socle + groupe fonctionnel le plus faible)

GradeIRHCIR1IR2IEHCIEHCIECNAI
Montant 566,04 535,04 450,04 355,81 325,81 315,81 257,33
GradeTCETCSTCN
Montant 241,52 231,52 225,52
GradeATP1ATP2ATR
Montant 197,71 195,71 193,71

Xavier Duchemin
secrétaire technique national - secteur CNRS

[1IEHC détenant le grade au 31/08/2017

[2IEHC détenant le grade à partir du 01/09/2017 (ex 1C et/ou promus HC après le 01/09/2017)

Réforme de la Licence

JPEG - 101.9 ko


PDF - 590.8 ko
Déclaration SNPTES à la concertation réforme du 1er cycle post-bac
Version téléchargeable et imprimable

Le gouvernement ayant décidé de réformer les années Licence, le SNPTES a été reçu par le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Avant la poursuite des discussions en septembre au sein des dix groupes de travail prévus jusqu’en octobre, le SNPTES tient à rappeler en préambule qu’une réforme sans moyens, court à un échec prévisible. Si l’étudiant doit être au cœur des sujets traités, il n’en demeure pas moins que cette démarche doit rencontrer l’adhésion de l’ensemble des personnels concernés par une meilleure reconnaissance de leurs missions mais aussi de leur carrière.

PDF - 593.4 ko
Réforme de la Licence
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES considère qu’il est indispensable que face à une augmentation annuelle prévisible du nombre d’étudiants, chaque acteur de l’enseignement supérieur prenne sa juste part pour que l’université ne soit pas la seule à supporter les conséquences de cette augmentation.

Le SNPTES est prêt à travailler dans cette nécessaire remise à plat de la Licence, mais restera très vigilant sur la question des moyens qui y seront consacrés.

Le SNPTES rappelle enfin que cette réforme ne peut se faire qu’à l’aune d’une meilleure adaptation des années pré-baccalauréat à l’environnement de l’enseignement supérieur.


Laurent Diez
Secrétaire général du SNPTES

Le SNPTES reçu au ministère de l’éducation nationale

Lors d’une rencontre avec Madame la conseillère sociale du ministre de l’éducation nationale, le SNPTES a pu aborder les points importants de cette rentrée 2017-2018.

JPEG - 135.6 ko


Le SNPTES a souhaité manifester sa désapprobation face au gel du point d’indice et sur les éventuelles suppressions de postes de fonctionnaires. Madame la conseillère sociale du ministre de l’éducation nationale nous a confirmé, à demi-mot, ce gel sur la prochaine mandature tout en notifiant l’annonce faite le matin même par le ministre sur l’augmentation du budget 2018 de l’éducation nationale (passant de 49,3 à 50,5 milliards d’euros).

PDF - 826 ko
Le SNPTES reçu au ministère de l’éducation nationale
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a ensuite abordé la question des contrats aidés qui sont en nette diminution dans l’éducation nationale. Si, nous nous félicitons de la volonté du gouvernement de donner la priorité à l’accompagnement des élèves en situation de handicap [1], nous regrettons cependant la diminution des postes d’aide administrative à la direction d’école. Madame la conseillère sociale du ministre assure qu’une attention particulière sera portée aux écoles qui n’ont pas de décharge de direction. Le SNPTES restera particulièrement vigilant à la charge de travail des directeurs d’école.

La question du dédoublement des classes de CP en REP+ a également été abordée. Le SNPTES approuve l’attention portée aux élèves qui en ont le plus besoin [2] mais rappelle que pour être efficace, ce type de mesures doit être pérenne. Nous n’avons eu aucune précision sur les moyens alloués pour la montée en puissance du dispositif dans les trois années à venir.

La volonté d’assouplir les rythmes scolaires a été réaffirmée par le ministère. Le SNPTES regrette cependant ce retour en arrière brutal, sans concertation ni bilan, de la semaine de classe de 4 jours et demi et a rappelé que ses élus ont voté contre au Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Le ministère nous indique vouloir s’appuyer sur les acteurs du terrain et sur les rythmes de l’enfant pour affiner sa position au coup par coup en fonction des localités. Madame la conseillère sociale du ministre nous a indiqué la mise en place d’une mission « espace et temps de l’enfant au XXIème siècle  ». Le SNPTES a alors rappelé tout le travail de réflexion déjà mené par ses élus du CSE dans le cadre de la commission « calendrier scolaire ».

Concernant la tendance à l’autonomie et à la territorialisation, le SNPTES s’inquiète du désengagement de l’état au profit d’une éventuelle autonomie des établissements scolaires. Madame la conseillère sociale s’est voulu rassurante : les chefs d’établissements ne recruteront pas leur personnel mais pourraient bénéficier d’un simple droit de regard dans le cas de postes profilés. Le SNPTES restera vigilant particulièrement sur ce point.

Sur la réforme territoriale, le ministère nous a assuré ne pas vouloir de transfert des lycées professionnels et techniques vers les régions. Cependant, pour les académies, il n’est pas à exclure que cette réforme territoriale s’accentue sur le prochain mandat présidentiel. Le SNPTES a rappelé l’importance de la concertation avec les représentants des personnels en soulignant l’expectative dans laquelle se trouvent les personnels des services académiques, voire de l’administration centrale.


Fabrice Orel, secrétaire technique national

[1Les 80 000 emplois dédiés à l’accompagnement des élèves en situation de handicap se répartiront comme suit : 50 000 contrats aidés ; 22 000 AESH et 8 000 nouveaux emplois.

[2Le ministère indique que 85 % des classes de CP de REP+ seront à 12 élèves à la rentrée. Les classes restantes bénéficieront du dispositif « plus de maîtres que de classes ».

Le SNPTES dénonce de graves dérives au sein de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée infection de Marseille et porte plainte !

Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche se doivent de respecter et de faire respecter les droits de leurs personnels, étudiants et doctorants en s’assurant que les relations professionnelles se déroulent dans le respect et la dignité de chacun et de chacune. Ils doivent aussi appliquer les lois de la République, et notamment le principe d’égalité en excluant toute discrimination et toute violence.

PDF - 707.2 ko
Le SNPTES dénonce de graves dérives au sein de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée infection de Marseille et porte plainte !
Version téléchargeable et imprimable

Afin de faire valoir ce principe d’égalité, le SNPTES a alerté toutes les tutelles, cabinet ministériel, président de l’université d’Aix-Marseille, directions des ressources humaines (CNRS, Inserm et IRD) de l’ensemble des faits portés à sa connaissance concernant l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU).

Ni les pressions récentes subies par de nombreux agents, étudiants, doctorants et par nos représentants locaux n’arrêteront le SNPTES dans sa démarche qui vise à faire éclater la vérité et à empêcher la constitution de tels délits au sein de nos institutions. Ces chantages exécutés pour obtenir leur silence confirme le malaise lié à un management terrorisant.

Le SNPTES, dans le cadre de cette affaire, a tenu à rappeler à certains de ses interlocuteurs l’art. 40 du Code de procédure pénale "tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs".

Depuis que le SNPTES a pris connaissance de faits délictuels qui se seraient déroulés au sein de l’IHU (harcèlement moral et sexuel), il réclame, afin d’éviter tout risque de collusion au sein de ces établissements, qu’une enquête préliminaire soit diligentée sur le champ, et face à la gravité de la situation, le SNPTES a pris ses responsabilités en décidant de porter plainte auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Marseille.

C’est à ce prix que la recherche dans cet institut pourra repartir sur de de nouvelles bases, afin de poursuivre une recherche de qualité dans le respect de l’éthique de la profession, du personnel des doctorants et étudiants qui y travaillent.

Note de service 2017 - carrière des personnels BIATSS
(note complémentaire)

La note de service 2017, des personnels des Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniques, Sociaux et de Santé (BIATSS) du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche, a pour objet de présenter les modalités de déroulement de carrière et de mobilité des personnels des bibliothèques, ITRF et ATSS.

Un complément à cette note vient d’être publié au BO, suite à la parution des dispositions statutaires portant transposition du protocole "PPCR" aux corps des catégories A des filières ITRF et des Bibliothèques et dans le cadre notamment de la préparation des tableaux d’avancement 2017.


A Consulter :

PDF - 1.7 Mo
Bulletin officiel - Carrière des BIATSS 2017
Version téléchargeable et imprimable


Note de service 2017
relative au déroulement de la carrière des personnels BIATSS
.

Note complémentaire :

PDF - 65.2 ko
Note complémentaire a la note de service 2017
PDF - 391.3 ko
Annexe 1
PDF - 107.1 ko
Annexe 2

Le SNPTES a nouveau reçu par le cabinet de la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Une délégation du SNPTES a été reçue, ce 20 juillet 2017, par le cabinet de la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Lors de cette nouvelle rencontre, le SNPTES a pu aborder les points suivants :

Concernant les nouveaux bacheliers en attente d’une proposition d’inscription dans une formation d’enseignement supérieur, le SNPTES a pu rappeler que cet événement était totalement prévisible et qu’il n’est pas simplement lié à l’application APB -qui n’est qu’un simple outil- mais au fait que les capacités d’accueils (locaux, formation, heures d’enseignements, budget) des établissements ne sont pas extensibles à l’infini et ne peuvent donc, sans moyens supplémentaires, faire face à la demande légitime de notre jeunesse... En d’autres termes, pour le SNPTES, le règlement de ce problème peut, à moyen terme, se régler par des choix politiques courageux et, notamment, par la dotation d’un budget spécial. En revanche le SNPTES met en garde la Ministre et le Gouvernement sur une réforme qui conduirait à un changement des modalités d’attribution du baccalauréat et des conditions de sélection à l’entrée de l’université, notamment au travers de l’exigence de prérequis, non que le SNPTES soit opposé au changement mais, simplement, parce que ces changements, surtout s’ils s’appliquaient à court terme, changeraient les règles et mécanismes auxquels se sont préparés les futurs bacheliers (c’est à dire les actuels lycéens). De telles réformes, même justifiées, peuvent engendrer de l’incompréhension et conduire inexorablement à des mouvements forts.

Le SNPTES, sur ce point précis de l’accueil des nouveaux bacheliers, préconise simplement, à court terme, des moyens spéciaux (une dotation budgétaire ad hoc ainsi que les postes nécessaires) et, notamment, une campagne nationale d’information sur les filières saturées (victimes de leurs succès ou, parfois, d’un manque d’information) et sur les profils requis, ces moyens pourraient aussi renforcer l’accompagnement des pré-bacheliers (au lycée) et celui des L1 (cours, tutorat, etc.) et, en particulier, les nouveaux étudiants présentant des difficultés lors de l’insertion dans l’enseignement supérieur. Pour le ministère l’une des solutions à l’étude serait la création d’une année de transition qui permettrait, avant la L1, de consolider les acquis et préparer certains bacheliers dont, notamment, les jeunes diplômés des bacs technologiques et professionnels (selon le ministère 98 % des bacheliers professionnels échouent lors de la préparation d’une licence générale).

Concernant une éventuelle remise en cause, par le Gouvernement, de l’application des conséquences positives du PPCR, le SNPTES a profité de cette rencontre pour mettre en garde, fermement, le cabinet de la Ministre ; pour le SNPTES, les personnels, BIATSS-ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, ne peuvent être victimes d’une politique -qui est tout sauf une politique de rupture- consistant, comme à l’accoutumé, à stigmatiser les fonctionnaires (et les militaires...), dès qu’une majorité politique en place rencontre des difficultés ! Cerise sur le gâteau... ce gel ou cette congélation du PPCR serait par ailleurs accompagné d’une augmentation de la CSG qui, pour les seuls fonctionnaires, conduirait à une baisse des rémunérations... pour le SNPTES l’application de tels projets nous conduirait à demander à l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche de se mobiliser.

Concernant le projet de démantèlement du Conseil national des universités (CNU), pour le SNPTES il ne saurait en être question. Sans le CNU, la garantie d’une certaine uniformité nationale dans le recrutement et déroulement des carrières des enseignants-chercheurs ne pourrait être offerte. Aucun argument recevable ne peut conduire à penser que le CNU représente une entrave aux politiques scientifique et pédagogique des établissements. Bien au contraire, et comme a pu l’affirmer à de maintes reprises le SNPTES, le CNU est une instance collégiale et démocratique, indispensable pour lutter contre certaines dérives du localisme que la communauté souhaiterait voir disparaître.

Cet échange avec le cabinet ministériel a aussi permis au SNPTES d’aborder la déclinaison du suivi de carrière des enseignants-chercheurs. Pour le SNPTES, en effet, la situation doit être assainie ! Le SNPTES n’a cessé de dénoncer les modalités de ce suivi de carrière depuis sa mise en application (communiqué SNPTES du 5 février 2016). Le suivi de carrière ne peut rien apporter dans le cadre d’attribution des promotions des enseignants-chercheurs puisque chaque évolution de carrière ou d’octroi de prime fait déjà l’objet d’une évaluation dédiée. Ainsi, tel qu’il est proposé, le suivi de carrière tend à jeter l’opprobre sur les enseignants-chercheurs en sous-estimant leur implication et en ne semblant viser que la mise en place de modulation de service. Pour le SNPTES, le suivi de carrière doit, bien au contraire, trouver son utilité en permettant d’apporter un soutien adapté aux collègues qui ne rencontreraient pas des conditions de travail acceptables. Sans prise en compte par les établissements des recommandations issues du suivi de carrière, celui-ci ne fera qu’accroître le sentiment de frustration des collègues en difficulté.

PDF - 1.1 Mo
Le SNPTES a nouveau reçu par le cabinet de la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Version téléchargeable et imprimable

Ainsi, le SNPTES a soumis au Cabinet sa proposition de création d’une instance paritaire dédiée aux enseignants et enseignants chercheurs dans les établissements d’enseignement supérieur. Cette instance paritaire trouverait sa première utilité dans le mise en œuvre des recommandations du CNU lors du suivi de carrière mais pas seulement. En effet, l’autonomie que les établissements ont acquise depuis une dizaine d’années oblige à repenser la gestion des personnels, en particulier pour le cas des enseignants-chercheurs. D’autres problématiques nécessitent une instance dédiée afin d’être traitées ; nous pensons aux mutations prioritaires, aux questions individuelles, etc. Dans ces nombreux cas, la défense des collègues enseignants-chercheurs doit être améliorée et cette instance pourrait en être l’outil. En tout état de cause, une expérimentation pourrait être envisagée pour quantifier l’apport d’un tel organe, concevoir son mode de fonctionnement et définir ses prérogatives.

Concernant, une affaire de harcèlement moral et sexuel accompagnée de soupçons d’agressions sexuelles sur des usagers qui se seraient déroulés dans une unité mixte de recherche, le SNPTES a pu rappeler au cabinet la nécessité d’une réaction ministérielle à la hauteur de la gravité de ces événements, le cabinet de la Ministre, il faut reconnaître sa réactivité, regroupe et recoupe certains éléments qui devraient permettre, nous le souhaitons, d’engendrer les procédures administratives et pénales adéquates, une inspection de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) sera diligentée par la Ministre.

Enfin, le SNPTES a transmis au cabinet un dossier concernant un jeune collègue en situation de handicap qui, malgré ses aptitudes à travailler, risque d’être placé prochainement en retraite pour invalidité... Le SNPTES dénonce, sur ce cas typique, le double langage tenu, en matière de handicap, par certains établissements et services et, en l’espèce, il est pathétique d’apprendre que cet établissements d’enseignement supérieur est l’un des rares à avoir créé une chaire handicap et à préparer des élèves à une licence professionnelle conduisant à des fonctions de chef de projet handicap et emploi... comme disait l’autre, faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais !



Alain FAVENNEC, secrétaire général adjoint
Marie-Agnès DESPRES, secrétaire technique nationale
Jérôme GIORDANO, chargé de mission

CNESER, compte-rendu de la séance du lundi 11 juillet 2017

Réuni en commission permanente le 11 juillet 2017, le CNESER devait se prononcer sur la présentation commune de 3 projets de décret concernant des COMUE : un décret portant création de la COMUE Centre Val de Loire, un 2e décret modifiant le décret n°2015-281 du 11 mars 2015 portant approbation des statuts de la COMUE Aquitaine, un 3e projet de décret modifiant le décret n°2015-857 du 13 juillet 2015 portant approbation des statuts de la COMUE Université confédérale Léonard de Vinci. Le SNPTES a voté contre la création de la COMUE Val de Loire ainsi que la modification de la COMUE Université confédérale Léonard de Vinci.

Les projets de décret présentés en séance sont la conséquence d’erreurs stratégiques que le SNPTES avait dénoncées dès 2014, concernant la création des COMUE en avance de phase de la finalisation du découpage des régions. En effet, dès l’annonce de la révision du périmètre des régions, le SNPTES avait alerté le ministère de ce calendrier inadapté, et contraire à une conception de structuration harmonieuse des sites.

Le SNPTES a rappelé qu’il avait demandé en 2014 un moratoire sur la création des COMUE, tant que le regroupement de régions n’avait pas été clairement établi et que les politiques en matière d’enseignement supérieur et de recherche n’avaient pas été présentées par les équipes politiques. Ainsi, le schéma idéal 1 région - 1 COMUE n’a pas été généralisé et certaines régions se sont trouvées dotées de 2 COMUE, mais le schéma le plus incohérent a été une COMUE étendue sur 2 régions comme ce fut le cas de la COMUE Confédérale Léonard de Vinci dans sa première version. L’absence d’anticipation, de vision globale et quelques calculs politiciens ont généré une situation ubuesque sans compter le coût humain et financier d’une telle opération. Autant la méthode que le résultat sont contestables. Certains politiques qui ont favorisé la création de la COMUE Université confédérale Léonard de Vinci en ont précipité l’éclatement dès la validation des nouvelles régions. Dans la foulée et pour ne pas rester à l’écart de tels regroupements la création de la COMUE Val de Loire s’est faite à la va-vite mais elle masque mal une situation d’absence de concertation et préparation.

Résultat des votes :

  • Le CNESER s’est exprimé par 24 CONTRE et 1 ABSTENTION pour le la COMUE Val de LOIRE.
  • Le CNESER s’est exprimé par 1 POUR 14 CONTRE et 11 ABSTENTIONS pour la COMUE Aquitaine.
  • Le CNESER s’est exprimé par 1 POUR 14 CONTRE et 11 ABSTENTIONS pour le la COMUE Université confédérale Léonard de Vinci.

Le SNPTES s’est abstenu sur le projet modifiant le décret n°2015-281 du 11 mars 2015 portant approbation des statuts de la COMUE Aquitaine actant le rattachement de l’université de La Rochelle.

PDF - 817.3 ko
CNESER du 11 juillet 2017
Version téléchargeable et imprimable

Le vote massivement négatif de la communauté universitaire lors de ce dernier CNESER à certains projets de décret modifiant le périmètre de certaines COMUE doit aussi alerter nos décideurs politiques sur d’éventuels projets de redéfinition des statuts des établissements d’enseignement supérieur alors que la CPU propose « que soit rapidement envisagée la possibilité d’un véhicule législatif permettant la création d’un nouveau type d’établissement public d’enseignement supérieur et de recherche ».

Pour le SNPTES La communauté universitaire a besoin en priorité de moyens humains et financiers pour assurer ses missions et non d’une énième loi (qui serait la 4e en 12 ans) qui, compte tenu de la rigueur budgétaire annoncée, ne s’accompagnera pas d’un effort budgétaire conséquent.

Le SNPTES appelle à une pause législative permettant enfin aux établissements de mettre en place, dans le cadre de l’appareil actuel d’enseignement supérieur et de recherche, les nouvelles entités universitaires dans l’intérêt des usagers et pour permettre aux différents personnels d’assumer plus sereinement leurs missions.


Ariane Bliek
Chargée de mission au SNPTES

Le SNPTES dénonce les baisses de crédits dans l’enseignement supérieur et la recherche

PDF - 649.5 ko
Le SNPTES dénonce les baisses de crédits dans l’enseignement supérieur et la recherche
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES vient d’apprendre que le Gouvernement s’apprêtait à annuler 331 M€ sur le budget 2017 de la recherche et de l’enseignement supérieur.

Le SNPTES, bien que malheureusement habitué au reniement des engagements de campagne politique..., ne peut que critiquer l’enterrement de l’engagement qui clamait en mars dernier : "Nous sanctuariserons le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche" (programme du candidat Emmanuel Macron : https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/enseignement-superieur-recherche).

Ce reniement ne peut que susciter notre étonnement mais aussi notre colère en une période où les établissements publics d’enseignements supérieurs, victimes de leur succès et des "aléas" de la démographie, doivent faire face à un nombre de plus en plus important de nouveaux étudiants et doivent, au jour le jour, trouver des solutions satisfaisantes pour les nouveaux bacheliers qui, face à un système APB récalcitrant, n’ont à ce jour pu voir leurs vœux d’inscription satisfaits.

La recherche, elle aussi, est victime de ce choix politique et, une nouvelle fois, le SNPTES met en garde contre des choix politiques qui oublient, pour de simples questions d’intendance, qu’un pays qui sacrifie continuellement l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche rompt avec le développement et la croissance !


Alain Favennec
secrétaire général adjoint

Télétravail : Le SNPTES s’inquiète du report de la publication de l’arrêté interministériel

Le Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (CTMESRI) devait, mercredi 5 juillet 2017, se prononcer sur un projet d’arrêté relatif à la mise en place du télétravail dans les établissements et services. Le comité technique du Ministère de l’Éducation nationale devait ensuite se prononcer sur ce même projet d’arrêté commun.

PDF - 36.4 ko
Projet d’arrêté sur la mise en oeuvre du télétravail
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, il est plus que temps de donner une base réglementaire à ce dispositif qui rappelons-le a été officialisé par la loi 2012-347 du 12 mars 2012, il y a donc plus de cinq ans...

Sans attendre la publication de cet arrêté, un certain nombre d’établissements et services ont mis en place le télétravail. Il est donc urgent qu’ils puissent enfin bénéficier d’un véritable cadre réglementaire, en l’absence duquel d’autres établissements et services, frileux sur la question, refusent toujours de mettre en place cette avancée sociale dans la manière de travailler.

PDF - 716.4 ko
Télétravail : Le SNPTES s’inquiète du report de la publication de l’arrêté interministériel
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, sachant l’attente d’un certain nombre de collègues, parfois en grave difficulté (problèmes de santé, séparations familiales, fatigues dues aux temps de transports, etc.) et considérant que l’on avait en la matière trop attendu, n’a pu s’associer à une demande de certains syndicats (CGT, FO, FSU, UNSA, SUD et SGEN-CFDT) qui désiraient que le CHSCT ministériel soit consulté sur la question. Le SNPTES qui avait préalablement consulté ses représentants au CHSCT ministériel considère que le CTMESRI a les compétences nécessaires pour se prononcer sur ce texte. Le SNPTES estime qu’il est plus important, après publication de l’arrêté interministériel, de consulter les CHSCT des établissements et services sur les modalités de mise en œuvre du télétravail, plutôt que de retarder une nouvelle fois la publication de ce texte. Le CHSCT ministériel a d’ailleurs déjà eu l’occasion de débattre de cette question, notamment lors de la séance du 7 mars 2017.

Désormais, « grâce » à cette manœuvre plus qu’hasardeuse de ces organisations syndicales, il convient d’attendre les prochains CHSCT ministériels (ESRI et EN) du mois de novembre... puis, après l’avis de ces deux instances, la tenue des comités techniques ministériels respectifs... puis la publication de cet arrêté au Journal officiel ce qui, malheureusement, peut encore prendre plusieurs semaines ou mois... puis enfin, localement, la saisine des comités techniques des établissements et services et, c’est logique, la saisine des CHSCT des mêmes services et établissements... Bref, après plus de cinq années d’attente il nous faudra attendre encore longtemps... alors qu’il aurait été si simple d’accepter de débattre de ce texte et, si besoin, de proposer des amendements, lors du comité ministériel de ce mercredi.

Mais pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué ?


Alain FAVENNEC,
secrétaire général adjoint

La Fonction publique, victime expiatoire des errements de l’État gestionnaire

La Cour des Comptes a rendu public hier, jeudi 29 juin, son rapport annuel sur la situation et les trajectoires des finances publiques, incluant un audit des finances publiques demandé par le gouvernement. Le rapport insiste sur un « dérapage inquiétant des finances publiques françaises ». Le déficit public français devrait atteindre 3,2 % du Produit Intérieur Brut ; soit 0,4 point de pourcentage de plus que l’objectif fixé par le précédent gouvernement, c’est-dire environ 8 milliards d’euros.

Tout d’abord, ces 8 milliards d’euros doivent être mis en regard du coût estimé de l’évasion fiscale estimé entre 60 et 80 milliards d’euros. Ensuite, si on peut contester les termes employés par la Cour des Comptes ; elle parle « d’insincérités dans les textes financiers  » ou les calculs réalisés (elle a ajouté la recapitalisation d’Aréva, non actée pour l’instant), le SNPTES s’inquiète surtout de la stratégie du gouvernement et les recommandations de la Cour des Comptes pour atteindre les objectifs européens.

PDF - 604.1 ko
Dette publique, la Cour des comptes stigmatise les fonctionnaires
Version téléchargeable et imprimable

Comme à son habitude, la Cour des Comptes insiste sur une vision comptable des dépenses des administrations publiques, sans prendre en compte la création de richesses réalisée par les agents de l’État. Or, les fonctionnaires sont productifs et créent de la richesse qui a une valeur pour ses usagers et la collectivité dans son ensemble. Le SNPTES refuse que les fonctionnaires soient les seuls leviers pour réduire le déficit public. La reprise du gel du point d’indice, la baisse du nombre de fonctionnaires, la hausse de la durée effective du travail dans la fonction publique, proposées par la Cour des Comptes sont inacceptables.

Au travers de ces choix, on peut de nouveau entendre la petite musique mainte fois reprise d’une fonction publique dispendieuse, nourrissant un déficit présenté comme abyssal. Pire en faisant de la fonction publique le bouc émissaire des dérapages budgétaires, nos décideurs politiques désignent à la vindicte populaire les agents qui la servent. Ces mêmes agents finissent par s’interroger sur leur utilité et leur légitimité.

Le SNPTES n’acceptera pas non plus de remise en cause du Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) qui ne représente qu’un rattrapage partiel du pouvoir d’achat des fonctionnaires, dans un contexte de gel du point d’indice de 2010 à 2016.

L’annonce, par le ministre des comptes public, d’un nouveau gel du point d’indice est inquiétante. La cour des comptes admet elle-même que le gel du point d’indice sur une trop longue période crée un fossé entre le public et le privé. Par ailleurs, les périodes de gel du point d’indice n’ont jamais été synonymes de baisse du déficit ou de la dette publique. D’autres solutions sont à envisager comme la réduction des dépenses liées aux allègements de charges sociales pour les entreprises ou l’augmentation des recettes limitées par le contexte de croissance économique atone.

Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR), le SNPTES réclame de longue date une loi de programmation pour faire face à l’augmentation de la démographie étudiante et aux enjeux liés à l’économie de la connaissance. Dans l’enseignement scolaire, le SNPTES revendique une politique éducative qui permette de réduire les inégalités scolaires tout en augmentant le niveau scolaire de tous les élèves français. Ces objectifs ne pourront être atteints sans moyens financiers ambitieux.


Élise Marais
Chargée de mission

Réunion de concertation sur la mise en œuvre du télétravail dans les établissements de l’enseignement supérieur : le SNPTES rappelle au ministère ses priorités

PDF - 557.6 ko
Réunion de concertation sur la mise en œuvre du télétravail dans les établissements de l’enseignement supérieur : le SNPTES rappelle au ministère ses priorités
Version téléchargeable et imprimable

Le 21 juin s’est tenue une réunion de concertation préparatoire au prochain comité technique ministériel dans les locaux de la DGRH. Le SNPTES, s’il est satisfait du projet d’arrêté dans son ensemble, a néanmoins alerté le ministère sur certains points :

  • Il ne faut pas exclure de cette nouvelle possibilité d’organisation du travail, ni nos collègues ayant des fonctions d’encadrants, ni nos collègues des laboratoires et ceux travaillant sur des animaux, contrairement à ce que d’autres organisations syndicales ont demandé. Le SNPTES rappelle que sur ces fonctions, certaines activités (rédaction de bibliographies, de rapports, planification et organisation de plans de charge, etc.) peuvent tout à fait être réalisées dans le cadre du télétravail. C’est d’ailleurs déjà ce qui se pratique dans de nombreux établissements.
  • Pour le SNPTES, l’accompagnement des agents et de leurs encadrants est une priorité. C’est pourquoi il faudra mettre en place des formations spécifiques. Cette nouvelle forme d’organisation du travail présente des risques d’isolement, de perte de contact avec son collectif de travail, de stress si l’agent et sa hiérarchie ne respectent pas la mise en œuvre de certaines règles comme les modalités de contrôle du travail fait, ou la planification des plages horaires de travail. Pour l’encadrant, il s’agit d’une nouvelle forme de management qui nécessite l’acquisition de nouvelles compétences.
  • Le SNPTES rappelle que les agents auront la possibilité de faire un recours en CAPN/CAPA en cas de refus d’une demande en télétravail.

Enfin, le SNPTES reste vigilant sur les comportements de certaines organisations syndicales, qui en demandant de faire peser des coûts trop importants sur les établissements, risqueraient de signer la mort du télétravail dans nos établissements. Par exemple, en voulant que les établissements paient les mises aux normes électriques des logements des télétravailleurs, elles risquent, de fait, de faire échouer le télétravail...

Il est évident pour le SNPTES que les moyens techniques à la mise en œuvre du télétravail tel un poste informatique crypté avec les logiciels afférents au travail à réaliser et un accès sécurisé à distance, … sont à la charge de l’employeur.

L’arrêté devrait être présenté en comité ministériel le 5 ou le 13 juillet. Par la suite, il devra faire l’objet de discussions au sein des comités techniques de chaque établissement pour décliner sa mise en œuvre au plus près des problématiques locales.



Marie-Agnès DESPRÉS,
secrétaire technique nationale

Conseil inter-académique de l’éducation nationale, le SNPTES dénote le manque de coordination des actes de rénovation et de mise en sécurité des laboratoires et salles de travaux pratiques

PDF - 180.5 ko
Déclaration du SNPTES au CIEN - juin 2017
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES syndicat des personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche voudrait réagir particulièrement sur le point 4.6 "Moyens administratifs, de laboratoires et infirmiers", pour vous signaler l’absence de prise en charge des risques chimiques, physiques et biologiques subis par les élèves, personnels enseignants et techniques, mais aussi par les chefs d’établissement et gestionnaires concernant le manque de coordination des actes de rénovations et de mise en sécurité des laboratoires et salles de travaux pratiques. Le SNPTES consigne beaucoup trop de dysfonctionnements sur la mise en place des conditions d’hygiène et de sécurité dans les établissements scolaires.

Le SNPTES a d’ailleurs saisi l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement sur ces dysfonctionnements et participe activement à faire évoluer ces conditions d’hygiène et de sécurité en EPLE.

Cependant, il nous faut signaler le manque de moyens dans certains lycées et collèges pour la rénovation et mise en sécurité des laboratoires et salles de travaux pratiques. Certains chefs d’établissements, gestionnaires et personnels de laboratoire ont les plus grandes difficultés, voire l’impossibilité de coordonner ces travaux indispensables.

Des demandes simples de rénovations auprès de la région ne sont pas formulées, la mise à disposition des registres obligatoires reste encore trop problématique dans de nombreux établissements, le fonctionnement des CHS d’établissement trop peu transparent et souvent réduit à un simple compte rendu virtuel…

Malgré des interventions et signalements auprès des CHSCT académiques et départementaux, dans trop d’établissements il n’y a peu ou pas d’amélioration des conditions de sécurité, encore moins pour les conditions de travail des personnels.

Un grand nombre d’établissements n’a toujours pas de Document unique (DU). Quand il en existe un, il n’est pas mis à jour et il est fréquent que sa rédaction soit confiée à un opérateur privé sans que les personnels concernés ne soient impliqués dans sa réalisation, d’où le manque de suivi.

Le SNPTES demande une articulation plus simple de ces dispositifs accompagnés par des personnels experts dans le domaine et exige que les Inspecteurs santé, sécurité au travail (ISST) aient les moyens d’intervention dans ces lycées et collèges sans qu’aucune pression ne soit exercée sur les personnels qui leur font appel pour des raisons objectives et vérifiables.


Virginie Pellerin,
chargée de mission

Le SNPTES rencontre le directeur du numérique pour l’éducation

Une délégation du SNPTES a rencontré la Direction du numérique pour l’éducation (DNE) le mardi 6 juin 2017 au ministère de l’Éducation nationale sur le site de Grenelle.

Différents points ont été abordés, essentiellement pour les personnels informaticiens de l’éducation nationale :

PDF - 101.8 ko
Compte rendu DNE - Le SNPTES rencontre le directeur du numérique pour l’éducation
Version téléchargeable et imprimable
  • point sur le projet SIRHEN (Système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale) ;
  • avenir du progiciel SIECLE (Système d’information pour les élèves en collèges et lycée et pour les établissements) ;
  • mutualisation des infrastructures nationales et académiques ;
  • accompagnement et formation des informaticiens ;
  • astreintes et permanences (et pas uniquement informatiques) ;
  • RIFSEEP et devenir de la prime de fonction informatique ;
  • télétravail.

Il ne fait aucun doute que le SNPTES restera vigilant sur tous ces points et sera force de proposition pour la défense de nos collègues !

À consulter : le compte rendu SNPTES

Fabrice Orel
Secrétaire technique national

Victime collatérale d’une affaire de harcèlement moral et sexuel, un secrétaire académique du SNPTES agressé !

PDF - 512.7 ko
Victime collatérale d’une affaire de harcèlement moral et sexuel, un secrétaire académique du SNPTES agressé !

Le secrétaire académique du SNPTES d’Aix-Marseille vient d’être victime, ce jeudi 15 juin, d’une agression et de menaces destinées, visiblement, à lui signifier de renoncer à s’occuper d’une affaire de harcèlement moral et sexuel que le SNPTES avait dénoncée.

Cette affaire qui se déroule dans une unité mixte de recherche (AMU, CNRS, INSERM, IRD) semble démontrer - même si ce type d’événement est heureusement rarissime - que la loi du silence - l’omerta - perdure parfois dans nos établissements, les organismes de recherche et le ministère...

Le SNPTES apporte son soutien à notre secrétaire académique et aux étudiants, doctorants, membres du personnel, victimes de tels comportements. Plainte a été déposée. La Ministre a été informée du dernier rebondissement de cette affaire nauséabonde.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Obligations de service des enseignants-chercheurs : Le SNPTES dénonce une juge judiciaire.

PDF - 705.9 ko
Obligations de service des enseignants-chercheurs : Le SNPTES dénonce une juge judiciaire
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES dénonce une juge judiciaire qui affirme que les maîtres de conférences ont « un rythme de travail réduit » et ont « tout loisir pour solliciter des vacations dans d’autres établissements [...] ».

Dans une ordonnance en la forme des référés, une juge aux affaires familiales vient de se singulariser en osant écrire qu’un « maître de conférence (sic) chercheur, astreint à un rythme de travail réduit, a tout loisir pour solliciter des vacations dans d’autres établissements »...

Si le SNPTES n’a eu cesse, à de multiples occasions, de dénoncer les propos discriminatoires anti-profs et anti-fonctionnaires qui émanent régulièrement de certains personnages politiques ou de certains médias, il s’étonne, désormais, de lire de tels propos dans une décision du juge judiciaire et, malgré son attachement à l’indépendance de la justice, le SNPTES se trouve dans l’obligation de rapporter ces faits au Garde des sceaux, à la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et aux Présidents du Conseil supérieur de la magistrature.
Qu’il plaise ainsi à cette juge d’apprendre que les enseignants-chercheurs sont statutairement à la fois enseignants et chercheurs soumis de fait à une charge de travail importante ; qu’il plaise à cette juge d’apprendre que les enseignants-chercheurs ne sollicitent pas de vacations mais essaient, simplement, de permettre aux établissements d’assurer une offre pédagogique suffisante dans un contexte qui ne permet plus toujours de recruter de nouveaux collègues ; qu’il plaise à cette juge d’apprendre, sans opposer les uns aux autres, que les régimes indemnitaires des enseignants-chercheurs n’ont rien à voir avec ceux des magistrats (ces derniers avec un taux de prime a minima de 40% étant bien plus favorisés que les enseignants-chercheurs) et qu’il plaise enfin d’apprendre à cette juge que, fort heureusement pour nos établissement et nos étudiants, certains magistrats assurent des vacations d’enseignement dans nos universités, d’autres y sont enseignants-chercheurs associés et que même certains enseignants-chercheurs ont un jour été magistrats et vice et versa...


Jerôme Giordano, Stéphane Pellerin et Alain Favennec

Vous voulez réagir sur ce communiqué du SNPTES, vous pouvez le faire librement sur notre forum de discussions : http://forum.snptes.org/index.php?board=31.0

CAPN des IGR : Déclaration préliminaire du SNPTES

Commission administrative paritaire nationale
des ingénieurs de recherche et de formation
Vendredi 9 juin 2017

Mesdames et messieurs les membres de la CAPN des ingénieurs de recherche,

Le SNPTES s’inquiète de l’application du RIFSEEP aux ingénieurs de recherche. Il sera notamment extrêmement vigilant sur la répartition dans les groupes de fonction et la définition des socles indemnitaires, par chaque établissement et service. Il tient également à alerter le ministère sur la situation des collègues qui avant la mise en place du RIFSEEP percevaient, en complément de la prime de participation à la recherche scientifique (PPRS), une prime de fonction informatique (PFI). Ces deux primes vont être remplacées par l’indemnité de fonctions, de sujétions, d’expertise (IFSE). Le projet de circulaire ministérielle préconise que les minimums ministériels constituent une référence pour définir le montant auquel peut prétendre un agent entrant dans la fonction publique. Or, les montants minimums de l’IFSE sont bien inférieurs à la somme des minima de la PPRS + de la PFI. Le SNPTES rappelle sa demande de voir traiter cette spécificité dans la circulaire d’application du RIFSEEP, en cours de finalisation.

Le SNPTES revendique également une augmentation pluriannuelle des enveloppes indemnitaires permettant d’aligner les montants mensuels des personnels de toutes les branches d’activités professionnelles sur des montants équivalents à la somme des montants de la PPRS + de la PFI. Ce serait une première étape vers un alignement sur les taux les plus favorables de la Fonction publique.

Le SNPTES prend acte avec satisfaction de la publication des décrets relatifs à l’application du PPCR aux corps des ingénieurs de recherche. Il se félicite de la prise en compte d’une partie de ces revendications notamment :

  • la création d’un avancement au choix pour l’accès à la hors classe, en complément de l’examen professionnel ;
  • l’amélioration de l’accès à la 1re classe (20% au lieu de 13,5%).

Néanmoins, le SNPTES s’insurge contre l’obstination du ministère à ne pas aligner la carrière des ingénieurs de recherche sur celle de corps homologues. Le contingentement de l’accès à la hors échelle B est particulièrement inacceptable, au regard des fonctions exercées par ces collègues et du mode d’accès déjà très sélectifs pour obtenir une promotion en hors classe (accès au corps par concours ou liste d’aptitude, puis à la hors classe par examen professionnel).

En attendant de voir prise en compte sa revendication de transformer cet échelon spécial en un échelon d’avancement « automatique », le SNPTES demande que, lors de l’établissement des tableaux d’avancement, une attention particulière soit appliquée aux dossiers des collègues proches de faire valoir leur droit à la retraite.

En conclusion, pour le corps des ingénieurs de recherche, le SNPTES ne peut se satisfaire de la seule application du PPCR. Il demande l’ouverture immédiate de négociations qui devront aboutir à une amélioration significative de ce corps de A+.

CSE : Le SNPTES vote contre le retour à la semaine de quatre jours

Conseil Supérieur de l’Éducation du 8 juin 2017 :

Pourquoi le SNPTES vote contre la possibilité concédée aux communes d’un retour à la semaine de quatre jours dans les écoles maternelles et élémentaires.

Le 8 juin, en présence du nouveau ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer, le CSE a étudié deux points emblématiques du précédent quinquennat : les rythmes scolaires et l’organisation du collège. Le SNPTES , grâce à ses deux sièges de titulaires et ses trois sièges de suppléants a voté contre la possibilité donnée aux communes de revenir à quatre jours de classes dans les écoles primaires et s’est abstenu sur la modification de l’organisation des enseignements dans les classes de collège.

1) Décret relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques (Pour : 21 voix ; Contre : 35 dont le SNPTES ; Abstention : 1 voix ; Refus de participer)

La question des rythmes scolaires est sensible. La réforme de 2013/2014 avait suscité de nombreux débats (cf. Les Cahiers de la Recherche N° 1). Si la réforme des rythmes scolaires [1] a connu des difficultés de mise en place, cette nouvelle organisation de la semaine scolaire commençait à gagner en efficacité.

Le SNPTES a voté contre ce décret qui offre une dérogation pour les communes en permettant un retour à une semaine de quatre jours de travail pour les élèves et les enseignants. En effet, il constitue un retour en arrière brutal et sans concertation entre les différents acteurs et sans évaluation de l’efficacité de la semaine de quatre jours et demi sur les apprentissages et le bien-être des élèves. En moins de 10 ans, c’est le troisième changement de rythme scolaire que subiraient les élèves, familles, enseignants et collectivités. Le SNPTES souhaite que le respect des rythmes de l’enfant reste au cœur des préoccupations des instances et de décisions du ministère de l’Éducation Nationale. Par ailleurs, cette dérogation risque d’entrainer d’importantes inégalités éducatives entre les territoires : entre les métropoles et les petites communes, en particulier. Le SNPTES rappelle son attachement au caractère national du service public de l’éducation.


(2) Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège (Pour : 8 voix ; Contre : 26 voix ; Abstention : 24 voix dont le SNPTES, Refus de participer : 0 voix)

Le deuxième point marquant de ce CSE est le projet d’arrêté modifiant la réforme du collège entrée en vigueur en septembre dernier (http://www.snptes.fr/Une-rentree-scolaire-sous-tension.html). Cette réforme avait également suscité de nombreux débats et critiques (cf. Les Cahiers de la Recherche N°1) en particulier concernant les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) et la place réduite des Langues Anciennes. Le décret prévoit que :

  • les enseignements complémentaires (EPI et Accompagnement Personnalisé) soient répartis selon les établissements, en fonction du projet d’établissement ;
  • les EPI n’aient plus de thématiques obligatoires. Ils sont par ailleurs vidés de leur contenu disciplinaire. Ils serviront de support au parcours citoyen, au parcours avenir ou à l’éducation artistique et culturelle ;
  • l’introduction d’enseignements facultatifs puisse permettre de réintroduire l’enseignement d’une deuxième langue vivante dès la 6e et d’augmenter le volume horaire des langues anciennes qui avait été fortement réduit par la réforme.
PDF - 554.7 ko
CSE : Le SNPTES vote contre le retour à la semaine de quatre jours
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES s’est abstenu sur cet arrêté pour plusieurs raisons. Premièrement, la réforme n’a pas eu le temps d’être réellement mise en place qu’elle est déjà largement édulcorée. Ainsi, la pluridisciplinarité disparaît à regret du collège. Mais cet arrêté permet d’assouplir la réforme en permettant de réintroduire des dispositifs efficaces pour les élèves issus de milieux sociaux défavorisés comme les classes bi-langues. Il permet également de redonner une meilleure place à l’enseignement du latin et du grec. Cependant, ces améliorations se font par l’intermédiaire de l’autonomie des établissements ce qui va induire des différences croissantes entre les établissements. Le SNPTES dénonce un désengagement progressif de l’État au profit d’une autonomie croissante accordée aux chefs d’établissement.


Virginie Pellerin, Elise Marais et Amar Ammour

[1Rappel sur la réforme des rythmes scolaires de 2013/2014 :
La réforme des rythmes scolaires Organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires et des activités pédagogiques complémentaires : J.O. du 26-01-2013 : décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 et B.O. n°6 du 7 février 2013 : circulaire n° 2013-017 du 6 février 2013), mise en place dès 2013 et généralisée en 2014, a fait passer la scolarité hebdomadaire à l’école maternelle et élémentaire de quatre jours complets à neuf demi-journées de classe, libérant trois heures par semaine pour des activités périscolaires. « Des temps scolaires plus courts pour des temps éducatifs nouveaux  ». L’objectif est d’alléger la journée de classe dans le premier degré afin de respecter les rythmes d’apprentissage et de repos des enfants, de favoriser les apprentissages, en particulier la maîtrise des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) et réduire les difficultés scolaires des élèves les plus fragiles. Cette réforme nécessite l’articulation du temps scolaire et du temps périscolaire autour du Projet Éducatif Territorial (PEDT), notamment dans le cadre des activités périscolaires (TAP ou NAP). Le PEDT propose « à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école, organisant ainsi, dans le respect des compétences de chacun, la complémentarité des temps éducatifs ».

CAPN ITRF (automne 2017) : possibilités de promotions de grade

Conformément à la note de service 2017, les CAPN des ITRF se réuniront du 28 novembre au 1er décembre 2017, afin d’établir notamment les tableaux d’avancement.

Vous trouverez ci-dessous le nombre de possibilités pour les corps des techniciens et des ingénieurs d’études.

GRADES POSSIBILITÉS
IGE HC 56
IGE 1C 404
TECH RF CE 163
TECH RF CS 309

Pour information :
Examens professionnels :
- TECH RF CE - 162 possibilités
- TECH RF CS - 309 possibilités

Le nombre de possibilités pour le corps des ingénieurs de recherche sera publié ultérieurement, afin d’intégrer les améliorations apportées par l’application du PPCR.

Le SNPTES rencontre Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

À l’occasion de sa prise de fonction récente, Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ESRI), ancienne présidente de l’université de Nice Sophia Antipolis, a tenu à rencontrer le SNPTES le mercredi 31 mai 2017.

PDF - 663.6 ko
Le SNPTES rencontre Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Version téléchargeable et imprimable

Cela nous a donné l’occasion d’évoquer la volonté du SNPTES d’avoir un véritable plan de programmation budgétaire sur ce quinquennat. Sans faire de promesses, la ministre s’est engagée à respecter au minimum la volonté du président de la république de pérenniser et sanctuariser le budget de l’ESRI, voire d’aller plus loin pour tenir compte de l’élargissement du périmètre d’activité de ce ministère. La situation critique de certains établissements universitaires a également été évoquée, la ministre nous répondant qu’elle avait bien conscience, en tant qu’ancienne présidente, de la difficulté de certaines universités, à tenir dans leur budget les demandes faites par la tutelle. Le SNPTES a ensuite abordé les problématiques des dossiers en cours, PPCR, RIFSEEP, fonctionnarisation des PO des CROUS.

Le SNPTES a profité de cette rencontre pour dénoncer à nouveau au ministère des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel qui se sont déroulés dans une grande unité de recherche. Il n’est pas admissible, pour le SNPTES, que de tels comportements puissent exister mais encore moins, une fois dénoncés, qu’ils puissent perdurer.

Le SNPTES prend acte de la volonté de dialogue montrée par la ministre pour ce premier contact et rappelle qu’elle trouvera en face un partenaire social ayant cette même volonté. Il n’en reste pas moins que le SNPTES ne se contentera pas de paroles, mais qu’il jugera aux actes ce ministère. La préparation du budget 2018 donnera l’occasion de voir la volonté gouvernementale de faire de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation un élément moteur de leur politique générale.


Laurent Diez,
secrétaire général

Le SNPTES rencontre le ministre de l’Action et des comptes publics

Une délégation composée de représentants de la Fédération autonome de la fonction publique (FA-FP) et du SNPTES a rencontré Gérald Darmanin, Ministre de l’action et des comptes publics, le mardi 30 mai.

Le SNPTES a tout d’abord regretté que le Président de la République ait décidé, triste symbole, de priver un peu plus de 5 millions d’agents publics de la possibilité d’être représentés par un ministère de plein exercice en charge de la fonction publique... Le SNPTES a fait part de son souhait que le prochain remaniement ministériel, s’il y en a un avant l’été, soit l’occasion de réparer cette erreur. Gérald Darmanin a tenté de rassurer le SNPTES en lui précisant qu’il n’était pas exclu qu’il y ait prochainement un secrétariat d’État en charge de la Fonction publique...

Le SNPTES a profité de cette rencontre pour contester la volonté gouvernementale de réinstaurer le jour de carence dans la fonction publique alors même que l’État et ses différents employeurs sont incapables, par exemple, de mettre à la disposition de leurs agents une véritable médecine du travail et un suivi des agents... ou encore d’offrir (au sens propre !) aux agents publics une mutuelle complémentaire permettant à tous d’accéder aux soins...

PDF - 713.7 ko
Le SNPTES rencontre le ministre de l’Action et des comptes publics
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a aussi profité de cette première rencontre pour demander quelques précisions au Ministre sur l’engagement du candidat président qui souhaitait supprimer 120 000 fonctionnaires en sachant que certains secteurs, fort heureusement, ne seraient pas touchés par cette mesure (justice, sécurité publique, etc.), Monsieur Gérald Darmanin a tenté de rassurer le SNPTES en l’assurant qu’il n’y aurait « pas d’exercice comptable des suppressions de postes »... ou encore que « 120 000 postes n’est pas le but mais un moyen » (sic)...

À la demande du SNPTES, le Ministre a précisé que l’ensemble du dispositif PPCR s’appliquerait et, notamment, les dispositions réglementaires devant permettre son application qui ont été publiées tardivement (parfois entre les deux tours de l’élection présidentielle). Monsieur Gérald Darmanin a, à cette occasion, indiqué qu’il ne sera pas le « ministre d’une future loi » ce qui signifie, malheureusement, qu’il n’y aura pas de PPCR « 2 » ou de valorisation significative de l’ensemble des grilles et des carrières !

Enfin, le Ministre a précisé à la délégation FA-FP SNPTES qu’il y aurait sans doute cette année un « rendez-vous salarial » entre lui et les organisations syndicales mais sans nous donner d’autres précisions.


Alain Favennec,
secrétaire général adjoint

Création d’une section SNPTES en Nouvelle-Calédonie

PDF - 749.8 ko
Création d’une section SNPTES en Nouvelle-Calédonie
Version téléchargeable et imprimable

Une fois de plus et dans son ensemble, le SNPTES peut être fier de sa dynamique et de son rayonnement. La volonté de défendre tous les personnels et les valeurs que nous portons permet aujourd’hui la création d’une nouvelle section académique en Nouvelle-Calédonie.

Cette nouvelle extension de l’implantation de notre syndicat est à la hauteur des attentes et du soutien que nous avons collectivement la capacité d’apporter à nos adhérents et sympathisants de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de l’éducation nationale en Nouvelle-Calédonie.

Nos amis Ponove KELETAONA et Thierry HOIBIAN ont accepté de relever ce défi en prenant dans l’ordre, la charge de secrétaire académique et de trésorier de cette section.

Le Conseil national réunit le 30 mai 2017 a validé par un vote à l’unanimité cette nouvelle création et l’ensemble de ses membres souhaite la bienvenue à Ponove et Thierry, ainsi qu’à tous ceux qui nous ont rejoint et qui nous rejoindront encore dans notre démarche.

Alain Lithard
secrétaire national - secteur développement

JPEG - 231.4 ko
Le conseil national du SNPTES a validé par un vote à l’unanimité la nouvelle création de la section académique en Nouvelle-Calédonie
JPEG - 484.7 ko
De gauche à droite : Ponove KELETAONA et Thierry HOIBIAN
JPEG - 140.7 ko
JPEG - 224.1 ko
JPEG - 248.9 ko

Le SNPTES boycotte le CNESER du mardi 16 mai 2017

PDF - 509.6 ko
Boycott du CNESER - Communiqué intersyndical

Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) : malgré le retrait du projet de texte sur le master, le SNPTES boycotte la session du CNESER du mardi 16 mai 2017.

Pour le SNPTES, il est inadmissible de vouloir faire passer un texte de cette importance au CNESER permanent à un moment où il n’y a aucune possibilité de discussion avec le pouvoir politique.


Laurent Diez,
Secrétaire général

Décrets relatifs à l’application du protocole Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations

 Décrets relatifs à l’application du PPCR aux corps des personnels de catégorie A de l’Enseignement supérieur et la Recherche

Les textes relatifs à l’application du protocole Parcours professionnels carrières et rémunérations aux personnels des corps de catégorie A de l’Enseignement supérieur et la Recherche sont parus au Journal Officiel le 10 mai (décrets du 6 et 9 mai 2017).


 Décrets relatifs à l’application du PPCR aux personnels enseignants et d’éducation du ministère de l’Éducation nationale

Les textes relatifs à l’application du protocole Parcours professionnels carrières et rémunérations aux personnels enseignants et d’éducation du ministère de l’Éducation Nationale sont parus au Journal Officiel le 7 mai (décrets du 5 mai 2017).

Pour le SNPTES, le protocole de titularisation risque de transformer les PO des CROUS en fonctionnaires de seconde zone !

Le protocole d’accord relatif à la titularisation des personnels ouvriers des CROUS (PO), signé par le Président du CNOUS, par la CGT, la CFDT et la FSU, s’il entérine le fait que les PO pourront désormais devenir fonctionnaires - c’était le souhait du SNPTES ! - et que ces nouveaux fonctionnaires seraient bien des ITRF - à la demande du SNPTES -, prévoit malheureusement que l’ensemble des ITRF (ceux qui le sont déjà et ceux qui le deviendront) échappera, lors de la sélection en vue d’un avancement ou d’une promotion, à l’avis des commissions paritaires ITRF (CAPA et CAPN).
Cette décision est si lourde de conséquences que le SNPTES, pourtant attaché à ce plan de titularisation des PO, a refusé fermement de signer ce protocole. Il nous semble en effet dangereux de confier totalement la gestion des carrières aux directions car, en raison de quelques comportements locaux ou, de manière générale, en raison de l’absence d’objectivité, nous risquons d’assister à certaines dérives...
Le SNPTES a d’ailleurs proposé une solution intermédiaire, déjà existante dans les établissements d’enseignement supérieur, qui consistait à mettre en place des commissions paritaires d’établissement (pour chaque CROUS) permettant de présélectionner et classer les dossiers avant leur transmission aux CAPN et CAPA des ITRF. Cette proposition, sans doute trop simple puisqu’elle fonctionne déjà trop bien... n’a pas été retenue par les signataires...

PDF - 558.1 ko
Pour le SNPTES, le protocole de titularisation risque de transformer les PO des CROUS en fonctionnaires de seconde zone !
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES ce projet de titularisation devait être enfin l’occasion de sortir les personnels ouvriers des CROUS de l’ostracisme qui leur est imposé depuis de nombreuses années. Par la signature du protocole d’accord, la CGT, la CFDT et la FSU soutiennent la direction du CNOUS et les directeurs des CROUS qui ne veulent pas perdre leur mainmise notamment sur l’attribution des promotions... Les petits calculs font les grands amis !

Le SNPTES ne sait quoi penser de la position paradoxale de la CGT et de la FSU qui, dans leur combat contre la loi Travail (Loi El Khomri), s’opposaient avec virulence à un système qui, par un simple accord d’entreprise, permet de déroger aux dispositions conventionnelles alors que les mêmes FSU et CGT, pour les CROUS, acceptent un dispositif comparable, cette fois nocif, qui permet à un simple protocole d’appliquer un système plus défavorable pour les personnels des CROUS... Il y a des moments ou un peu de cohérence n’apparait pas comme un luxe !

Le SNPTES, pour autant, continuera à soutenir sa position, notamment auprès du ministère, et participera, comme le prévoit la réglementation et la jurisprudence, à l’ensemble des négociations qui portera sur l’application de ce protocole ; le SNPTES continuera, comme il l’a toujours fait, à faire échapper les principaux actes relatifs à nos carrières à différentes coteries ou à certains comportements (paternalisme, favoritisme, liens de proximité, etc.) pour ne retenir que le critère de la valeur professionnelle et des acquis de l’expérience.

Le SNPTES se montrera aussi vigilant sur d’autres aspects de ce protocole qui, par exemple, ne prévoit aucune possibilité pour un PO d’accéder, lors des recrutements réservés, à la catégorie A de la fonction publique alors que déjà quelques collègues exercent les missions qui pourraient permettre de tels recrutements (ce « détail » explique aussi notre refus de signer !) ou, autre point, remet en cause, par provocation... les dispositions issues de l’accord-cadre ARTT de 2001 !


Alain Favennec - secrétaire général adjoint

Titularisation des personnels Ouvrier (PO) des CROUS : le SNPTES refuse de signer le protocole d’accord !

PDF - 489.5 ko
Protocole d’accord conditions d’accès des PO à la FP
PDF - 554 ko
Titularisation des PO des CROUS...
Version téléchargeable et imprimable

Bien qu’extrêmement favorable à la titularisation des personnels ouvriers des CROUS dans les corps ITRF, le SNPTES vient de refuser de signer le protocole d’accord proposé par le ministère.

Le SNPTES considère que ce projet présente certains dangers notamment sur la délégation de gestion des personnels ITRF.

Le SNPTES exige que ces nouveaux fonctionnaires soient traités comme de vrais fonctionnaires et ne soient donc pas soumis à un régime particulier.

Le SNPTES usera de tous les moyens légaux pour faire revenir dans le droit commun les personnels ITRF des CROUS (nouveaux et anciens).


Alain Favennec, secrétaire général adjoint

Le SNPTES vigilant sur la prévention des risques psycho-sociaux à l’université d’Aix-Marseille

PDF - 565.7 ko
Le SNPTES vigilant sur la prévention des risques psycho sociaux à l’université d’Aix-Marseille
Version téléchargeable et imprimable

Lors du dernier comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d’Aix-Marseille Université, la direction a présenté un rapport d’expertise sur les risques psycho-sociaux (RPS). Le SNPTES prend acte de l’accomplissement de cette étude et se satisfait de voir une de ses revendications fortes de ces dernières années prise en compte.

A la demande notamment du SNPTES, la direction a accepté la mise en place d’un groupe de travail chargé de proposer un plan de prévention des RPS basé sur les préconisations du rapport. Ce groupe de travail, en dehors des organisations syndicales présentés au CHSCT, sera également composée d’un psychologue, du médecin de prévention, de la conseillère de prévention et de représentant de l’administration.

Le SNPTES prendra pleinement sa part dans ce groupe de travail et sera bien entendu force de proposition afin de contribuer à l’amélioration des conditions de travail et du bien-être des agents. Il s’appuiera sur l’Observatoire des RPS du SNPTES qui l’accompagnera dans sa démarche pour avoir un avis extérieur sur les plans d’action.


Daniel Laffite, secrétaire académique
Georges Reljic, délégué établissement

RIFSEEP : le CNRS s’ancre dans le monologue social !

Les projets d’arrêté d’adhésion des corps des ingénieurs et personnels techniques du CNRS et de note de gestion relative au RIFSEEP des ITA du CNRS ont été présentés au Comité technique ce jeudi 27 avril.

PDF - 544.9 ko
RIFSEEP : le CNRS s’ancre dans le monologue social !
Version téléchargeable et imprimable

Par ses multiples communiqués et sa pétition, le SNPTES a demandé que l’intégralité de l’enveloppe de 15 millions d’euros annoncée par le CNRS soit utilisée pour revaloriser la prime mensuelle (IFSE) de l’ensemble des ITA, sans distinction de leurs fonctions, sujétions et expertise. Malheureusement, la direction du CNRS n’a pas changé un iota à la dernière proposition de sa note de gestion et se contente d’ajuster les minima IFSE des IT sur les socles de gestion prescrits par le ministère.

En conséquence, le SNPTES a décidé de voter contre l’arrêté d’adhésion et la note de gestion présentée, comme il l’a indiqué lors de la lecture de sa déclaration liminaire portant sur le sujet.

Le SNPTES n’est pas dupe, la direction du CNRS mettra en œuvre le RIFSEEP tel qu’elle l’a décrit dans sa note de gestion et perd ici une occasion unique de réduire drastiquement [ou effacer] les inégalités indemnitaires entre ITA et ITRF alors qu’elle en avait les moyens.

Une fois de plus, le CNRS renonce au dialogue et s’ancre dans le monologue social.

Science en marche - 22 avril 2017

PDF - 578.8 ko
Science en marche - 22 avril 2017
Version téléchargeable et imprimable

La Marche pour les Sciences (March for Science) a été initiée aux États-Unis en réponse à la remise en cause des sciences et de la place du savoir scientifique dans la société américaine pour faire face à la menace d’entraver davantage la capacité des chercheurs de mener à bien leurs recherches et de diffuser leurs résultats. La marche pour la science aura lieu le 22 Avril Jour international de la Terre (ONU), et mobilisera près de 300 défilés dans plus de 20 pays (www.marchforscience.com).

Le SNPTES est attaché à la libre communication des pensées, des opinions et à la liberté d’expression qui ne doivent pas être entravées.

Le SNPTES soutient cette action et incite tous les personnels de l’enseignement et de la recherche à se mobiliser.


LE 22 AVRIL, LE SNPTES SOUTIENT LA MARCHE POUR LES SCIENCES POUR :
  • défendre l’indépendance de la recherche publiques ;
  • promouvoir un meilleur dialogue entre sciences et société ;
  • renforcer l’emploi de méthodes et résultats scientifiques dans le processus de décision politique.

Florence Bayeux, secrétaire nationale

Le SNPTES s’oppose à toutes tentatives de déstabilisation ou de démantèlement du CNU

La récente modification de l’article 46-1 du décret définissant le statut des enseignants-chercheurs, ainsi que les propositions de certains candidats à l’élection présidentielle tendent, une nouvelle fois, à remettre en cause la légitimité du Conseil national des universités (CNU).

Dans ce contexte, le SNPTES tient à rappeler son attachement inconditionnel au CNU et s’alarme de ces prises de position hostiles.

PDF - 600.2 ko
Le SNPTES s’oppose à toutes tentatives de déstabilisation ou de démantèlement du CNU
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, le CNU apporte la caution d’une homogénéité nationale dans le recrutement et le déroulement de carrière des enseignants-chercheurs. Cette instance collégiale et démocratique de pairs, au fondement de la communauté des enseignants-chercheurs, n’est pas un frein à la maîtrise de la politique scientifique et pédagogique des établissements, bien au contraire, elle est un gage d’indépendance face aux intérêts particuliers des établissements en garantissant une équité territoriale.

Ainsi, le CNU ne peut raisonnablement être considéré comme une entrave à l’excellence scientifique si souvent prônée, mais bien un garde-fou contre certaines dérives que tout un chacun souhaite voir disparaître.

Dans ces conditions, le SNPTES reste très attentif à la situation et s’oppose à toutes tentatives de déstabilisation ou de démantèlement du CNU.


Jérôme Giordano
Chargé de mission du SNPTES
secteur enseignants-chercheurs

CTMESR, le SNPTES s’abstient sur le projet de texte relatif au passage au RIFSEEP des ITRF-ITA

Déclaration du SNPTES au CTMESR du 10 avril 2017

Le comité technique ministériel (CTMESR) est appelé à donner son avis sur le projet d’arrêté ministériel destiné à permettre l’adhésion au RIFSEEP des corps ITRF-ITA ; en d’autres termes, une fois cet arrêté publié, les régimes indemnitaires dont bénéficient les ITRF et les ITA (PPRS, PFI, etc.) disparaîtront pour être remplacés sur le champ par un régime « général » censé se substituer à la plupart des primes actuellement existantes. Le SNPTES rappelle, afin de rassurer nos collègues, que lors du basculement vers le régime RIFSEEP, aucun agent ne perdra un euro sur sa fiche de paie.

Le SNPTES, en exergue aux débats, tient à rappeler qu’après d’âpres négociations il a pu obtenir certaines avancées et garanties de la part du Ministère :

  • l’augmentation des plafonds indemnitaires par rapport à ceux de la PPRS ce qui permettra enfin de supprimer les blocages réglementaires qui empêchaient toutes possibilités de revalorisation notamment pour de nombreux adjoints techniques et techniciens ;
  • la promesse de la ministre, suivi des engagements budgétaires conséquents, destinés, à la demande du SNPTES, à améliorer les régimes indemnitaires des ITA des EPST (CNRS, INSERM, INRA, etc) lors de leur passage au RIFSEEP (rappelons que les montants moyens de primes perçus par les ITA sont actuellement bien inférieurs aux montants moyens perçus par les ITRF) ;
  • l’accord de la DGRH ministérielle, répondant à la demande du SNPTES, d’aligner les minima ministériels des ITRF sur ceux de la filière administrative (AENES) accompagné d’un accord de principe d’un alignement à terme des ITA sur ces taux ;
  • enfin, cette mise en place d’un nouveau régime indemnitaire s’accompagne de négociations, déjà entamées, destinées à élaborer une circulaire ministérielle d’application du RIFSEEP aux ITRF. Les premières concertations relatives à cette circulaire ministérielle montrent une volonté d’améliorer le dialogue social et d’aboutir à un bon compromis.
PDF - 670.7 ko
Déclaration SNPTES au CTMESR du 10 avril 2017
Version téléchargeable et imprimable

Cependant le SNPTES tient, lors de ce comité technique ministériel, à rappeler son opposition à ce nouveau système en précisant que lors de sa création il avait fait, chose rare, l’objet d’un rejet de la part de l’ensemble des organisations syndicales... Le SNPTES est toujours réservé, car il pense que le plus urgent, en matière indemnitaire, est de rattraper le retard dont souffrent les BIATSS-ITA par rapport aux fonctionnaires des autres départements ministériels et non de mettre en place un système qui, mal utilisé et faute de moyens risquent d’accentuer encore plus ces différences entre fonctionnaires d’État ! Par ailleurs, le SNPTES, malgré les garanties que devraient apporter la future circulaire RIFSEEP, s’inquiète aussi du sort qui sera réservé aux fonctions qui ouvrent actuellement droit à la PFI. De plus, sans attendre le cadrage ministériel qui reste à finaliser (circulaire), certains établissements (CNRS et plusieurs universités) ont anticipé l’application de ce nouveau régime indemnitaire en faisant la part belle à l’individualisation, au détriment d’une revalorisation des minima de gestion. Enfin, d’une manière plus large, le SNPTES souhaite le passage vers un système plus juste qui verrait se réduire la part des rémunérations accessoires tout en augmentant parallèlement les indices et les possibilités de mener des carrières réellement intéressantes.

Le SNPTES, en raison du bilan que nous pouvons tirer de l’ensemble de ces points, a donc décidé de s’abstenir lors du vote portant sur le passage au RIFSEEP de nos collègues ITRF-ITA.

Paris, le 10 avril 2017

Alain Favennec,
secrétaire général adjoint

Enseignants-chercheurs : Le dispositif « Suivi de carrière » encore perfectible.

Après une phase de moratoire et d’expérimentation où certaines sections du Conseil national des universités (CNU) avaient à conseiller sur leur carrière des enseignants-chercheurs y participant de manière volontaire, le suivi de carrière se voit désormais étendu à tous les enseignants-chercheurs. L’absence d’un bilan réel et constructif de cette phase d’expérimentation, l’utilité non définie ou non assumée de ce suivi de carrière et les récentes prises de position de la Conférence des présidents d’université (CPU) et de nombreuses sections du CNU conduisent à une situation non tenable qui doit être assainie et apaisée.

Les enseignants-chercheurs ne sont évidemment pas opposés au suivi de carrière. L’évaluation de leurs activités a toujours fait partie de leur quotidien. Durant leur carrière, les enseignants-chercheurs ont à justifier de leurs activités lors de l’évaluation de leur unité de recherche, lorsqu’ils postulent à des promotions ou pour l’attribution des primes comme la Prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR). Les critères définissant le statut d’enseignant-chercheur publiant et non publiant sont clairs et connus pour tous les secteurs. En outre, les directions d’établissements peuvent d’ores et déjà porter une appréciation sur la qualité de leurs ressources humaines. La question se pose donc de l’objectif d’un suivi plus individualisé tel qu’il est proposé dans le décret n° 2014-997 du 2 septembre 2014. Que souhaitent tirer le ministère et les directions d’établissements de la procédure telle qu’elle est définie par ce décret ?

PDF - 700.3 ko
Enseignants Chercheurs : Le dispositif « Suivi de carrière » encore perfectible
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES n’a cessé de dénoncer les modalités de ce suivi de carrière depuis sa mise en application (communiqué SNPTES du 5 février 2016). Pour le SNPTES, le suivi de carrière tel qu’il est proposé n’apporte rien, ni aux enseignants-chercheurs ni aux établissements. Pire, il tend à sous-estimer l’implication des enseignants-chercheurs et conduit à penser que son seul dessein est l’aspect comptable menant à la mise en place de modulations de service. Si, par le suivi de carrière, le ministère et les directions d’établissements veulent faire de la gestion de leurs ressources humaines, qu’ils l’assument. Cependant, les risques sont grands à vouloir n’imposer aux enseignants-chercheurs que des mesures coercitives sans valorisation de leur implication ni aucune perspective d’amélioration de leur carrière et de leurs conditions de travail. Face à un avenir bouché, particulièrement pour les maîtres de conférences, quel est l’accompagnement professionnel, en rapport avec ce suivi de carrière, que les établissements se targuent d’offrir ? Toutes les promotions et primes offertes aux enseignants-chercheurs font déjà l’objet d’une évaluation propre, que cela soit par le CNU et/ou par des commissions locales de pairs.

Ainsi, pour le SNPTES, il est urgent de définir l’objectif de ce suivi de carrière personnalisé, qui, rappelons-le, se superpose aux évaluations collectives et lors des demandes de promotions. Les objectifs tels que décrits dans la circulaire ministérielle encadrant la mise en place du dispositif de suivi de carrière peuvent faire naître de fausses espérances, mais aussi une immense frustration au sein de la communauté des enseignants-chercheurs. Pour le SNPTES ce dispositif est perfectible, il faut donc poursuivre rapidement des concertations avec notre ministère de tutelle si l’on veut le rendre efficace et utile pour l’ensemble des parties prenantes.
Le SNPTES rappelle en outre son attachement inconditionnel au rôle du CNU tel que défini par le décret n°92-70.


Jérôme Giordano et Stéphane Pellerin
Chargés de mission du SNPTES
secteur enseignants-chercheurs

RIFSEEP au CNRS : la direction doit revoir ses calculs !

Début février, nous vous faisions part des nouvelles propositions de la direction du CNRS quant au RIFSEEP [1] Pour rappel, le ministère prévoit la mise en place du nouveau régime indemnitaire pour les ITA et ITRF à partir du 1er septembre 2017. Il a ainsi fléché une enveloppe de 4,9 M€ devant servir à la revalorisation de l’indemnitaire pour l’ensemble des ITA du CNRS dans le cadre de l’IFSE.

PDF - 601.6 ko
RIFSEEP au CNRS : la direction doit revoir ses calculs !
Version téléchargeable et imprimable

La direction du CNRS nous a indiqué avoir utilisé cette enveloppe, ainsi qu’un complément de 1,2M€ pris sur fonds propres, pour augmenter uniformément de 34% l’ensemble des groupes de l’IFSE.

Mais ce que la direction du CNRS n’a pas dit, c’est que conformément à sa volonté de voir le RIFSEEP appliqué aux ITA au 1er janvier 2017, elle a réparti l’enveloppe IFSE prévue pour 4 mois sur l’année complète.

Le SNPTES a calculé la revalorisation possible en réalisant des simulations à partir des chiffres du bilan social et parité 2015 du CNRS quant aux nombres de personnels, au montant de la PPRS après revalorisation du point d’indice au 1er février 2017 et aux montants des socles et blocs 1 annoncés par la direction du CNRS.

Dans le tableau ci-dessous, nous vous proposons de comparer le montant de la PPRS revalorisée, la proposition d’IFSE du CNRS, l’IFSE simulée en consommant l’enveloppe de 4,9M€ sur 4 mois, le tout en regard de la moyenne ministérielle du corps des ITRF :

CORPS

GRADE /

Groupe fonctionnel

PPRS

IFSE

(Bloc 1 + 34 %)

IFSE

(4 mois)

Moyenne ministérielle corps ITRF

IR

HC / G1

576 €

638 €

732 €

913 €

1C / G2

529 €

586 €

672 €

753 €

2C / G3

401 €

445 €

510 €

631 €

IE

HC / G1

341 €

379 €

442 €

538 €

1C / G2

281 €

320 €

373 €

438 €

2C / G3

281 €

312 €

358 €

433 €

AI

AI / G1

228 €

258 €

310 €

354 €

AI / G2

228 €

254 €

292 €

T

CE / G1

225 €

250 €

286 €

330 €

CS / G2

201 €

230 €

267 €

316 €

CN / G3

201 €

223 €

256 €

298 €

ATR

P1 / G1

171 €

198 €

227 €

218 €

P2 / G2

171 €

193 €

221 €

218 €

ATR / G2

167 €

191 €

219 €

209 €

Le SNPTES demande que l’intégralité de l’enveloppe ministérielle prévue pour 4 mois soit intégralement consommée pour la période prévue et consacrée à l’augmentation équitable de l’IFSE pour l’ensemble des personnels ITA !

Le SNPTES demande que l’enveloppe indemnitaire soit abondée en conséquence en cas de passage anticipé au RIFSEEP.


Xavier Duchemin
Secrétaire technique national

[1Pour rappel, le RIFSEEP se compose d’une IFSE mensuelle fixe liée au grade et à la fonction de l’agent, ainsi que d’un CIA variable.

Commissions scientifiques spécialisées : le SNPTES tient ses engagements !

Conformément à ses engagements électoraux, le SNPTES a réuni ses élus des commissions scientifiques spécialisées (CSS) et du conseil scientifique (CS), la vague C des évaluations des Unités Inserm touchant à sa fin. Cela permet donc de faire un premier bilan sur la situation des personnels des Unités mixtes de recherche Inserm.

Sur douze unités visitées, dix (83% !) font remonter les mêmes problématiques de souffrance au travail principalement dû à la précarité.

PDF - 145.2 ko
Commissions scientifiques spécialisées : le SNPTES tient ses engagements !
Version téléchargeable et imprimable

Le nombre trop important de contractuels, ayant une perspective d’avenir peu engageante (sans cesse dans la recherche d’un autre contrat) car peu d’espoir d’être titularisés, engendre des conditions de vie et de travail trop lourdes. Par ricochet les titulaires ne sont pas épargnés, car devoir former continuellement de nouveaux arrivants les restreint à un rôle de formateur au détriment de leurs fonctions scientifiques. L’absence de reconnaissance du rôle scientifique des ingénieurs et techniciens couplée au manque d’une vraie politique de carrière laisse place à un personnel en trop grande souffrance.

Le SNPTES exige des moyens humains et financiers pérennes pour une recherche ambitieuse permettant d’assurer le maintien et le développement des savoirs et des compétences par :

  • la création de postes de chercheurs, d’ingénieurs et techniciens titulaires ;
  • le financement pérenne des équipes de recherche ;
  • la remise en cause du mode de fonctionnement actuel de l’agence nationale de recherche (ANR).

Pour le SNPTES, l’ambition de défendre et développer les intérêts collectifs et individuels des personnels de l’Inserm commence par un respect des conditions de travail.


Le SNPTES est auprès de vous pour vous aider vous renseigner et répond à vos questions : http://forum.snptes.org/
Le SNPTES met à votre disposition de nombreux journaux spéciaux,
notamment un pour les contractuels


Tempête annoncée entre la Cour des comptes et la Ministre dans le cadre du progiciel siRHen !

Le 19 décembre 2016, le président de la Cour des comptes adressait à la Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, un courrier portant sur l’avenir du programme « Système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale (siRHen) ».

Ce courrier constate que des "facteurs de risques importants pèsent sur la poursuite du programme" siRHen pour la gestion des ressources humaines de l’éducation nationale dans un référé rendu public le 6 mars 2017 et que "des améliorations récentes sont insuffisantes pour redresser la trajectoire de siRHen".

Les sages de la rue Cambon proposent 3 recommandations à la Ministre pour "conforter le pilotage stratégique", "recentrer le programme sur ses fonctions socles" et enfin "renforcer et documenter le suivi financier du programme".

Le SNPTES a dénoncé, à maintes reprises, le pilotage catastrophique et irresponsable de ce projet engagé par les équipes ministérielles précédentes. Il constate, malheureusement, que la cour des comptes lui donne raison sur ce point.

Les sages de la rue Cambon notent aussi que « le succès dépendra de la prise en charge réussie des effectifs les plus nombreux, en particulier les populations enseignantes » dont la prise en charge par l’outil est prévue courant 2019.

La Ministre Najat Vallaud-Belkacem répond dans un courrier adressé à la cour le 17 février 2017 que « l’action engagée par le ministère dans le cadre de la refondation de siRHen devrait permettre de répondre à l’enjeu stratégique que représente la modernisation de son SIRH, outil majeur dans un système gérant et payant plus d’un million de personnes ».

PDF - 875.1 ko
Tempête annoncée entre la Cour des comptes et la Ministre dans le cadre du progiciel siRHen !
Version téléchargeable et imprimable

Ce projet, débuté en janvier 2007 et qui devait durer 7 ans pour un coût estimé à 80,1 M €, est pressenti maintenant pour durer 14 ans et coûter près d’un demi-milliard d’euros !

Le SNPTES dénonce depuis plusieurs années cette gabegie d’argent public aux dépens de toute l’informatique de l’éducation nationale et des personnels qui en dépendent mais aussi au détriment des familles et des élèves.

Dans sa réponse aux sages de la rue Cambon, la Ministre Najat Vallaud-Belkacem souligne que "l’action engagée par le ministère dans le cadre de la refondation de siRHen s’inscrit pleinement dans le sens des recommandations de la Cour" et que "la consolidation du pilotage stratégique du programme est engagée dans le sens souhaité par la Cour".

Gage pour notre Ministre, qu’elle ait réellement raison et que ce projet siRHen ne devienne pas un fiasco retentissant ce qui ressemblerait fortement au projet Louvois !


Le SNPTES continuera de dénoncer et combattre tous les choix irresponsables
pris par certains décideurs ministériels qui n’ont pas forcément
la « méthode agile » dans le cadre de ce projet siRHen !


Fabrice Orel,
secrétaire technique national

Le SNPTES attire l’attention sur les conditions de travail difficiles des professeurs de technologie

PDF - 700.6 ko
Le SNPTES attire l’attention sur les conditions de travail difficiles des professeurs de technologie
Version téléchargeable et imprimable

Avec la réforme du baccalauréat technologique, la série sciences et technologie de l’industrie et du développement durable (STI2D) et ses quatre spécialités [1] a remplacé la série sciences et technologies de l’industrie (STI). L’objectif était de proposer aux élèves une formation scientifique plus large et plus ouverte.

Du côté des enseignants, cette réforme a modifié leur mode de recrutement : les certificats d’aptitude au professorat de l’enseignement technologique (CAPET) de technologie et de la filière STI ont été supprimés à compter de la session de 2012 et remplacés par un CAPET de sciences industrielles de l’ingénieur (SII) avec quatre options [2] :

  • Architecture et construction
  • Énergie
  • Informatique et numérique
  • Ingénierie mécanique
    Les enseignants recrutés peuvent être affectés en collège (technologie) ou en lycée (SII).
PDF - 91.7 ko
Courrier SNPTES à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

Mais, depuis ces réformes, le recrutement des professeurs de technologie en collège ne cesse de se compliquer. Certaines académies se trouvant dans des situations ubuesques : elles manquent de professeurs titulaires recrutant des contractuels alors que le mouvement intra-académique est bloqué par des barres supérieures à 1000 points, bloquant ainsi la mobilité des personnels. Certains chefs d’établissement vont jusqu’à imposer à des enseignants de sciences (Sciences et Vie de la Terre et Physique-Chimie) de suppléer en technologie, sans aucune formation spécifique, mettant ces enseignants en difficulté devant leurs propres élèves et créant une réelle souffrance au travail.

Ce contexte est nuisible à la fois aux élèves et aux collègues.

Le SNPTES, dans un courrier adressé à la ministre de l’Éducation Nationale, souhaite donc attirer l’attention sur la situation d’enseignants, mais aussi d’un enseignement, qui méritent davantage de considération et d’intérêt.


Elise Marais
chargée de mission Éducation nationale

[1http://www.onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/Les-bacs-technologiques/Le-bac-STI2D-sciences-et-technologies-de-l-industrie-et-du-developpement-durable
Les quatre spécialités du Bac STI2D sont : innovation technologique et éco-conception, systèmes d’information et numérique, énergies et environnement et architecture et construction.

Conservateurs et bibliothécaires : Le SNPTES vote pour l’application du PPCR

Le Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) s’est prononcé, mardi 21 février 2017, sur les projets de décrets permettant l’application aux corps de catégorie A des engagements ministériels relatifs aux Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). Durant toutes les négociations préalables, le SNPTES a été particulièrement actif et force de propositions.

PDF - 671.4 ko
Conservateurs et bibliothécaires : Le SNPTES vote pour l’application du PPCR
Version téléchargeable et imprimable

Il restait néanmoins un point de désaccord avec le ministère qui a tenté en dernière minute d’imposer une mesure sans relation avec le PPCR. Il s’agissait d’ajouter à l’article 1er du décret n° 92-26 du 9 janvier 1992 une disposition imposant une mobilité forcée aux conservateurs des bibliothèques et aux conservateurs généraux des bibliothèques qui auraient occupé le « même poste de direction de bibliothèque ou de service commun de documentation ou d’une structure assimilée d’un établissement d’enseignement supérieur », pendant 5 ans. C’est la raison pour laquelle, le SNPTES, comme d’autres organisations, a déposé un amendement qui a été retenu par la directrice générale des ressources humaines, lors de cette séance du CTMESR.

Considérant que les autres mesures présentées pour les personnels des bibliothèques apportaient une amélioration des carrières et rémunérations, le SNPTES a voté favorablement les deux projets de décret, contrairement à d’autres syndicats.

PDF - 939.8 ko
Réforme des corps de la cat. A - Bibliothécaires et conservateurs - grilles de salaire 2016 - 2019

Pour mémoire, la mesure phare du PPCR est la prise en compte d’une revendication de longue date du SNPTES, l’alignement du corps des bibliothécaires sur les corps de A type. Ainsi les bibliothécaires bénéficieront enfin de la création au 1er septembre 2017 d’un grade d’avancement, la hors classe qui à terme (2020) permettra l’accès à l’indice majoré 821 (http://www.snptes.fr/IMG/pdf/grilles_a_bibv2.pdf).

Ce nouveau grade sera d’abord accessible par tableau d’avancement pour les bibliothécaires ayant atteint le 8e échelon, puis à partir de 2019 également par examen professionnel pour les bibliothécaires ayant atteint le 5e échelon.

Cette mesure d’équité n’améliore pas seulement la carrière des bibliothécaires : elle doit aussi permettre d’améliorer les possibilités de passage de B en A, actuel goulot d’étranglement qui pénalise toute la filière.

Par sa lecture critique et sans concession des projets de décret soumis en CTMESR, par son sens des responsabilités devant les perspectives ouvertes pour les personnels, le SNPTES a une fois de plus voté dans le sens de l’amélioration de carrière et de la défense des droits des personnels de bibliothèque. Nos revendications ne s’arrêtent pas là, tous les collègues attendant une évolution indiciaire et indemnitaire équitable entre filières et entre ministères. Le SNPTES mène actuellement des actions dans ce sens.


Emmanuel Maujean,
secrétaire technique national

Les propositions du SNPTES sur le dossier « mutation des enseignants-chercheurs » en grande partie satisfaites et des avancées constructives pour le PPCR

Le Comité technique des personnels enseignants titulaires et stagiaires de statut universitaire (C.T.U.) réuni le 20 février avait pour ordre du jour l’étude du projet de texte modifiant le décret enseignant-chercheur du 6 juin 1984. Le projet revisite notamment les procédures de mutation.
Dans une première écriture le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche proposait que ce soit le Conseil académique en formation restreinte qui examine les dossiers des candidats à la mutation, cette proposition avait été défendue par le SNPTES. Mais la CPU, par excès d’autoritarisme, voulait introduire une nouvelle disposition autorisant le directeur de composante à mettre en place un entretien préalable. Le ministère, écoutant les vives protestations d’une majorité d’organisations syndicales dont le SNPTES, n’a pas retenu cette proposition. Le SNPTES se félicite de ce consensus constructif.

PDF - 616.5 ko
Les propositions du SNPTES sur le dossier « mutation des enseignants-chercheurs »...
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, cependant, sera particulièrement vigilant dans la mise en œuvre des procédures de mutation pour qu’enfin les enseignants-chercheurs puissent bénéficier d’un droit à la mobilité comme tout agent de la Fonction publique.

Lors de ce CTU le ministère a fait un point sur l’application du PPCR pour les enseignants-chercheurs en rappelant les conditions d’accès à la Hors échelle B (HEB) pour les Maîtres de conférences (MCF). Le SNPTES maintient son rejet du contingentement à 10% du corps qui rendra, à terme, l’accès à cette hors échelle quasiment impossible pour une majorité de MCF. Il dénonce la prise en compte uniquement de l’investissement pédagogique pour l’accès à la HEB. Cette vision étroite écarte de facto toutes les autres missions statutaires des enseignants chercheurs. Le SNPTES poursuivra son action visant à infléchir les conditions d’accès à la HEB comme il l’a déjà fait lors de la tenue du CTMESR du 21 février par un amendement, déposé par ses représentants, exigeant la suppression de tout contingentement.
D’ailleurs cette disposition n’est, fort heureusement, pas appliquée aux professeurs des universités de 2e classe pour lesquels l’accès à la HEB, instauré par le PPCR, n’est pas contingenté.

La mobilisation se poursuit.


Jacques Drouet,
chargé de mission ESR

Le SNPTES dénonce les actions violentes menées contre certains lycées !

PDF - 526.4 ko
Le SNPTES dénonce les actions violentes menées contre certains lycées !

Le SNPTES dénonce avec la plus vive fermeté les attaques contre plusieurs lycées qui se sont déroulées ce jeudi 23 février 2017, il tient aussi à apporter son soutien aux personnels et lycéens qui ont été victimes de comportements inqualifiables.

Le SNPTES a, par ailleurs, un peu de difficultés à saisir le lien qu’il peut y avoir entre la dramatique affaire Théo et les attaques qu’ont eu à subir nos lycées... Ou si lien il y a, le SNPTES voit en ces événements qui conduisent quelques jeunes et parfois moins jeunes à s’en prendre aux institutions, l’une des conséquences néfastes de certains discours, « anti-fonctionnaires » en général et « anti-profs » en particulier, tenus dans certains milieux mais aussi, malheureusement, parfois relayés et "légitimés", par certains dirigeants politiques en campagne.

Le SNPTES se voit, une nouvelle fois, obligé de rappeler l’évidence : les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur, leurs personnels et usagers ont besoin, avant tout, de sérénité pour pouvoir travailler, pour cela il faut des moyens, une politique mais aussi, avant tout, des discours de paix et non de haine.


Alain Favennec
secrétaire général adjoint

CTMESR : Le SNPTES favorable à l’application immédiate du PPCR aux corps de catégorie A

Le comité technique ministériel est appelé à donner son avis sur deux projets de décrets modificateurs dont l’objet est, notamment, de mettre en application certains engagements gouvernementaux relatifs aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), aux personnels de catégorie A de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Le Ministère, après une série de négociations auxquelles le SNPTES a participé, soumet au comité technique des enseignants-chercheurs (CTU) et au CTMESR, un projet dont certaines dispositions, sans totalement nous satisfaire, présentent cependant quelques mesures positives :

  • revalorisation significative des différentes grilles de rémunérations ;
  • augmentations de certains ratios de promotion ;
  • passage à un corps à deux grades pour les ingénieurs d’études ITRF-ITA par fusion de la 1re classe et de la hors classe, accès à l’indice brut sommital 1015 ;
  • création d’une hors classe pour le corps des bibliothécaires avec, là aussi, l’accès à l’indice sommital brut 1015. Le corps des bibliothécaires devient ainsi, à la demande du SNPTES, un véritable corps " A type " ;
  • accès à la hors échelle B pour les ingénieurs de recherche ITRF-ITA ; accès à la hors classe par tableau d’avancement « classique » à côté du recrutement par examen professionnel ;
  • revalorisation significative de la grille des chargés de recherche avec fusion de la 1ere et de la seconde classe et, enfin, un accès à la hors échelle lettre (HEA) ;
  • même si, en raison de certaines oppositions (direction d’EPST et du SNTRS-CGT), l’intégration des assistants ingénieurs dans les corps des ingénieurs d’études n’a pas été retenue, l’échelon terminal est fortement revalorisé puisque son indice devient supérieur au dernier échelon de l’actuelle 2e classe du corps des ingénieurs d’études (IB 750) ;
  • accès à la hors échelle B pour les maîtres de conférences ;
  • accès à la hors échelle B pour les professeurs des universités de 2e classe ;
  • etc.
PDF - 942.6 ko
CTMESR : Le SNPTES favorable à l’application immédiate du PPCR aux corps de catégorie A
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a, comme à l’accoutumée, examiné de près les textes proposés à son avis et a ainsi déposé une série d’amendements pour :

  • demander l’intégration des assistants ingénieurs dans les corps d’ingénieurs d’études. Ce mandat du SNPTES, nous l’avons déjà précisé, permettrait d’offrir aux techniciens et aux assistants ingénieurs de réelles perspectives de carrière (avancements, promotions, mobilités, etc.) ;
  • créer des corps d’ingénieurs de recherche à trois grades comprenant : une classe normale, une hors classe (HEB) et une classe exceptionnelle (HED) ;
  • aligner totalement la grille des chargés de recherche sur celle des maîtres de conférences ;
  • supprimer le contingentement prévu pour l’accès à la hors échelle B de la hors classe des maîtres de conférences ;
  • demander la suppression du projet ministériel de mobilité forcée pour les conservateurs et conservateurs généraux occupant un poste de direction.

Lors du comité technique ministériel, nos représentants ont cru, à un moment donné, voir le SNTRS-CGT s’aligner enfin sur la position du SNPTES au sujet de l’intégration des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études, mais ce ne fut qu’une impression... La CGT propose en effet un système de maintien du recrutement dans le corps des assistants, mais envisage, simplement, un processus de promotion spécifique pour les assistants ingénieurs (sans préciser quelle proportion) qui exerceraient déjà des fonctions d’ingénieurs d’études... système qui existe déjà et qui s’appelle la liste d’aptitude !

Le projet du SNPTES de créer des corps d’ingénieurs de recherche à trois grades comprenant : une classe normale, une hors classe (HEB) et une classe exceptionnelle (HED) a été approuvé par le SNPTES, la CFDT et l’UNSA. La CGT, FO, la FSU et SUD se sont abstenus. Le SNPTES a proposé un amendement de repli conduisant à supprimer le contingentement de l’échelon spécial (HEB) qui a été soutenu par l’ensemble des organisations présentes. Le ministère déclare vouloir réfléchir sur la faisabilité de cette demande, comme celle du même type que nous avions formulée pour le corps des maîtres de conférences.

La demande du SNPTES d’aligner la grille des chargés de recherche sur la grille des maîtres de conférences obtient un vote à l’unanimité des représentants du personnel présents à ce comité technique ministériel, malheureusement cette proposition du SNPTES et malgré l’unanimité syndicale, ne sera pas retenue, pour l’instant, par le Ministère. Le SNPTES dénonce ici, mais aussi sur d’autres points, l’ombre des directions d’EPST qui, dans une démarche uniquement comptable, continuent, inexorablement, de pénaliser les carrières des chargés de recherche.

Concernant l’amendement du SNPTES de supprimer le projet ministériel de mobilité forcée pour les conservateurs et conservateurs généraux occupant un poste de direction, le ministère, face à une unanimité syndicale, a accepté de supprimer ce projet.

Enfin, sur l’ensemble des deux projets de décrets, le SNPTES considérant que ces textes contiennent des avancées positives a décidé de voter pour. Nous avons, comme toujours, pris nos responsabilités.

PDF - 745.6 ko
Projet de décret indiciaire PPCR aux personnels de catégorie A dans l’ESR
Version téléchargeable et imprimable
PDF - 994.3 ko
Projet de décret sur les dispositions statutaires relatives aux personnels de catégories A dans l’ ESR
Version téléchargeable et imprimable
PDF - 1.7 Mo
Amendements du SNPTES relatif au projet de décret statutaire
Version téléchargeable et imprimable

Alain Favennec,
secrétaire général adjoint

Livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche : le SNPTES entre satisfecit et inquiétude

PDF - 663.2 ko
Livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche : le SNPTES entre satisfécit et inquiétude
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES salue le travail effectué dans ce livre blanc, qu’il appelait de ses vœux dès les premières discussions sur la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche de juillet 2013. Les objectifs, notamment les augmentations d’effectifs étudiants pour l’accès aux diplômes d’enseignement supérieur, les moyens humains et financiers affectés, 1 350 emplois en plus annuels, 1 milliard d’euros annuels en plus, sont, pour le SNPTES, des mesures que nous réclamons depuis 5 ans.

Malgré tout, il reste quelques points noirs :

  • la non remise en cause du fonctionnement actuel de l’Agence nationale de la recherche (ANR) qui ne retient que 10 % des dossiers présentés au mépris du travail effectué par les équipes demandeuses, bien que la volonté affichée de remettre la science fondamentale au centre des financements récurrents aille dans le bon sens ;
  • la dépense du secteur privé en recherche et développement est ignorée et aucun plan n’est prévu pour qu’elle augmente alors même que c’est un vrai point faible pour la France ;
  • le Crédit impôt-recherche (CIR) est cruellement absent de ce rapport : ni de remise en cause, ni d’analyse des rapports déjà parus, alors que les dépenses annuelles du CIR représentent plus que les dépenses prévues sur 5 ans par ce plan ;
  • La dépense moyenne par étudiant masque de fortes disparités connues entre établissement du supérieur que ce livre blanc ne cherche pas à résoudre.

Au final, le SNPTES se demande ce qu’il adviendra de ce livre blanc dans le contexte pré-électoral. Il serait grand temps que l’enseignement supérieur et la recherche devienne un sujet fort des élections à venir.


Laurent Diez,
secrétaire général

Statut des enseignants-chercheurs : Le SNPTES s’oppose à la CPU

PDF - 161.2 ko
Courrier intersyndical

Le projet de décret modifiant celui du 6 juin 1984 relatif au statut des enseignants-chercheurs concerne deux mesures issues de la réunion conclusive de l’agenda social : la formation aux missions pédagogiques et la mobilité.

Concernant le premier point, le SNPTES se félicite de la mise en place d’une formation aux missions pédagogiques des enseignants chercheurs. Cette mesure, réclamée depuis longtemps, est salutaire et sera bénéfique dans la mise en place des pédagogies innovantes souhaitées par tous. Il reste cependant au Ministère à traduire en acte cette intention, à définir un cadre de formation qui dépasse la catégorie des seuls personnels nouvellement recrutés et à proposer son financement dans les prochains budgets relatifs à l’Enseignement supérieur.

PDF - 584.3 ko
Version téléchargeable

Sur le deuxième point, le ministère propose pour faciliter les mutations, particulièrement pour raison prioritaire, de déconnecter ces candidatures de la campagne de recrutement classique. Ainsi, leur examen serait réalisé par le Conseil Académique restreint et non par les comités de sélection. Cette demande de cadre spécifique aux mutations est une revendication fortement appuyée par le SNPTES. Or, la conférence des présidents d’université (CPU) veut amender le texte initialement proposé, obligeant les candidats à la mutation à avoir un entretien avec le directeur de la composante, à propos duquel il est utile de rappeler qu’il n’a pas de position hiérarchique sur ses collègues enseignants-chercheurs. Une fois de plus, la CPU confond autonomie et indépendance en voulant s’extraire des règlements nationaux statutaires et en bloquant les possibilités de mutation et donc de mobilités des personnels.

Le SNPTES ne peut donc que s’opposer à cette dérive dangereuse qui pourrait à terme concerner l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur. La conférence des présidents d’université perçoit-elle qu’en privant ainsi les enseignants chercheurs de la possibilité d’obtenir une mutation, elle engendre ainsi des situations compliquées et même, le SNPTES pèse ses mots, parfois des drames humains ?

Ainsi que le demande un courrier rédigé par les signataires du protocole d’agenda social (SNPTES, SGEN-CFDT et Sup-Recherche UNSA), le ministère se doit de supprimer le point contesté sur le recours à l’entretien individuel avec le directeur de composante et de s’en tenir à l’expertise des élus du conseil académique restreint.

Laurent Diez, secrétaire général

Titularisation des personnels ouvriers (PO) des CROUS , le SNPTES précise ses conditions à la signature d’un protocole d’accord

PDF - 607.7 ko
communique_crous_titularisation
Version téléchargeable
PDF - 236.8 ko
Courrier de Laurent Diez à Emmanuel GIANNESINI Président du CNOUS

« Dans un courrier transmis à Monsieur Emmanuel Giannesini, Président du CNOUS, Laurent Diez, secrétaire général du SNPTES, précise les points qui, en l’état, ne lui permettrait pas de signer le protocole d’accord relatif à la titularisation de nos collègues PO des CROUS ».

Le président du CNOUS a répondu par courriel au SNPTES :

"Je vous remercie pour ce courrier extrêmement clair et (je ne sais pas si c’est l’usage) je tiens à vous souligner à quel point j’apprécie la courtoisie et la clarté loyale avec laquelle il est rédigé. Les sujets que nous avons abordé sont stratégiques pour le réseau des œuvres et nous ne pourrions pas avancer sans discussions de qualité avec les organisations. Ce pourquoi il est si important que nous soyons de part et d’autre très clairs sur les sujets qui peuvent être discutés et ce sur lesquels vous ou nous ne souhaitons pas de modifications".

Le SNPTES, une fois ces points de blocage levés, continuera à représenter et à défendre les intérêts de nos collègues afin que ceux-ci puissent devenir des fonctionnaires à part entière.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Création d’un corps unique de psychologue scolaire

La création d’un corps unique des psychologues scolaires est actée avec la publication du décret statutaire le 2 février dernier.

PDF - 843.7 ko
Création d’un corps unique de psychologue scolaire
Version téléchargeable et imprimable

Ce corps unique des psychologues de l’Éducation nationale réunira les conseillers d’orientation-psychologues (second degré) et les psychologues scolaires de l’éducation nationale (premier degré) dans deux spécialités :

  • les psychologues de la spécialité Éducation, développement et apprentissages (EDA) exerceront leurs fonctions dans les écoles maternelles et élémentaires ;
  • les psychologues de la spécialité Éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle (EDCO) exerceront leurs fonctions dans les centres d’information et d’orientation (CIO) où ils sont affectés ainsi que dans les établissements d’enseignement du second degré relevant du secteur du centre d’information et d’orientation.

Les psychologues de l’éducation nationale peuvent également exercer leurs fonctions dans les autres services du ministère en charge de l’éducation nationale, dans les établissements publics qui en relèvent et dans les établissements d’enseignement supérieur.

Comment se passe le changement de corps ?

  • Pour les personnels du second degré, ils seront automatiquement intégrés dans ce nouveau corps.
  • Pour les personnels du premier degré, ils ont jusqu’au 1er juin 2017 pour choisir entre une intégration (à égalité d’échelon et d’ancienneté) et le détachement dans le nouveau corps.

Les missions des psychologues de l’EN

De manière générale les psychologues de l’éducation nationale contribuent à la réussite scolaire de tous les élèves, à la lutte contre les effets des inégalités sociales et à l’accès des jeunes à une qualification en vue de leur insertion professionnelle. Leurs missions revêt également une dimension de prévention et d’inclusion des élèves en difficulté et à besoins particuliers.

 

Psychologues EDA

Psychologues EDCO

Autorité

Recteur et Inspecteur de circonscription

Recteur et directeur du centre d’information et d’orientation

Missions

bien être et socialisation de tous les enfants,

le repérage, la prise en charge et la résolution des difficultés d’apprentissage,

investissement scolaire des élèves,

élaboration du projet scolaire et professionnel de l’élève,

volet orientation des projets d’établissements.

Le SNPTES a alerté à plusieurs reprises sur la nécessité d’une refonte du système d’orientation français et sur l’importance de reconnaître la spécificité des métiers liés à l’orientation. La création de ce corps unique est un premier pas vers ces objectifs, en particulier pour les psychologues scolaires qui jusqu’alors avaient le statut de professeur des écoles (poste fonctionnel) sans reconnaissance véritable de leur métier et qualification. Mais le nombre de postes ouverts aux nouveaux concours [1] devra être suffisant pour faire face à une pénurie de psychologues dans les différents échelons du système éducatif [2]

Par ailleurs, si le décret institue un corps unique, ce corps reste « double » avec des obligations de services et des primes non harmonisées entre les deux spécialités. Le SNPTES demande donc un alignement vers le haut des primes et des conditions de travail des personnels.

Enfin, ce décret unique ne résout pas les difficultés liées à la fragilisation des Centres d’Information et d’Orientation qui met à mal le service public d’orientation.
À consulter : http://snptes.fr/L-orientation-des-lyceens.html


Elise Marais & Virginie PELLERIN
Chargées de mission au SNPTES

[2Lors de la séance au sénat du 24 mai 2013 sur la refondation de l’école, en moyenne, la Vice-Présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication rappelait que : « la France compte un Copsy pour 1 500 élèves et un psychologue du premier degré pour 2 000 élèves, quand la Finlande, souvent citée en exemple, en dénombre un pour 500 à 700 élèves »..

RIFSEEP au CNRS : L’action du SNPTES commence à porter ses fruits !

Mercredi 1er février 2017, la direction du CNRS nous a présenté sa vision de l’application, aux ITA, du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). Pour rappel, faute de publication de certains arrêtés, ce nouveau régime indemnitaire, composé d’une indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) mensuelle liée à la fonction de l’agent, et d’un Complément indemnitaire annuel (CIA) modulable selon l’engagement professionnel et la manière de servir, n’est actuellement pas applicable aux ingénieurs et techniciens de l’enseignement supérieur et la recherche. Au niveau de sa mise en œuvre, rien ne vient profondément modifier ce que nous vous en exposions dans nos communiqués précédents. Néanmoins, grâce à l’utilisation de l’enveloppe (4,9M€) attribuée par le ministère pour revaloriser l’ensemble de l’indemnitaire ITA, certains blocages commencent à être levés.

Le SNPTES reconnait un premier pas pour tous, mais dénonce l’accentuation d’inégalités criantes !

PDF - 759.5 ko
RIFSEEP au CNRS : L’action du SNPTES commence à porter ses fruits !
Version téléchargeable et imprimable

Le CNRS affirme pourtant avoir ajouté 4M€ à l’enveloppe ministérielle. Le problème c’est que nous constatons avec indignation que seulement 0,6M€ profitera à l’ensemble des ITA. Le reste servira à l’augmentation de l’indemnitaire des cadres supérieurs administratifs de la direction centrale et des délégations régionales (910k€, dont une augmentation transversale de 20%), la reconnaissance des Personnels Compétents en Radioprotection (160k€), un abondement de l’enveloppe du CIA avec un fléchage vers les unités (444k€) et même des mesures sans lien avec le RIFSEEP (907k€) ainsi que les charges salariales dues à ces projets (979k€). Donc sur les 8,9M€ de l’enveloppe dédiée à la revalorisation de l’indemnitaire des ITA, seuls 69% serviront à l’ensemble de ceux-ci, le reste passant dans d’autres mesures et dans l’accentuation de l’individualisation des primes. Dans le tableau suivant, vous retrouverez les propositions actuelles du CNRS et les moyennes ministérielles pour les corps des ITRF en regard du montant de la PPRS moyenne mensuelle au 1er février 2017.

CORPS

GRADE

Groupe fonctionnel

PPRS

IFSE

(socle+bloc1)

Moyenne ministérielle corps ITRF

IR

HC

G1

576 €

638 €

913 €

1C

G2

529 €

586 €

753 €

2C

G3

401 €

445 €

631 €

IE

HC

G1

341 €

379 €

538 €

1C

G2

281 €

320 €

438 €

2C

G3

281 €

312 €

433 €

AI

AI

G2

228 €

254 €

354 €

T

CE

G1

225 €

250 €

330 €

CS

G2

201 €

230 €

316 €

CN

G3

201 €

223 €

298 €

ATR

P1

G1

171 €

198 €

218 €

P2

G2

171 €

193 €

209 €

ATR

G2

167 €

191 €

209 €

Pour le SNPTES, le compte n’y est pas !

Il demande que toute augmentation de l’enveloppe soit désormais entièrement consacrée à une augmentation équitable de l’IFSE, de manière à rattraper le retard pris par rapport aux montants versés aux ingénieurs et personnels techniques des autres ministères. Le SNPTES rappelle son opposition à la mise en œuvre du CIA. Il demande que le budget qui y est consacré soit utilisé à une augmentation des montants de base de l’IFSE (socle+bloc1).

Personnels de l’Éducation nationale : L’application du PPCR serait-elle à l’origine d’une baisse de la rémunération en janvier ?

PDF - 588.5 ko
Personnels de l’Éducation nationale : L’application du PPCR serait-elle à l’origine d’une baisse de la rémunération en janvier ?
Version téléchargeable et imprimable

Alors qu’en application du PPCR, la plupart des personnels de l’éducation nationale notamment les enseignants, les attachés, les adjoints techniques, les adjoints administratifs, les secrétaires et les techniciens s’attendaient à bénéficier d’une revalorisation de leur rémunération sur la paye de janvier, certains ont eu la mauvaise surprise de voir celle-ci baisser.

La raison en est simple. Dans de nombreuses académies le PPCR n’a tout simplement pas pu être mis en œuvre sur la paye de janvier, alors que les augmentations des cotisations salariales (CSG, CRDS et cotisation retraite) programmées de longue date ont, quant à elles, été appliquées.

Cette situation regrettable ne devrait être bientôt qu’un mauvais souvenir puisque tout rentrera progressivement dans l’ordre à partir de février, en même temps que la hausse du point d’indice (0,6%). D’autres mesures prévues dans le cadre du PPCR interviendront progressivement, selon les corps, jusqu’en 2019 ou 2020.

Le SNPTES ne critique pas pour autant le ministère, car il sait, par sa participation active à l’ensemble de ces négociations relatives à la mise en place du PPCR, que ces mesures, globalement positives, engendrent un nombre considérable d’actes administratifs et financiers et que nous n’étions donc pas à l’abri d’un tel dysfonctionnement. Le SNPTES sait aussi que nos collègues du ministère et ceux des services académiques ont œuvré sans relâche. Le rattrapage aura lieu prochainement et cet événement ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir...

Malgré tout le SNPTES s’inquiète, à l’occasion de cet incident, de la manière dont sera traitée, en janvier 2018, la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, car ce système, par essence, engendre des actes multiples et complexes sur les rémunérations et sur les fiches de paye. Tout sera-t-il prêt pour cette révolution fiscale dans les ministères et les services déconcentrés ?


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

RIFSEEP au CNRS : Le SNPTES obtient une réponse du ministère

Le 16 septembre 2016, par voie de communiqué de presse, le SNPTES dénonce l’attitude du CNRS qui, malgré l’attribution, par le ministère, d’un complément budgétaire dédié à la mise en œuvre du RIFSEEP, refuse d’augmenter les montants minimums de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Pour mémoire, cette indemnité qui sera mensualisée remplacera la PPRS et la PFI, au plus tard le 1er septembre 2017 (voir article du SNPTES).

Ce désaccord persistant a conduit le SNPTES à adresser un courrier à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

PDF - 63 ko
courrier d’Olivier NOBLECOURT, directeur de cabinet

La réponse du directeur de cabinet (courrier d’Olivier NOBLECOURT, directeur de cabinet) ne laisse planer aucun doute : "Les établissements publics scientifiques et technologiques ont été informés de ces dispositions ainsi que des conclusions de l’agenda social de l’enseignement supérieur [et de la recherche], parmi lesquelles figure l’engagement de travaux visant à la convergence indemnitaire entre les filières ITA, ITRF et administrative [administration de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur]".

PDF - 608.7 ko
RIFSEEP au CNRS : Le SNPTES obtient une réponse du ministère
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a toujours déclaré qu’il accepterait de discuter du RIFSEEP uniquement si sa revendication d’un alignement par le haut des régimes indemnitaires notamment des ITRF et ITA était prise en compte.

Le directeur de cabinet rappelle également que "la mise en œuvre d’un dialogue social de qualité est essentielle à la mise en œuvre du RIFSEEP". Le SNPTES espère que la direction du CNRS tiendra compte de ces remarques.

Le SNPTES fera preuve d’un esprit constructif en participant à la réunion intitulée "Suite séminaire RIFSEEP", programmée le 1er février 2017, mais il reste déterminé à faire prendre en compte l’engagement ministériel d’une convergence indemnitaire.


Le SNPTES crée son observatoire national des risques psychosociaux

Depuis sa création, le SNPTES a toujours mis au centre de son action syndicale la prévention contre les risques professionnels. Les risques psychosociaux (RPS) en font partie. Ils sont définis « comme les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental [1] ».

PDF - 550 ko
Le SNPTES crée son observatoire national des risques psychosociaux
Version téléchargeable et imprimable

Face à l’augmentation de cette catégorie particulière de risques professionnels, le SNPTES a créé dans un premier temps une cellule « mal-être au travail ». Il a organisé un colloque sur le stress au travail, en 2012 et des formations de ses militants.

La résolution générale du SNPTES votée, en octobre 2015, lors du Congrès de Forges-les-Eaux précise :
« le SNPTES poursuit sa lutte contre les risques psychosociaux en renforçant son réseau de veille et en créant son observatoire des risques psychosociaux. Des formations spécifiques seront organisées pour garantir l’efficacité du réseau ».

Ainsi, le SNPTES se lance dans une nouvelle étape en créant, le 14 décembre 2016 à Paris, son observatoire des risques psychosociaux.

JPEG - 192 ko


Fort de son maillage territorial, le SNPTES renforce également son réseau de correspondants RPS. Ces militants feront remonter, à l’observatoire, toutes les informations en leur possession, afin d’élaborer un bilan le plus exhaustif possible de la situation dans les établissements relevant de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le rôle de l’observatoire des risques psychosociaux du SNPTES ne se limitera pas à publier des bilans. L’observatoire devra également publier des recommandations, notamment en matière de prévention.

Grâce à la création de son observatoire et le renforcement de son réseau de veille, le SNPTES a pour ambition de devenir un acteur majeur dans la lutte contre les risques psychosociaux.


Marie-Agnès Despres,
secrétaire technique nationale
secteur santé et sécurité au travail

Conditions d’ancienneté pour l’avancement de grade des SAENES (Secrétaires) : Attention 2017 est une année transitoire !

PDF - 878.9 ko
Avancement de grade des SAENES ...
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES attire votre attention sur le fait que malgré les reclassements PPCR, la campagne d’avancements de grade [1] sera réalisée en 2017 avec les conditions d’ancienneté de 2016.

Comme pour les ADJAENES, les conditions de promouvabilité des tableaux d’avancement et examens pro 2017 pour le corps des SAENES sont celles en vigueur au 15 décembre 2016 mais sans tenir compte du reclassement PPCR, c’est à dire prenant en compte leur "situation qui aurait été la leur au 31 décembre 2017 si la réforme n’était pas intervenue".

Pas simple, mais dans le doute inscrivez-vous, il serait dommage de rater une opportunité à cause d’un doute, ce sera à l’administration de démontrer alors que votre ancienneté n’est pas suffisante.


Exemple :

Un ou une collègue secrétaire de classe normale (SAENES cl. N) qui a 2 ans et 6 mois au 9e échelon INM 400, au 31 décembre 2016, est reclassé au 1er janvier 2017, au 8e échelon INM 413 de la nouvelle échelle de rémunération B1 de SAENES de classe normale en conservant son ancienneté (2 ans 6 mois).

Comme, en 2017, il ne sera pas tenu, compte de ce reclassement pour la campagne d’avancement. Ce collègue pourra candidater à un avancement au choix (tableau d’avancement), pour obtenir une promotion dans le grade SAENES de classe supérieure ancienne formule. Les conditions de promouvabilité 2016 restent donc maintenues :

  • être au moins au 7e échelon de SAENES classe normale au 15 décembre 2016 ;
  • 5 ans de services effectifs en catégorie B (ou même niveau) au 31 décembre 2017.

S’il obtient une promotion, il sera reclassé, au 1er septembre 2017, de manière transitoire au 9e échelon de SAENES classe supérieure ancienne formule sans ancienneté puis, à la même date par PPCR au 8e échelon INM 433 en SAENES classe supérieure nouvelle formule (B2) sans ancienneté.
En clair, il gagne 20 points (33 pts au total : 20 pts examen pro et 13 pts PPCR).

C’est une chance qu’il ne faut pas laisser passer !

Pour résumer la situation de ce collègue :

  • 31 décembre 2016 - SAENES classe normale qui a 2 ans et 6 mois au 9e échelon INM 400 avant PPCR ;
  • 1er janvier 2017 - reclassement PPCR au 8e échelon INM 413 de la nouvelle échelle de rémunération B1 de SAENES de classe normale en conservant son ancienneté (2 ans 6 mois) soit un gain de 13 points d’indice majoré ;
  • 1er septembre 2017, en cas de promotion - reclassement transitoire au 9e échelon de SAENES classe supérieure, puis à la même date par le PPCR au 8e échelon INM 433 de SAENES classe supérieure nouvelle formule (B2) sans ancienneté soit un gain de 20 points.
PNG - 11.2 ko


Les militants du SNPTES se tiennent à votre disposition pour étudier votre situation individuelle.
Consultez l’espace de discussions SNPTES


Amar Ammour et Alain Charrier,
secrétaires nationaux

Conditions d’ancienneté pour l’avancement de grade des Techniciens ITRF : Attention 2017 est une année transitoire !

PDF - 988.7 ko
Avancement de grade des Techniciens ITRF : Attention 2017 est une année transitoire !
Version téléchargeable et imprimable

Les techniciens vont recevoir leur arrêté de reclassements du protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) avec date d’effet 1er janvier 2017.
Le SNPTES attire votre attention sur le fait que malgré les reclassements PPCR, la campagne d’avancements de grade [1] sera réalisée en 2017 avec les conditions d’ancienneté de 2016

Comme pour les ATRF, les conditions de promouvabilité des tableaux d’avancement et examens pro 2017 pour le corps des Techniciens ITRF sont celles en vigueur au 15 décembre 2016 mais sans tenir compte du reclassement PPCR, c’est à dire prenant en compte leur "situation qui aurait été la leur au 31 décembre 2017 si la réforme n’était pas intervenue".

Pas simple, mais dans le doute inscrivez-vous, il serait dommage de rater une opportunité à cause d’un doute, ce sera à l’administration de démontrer alors que votre ancienneté n’est pas suffisante.

Exemple :

Un ou une collègue TRF classe normale qui a 2 ans et 6 mois au 9e échelon INM 400, au 31 décembre 2016, est reclassé au 1er janvier 2017, au 8e échelon INM 413 de la nouvelle échelle de rémunération B1 de TRF de classe normale en conservant son ancienneté (2 ans 6 mois).

Comme, en 2017, il ne sera pas tenu, compte de ce reclassement pour la campagne d’avancement. Ce collègue pourra candidater à un avancement au choix (tableau d’avancement), pour obtenir une promotion dans le grade TRF de classe supérieure ancienne formule. Les conditions de promouvabilité 2016 restent donc maintenues :

  • être au moins au 7e échelon de TRF classe normale au 15 décembre 2016 ;
  • 5 ans de services effectifs en catégorie B (ou même niveau) au 31 décembre 2017.

S’il obtient une promotion, il sera reclassé, au 1er septembre 2017, de manière transitoire au 9e échelon de TRF classe supérieure ancienne formule sans ancienneté puis, à la même date par PPCR au 8e échelon INM 433 en TRF classe supérieure nouvelle formule (B2) sans ancienneté.

En clair, il gagne 20 points (33 pts au total : 20 pts examen pro et 13 pts PPCR).

C’est une chance qu’il ne faut pas laisser passer !

Pour résumer la situation de ce collègue :
  • 31 décembre 2016 – TRF classe normale qui a 2 ans et 6 mois au 9e échelon INM 400 avant PPCR ;
  • 1er janvier 2017 – reclassement PPCR au 8e échelon INM 413 de la nouvelle échelle de rémunération B1 de TRF de classe normale en conservant son ancienneté (2 ans 6 mois) soit un gain de 13 points d’indice majoré ;
  • 1er septembre 2017, en cas de promotion – reclassement transitoire au 9e échelon de TRF classe supérieure, puis à la même date par le PPCR au 8e échelon INM 433 de TRF classe supérieure nouvelle formule (B2) sans ancienneté soit un gain de 20 points ;
PNG - 11.2 ko


Les militants du SNPTES se tiennent à votre disposition pour étudier votre situation individuelle.
Consultez l’espace de discussions SNPTES


Sources
Note de gestion ministérielle page 84/161 et site MENESR
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid23281/les-examens-professionnels-i.t.r.f.html


Amar Ammour et Alain Charrier,
secrétaires nationaux

Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du 26 janvier 2017

Vœu commun présentés par le Sgen-CFDT, la Fep-CFDT, l’UNSA-Education et ses syndicats, la FCPE, la JPA, la Ligue de l’enseignement, l’UNEF, la FAGE, le SNPTES, l’UNEF, le SGL

Nos organisations saisissent l’occasion de cette première réunion d’une année électorale essentielle pour réaffirmer leur conception de ce que doit être une politique éducative ambitieuse :

  • une politique éducative ambitieuse ne peut évidemment être pilotée ni par des logiques de réduction budgétaire et de gestion au jour le jour, ni par la nostalgie d’un âge d’or aussi élitiste que mythique, mais par une vision prospective ancrée dans les réalités sociales et les enjeux du siècle. Pour répondre aux défis de la révolution numérique, à celui de la transition écologique, à des enjeux économiques et sociaux mondialisés sources de tensions et de replis, et à un questionnement légitime du fonctionnement de la démocratie, la France a besoin, en réaffirmant les valeurs républicaines qui la fondent, de consolider son école, l’École du XXIe siècle. Cela demande de la créativité, de l’ambition et de multiples investissements.
  • une politique éducative ambitieuse est possible à condition de mobiliser par un dialogue national et territorial tous les acteurs concernés : l’État, dans l’exercice de l’ensemble de ses missions éducatives coordonnées au sein d’un pôle interministériel éducatif, les collectivités territoriales, le monde associatif, l’ensemble de la communauté éducative… La participation des parents est indispensable et passe par leur implication dans tous les espaces de discussion et de décision. La parole des élèves doit aussi être entendue car ils ont leur mot à dire sur les questions éducatives qui les concernent en premier lieu. L’élaboration de projets partagés s’appuyant sur des partenariats et le principe de coéducation sont nécessaires pour répondre aux enjeux des politiques éducatives territoriales (incluant les PEDT), à l’ouverture culturelle et sociale que procurent les nouveaux temps organisés dans la logique de la réforme des temps scolaires ou de la transformation numérique.
  • une politique éducative ambitieuse doit se donner les moyens de faire réussir tous les élèves, tous les enfants, tous les jeunes et de réduire les inégalités qui minent notre système éducatif. Ne nous y trompons pas, les écarts de réussite nuisent à tous les élèves, et pas seulement à ceux qui échouent. La Refondation avait fixé cet objectif. Le socle commun de compétences, de connaissances et de culture, les nouveaux cycles, la priorité au primaire, le dispositif plus de maîtres que de classes, la refondation de l’éducation prioritaire et la réforme du collège sont allés dans ce sens. Mais l’ensemble reste à inscrire dans la durée pour le consolider et d’autres réformes sont encore nécessaires. L’échéance n’est donc pas la seule rentrée scolaire 2017. Il faudra aussi faire du lycée la première partie d’un continuum bac -3 bac+3 qui, après le temps de la scolarité commune, enrichisse le parcours des élèves en s’appuyant sur les projets de chacun, une pédagogie différenciée qui doit ambitionner l’accès aux études supérieures au plus grand nombre jusqu’à l’insertion sociale, professionnelle.
  • une politique éducative ambitieuse doit en effet s’inscrire dans le temps long
    pour aboutir.
    Le temps du développement d’une politique éducative n’est pas celui d’une mandature présidentielle. S’approprier la logique et le contenu des nouveaux programmes, la nouvelle organisation notamment du collège qui en découle nécessite du temps. Faire accepter les différences et leur richesse, dans une école inclusive et bienveillante pour tous les élèves, quelles que soient les particularités de leurs besoins éducatifs (moyens en personnels sociaux et de santé, besoin d’accompagnants, de partenariats), doit être un combat de tous les jours porté par l’ensemble de l’institution et la communauté éducative. La construction de dynamiques rassemblant l’ensemble des acteurs éducatifs dans des politiques publiques émancipatrices et innovantes au plus près des réalités singulières des territoires doivent s’inscrire dans la durée.
  • enfin, une politique éducative ambitieuse doit prendre en compte et valoriser tous les personnels, enseignants et non-enseignants, qui la mettent en œuvre dans l’ensemble du système éducatif, scolaire et hors scolaire.
    Le rétablissement d’une véritable formation initiale des enseignants-es dans le cadre des ESPE, composantes des universités, a été une étape importante. Enseigner est en effet un métier, quelle que soit la voie de formation qui doit s’enrichir, se dépasser, se projeter, se perfectionner tout au long d’une vie d’enseignement. C’est bien en diversifiant et en enrichissant ses pratiques pédagogiques que l’on contribue à la réussite de tous les élèves. La question de la relation aux parents doit être intégrée à la formation des enseignants, pour rendre effective la coéducation. Il est également indispensable d’investir dans une formation continuée et continue en lien avec la recherche pour tous les professionnels de l’Éducation.
    PDF - 51.1 ko
    Voeu commun CSE
    Version téléchargeable et imprimable


    La reconnaissance, la valorisation et la pérennisation du rôle et des missions de tous les personnels éducatifs est une exigence afin de garantir une politique publique d’Éducation ambitieuse et de qualité. Elle doit être réalisée au sein de chacun des départements ministériels contribuant à la mission éducatrice de l’État.
    L’expertise des équipes et leur autonomie doivent être reconnues à travers des modalités d’évaluation renouvelées et en renforçant un dialogue social de qualité à tous les échelons de l’institution.
    L’investissement de tous les agents publics doit également être reconnu financièrement : le protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) est à ce titre un cadre de revalorisation qui doit être pérennisé.

La mise en place progressive du protocole PPCR chez les enseignants

Le 1er janvier 2017, les premières mesures du protocole Parcours professionnels carrières et rémunérations (PPCR) entrent en vigueur pour les enseignants.

PDF - 753.8 ko
La mise en place progressive du protocole PPCR chez les enseignants
Version téléchargeable et imprimable

Ces mesures s’établissent à un rythme différent selon les corps. Ainsi, les professeurs des écoles et les professeurs certifiés bénéficieront dès janvier des premières augmentations de traitement brut alors que les directeurs d’école et les professeurs agrégés hors échelle devront attendre le mois de mars prochain.

Ce décalage par rapport à ce qui était initialement prévu est dû, selon le ministère, à la grande complexité et à la diversité des situations entre les différents corps de l’Éducation nationale. Les retards seront régularisés en mars prochain et tous les personnels seront reclassés dans la nouvelle grille en septembre 2017, comme le prévoit le calendrier.

Ces premières mesures seront suivies d’autres revalorisations selon un calendrier détaillé dans des publications antérieures du SNPTES


Pour les professeurs des écoles, certifiés, professeurs d’EPS, PLP, CPE, COP-Psy, professeurs bi admissibles ou adjoints d’enseignement :

  • Janvier 2017 : première partie de l’augmentation indiciaire : +6 points pour tous, dont 4 points de transfert prime-points [1] ;
  • Février 2017 : augmentation du point d’indice, +0,6 % ;
  • Mars 2017 : deuxième partie de l’augmentation indiciaire : jusqu’à +5 points en fonction de l’échelon, avec rattrapage au 1er janvier 2017.
Illustration :
Professeur certifié classe normale au 8e échelon :
décembre 2016 janvier 2017 février 2017 mars 2017
INM 531 537 537 542
Valeur point d’indice 4,658 4,658 4,686 4,686
Traitement Brut 2 473,40 2 501,35 2516,38 2 539,81
Retenue (3 points) -13,92 -13,92 -13,92
Hausse (4 points) 18,63 18,74 18,74
Différence 4,71 4,82 4,82

Pour les professeurs agrégés, CE-EPS et PEGC :

  • Janvier 2017 : première partie de l’augmentation indiciaire : +4 points pour tous, correspondant au transfert prime-points ;
  • Février 2017 : augmentation du point d’indice, +0,6 % ;
  • Mars 2017 : deuxième partie de l’augmentation indiciaire : jusqu’à +7 points en fonction de l’échelon, avec rattrapage au 1er janvier 2017.
Illustration :
Professeur agrégé classe normale 9e échelon
décembre 2016 janvier 2017 février 2017 mars 2017
INM 734 738 738 745
Valeur point d’indice 4,658 4,658 4,686 4,686
Traitement Brut 3 418,97 3 437,60 3 458,27 3 491,07
Retenue (3 points) -13,92 -13,92 -13,92
Hausse (4 points) 18,63 18,74 18,74
Différence 4,71 4,82 4,82

Revalorisation des primes :

Depuis septembre 2016 [2] , les professeurs des écoles perçoivent une ISAE équivalente à l’ISOE versée aux enseignants du secondaire. L’ISAE, créée en 2013, n’était jusqu’alors que de 400 euros par an (versée en deux fois). Elle est désormais versée mensuellement (100 euros par mois).

À consulter :
- La revalorisation des primes des enseignants du premier degré

S’il est regrettable que les premières mesures de revalorisation aient pris du retard, le protocole PPCR doit être appréhendé sur le long terme comme la première étape d’une revalorisation nécessaire des métiers de l’éducation nationale.


Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

[1Transfert prime/points : Pour les enseignants, l’augmentation de quatre points d’indice majoré à partir du 1er janvier 2017 et de cinq points à partir du 1er janvier 2018 sera compensée par une baisse de la prime. Il s’agit de la mesure dite transfert primes/points. Sur le bulletin de paye, le montant de prime sera inchangé, mais une ligne sera ajoutée intitulée « transferts prime/points » d’un montant de 13,92 euros mensuels en 2017 puis de 18,50 euros en 2018. Ces 9 points d’indice pris sur les primes permettent une revalorisation d’environ 15€/mois de la retraite.

[2Le paiement de l’ISAE revalorisée n’a cependant été effectif qu’en octobre 2016, avec effet rétroactif

Création d’une nouvelle section SNPTES en Polynésie Française

La volonté de construire, de sortir de l’isolement et d’être au plus proche de tous les personnels de l’éducation et de l’enseignement supérieur et de la recherche de la Polynésie Française ont conduit à l’aboutissement de ce projet.

La création d’une nouvelle section est un évènement important, car il démontre la capacité du SNPTES à se développer et surtout de répondre aux multiples attentes des personnels qu’il représente.

C’est dans ce cadre et avec cet objectif que s’est tenu en fin d’année 2016 l’assemblée fondatrice de la section de Polynésie Française durant laquelle nos amis ont été élus aux principales responsabilités de la section académique :

  • Secrétaire académique Adil ABOUNAIDANE ;
  • Secrétaire académique adjoint Marius PATCHIAPIN ;
  • Trésorier académique Humberto DUARTE.
JPEG - 51.7 ko

Le conseil national réunit du 24 au 25 janvier 2017 a validé par un vote à l’unanimité cette nouvelle création.

JPEG - 48 ko

Les difficiles conditions climatiques ont contraint le secrétaire académique de la section à reporter ce déplacement.
L’ensemble des membres du conseil national a exprimé son soutien et sa solidarité face à l’épreuve à laquelle doit faire face le peuple polynésien et leur transmet toute sa sympathie.

Le SNPTES s’engage dans cette nouvelle création avec force et détermination. Le développement actuel du nombre de nos adhérents polynésiens est un premier écho favorable à l’investissement et à la volonté de nos militants locaux.

Mānava à toutes et à tous !

Alain Lithard
secrétaire national

Comité technique ministériel, déclaration du SNPTES

Le SNPTES profite de ce comité technique ministériel pour adresser ses vœux à l’ensemble des personnels du ministère.

Le SNPTES tient à réagir vivement contre les propos tenus, dans sa déclaration préalable, par la CGT. Le SNPTES ne peut admettre certains propos et notamment l’accusation selon laquelle nous travaillerons, avec le ministère dans « la clandestinité »... mais surtout le SNPTES ne peut admettre que la CGT puisse nous traiter de « minoritaires », en parlant de la CFDT, la FSU, l’UNSA et le SNPTES, qui, au sein de ce CTMESR, sont bien au contraire majoritaires.

PDF - 610.5 ko
Projet de décret ministériel

Ce comité technique se réunit pour étudier un projet de texte qui, en modifiant différents décrets statutaires ou indiciaires, permettra à un nombre conséquent de fonctionnaires de catégorie A, ITRF, ITA, bibliothécaires, conservateurs, enseignants-chercheurs, chercheurs, de bénéficier, avec effet rétroactif au 1er janvier 2017, des premières mesures du parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).
Nous précisons que nos collègues de catégories C et B ainsi que certains corps de catégorie A, par exemple celui des attachés, ont, fort heureusement, déjà bénéficié de ces mesures. Le SNPTES tient, sur ce point, à remercier nos collègues des services administratifs puisque les arrêtés des collègues concernés ont déjà été notifiés.

PDF - 739.3 ko
Comité technique ministériel, déclaration du SNPTES
Version téléchargeable et imprimable

Même si le SNPTES est parfaitement conscient que la mise en place du PPCR engendre pour les services ministériels un travail important, qui plus est dans un calendrier restreint, il regrette cependant que l’ensemble des textes ne puisse pas être examiné suffisamment tôt afin d’écarter le risque de voir une éventuelle alternance politique mettre à bas les avancées du PPCR.
En effet, même si le SNPTES a souligné, à plusieurs reprises, que ces modifications statutaires n’étaient pas toutes à la hauteur de nos attentes ou avaient un goût d’inachevé, il ne faudrait pas, pour une raison quelconque que ces mesures ne puissent voir le jour où, autrement dit, que le PPCR se borne, pour nos collègues de catégorie A, aux simples modifications indiciaires que nous examinons aujourd’hui.
Bref, nous devons faire vite, le SNPTES réclame donc la tenue d’un CTMESR et d’un CTU, dans le mois à venir, au cours desquels sera examiné l’ensemble des modifications statutaires sur lequel s’est engagée Madame la Ministre, que ces mesures soient issues du PPCR ou du protocole social à destination des personnels signé par le SNPTES.

Le SNPTES profitera de ce prochain CTMESR pour déposer plusieurs amendements :

  • intégration de nos collègues assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études ;
  • fusion du 1er et 2e grade pour le corps des ingénieurs de recherche ;
  • grilles des chargés de recherche comparables à celles des maîtres de conférences ;
  • décontingentement de l’accès à la hors échelle B pour les maîtres de conférences et ingénieurs de recherche, etc.

Il est plus que temps que les engagements ministériels se réalisent !


Alain Favennec, secrétaire général adjoint

Déclaration du SNPTES suite aux concertations ministérielles relatives à l’application du PPCR aux catégories A

Favorable à la signature du protocole PPCR, le SNPTES est satisfait que les premières mesures, applicables aux corps des catégories B et C ainsi qu’au corps des attachés, soient désormais effectives.

Le SNPTES remercie Madame la Ministre et Monsieur le Secrétaire d’État de nous réunir aujourd’hui pour ouvrir enfin officiellement les concertations relatives à l’application du protocole relatif au parcours professionnel (PPCR) de la fonction publique aux personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche de catégorie A.

Le SNPTES a participé activement à toutes les réunions préalables à ces concertations (rencontres bilatérales notamment avec le cabinet MENESR, la DGAFP, la DGRH, etc.).

PDF - 340.5 ko
Réforme des corps de la cat. A - ITRF/ITA - grilles de salaire 2016 - 2019

Le SNPTES est satisfait de voir prises en compte, dans la version présentée aujourd’hui, certaines de ses propositions de modifications du projet initial (augmentation des ratios de promotion, création d’un avancement au choix pour l’accès au grade des ingénieurs de recherche hors classe, etc.). Néanmoins il maintient fermement sa revendication concernant l’intégration des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études. Le SNPTES, qui à l’origine portait seul ce projet, a sensibilisé et convaincu d’autres acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. En 2009, le Plan carrières comprenait cette intégration, en 2012 le rapport final des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche contenait cette revendication, reprise également par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et en 2013 par la conférence des présidents d’universités (CPU) dans leurs propositions issues du colloque de Rennes.

PDF - 939.8 ko
Réforme des corps de la cat. A - Bibliothécaires et conservateurs - grilles de salaire 2016 - 2019

C’est pourquoi le SNPTES, malgré les améliorations apportées, ne peut se satisfaire de la proposition du maintien du corps des assistants ingénieurs. Si l’intégration n’est pas mise en œuvre dès 2017, le SNPTES demande une revalorisation de la grille des assistants ingénieurs permettant un alignement sur la grille du premier grade des ingénieurs d’études après application du PPCR.

Au sujet des propositions relatives au corps des ingénieurs d’études, le SNPTES se félicite de voir retenue une revendication qu’il porte depuis plus de 10 ans : la fusion de la 1re classe et de la hors classe, d’autant plus que cette mesure est accompagnée d’une revalorisation significative de la grille de rémunération. Il était temps puisque que de nombreux corps « A-type » homologues à celui des ingénieurs d’études ont bénéficié de cette amélioration dès l’année 2006.

PDF - 79 ko
Réforme des corps de la cat. A - Attachés d’administration de l’Etat - grilles de salaire 2016 - 2019

Pour mémoire, le corps des ingénieurs de recherche pourtant considéré comme un corps « A+ » n’a pas été revalorisé depuis sa création dans les années 80. Il en résulte un grand décalage avec d’autres corps de A+. Ainsi, le SNPTES demande la fusion de la 2e et de la 1re classe du corps des ingénieurs de recherche, dispositions dont ont bénéficié par le passé les maîtres de conférences et les conservateurs de bibliothèque. Le SNPTES demande également la création d’un nouveau grade à accès fonctionnel débouchant à la hors échelle D. Le SNPTES ne peut que manifester son désaccord face à ce projet, dont les seules avancées consistent en la création d’un avancement au choix pour l’accès des ingénieurs de recherche de première classe à la hors classe et l’accès à la hors échelle B, pour lequel le SNPTES demande le décontingentement.

Le SNPTES revendiquait depuis de nombreuses années l’alignement du corps des bibliothécaires sur les corps de A type. Il ne peut qu’être satisfait de l’aboutissement de ce projet.

PDF - 621.6 ko
Déclaration du SNPTES aux concertations ministérielles relatives à l’application du PPCR aux catégories A
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES revendique également une revalorisation du premier grade du corps des conservateurs permettant d’atteindre l’indice majoré 830 et un accès à la hors échelle B pour le grade des conservateurs en chef.

Pour les maîtres de conférences, le SNPTES dénonce le manque d’ambition du projet et continue à revendiquer une revalorisation significative des grilles de salaires des enseignants-chercheurs, des créations supplémentaires des postes de professeurs des Universités pour améliorer les perspectives de carrière, une augmentation des possibilités d’accès à la hors classe pour les maîtres de conférences, que la HEB soit accessible automatiquement sans contingentement supplémentaire.

Pour les chargés de recherche, éternels oubliés des réformes…, le SNPTES est satisfait de la fusion de la deuxième et première classe, ainsi que la création d’une hors classe, par contre il continue à exiger l’alignement total de la grille avec celle des maîtres de conférences.


Modalités des transpositions PPCR aux corps de catégorie A (documents ministériels)

En parallèle du PPCR, le SNPTES demande une revalorisation de la rémunération des contractuels

Si la loi du 12 mars 2012, dite Loi Sauvadet, a permis à certains de nos collègues contractuels de devenir fonctionnaires grâce à des recrutements réservés, cette loi a élargi, fortement, la possibilité, pour d’autres, d’obtenir un contrat de travail à durée indéterminée (CDI), mais n’a malheureusement pas offert à ces derniers, malgré ce que son titre pouvait laisser entendre, « l’amélioration des conditions d’emploi », une quelconque perspective d’évolution de carrière. En d’autres termes, le SNPTES dénonce le fait que ces collègues non titulaires, dans un bon nombre de cas, ne voient jamais leurs salaires évoluer sur quelques années ou mêmes décennies... certains demeurent ainsi payés au niveau du SMIC ou du plus faible indice de référence de la fonction publique (ce qui revient au même) tout au long de leurs « carrières », parfois très longues.

PDF - 551.1 ko
En parallèle du PPCR, le SNPTES demande une revalorisation de la rémunération des contractuels
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES demande donc, la mise en place d’un plan ministériel construit autour de deux axes :

  • Contraindre les services et établissements à appliquer la loi... et, plus précisément, à ouvrir des postes de fonctionnaires au lieu de recourir, notamment dans les établissements d’enseignement supérieur, à des recrutements faits en marge de la légalité (le recteur doit en la matière opérer enfin son contrôle !). Ces postes de titulaires, notamment grâce à la formation continue, doivent aussi, de fait, pouvoir bénéficier à nos collègues contractuels. Pour le SNPTES, il convient de faire perdurer un système de titularisation sans concours (quelle est la nécessité de démontrer des compétences à remplir des fonctions que l’on exerce depuis des années ?) et que, lors de la titularisation, l’ancienneté de services publics soit totalement prise en compte (au nom de quel principe une année de contractuel ne devrait compter que pour six mois ?).
  • Offrir aux non titulaires une réelle évolution de rémunération, celle-ci ne pouvant reposer, comme le prévoit la réglementation, sur une " négociation " qui doit avoir lieu tous les trois ans, mais sur un dispositif négocié avec les organisations syndicales représentatives afin de ne plus jouer uniquement sur la négociation individuelle (de fait très compliqué à mener pour un collègue se retrouvant seul face à sa hiérarchie...), mais sur un dispositif d’évolution de rémunération encadré qui bénéficierait à l’ensemble des collègues concernés. Pour le SNPTES ce système ne devrait pas, pour différentes raisons, être calqué pour autant sur les grilles et carrières des corps de fonctionnaires : le statut doit demeurer la règle !

Pour le SNPTES, attaché viscéralement au statut de fonctionnaires, les contractuels doivent pouvoir accéder à l’emploi titulaire, mais, pour autant, ne doivent pas être condamnés, tant qu’ils demeurent contractuels, à ne pas pouvoir évoluer notamment en termes de rémunération.


Alain Favennec
secrétaire général adjoint

Avancement de grade des adjoints administratifs : Attention 2017 est une année transitoire !

PDF - 834.2 ko
Avancement de grade des adjoints administratifs : Attention 2017 est une année transitoire !
Version téléchargeable et imprimable

Les adjoints administratifs commencent à recevoir leur arrêté de reclassements dans le nouveau corps des adjoints administratifs à 3 grades (date d’effet 1er janvier 2017). Il s’agit de l’application du protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).

Le SNPTES attire votre attention sur le fait que malgré les reclassements PPCR, la campagne d’avancements de grade [1] sera réalisée en 2017, comme si cette réforme n’avait pas été appliquée.

Exemple :

un collègue adjoint administratif 1re classe qui est au 9e échelon, au 31 décembre 2016, est reclassé au 1er janvier 2017, au 7e échelon du nouveau grade adjoint administratif P2.
Comme, en 2017, il ne sera pas tenu, compte de ce reclassement pour la campagne d’avancement. Ce collègue pourra candidater à un avancement au choix (tableau d’avancement), pour obtenir une promotion dans le grade adjoint administratif P2 ancienne formule. Les conditions de promouvabilités 2017 restent donc maintenues :

  • être adjoint administratif de 1re classe ;
  • avoir au moins atteint le 5e échelon au 31 décembre 2017 ;
  • compter au moins 6 ans de services effectifs dans le grade au 31 décembre 2017.

S’il obtient une promotion, il sera reclassé, au 1er septembre 2017, de manière transitoire au 9e échelon du grade adjoint administratif P2 ancienne formule (E5), puis, à la même date, au 8e échelon du nouveau grade adjoint administratif P2 (C2). En clair, il gagne un échelon, par rapport au reclassement dont il a bénéficié au 1er janvier.
C’est une chance qu’il ne faut pas laisser passer !

Pour résumer la situation de ce collègue :
  • 31 décembre 2016 – adjoint administratif 1re classe au 9e échelon (grade avant PPCR), échelle de rémunération E4 ;
  • 1er janvier 2017 – reclassement adjoint administratif P2 7e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 10 points d’indice majoré) ;
  • 1er septembre 2017, en cas de promotion – reclassement adjoint administratif P2 8e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 26 points, par rapport à la situation en 2016).
PNG - 11.2 ko

Les militants du SNPTES se tiennent à votre disposition pour étudier votre situation individuelle.
Consultez l’espace de discussions SNPTES

Avancement de grade des magasiniers : Attention 2017 est une année transitoire !

PDF - 821.2 ko
Avancement de grade des magasiniers : Attention 2017 est une année transitoire !
Version téléchargeable et imprimable

Les magasiniers commencent à recevoir leur arrêté de reclassements dans le nouveau corps des magasiniers à 3 grades (date d’effet 1er janvier 2017). Il s’agit de l’application du protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).

Le SNPTES attire votre attention sur le fait que malgré les reclassements PPCR, la campagne d’avancements de grade sera réalisée en 2017, comme si cette réforme n’avait pas été appliquée.

Exemple :

un collègue magasinier 1re classe qui est au 9e échelon, au 31 décembre 2016, est reclassé au 1er janvier 2017, au 7e échelon du nouveau grade magasinier P2.
Comme, en 2017, il ne sera pas tenu, compte de ce reclassement pour la campagne d’avancement. Ce collègue pourra candidater à un avancement au choix (tableau d’avancement), pour obtenir une promotion dans le grade magasinier P2 ancienne formule. Les conditions de promouvabilités 2017 restent donc maintenues :

  • être magasinier de 1re classe ;
  • avoir au moins atteint le 7e échelon au 31 décembre 2017 ;
  • compter au moins 6 ans de services effectifs dans le grade au 31 décembre 2017.

S’il obtient une promotion, il sera reclassé, au 1er septembre 2017, de manière transitoire au 9e échelon du grade magasinier P2 ancienne formule (E5), puis, à la même date, au 8e échelon du nouveau grade magasinier P2 (C2). En clair, il gagne un échelon, par rapport au reclassement dont il a bénéficié au 1er janvier.
C’est une chance qu’il ne faut pas laisser passer !

Pour résumer la situation de ce collègue :
  • 31 décembre 2016 – magasinier 1re classe au 9e échelon (grade avant PPCR), échelle de rémunération E4 ;
  • 1er janvier 2017 – reclassement magasinier P2 7e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 10 points d’indice majoré) ;
  • 1er septembre 2017, en cas de promotion – reclassement magasinier P2 8e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 26 points, par rapport à la situation en 2016).

Les militants du SNPTES se tiennent à votre disposition pour étudier votre situation individuelle. Contactez-les !


Emmanuel Maujean
secrétaire technique national
secteur personnels des bibliothèques

Avancement de grade des adjoints techniques : Attention 2017 est une année transitoire !

PDF - 805.2 ko
Avancement de grade des adjoints techniques : Attention 2017 est une année transitoire !
Version téléchargeable et imprimable

Les adjoints techniques de recherche et de formation (ATRF) commencent à recevoir leur arrêté de reclassements dans le nouveau corps des adjoints techniques à 3 grades (date d’effet 1er janvier 2017). Il s’agit de l’application du protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).

Le SNPTES attire votre attention sur le fait que malgré les reclassements PPCR, la campagne d’avancements de grade [1] sera réalisé en 2017, comme si cette réforme n’avait pas été appliquée.

Exemple :

un collègue ATRF 1re classe qui est au 9e échelon, au 31 décembre 2016, est reclassé au 1er janvier 2017, au 7e échelon du nouveau grade ATRF P2.
Comme, en 2017, il ne sera pas tenu, compte de ce reclassement pour la campagne d’avancement. Ce collègue pourra candidater à un avancement au choix (tableau d’avancement) et par examen professionnel, pour obtenir une promotion dans le grade ATRF P2 ancienne formule. Les conditions de promouvabilités 2017 restent donc maintenues :

  • être ATRF 1re classe ;
  • avoir au moins 6 ans de services effectifs dans le grade.

S’il obtient une promotion, il sera reclassé, au 1er septembre 2017, de manière transitoire au 9e échelon du grade ATRF P2 ancienne formule (E5), puis, à la même date, au 8e échelon du nouveau grade ATRF P2 (C2). En clair, il gagne un échelon, par rapport au reclassement dont il a bénéficié au 1er janvier.
C’est une chance qu’il ne faut pas laisser passer !

Pour résumer la situation de ce collègue :
  • 31 décembre 2016 – ATRF 1re classe au 9e échelon (grade avant PPCR), échelle de rémunération E4 ;
  • 1er janvier 2017 – reclassement ATRF P2 7e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 10 points d’indice majoré) ;
  • 1er septembre 2017, en cas de promotion – reclassement ATRF P2 8e échelon (grade après application du PPCR), échelle de rémunération C2 (gain 26 points, par rapport à la situation en 2016).

Les militants du SNPTES se tiennent à votre disposition pour étudier votre situation individuelle. Contactez-les !


Alain Charrier
secrétaire national

2017 et les nouvelles directives données aux rectrices et recteurs avec pour grand oubli l’éducation prioritaire et l’accroissement des inégalités sociales

PDF - 475.4 ko
2017 et les nouvelles directives données aux rectrices et recteurs...
Version téléchargeable et imprimable

Mardi 10 janvier, Madame la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a réuni les rectrices et les recteurs pour préparer la rentrée scolaire 2017-2018.

PDF - 47.1 ko
Discours de Madame la ministre aux recteurs
Version téléchargeable et imprimable

Pas d’annonces significatives mais plusieurs éléments de bilan comptable ont émaillé son intervention.

La ministre s’est aussi exprimée sur quelques sujets portant notamment sur la sécurité, le décrochage scolaire, les créations de postes, le dispositif "plus de maîtres que de classes", la scolarisation des moins de 3 ans, l’application du protocole PPCR …

Mais, contrairement aux attentes du SNPTES, la prise d’engagement sur l’ouverture de la réforme de l’éducation prioritaire aux lycées et le bilan catastrophique des inégalités sociales ont été oubliés et sont renvoyés au prochain quinquennat…

En attendant les tensions s’accroissent et font craindre de vives réactions dans les établissements scolaires.


Virginie PELLERIN
Chargée de mission EPLE au SNPTES

Vœux du secrétaire général, Laurent Diez

Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu’on fait contre le destin qui nous est imposé.

Lettres à un ami allemand – Albert Camus
JPEG - 20.1 ko

2016 est maintenant derrière nous, mais cette année là encore, les mots deuils, terrorisme, attentat, barbarie, guerre, racisme… ont résonné de manière brutale dans nos oreilles. IL nous faut pourtant ne pas sombrer dans un pessimisme qui donne raison à ceux, d’où qu’ils viennent, qui veulent mettre à bas notre démocratie.

PDF - 709.8 ko
Vœux du secrétaire général, Laurent Diez
Version téléchargeable et imprimable

2017 est donc une année cruciale. Renouvellement présidentiel et législatif, nous devrons faire des choix qui seront cruciaux pour l’avenir même de notre pays. Le SNPTES, dont une des valeurs fondamentales est l’indépendance vis-à-vis notamment des organisations politiques, ne restera pas non plus inactif face aux propositions des candidats. Il s’agira là aussi de défendre les valeurs pour lesquels nous nous engageons au quotidien pour défendre le service public de l’enseignement, qu’il soit primaire, secondaire ou supérieur, pour défendre le service public de la recherche, pour défendre l’ensemble des personnels et pour défendre les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves et étudiants dans nos établissements.

Que 2017 soit pour vous, au choix ou complètement, sereine, surprenante, innovante, festive, engagée, curieuse, amicale, sentimentale, familiale, aventureuse, bref une année tout sauf insatisfaisante…

Bonne Année et Bonne Santé !!!

Élections au conseil d’administration et au conseil scientifique de l’Inserm : résultats en hausse pour le SNPTES !

Les militants du SNPTES qui œuvrent, au quotidien, pour défendre et développer vos intérêts, tiennent à remercier l’ensemble des personnels qui se sont retrouvés dans leur démarche constructive.

PDF - 756.1 ko
Élections au conseil d’administration et au conseil scientifique de l’Inserm : résultats en hausse pour le SNPTES !
Version téléchargeable et imprimable

Participant pour la première fois à la campagne électorale du conseil d’administration et du conseil scientifique de l’Inserm, le SNPTES obtient aisément le seul siège dans le collège des maîtres de conférence au conseil scientifique et un dans le collège C (ITA et ITRF).
Avec ses six élus aux commissions scientifiques spécialisées, le SNPTES sera donc présent à chaque niveau pour y défendre l’ensemble des personnels et sa vision de l’avenir de la recherche.
Le SNPTES fait maintenant partie du paysage syndical à l’Inserm et travaille pour vous représenter activement.

Le SNPTES, plus que jamais, veut aussi faire entendre la voix de celles et ceux qui ne veulent pas ou plus s’exprimer. C’est pourquoi nous allons intensifier notre communication pour montrer à celles et ceux qui doutent de l’utilité d’une représentation démocratique dans les instances dirigeantes qu’ils doivent faire confiance au SNPTES pour les représenter.
Le SNPTES mène des actions au niveau ministériel comme au niveau de l’Inserm pour que vos droits soient non seulement préservés mais aussi améliorés.

Le SNPTES vous remercie pour votre confiance et continuera à œuvrer pour obtenir le meilleur.
Le SNPTES vous souhaite de bonnes fêtes et de bons moments auprès de vos proches.


Florence Bayeux, secrétaire nationale secteur EPST

Déclaration du SNPTES : CTMESR du 15 décembre 2016

Ce comité technique ministériel se réunit afin de donner un avis sur plusieurs projets de textes relatifs à l’emploi de directeur général des services (DGS) d’établissement public d’enseignement supérieur et au statut d’emploi d’agent comptable d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCT).

Si de prime abord ces projets de textes ne semblent porter notamment que sur des questions relatives aux conditions de recrutement ou aux échelonnements indiciaires (ceux-ci contenant des avancées significatives), l’un des projets de textes porte en soit une révolution... en effet, en précisant les fonctions des directeurs généraux des services, un projet de décret dispose que désormais les DGS « contribuent à la définition des stratégies de l’établissement, à l’élaboration du projet de développement et sont responsables de sa mise en œuvre opérationnelle. Sous l’autorité du président d’université ou du directeur de l’établissement, ils sont chargés du pilotage de la performance et de la stratégie de gestion de l’établissement  », par ces mots, les DGS ne sont plus ainsi limités, simplement, à assurer la « mise en œuvre opérationnelle » de la politique d’établissement, mais deviennent, comme de vrais directeurs, ceux qui contribuent à la définition des stratégies de l’établissement et à l’élaboration du projet de développement ! Si dans la plupart des établissements la mise en place progressive d’une direction bicéphale ne devait pas engendrer de conflits, cette nouveauté pourrait, à la marge, donner lieu à des conflits d’interprétations qui porteront sur ces fonctions élargies, mais aussi en matière de gestion des personnels BIATSS puisque le même projet de décret précise que les DGS « exercent les fonctions d’encadrement de l’ensemble des personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé affectés dans l’établissement » et que l’article L712-2 du Code de l’éducation dispose que les présidents d’universités ont « autorité sur l’ensemble des personnels »...

PDF - 515.9 ko
Déclaration CTMESR 15-12-16
Version téléchargeable et imprimable

Le même projet de décret nous permet de rebondir sur le PPCR et sur son application aux différents corps de catégories A de notre ministère, ainsi, certains n’y verront qu’un détail, mais en l’état de nos statuts certains collègues, ingénieurs d’études, faute d’une révision de l’indice terminal de leur corps ne pourront pas accéder à l’emploi de DGS du groupe 1. Le SNPTES demande donc une nouvelle fois que le PPCR se décline enfin dans les corps ITRF-ITA, dans les corps des bibliothèques, ainsi que dans les corps d’enseignants-chercheurs (maîtres de conférences et professeurs des universités) et dans les corps de chercheurs (directeurs de recherche et chargés de recherche).

Le SNPTES profite de ce comité technique ministériel pour contester, à nouveau, la méthode utilisée récemment par le Gouvernement pour tenter de créer un nouveau type d’ EPSCT... Ainsi, en déposant un projet d’amendement à la loi sur le Grand Paris, méthode cavalière au sens propre comme au figuré, sans que le secrétaire d’État soit au courant de la démarche et de son contenu et sans que les partenaires institutionnels ou sociaux n’aient été consultés, le Gouvernement a fait montre ici d’une audace que le SNPTES dénonce.


Alain Favennec, secrétaire général adjoint

Le SNPTES s’oppose aux dérogations proposées du code de l’éducation !

En fin de journée du lundi 12 décembre, le gouvernement a déposé un amendement [1] à la loi sur le Grand Paris concernant les établissements d’enseignement supérieur. Par un texte assez simple de demande de dérogation à 14 articles du code de l’éducation concernant les établissements d’enseignements supérieurs, le gouvernement, sans aucune concertation avec les organisations représentatives, ouvre le champ à des dérives potentiellement graves pour l’avenir…

PDF - 518.4 ko
Le SNPTES s’oppose aux dérogations proposées du code de l’éducation !
Version téléchargeable et imprimable

Dérogations sur les valeurs, sur les missions, sur l’évaluation, sur les dispositions de transitions pour les établissements fusionnés (notamment en termes de démocratie), sur la notion de majorité absolue, sur la présence et l’autorité du recteur-chancelier, sur les modalités d’élections des représentants aux conseils, sur les conditions de choix des personnalités extérieures dans les conseils, sur les règles financières et budgétaires et le contrôle a posteriori des comptes financiers : c’est une remise en cause fondamentale et brutale du nécessaire équilibre entre autonomie et démocratie qui nous est proposé ! Sans concertations !

Le SNPTES conteste ces méthodes d’un autre âge, et exige des députés et sénateurs de ne pas voter un amendement sans aucun lien avec le sujet traité ! Les établissements d’enseignement supérieur n’ont pas besoin d’être un éternel chantier d’expérimentation, ils ont besoin de calme, de sérénité, et de financements pérennes.


Laurent Diez, secrétaire général

CTMEN : projets de décrets relatifs au PPCR chez les enseignants

Le 7 décembre, le comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN) a approuvé (11 voix contre 4) les projets de décrets sur les nouvelles carrières et sur la revalorisation des grilles de rémunération.

PNG - 7.5 ko
PDF - 258.7 ko
Évaluation et revalorisation des carrières des enseignants
Article SNPTES à télécharger


Le SNPTES accueille favorablement les avancées en termes de carrière et de rémunérations qu’apporteront ces décrets. Grâce à un rythme commun plus rapide d’avancement d’échelon et une progression pour tous sur deux grades, la carrière de tous les enseignants est améliorée. Concernant les rémunérations, le décret constitue un premier pas vers une revalorisation indispensable du métier d’enseignant.

Cependant, le SNPTES reste vigilant, en particulier en ce qui concerne la classe exceptionnelle qui ne devra pas être réservée à un nombre limité d’enseignants.


Élise Marais
chargée de mission éducation nationale

Revendication du SNPTES pour les ingénieurs et assistants ingénieurs

Corps des assistants ingénieurs :

Suite à différentes rencontres avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), le cabinet et la direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, il semblerait que l’intégration des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études ne soit pas envisagée dans le cadre du projet gouvernemental relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). L’opposition des directions des organismes de recherche et de certains syndicats est le principal argument développé par le ministère. La conférence des présidents d’universités est quant à elle favorable à la suppression de ce corps. Pour le SNPTES, au-delà du problème de sous classement endémique dont sont victimes ces collègues, le maintien du corps des assistants ingénieurs pose d’autres problèmes :

  • les assistants ingénieurs ont de grandes difficultés à faire valoir leur droit à la mobilité externe à cause de l’absence de corps ou de cadre d’emplois correspondant dans la fonction publique et, à l’intérieur du corps, au faible nombre de postes vacants ;
  • le nombre de promotions au choix par liste d’aptitude est calculé en prenant en compte les recrutements dans le corps d’accueil, sans tenir compte du nombre de promouvables. Ainsi, le faible nombre de recrutements induit un faible nombre de possibilités de promotions, ce qui est un frein inacceptable à la promotion des techniciens en catégorie A.

Pour ces raisons, le SNPTES maintient sa demande d’intégration directe des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études. Si cette demande n’est pas mise en œuvre dès 2017, le SNPTES exige :

  • une revalorisation de la grille du corps des assistants ingénieurs, équivalente à celle du premier grade des ingénieurs d’études après application du PPCR (voir ci-dessous) ;
  • une augmentation des possibilités de promotions pour l’accès des assistants ingénieurs au corps des ingénieurs d’études ;
  • une augmentation des possibilités de promotions pour l’accès des techniciens au corps des assistants ingénieurs.

Corps des ingénieurs d’études :

De nombreux corps dit « A-type », comme le corps des attachés d’administration de l’État et le corps des ingénieurs d’études et de fabrications qui jusqu’en 2006 étaient homologues à celui des ingénieurs d’études ont bénéficié de plusieurs réformes.
Le SNPTES n’acceptera pas que le corps des ingénieurs d’études soit une nouvelle fois oublié. Le SNPTES revendique la fusion de la 1re classe et de la hors classe (constitution d’un corps à deux grades), une revalorisation de la grille de rémunération (indice majoré terminal 673 pour le premier grade et 821 pour deuxième grade), une augmentation significative des possibilités de promotion au choix par liste d’aptitude, pour l’accès aux corps des ingénieurs de recherche.

Corps des ingénieurs de recherche :

PDF - 704.9 ko
Revendication du SNPTES pour les ingénieurs et assistants ingénieurs
Version téléchargeable et imprimable

Pour mémoire, le corps des ingénieurs de recherche pourtant considéré comme un corps dit « A+ » n’a pas été revalorisé depuis sa création dans les années 80. Il en résulte un grand décalage avec les autres corps dits « A+ ». Cet écart est d’autant plus critiquable que désormais la grille de rémunération de corps dits « A-type », comme celui des attachés d’administration de l’État culmine également à la hors échelle A (IM 963).

Suite aux premiers échanges que le SNPTES a eus avec le cabinet de la ministre et la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), il semblerait que les nouvelles grilles des professeurs agrégés pourraient servir de base à une éventuelle revalorisation du corps des ingénieurs de recherche, sans pour autant atteindre les mêmes indices terminaux. Comme il est préférable de prévenir que de guérir, le SNPTES tient officiellement à déclarer que si cette hypothèse venait à être confirmée, le SNPTES considérera que le compte n’y est pas. Le SNPTES demande la fusion de la 2e et de la 1re classe du corps des ingénieurs de recherche, pour obtenir un corps à deux grades (indice majoré terminal 830 pour le premier grade et 1067 pour le deuxième grade). Le SNPTES demande également la création d’un grade à accès fonctionnel débouchant à la hors échelle D (IM 1279).


Alain Halère, secrétaire général adjoint

Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)

Les résultats de PISA furent annoncés ce mardi 6 décembre au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
C’est un moment attendu par de nombreux acteurs et usagers de notre système éducatif. Pour le SNPTES, présent lors de la promulgation des résultats, cette nouvelle enquête est une nouvelle fois l’occasion d’engager nos interrogations et nos réflexions sur l’état du système scolaire français.

PDF - 551.7 ko
Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)
Version téléchargeable et imprimable

Ce programme PISA a été officiellement lancé en 1997 avec une première enquête réalisée en 2000. Les évaluations sont reconduites tous les trois ans, avec un champ privilégié pour chaque édition. PISA choisit de traiter trois domaines : lecture, culture mathématique, culture scientifique. L’enquête réalisée en 2015 auprès de 6000 élèves français de 15 ans et 540 000 élèves dans le monde a pour priorité sur ce cycle « la culture scientifique ».

Depuis le début des années 2000, au niveau international on constate un renouveau des études qui prennent en compte les liens possibles entre l’analyse de résultats d’évaluation et la nécessité de poursuivre les travaux de rénovations de nos pratiques éducatives.

Le SNPTES plaide pour un soutien fort des organismes publics pour l’accès et le financement à de telles recherches si elles ont pour but d’améliorer la recherche en éducation, d’agir sur la formation, pour une meilleure articulation de notre système éducatif à l’échelle locale mais aussi internationale, et de mieux comprendre les effets et la mise en place de certaines politiques éducatives dans un contexte intra et extrascolaire.


Virginie PELLERIN, chargée de mission EPLE

Titularisation des Personnels Ouvriers des CROUS, le SNPTES ne veut pas d’un statut au rabais et préconise leur intégration dans les corps ITRF


Seul un statut ITRF permettra aux personnels ouvriers des CROUS d’avoir le
droit à une vraie carrière et de bénéficier de la garantie de l’emploi.

Le SNPTES créé par des personnels contractuels a, depuis son origine, lutté pour obtenir progressivement le statut de fonctionnaire pour les personnels qu’il représente. Cependant, pour différentes raisons, les personnels ouvriers (PO) des Crous sont, jusqu’à ce jour, demeurés contractuels et se voient ainsi, injustement, privés de certains avantages attachés au statut de fonctionnaire.

PDF - 675 ko
Titularisation des Personnels Ouvriers des CROU...
Version téléchargeable et imprimable


Entendu par le ministère, le SNPTES vient d’être associé à un chantier qui devrait, à terme, permettre à nos collègues PO de devenir fonctionnaires mais, pour le SNPTES, cette avancée ne doit pas conduire la direction du CNOUS à préconiser un statut « maison » que nous qualifierons de statut au rabais car il engendrerait plusieurs inconvénients pour nos collègues mais aussi pour le service public :

  • d’après les renseignements dont le SNPTES dispose, le statut défendu par le CNOUS ne reprendrait pas l’ensemble des grades et corps de la fonction publique et, de manière claire, un PO des CROUS, contrairement aux ITRF, ne pourrait pas évoluer vers un corps de catégorie A et, notamment, vers des corps d’ingénieurs alors même que certains collègues exercent ou exerceront les fonctions qui, dans le statut ITRF, le leur permettrait ;
  • créer un statut propre aux PO des CROUS rendrait leur reclassement plus difficile dans l’hypothèse d’une fermeture ou d’une restructuration d’une unité ou d’un établissement. De la même manière un statut propre aux PO des CROUS rendrait la mobilité vers d’autres fonctions ou corps et cadre d’emplois de fonctionnaires plus compliquée ;
  • créer de toutes pièces un statut propre aux PO des CROUS risque de retarder la mise en place de cette titularisation alors même, sans faire de politique politicienne, qu’il est facile de deviner qu’il serait préférable de titulariser les PO avant une éventuelle alternance politique... Il est évident, notamment, que dans la chaîne ministérielle chargée de gérer ce dossier, les différents intervenants ne manqueront pas de relever qu’il est délicat de créer un corps de fonctionnaires propre au CROUS alors qu’il existe déjà un statut ITRF qui permet, dès maintenant, d’accueillir les PO !
  • créer un statut propre aux personnels ouvriers des CROUS priverait plusieurs centaines d’entre eux de l’opportunité de devenir fonctionnaires en raison du fait de leurs nationalités étrangères à l’Union européenne. Il perdurait donc, au sein des CROUS, un statut de contractuels ce qui rendrait la gestion encore plus compliquée... Sans qu’il soit besoin de légiférer en la matière, le statut ITRF présente déjà, pour les catégories A, la possibilité de devenir fonctionnaire alors même qu’un agent ne dispose pas de la nationalité française, il suffit donc, par une simple modification statutaire, d’inclure une nouvelle exception pour les personnels étrangers à l’Union européenne ;
  • créer un statut propre aux PO des CROUS rendrait la gestion des personnels encore plus compliquée... Ainsi, les personnels se répartiraient en cinq catégories d’agents : le statut de fonctionnaires PO ; le statut ITRF (pour les collègues informaticiens, pour certains collègues chargés du patrimoine et pour certains personnels administratifs) ; le statut de l’AENES ; le quasi-statut pour les PO qui ne seraient pas devenus fonctionnaires ; les personnels contractuels...
  • PDF - 270.3 ko
    Courrier SNPTES à Thierry MANDON Secrétaire d’état chargé de l’enseignement

    créer un statut propre aux personnels ouvriers des CROUS, la Direction du CNOUS ne s’en cache pas, permettrait au CNOUS et aux directions des CNOUS d’avoir la main, en interne, sur les différentes commissions chargées, notamment, de veiller à la régularité des avancements et promotions mais aussi des procédures disciplinaires. Pour le SNPTES, il y a en la matière un risque de dérive puisque nous connaissons tous quelques directions de CROUS qui pratiquent parfois l’arbitraire... Face à de telles dérives, il est souhaitable que ces différentes prérogatives soient du ressort des commissions administratives paritaires académiques (CAPA) pour les catégories C, ou nationales (CAPN) pour les catégories A et B, ce système a fait ses preuves dans la gestion des ITRF, inutile, en la matière, de réinventer l’eau chaude !


Je suis PO des CROUS, je veux que l’injustice cesse, je ne veux pas d’un statut au rabais, je veux devenir ITRF !

Alain FAVENNEC, secrétaire général adjoint
Marie-Ange KELCHLIN, secrétaire technique nationale

Décès d’Éric Giraudet

Le SNPTES a l’immense peine d’annoncer le décès d’Éric Giraudet, membre du Bureau national du SNPTES.

Éric Giraudet a rejoint le bureau national du SNPTES en 2007. Il était alors secrétaire départemental de la section du Mans. Il a exercé dans un premier temps des fonctions de secrétaire national chargé de la coordination des élus aux commissions administratives paritaires nationales. À ce titre, il était un des piliers du secteur défense des personnels du SNPTES. Éric Giraudet a ainsi été amené à participer à de nombreuses négociations au sein des différents ministères qui ont été chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais également au niveau de la fonction publique. Éric Giraudet a exercé plusieurs mandats à la commission administrative de l’UNSA Fonction publique, lorsque le SNPTES était affilié à l’UNSA. Éric Giraudet a été membre du Comité technique ministériel et du CHSCT ministériel. Il représentait actuellement le SNPTES, au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER).

Ses compétences, son sens des responsabilités et ses convictions militantes lui ont permis d’accéder à des fonctions supérieures au sein du SNPTES. Ainsi en 2015, il accepte de devenir responsable du secteur vie interne du SNPTES qui regroupe différents secteurs (trésorerie, communication, formation syndicale, fonctionnement de l’appareil, etc.). C’est une marque de confiance que lui accordent alors les dirigeants du SNPTES, car auparavant ce secteur avait toujours été géré directement par le secrétariat général (secrétaire général et ses adjoints).

Le SNPTES salue la mémoire d’un homme de cœur et de courage qui avait su développer ses talents de meneur et d’organisateur. Éric Giraudet était un militant avec des convictions affirmées.

Le SNPTES et les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche perdent un très grand syndicaliste. Nos pensées vont vers sa femme Laurence, ses deux enfants Brice et Ninon, ses parents et l’ensemble de ses proches.



Hommages à Éric
Ministère - Universités

C’est avec beaucoup d’émotion et une immense tristesse que nous avons appris hier, le décès brutal de notre collègue Éric Giraudet, survenu dimanche 20 novembre dans sa 56ème année.
Éric était Ingénieur d’Etude à la Direction des Affaires Techniques et Immobilières (DATI) où il exerçait depuis son recrutement à l’université du Maine en 1997 après avoir occupé plusieurs emplois dans le secteur privé et un passage d’une année à l’université de Besançon. Il était très impliqué dans la vie de l’établissement notamment en tant que délégué syndical, siégeant dans de nombreuses instances de notre université, tout comme il était très actif à l’échelle nationale en tant que membre du bureau national du SNPTES, siégeant à ce titre dans de nombreuses instances ministérielles. Il était d’une grande disponibilité pour ses collègues, ferme dans ses principes et très sensible aux situations des personnels notamment BIATSS qu’il défendait avec force et conviction.
Je garde personnellement le souvenir d’un collègue et partenaire, engagé, loyal et constructif, très investi pour les personnels notamment les plus fragiles, aimant la vie et les gens. Avec la perte d’Éric, c’est l’ensemble des collègues de l’université, de la DATI et ceux de la section syndicale du SNPTES de notre établissement, qui sont en deuil.
Nos pensées vont à Laurence, son épouse et à leurs enfants, Brice qui poursuit ses études à Nantes et Ninon actuellement en 1ère année de droit dans notre université. Nous les assurons de notre soutien.
Un dernier hommage devrait être rendu à Éric ce vendredi 25 novembre à Nantes, sa ville d’origine. Je ne manquerai pas de revenir vers vous pour vous confirmer la date et vous préciser le lieu et l’heure de la cérémonie dès que ces informations nous serons communiquées.
Gardons le souvenir d’un collègue très apprécié de tous, très engagé et de son dévouement pour notre communauté.
Bien Cordialement,

Rachid El Guerjouma – Président de l’Université du Maine

— 

Ce petit message pour vous apporter tout mon soutien à vous et à tous les collègues du SNPTES ici à l’université et au niveau national. Je suis personnellement très touchée. J’ai beaucoup apprécié les échanges que j’ai eus avec Éric Giraudet. Nous n’étions pas toujours d’accord mais je pense qu’au fond nous partagions beaucoup de valeurs communes. En discutant ensemble, nous avons toujours réussi à trouver des solutions notamment dans la gestion de situations sensibles pour les agents.
Bien sincèrement,

Anne-Marie Riou – Directrice Générale des Services – Université du Maine

— 

Ce petit message pour vous assurer, vous et l’ensemble des représentants SNPTES, de toute ma sympathie en ces moments où nous sommes tous sous le choc de la disparition d’Éric Giraudet. Bon courage à vous
Bien cordialement,

Damien Duseigne – Directeur des Ressources Humaines – Université du Maine

— 

C’est avec tristesse que j’apprends la disparition de Monsieur Éric Giraudet. En ces moments douloureux, soyez assurés de notre soutien et de nos pensées pour sa famille et l’organisation syndicale que vous représentez.
Veuillez croire, cher Monsieur, en l’assurance de mes sentiments dévoués.

Simone Bonnafous – Directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle Ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR)
Fabrice Larché – Secrétaire général du Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche – Secrétariat du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche

Organisations syndicales

Je ne prends connaissance de ton message qu’à l’instant et à la tristesse que j’éprouve je mesure les liens qui nous unissent bien au-delà du simple partage des convictions syndicales. La personnalité d’Éric en faisait un personnage particulièrement attachant dont la gentillesse était immédiatement perceptible. Je te remercie de transmettre un message des plus chaleureux à ses proches, message auquel j’associe bien entendu toute l’équipe du SNPTES. La FA FP s’associera à toutes celles et ceux qui considèrent qu’Éric était une belle personne.
Solidairement et très amicalement.

Bruno Collignon – Président FA-FP

— 

Je suis vraiment effondré en apprenant cette nouvelle........... Je ne sais quoi dire devant cette triste nouvelle si soudaine. Toutes mes condoléances à sa famille et à nos amis du SNPTES. Tenez-nous au courant pour ses obsèques. Vraiment très triste
Toutes mes amitiés

Éric Labourdette – Secrétaire Général FA-FPH

— 

Je tiens à t’assurer de toute notre sympathie à l’annonce de ce décès aussi triste que brutal. J’imagine à quel point les camarades du SNPTES doivent être sous le choc. Transmets-leur, s’il te plait, les salutations amicales et le sincère soutien de tous vos partenaires du Sgen-CFDT.
Très amicalement,

Frédéric Sève – Secrétaire Général SGEN-CFDT

— 

C’est avec surprise tristesse que j’apprends cette très mauvaise nouvelle. J’adresse, au nom de l’UNSA, toutes mes condoléances au SNPTES et te demande de bien vouloir transmettre toute notre sympathie à la famille d’Éric.
Bien cordialement,

Luc Bérille – Secrétaire Général UNSA

— 

Quelle triste nouvelle en effet. Je t’adresse au nom de la fédération toutes nos condoléances et t’assure de notre compassion dans ce terrible moment.
Bien amicalement,

Laurent Escure – Secrétaire général de l¹UNSA Éducation

— 

Effectivement, c’est une bien triste nouvelle et un choc inattendu ! Ce doit être bien difficile pour sa femme et ses enfants, d’autant plus qu’il n’était pas vieux. Merci de nous avoir prévenus. Pourras-tu nous faire connaître le lieu et la date de ses obsèques quand tu auras les détails ? Bon courage à toi et à toute l’équipe !
Amitiés.

Stéphane Leymarie – Secrétaire général Sup’Recherche UNSA

— 

Je viens d’apprendre le décès d’Éric Giraudet et je tenais, à t’adresser dès maintenant toutes mes sincères condoléances. Même si je le connaissais peu, je pense que c’était un homme de convictions qui a montré par son engagement syndical son attachement à la défense et l’accompagnement de nos collègues.
Amitiés syndicales

Martine Samama – Secrétaire générale UNSA ITRF BIO

— 

C’est avec une réelle émotion que nous venons de lire ton message et la triste nouvelle qu’il contient. Nous te présentons ainsi qu’aux membres du SN et du BN du SNPTES nos condoléances attristées. Éric était un militant avec des convictions affirmées. Il avait une vraie connaissance et une compétence avérée en corpo et CAP. Nous partageons votre peine, vous ses camarades, et celle de sa famille.
Reçois nos salutations cordiales

Jean-Marc Bœuf – secrétaire général A&I - UNSA
Philippe Mesnier – secrétaire général adjoint A&I – UNSA

— 

Les camarades du SNESUP-FSU se joignent à moi pour que tu transmettes toutes nos condoléances à sa famille. Nous pensons à vous dans cette épreuve.
Bien cordialement.

Hervé Christofol – Secrétaire Général SNESUP-FSU

— 

Une bien triste nouvelle en effet,
je partage les mots de Gilbert en présentant mes sincères condoléances à sa famille et ses proches aux noms des camarades CGT des différentes instances où Eric est venu officié en nom du SNPTES.
Et je compatis à la peine des camarades du SNPTES.

Laurent DEFENDINI, membre du CHSCT-MESR pour le FERC CGT

— 

Triste nouvelle.
Je l’ai côtoyé et apprécié dans de nombreuses réunions.
Je partage la tristesse des collègues du Snptes.
Toutes mes condoléances à ses proches.

Gilbert Heitz secrétaire du CHSCT SGEN-CFDT

SNPTES

Hier matin, Philippe Virion m’a informé du décès d’Éric. En ce qui me concerne je le connaissais en tant que membre du bureau national depuis plus de quinze ans. Cela m’attriste et c’est une personne qui va manquer à notre syndicat. La section de Gironde a une pensée particulière pour sa famille et ses proches.
Bien amicalement

Christian Pécoste – Secrétaire académique Bordeaux

— 

Je te prie, au nom des collègues de la section académique de Caen, de transmettre à la famille d’Éric nos plus sincères condoléances.
Bien à toi.

Jean-Louis Garby – Secrétaire académique Caen

— 

C’est avec beaucoup d’émotions que les membres de la section académique de Clermont-Ferrand ont appris le décès de notre camarade Éric. Les adhérents de la section ont eu l’occasion de le rencontrer, lors de ses passages à Clermont. Ils garderont le souvenir d’un homme de convictions, d’un syndicaliste hors pair. J’ajouterai qu’Éric était un homme convivial et sympathique. Nous sommes de tout cœur avec vous, dans cette épreuve. Merci de faire part à sa famille de nos plus sincères condoléances.
Amitiés,

Jean Philippe Désiront – Secrétaire académique Clermont-Ferrand

— 

Quelle tristesse, l’annonce de la mort d’Éric... Mes sincères condoléances à sa famille et ami-e-s.

Miguel Calin – Secrétaire académique Grenoble

— 

Surpris par cette malheureuse nouvelle. La Martinique s’associe à la douleur de la famille et à celle du SNPTES qui perd un "bras" important dans l’organisation de notre syndicat mais aussi un personnage amical. Paix à son âme.
Pour la Section Martinique,

Jean-Georges Voisin – Secrétaire académique Martinique

— 

Cette terrible nouvelle nous a touchés au plus haut point. Nous garderons toujours à l’esprit l’image d’une personne courageuse, souriante d’un humanisme, d’une disponibilité sans failles un pilier de notre organisation, et au-delà attachant à bien des égards. Le livre de la vie est le livre suprême qu’on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix. On voudrait revenir à la page que l’on aime, et la page du chagrin est déjà sous nos doigts. Sincères condoléances aux proches d’Éric et à tous ceux qui l’ont côtoyé au sein de notre organisation, un peu notre deuxième maison.

Thierry Djikine – Secrétaire académique Paris

— 

Je vous présente toutes mes condoléances pour le décès d’Éric. Je le connaissais encore assez peu mais, à chaque fois que j’ai pu discuter avec lui, j’avais noté sa gentillesse et son écoute des autres.

Véronique Perret-Moussart – Secrétaire académique Rennes

— 

J’ai eu la triste nouvelle hier du décès d’Éric. Je ne trouve pas de mot pour te dire ma tristesse pour lui et sa famille et le SNPTES.

Jean-Michel Bocherel – Secrétaire académique Versailles

— 

Je perds personnellement un ami sincère, qui comme tout ami ne cachait jamais ses pensées même si quelque fois ça pouvait froisser, sa sincérité va vraiment me manquer. C’est dans ces moment-là que la signature de nos e-mails " amitiés " prend toute sa signification.

Chamsidine Madi Mnemoi – Secrétaire académique Mayotte

— 

Je connais Eric depuis plus de 15 ans maintenant. J’ai eu le plaisir de le côtoyer régulièrement quand nous étions en notre qualité de secrétaire départemental membres du conseil national du SNPTES.

Eric était un militant syndical extraordinaire, un homme de convictions, un défenseur permanent des droits des personnels.

Doté d’une solide force de persuasion et d’un sens de la formule assez décapant et souvent percutant, Eric savait faire part, avec vigueur, de ses idées et points de vue, qui suscitaient parfois de vives discussions au sein des instances du SNPTES.

C’était un réel plaisir d’échanger et discuter avec lui autour de sujets aussi vastes que variés ; l’avenir de la fonction publique, le syndicalisme de combat,l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’avenir du SNPTES ainsi que de sa passion pour la voile.

Nous tenterons de conserver toutes et tous un "morceau de cette fibre syndicale ancrée de façon naturelle chez Eric".

Enfin, à titre personnel, je n’oublie pas, que c’est Eric, lui-même, qui a eu le plaisir de m’annoncer, que nous avions été tous les deux promus, la même année comme ingénieur d’études sur liste d’aptitude. Promotion que nous avions naturellement fête ensemble autour d’un bon verre.

Au delà du militant extraordinaire et d’un syndicaliste hors pair, nous perdons un ami que nous chercherons du regard lors de nos prochaines réunions.

La section académique d’Orléans Tours s’associe à l’ensemble des hommages rendus à notre ami et a une pensée particulière pour son épouse et ses enfants. Nul doute que Brice, formé à la bonne écolE saura, également au travers de ses activités syndicales porter haut la mémoire de son père.

Christian DARET, Secrétaire académique Orléans-Tours

— 

L’annonce du décès d’Éric a été reçue comme un choc pour tous les adhérents, collègues ou militants de la section de Dijon qui ont eu la chance de le connaitre et de faire un bout de chemin avec lui. Un chemin sur lequel il savait être le soutien dont les collègues ont parfois besoin, un conseillé, un compas de barre pour les militants de notre section aussi.

Nous avons partagé ensemble sur bien des sujets, au gré de l’actualité en rapport ou non avec les différents mandats qu’il a exercé au SNPTES...

Je suis triste de réaliser que la soirée que nous avons récemment passée ensemble était finalement la dernière. Une soirée tellement empreinte de franche camaraderie, et je sais aujourd’hui que j’ai perdu un ami.

Cédric Clerc, Secrétaire académique Dijon

— 

La Section de CORSE, très peinée par le décès de notre camarade et ami Eric GIRAUDET, présente ses plus sincères condoléances à sa famille, sa femme et ses 2 enfants.

Je connaissais Eric depuis de très nombreuses années et j’en garderais le souvenir d’un camarade très militant avec de vraies convictions et surtout très amical dans ses relations avec les autres.

Nous ne t’oublierons pas Eric …. !

Marie-Thérèse SOULAS, Secrétaire Académique Corse

En attendant le RIFSEEP au CNRS, le SNPTES exige que la rallonge budgétaire soit utilisée pour augmenter la PPRS !

La direction du CNRS a présenté, il y a quelques semaines, à l’ensemble des ITA la manière dont elle souhaite appliquer le nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) [1]. La méthode est singulière puisqu’actuellement aucun texte réglementaire ne permet la mise en œuvre de ce dispositif pour les ingénieurs et personnels techniques du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR). Les comités techniques (ministériel et d’établissement) n’ayant pas été consultés, aucun texte n’est en cours de publication.

PDF - 1.1 Mo
RIFSEEP AU CNRS

Malgré tout, la direction du CNRS continue à annoncer une mise en place du RIFSEEP au 1er janvier 2017.

En mai 2016, la Direction des Ressources Humaines du CNRS avait présenté le RIFSEEP aux organisations syndicales comme une réelle opportunité pour les ITA, « un système plus juste, plus transparent et plus dynamique ».

Or, il n’en est rien !!!

Le directeur de cabinet de la Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a annoncé en juillet 2016 que le CNRS bénéficiera en 2017 d’une rallonge budgétaire pour lui permettre de revaloriser les primes des ITA. Or, si l’on se fie aux montants communiqués, aux organisations syndicales, par le DRH du CNRS, aucune augmentation des minimums indemnitaires de l’ensemble des ITA n’est prévue.

Pour la direction du CNRS, cette rallonge budgétaire doit servir uniquement à augmenter de façon individuelle les primes de seulement 10 % d’ITA triés sur le volet !!!

PDF - 714 ko
En attendant le RIFSEEP, le SNPTES exige que la rallonge budgétaire soit utilisée pour augmenter la PPRS !
Version téléchargeable et imprimable

Ainsi, le SNPTES ne peut pas cautionner une telle application du RIFSEEP aux ITA du CNRS.

Pour mémoire, les ITA perçoivent en moyenne des montants plus faibles que les autres ingénieurs et personnels techniques et administratifs du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il suffit pour s’en convaincre de consulter la page 156 du bilan social du ministère :
https://goo.gl/zkj9mD
.

Le SNPTES exige que les montants minimaux de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (part mensuelle du RIFSEEP) atteignent au moins, en 2017, les montants moyens indemnitaires perçus par nos collègues de l’Enseignement supérieur. En attendant, la mise en place du RIFSEEP, la rallonge budgétaire doit être utilisée pour augmenter la PPRS.

Alain Halère, secrétaire général adjoint
Anne Sellier et Xavier Duchemin,
chargés de mission CNRS

[1Pour comprendre en détail la manière dont la DRH du CNRS a mis en place le RIFSEEP, c’est ici

Renouvellement du Conseil scientifique - Collège B1 (Chargé de Recherche) de l’Inserm

Pour faire face à la compétitivité de la Recherche Scientifique (critères de publications de plus en plus exigeants, recherche de financements) tout en replaçant le Chercheur au cœur de la Recherche


BRAKENHIELM Ebba Chargée de Recherche Inserm U1096 Rouen
PDF - 297.2 ko
Profession de foi - CS - BRAKENHIELM Ebba
Version téléchargeable et imprimable


POUGET Jean-Pierre Chargé de Recherche Inserm U1194 Montpellier

PDF - 296.6 ko
Prfession de foi - CS - POUGET Jean-Pierre
Version téléchargeable et imprimable


PDF - 387.8 ko
Renouvellement du Conseil scientifique - Collège B1 (Chargé de Recherche) de l’Inserm
Version téléchargeable et imprimable
  • S’engagent à représenter tous les chercheurs affectés dans les structures de recherche quel que soit leur domaine de recherche. Ils veilleront à l’existence d’une concertation forte et étroite entre les tutelles (Inserm, CNRS, universités) pour une meilleure reconnaissance des personnels et à une répartition de moyens équilibrée.
  • Exigeront un budget au sein duquel l’emploi scientifique sera pris en compte, pour des carrières et rémunérations décentes et cohérentes au sein de la fonction publique. Des moyens humains et financiers pérennes pour une recherche ambitieuse permettant d’assurer le maintien et le développement des savoirs et des compétences.

Pour le SNPTES, l’ambition de défendre et développer les intérêts collectifs et individuels des personnels de l’Inserm commence par un respect des conditions de travail.

Les élus Snptes s’engagent au plus près de vous pour que votre voix soit entendue et prise en compte, pour la défense de vos acquis et pour lutter contre les dégradations des conditions de travail, source de mal-être.


Osez la différence pour des candidats engagés dans une organisation syndicale réformiste qui vous représentent et vous défendent.

L’éducation prioritaire doit prendre en compte les lycées, en particulier les lycées professionnels

À partir de 2014 et conformément aux objectifs de la refondation de l’école, l’éducation prioritaire (EP) est réformée. Cette réforme conduit à distinguer deux niveaux d’intervention (REP et REP+), faisant disparaître les dispositifs ECLAIR (Ecoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) et RRS (Réseaux Réussite Scolaire). La nouvelle carte de l’EP, qui sera réexaminée tous les quatre ans, recouvre à plus de 80 % celles des dispositifs ECLAIR et RRS mais ne concerne que les écoles et les collèges.

Rentrée 2016 :

PDF - 650 ko
L’éducation prioritaire doit prendre en compte les lycées, en particulier les lycées professionnels
Version téléchargeable et imprimable

On compte à la rentrée 2016 1 095 réseaux comptant la carte de l’EP.

Nombre d’établissementsÉcolesCollèges
REP+ 2 472 364
REP 4 267 731
Nombre d’élèvesÉcolesCollèges
REP+ 456 874 175 413
REP 711 669 362 249

Cette réforme laisse de côté les lycées et nos élèves. Ces derniers ont été intégrés dès 1999 à l’éducation prioritaire, d’abord sous le nom de lycées ZEP (zone d’éducation prioritaire), puis certains avaient intégré le processus ECLAIR , quand d’autres relevaient de la politique de la ville. Ainsi, au gré des politiques, en particulier inter-ministérielles, on constate une accumulation des dispositifs et une complexification de la carte de l’éducation prioritaire concernant les lycées.

Si la ministre a annonce la prolongation de la clause de sauvegarde pour les lycées de l’éducation prioritaire jusqu’en 2019, le SNPTES demande qu’une véritable intégration des lycées, en particulier des lycées professionnels, à une carte globale de l’éducation prioritaire soit mise en place. La carte des lycées de l’EP doit également être clarifiée.

L’objectif étant la réussite de tous les élèves et la reconnaissance des enseignants qui y participent.

Élise Marais
chargée de mission éducation nationale

CNESER : le SNPTES regrette le débat tronqué sur la situation financière des universités !

La commission permanente du CNESER se réunissait ce mardi 15 novembre 2016. À l’ordre du jour, une présentation d’un pré-rapport sur la recherche en éducation, notamment le rôle des ESPé et des UFR. Pour le SNPTES, avant de se prononcer sur le rapport final qui devrait paraître pour la mi-décembre, il reste à évaluer la qualité de la recherche qu’elle soit trans ou inter disciplinaire.

PDF - 586.4 ko
CNESER : le SNPTES regrette le débat tronqué sur la situation financière des universités !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES approuve les ajustements techniques sur des textes concernant les formations de santé.

Le point d’information sur la situation financière de certaines universités est un débat tronqué qui ne nous apprend rien sinon que 9 universités sont en déficit chronique. Ce sera la seule information donnée, la DGESIP laissant les établissements autonomes se gérer… Le débat est renvoyé en décembre au prochain CNESER lors de la présentation de la ventilation budgétaire 2017.

Concernant les changements apportés sur le décret relatif au conservatoire national des arts et métiers (CNAM), le SNPTES, demandeur d’un plus grand nombre de personnels BIATSS au conseil d’administration et d’un vrai conseil académique, s’abstiendra du fait des réponses négatives données par la direction de cet établissement. Le décret n’est pas adopté.

PDF - 569.2 ko
Compte rendu - CNESER du 15/11/2016

Les dispositions suivantes, arrêté pour que le CNAM soit autorisé à délivrer des habilitations à diriger les recherches, arrêté modifiant l’organisations des études conduisant au diplôme universitaire de technologie (DUT), l’arrêté portant création ou fermeture de département d’IUT et l’arrêté portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur (BTS) sont approuvé par les membres du CNESER, le SNPTES votant POUR.

Enfin, sur le projet relatif à l’École nationale de l’aviation civile, le SNPTES, s’il se félicite du changement d’établissement public à caractère administratif (EPA) vers un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) à l’instar des établissements de l’enseignement supérieur, s’abstiendra du fait de l’absence de mention de cotutelle dans le décret, comme prévue par la loi ESR en 2013. Le texte sera finalement repoussé.


Laurent Diez
Secrétaire général

Renouvellement du Conseil scientifique - Collège B2 (Maîtres de conférence) de l’Inserm

Cette élection se déroule du 21 novembre au 14 décembre 2016

PDF - 429.9 ko
Renouvellement du Conseil scientifique - Collège B2 de l’Inserm [Ajout
Version téléchargeable et imprimable

Frédéric André, Maître de Conférences Universitaire Inserm UMR 911-Marseille, s’engage au plus proche de vos conditions de travail afin :

  • De valoriser auprès de l’Inserm les personnels universitaires quel que soit leur domaine de recherche.
  • De veiller à l’existence d’un dialogue constructif entre les Universités et l’Inserm.
  • De réclamer des moyens financiers et humains pérennes pour une recherche ambitieuse.

    Osez la différence pour un candidat engagé dans une organisation syndicale réformiste qui vous représentera et vous défendra.
    Votez et faites voter Frédéric André

PDF - 342.9 ko
Profession de foi - CS collège B2 Inserm

Le SNPTES s’engage au plus près de vous pour que votre voix soit entendue et prise en compte.
Pour la défense de vos acquis et pour lutter contre les dégradations des conditions de travail, source de mal-être.


LE SNPTES VOUS ACCOMPAGNE !

Florence Bayeux
Secrétaire nationale

Renouvellement du Conseil scientifique et du Conseil d’administration - Ingénieurs, personnels techniques et administratifs de l’Inserm

Pour le SNPTES, l’ambition de défendre et développer les intérêts collectifs et individuels des personnels de l’Inserm commence par un respect des conditions de travail :

PDF - 689.8 ko
Renouvellement du Conseil scientifique et du Conseil d’administration
Version téléchargeable et imprimable
  • Des carrières et rémunérations décentes et cohérentes au sein de la fonction publique ; les élus SNPTES exigeront un budget au sein duquel l’emploi ITA sera pris en compte.
  • Des moyens humains et financiers pérennes pour une recherche ambitieuse ; les élus SNPTES exigeront une politique de résorption de la précarité des emplois permettant d’assurer le maintien et le développement des savoirs et des compétences.

Le SNPTES s’engage au plus près de vous pour que votre voix soit entendue et prise en compte.

Pour la défense de vos acquis et pour lutter contre les dégradations des conditions de travail, source de mal-être.


LE SNPTES VOUS ACCOMPAGNE !
PDF - 597.1 ko
Profession de foi SNPTES - CS Inserm



Dès maintenant avec le SNPTES, organisation syndicale réformiste, un dialogue constructif doit s’ouvrir avec la Direction générale de l’Inserm pour obtenir ces évolutions majeures.


Florence Bayeux
Secrétaire nationale

Le SNPTES demande la reconnaissance de la pénibilité au travail du personnel des CROUS

PDF - 467 ko
Le SNPTES demande la reconnaissance de la pénibilité au travail du personnels des CROUS
Version téléchargeable et imprimable

Un groupe de travail relatif à la pénibilité au travail s’est tenu, au siège du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS), le 3 novembre 2016. Lors de cette réunion, le SNPTES a insisté sur les conditions de travail particulièrement difficiles que subissent les personnels des CROUS.

Le SNPTES demande depuis de nombreuses années une reconnaissance de cette pénibilité. Il revendique la mise en place de mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et la qualité de vie au travail. Il exige en parallèle la mise en place d’un régime indemnitaire prenant en compte le niveau de pénibilité et dans certains cas un départ anticipé à la retraite.

Il convient également de rédiger, en concertation avec les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), un document d’aide à l’évaluation de la pénibilité et des risques professionnels. L’ensemble du personnel devra avoir accès à cette information.

Enfin, le SNPTES a rappelé à la direction du CNOUS la nécessité de mettre en place un compte pénibilité.


Marie-Ange KELCHLIN, secrétaire technique nationale

Protocole PPCR. Vers une réelle application de la possibilité de faire une carrière de fonctionnaire sur deux grades ?

Le SNPTES a décidé de renforcer sa participation aux négociations en cours, au niveau de la Fonction publique, en menant des actions communes avec la Fédération autonome de la fonction publique (FA-FP) [1]. C’est dans le cadre de ce travail collaboratif que le SNPTES a été invité à la seconde réunion du groupe de travail de suivi du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières, rémunérations).

Cette réunion a porté essentiellement sur l’avancement de grade et notamment, sur un bilan puis sur les modalités d’application du principe prévu par le protocole PPCR de permettre à chaque fonctionnaire de dérouler sa carrière sur au moins deux grades.

Le SNPTES, comme la plupart des organisations présentes à cette réunion, a pu prendre connaissance de données mettant en lumière ce que nous avançons depuis plusieurs années, à savoir le fait que certains collègues, recrutés par concours dans un grade demeurent malheureusement dans celui-ci jusqu’à leur départ en retraite. Si cette situation est tout particulièrement établie pour un nombre important d’adjoints techniques ou administratifs de deuxième classe, ce phénomène peut aussi être constaté dans un certain nombre de corps (par exemple, en catégorie A, chez les professeurs des écoles) et peut malheureusement s’amplifier lorsque l’on sait que désormais certaines grilles ont un déroulement particulièrement long (par exemple 31 ans pour le premier grade de la catégorie B !).

PDF - 442.7 ko
Protocole PPCR. Vers une réelle application de la possibilité de faire une carrière de fonctionnaire sur deux grades ?
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a malheureusement pu constater, lors de cette réunion, que le Ministère de la Fonction publique ne faisait aucune proposition concrète qui permettrait de mettre en place cet engagement fort d’un déroulement de carrière sur au moins deux grades... et à nos demandes ne répondait que par deux leitmotivs : régler la situation des adjoints de deuxième classe (notamment en raison du fait qu’une très large majorité de ces collègues bloqués dans ce grade sont des femmes) et utiliser les taux de changement de grade, au sein d’un même corps, « comme principal levier »... le SNPTES ne saurait se satisfaire de remèdes qui ne régleraient pas le problème de fonds (l’existence de blocages de carrière) et qui ne respecteraient pas un engagement important (le fait d’être assuré, le long d’une carrière, de pouvoir bénéficier, au moins, d’un avancement ) !

Pour le SNPTES l’engagement du déroulement de carrière sur au moins deux grades peut être réalisé si le Gouvernement renoue, réellement, avec cette volonté et s’en donne les moyens. Il est ainsi possible de tenir cette promesse en augmentant, de manière significative, les possibilités d’avancements, mais aussi, bien évidemment, de promotions (changement de corps) ou d’évolution par concours. Cette politique qui renouerait avec la notion de fonction publique de carrière devrait, pour le SNPTES, s’accompagner d’un effort dans les plans de formation.

Enfin, le SNPTES rappelle qu’une de ses revendications est une réduction du nombre de grades. Ne serait-il pas plus simple de fusionner les deux premiers grades de chaque corps plutôt que de chercher des solutions pour automatiser les avancements de grades pour l’accès au premier grade d’avancement de chaque corps ?


Alain Favennec
secrétaire général adjoint

Projet de budget enseignement supérieur et recherche 2017 : pour le SNPTES, le compte n’est pas bon !

PDF - 468 ko
Projet de budget ESR 2017 : pour le SNPTES, le compte n’est pas bon !
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, si l’augmentation de 850 millions d’euros annoncée par la ministre en septembre peut sembler donner enfin une nouvelle dynamique bien tardive, il n’en reste pas moins que l’essentiel de cette somme sera consacré aux mesures gouvernementales concernant les salaires (augmentation du point d’indice, mesures "Parcours professionnel carrière rémunération (PPCR)", RIFSEEP...). Les financements consacrés à l’augmentation des effectifs étudiants ne sont pas suffisamment pris en compte et vont mettre une fois de plus les établissements universitaires autonomes dans l’obligation de geler des postes pour équilibrer leur budget ! Les organismes de recherche se retrouvent dans une situation tout aussi dégradée puisque si les financements de recherche augmentent, ils concernent exclusivement les financements sur projets de l’ANRS, au détriment des besoins récurrents des équipes de recherche.

Le SNPTES rappelle qu’une loi de programmation budgétaire avec des moyens adéquats est plus que nécessaire, permettant ainsi aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche et à la science de notre pays de maintenir son rang et ne pas décrocher définitivement au niveau international.


Laurent Diez
secrétaire général

Calendrier scolaire - CSE

Le SNPTES poursuit ses travaux dans le cadre du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) concernant la réforme du calendrier scolaire.

Différent points d’ancrage ont sollicité les interrogations du SNPTES

PDF - 599.5 ko
Calendrier scolaire - CSE
Version téléchargeable et imprimable
  • Sa durée : pour le SNPTES, il parait actuellement difficile de revenir sur cette durée des vacances scolaires puisque celle-ci est inscrite dans la Loi n°89-486 du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation (https://goo.gl/c2DBYv).
  • Sa périodicité : le rythme et l’alternance de 7 semaines d’école et de 2 semaines de vacances n’est pas remis en cause par le SNPTES. Cette périodicité a très vite trouvé consensus autour de nombreuses études faites par notre réseau d’enseignants-chercheurs.
  • Semaine complète : le SNPTES rappelle qu’il reste plus intéressant de travailler sur des semaines complètes par respect pour le travail des enseignants, des élèves et pour une meilleure harmonie de la vie familiale. Les dernières vacances de la Toussaint ont démontré les limites de l’expérience.
  • Le zonage : tel qu’actuellement imposé, pour le SNPTES il ne respecte pas le rythme d’une équitable répartition sur le territoire. Certains élèves auront travaillé jusqu’à 12 semaines d’affilé !
  • L’équilibre des rythmes biologiques : ils sont à prendre en considération, c’est pourquoi le SNPTES propose de décaler les vacances d’hiver, de la fin février jusqu’à la mi-mars.
  • Le bien être à l’école passe, pour le SNPTES, par une réforme au-delà du rythme des vacances scolaires, notamment :
    • le respect de la qualité du temps organisé pendant la présence des élèves à l’école (pause méridienne, temps de présence journalière,…) ;
    • l’instauration d’un accueil intermédiaire pour les élèves de tous niveaux de scolarité pendant les vacances scolaires ;
    • l’organisation des activités durant tout le mois de Juin reste à définir.

Amar Ammour - secrétaire national

Comité de sélection, le Conseil d’État s’attaque-t-il au « localisme » de certains concours ?

Par une décision du 17 octobre 2016, le Conseil d’État pourrait remettre en cause, indirectement, le fonctionnement des comités de sélection d’enseignants-chercheurs des établissements d’enseignement supérieur et, de manière plus large, le fonctionnement des jurys « locaux ».
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000033255616)

PDF - 576.1 ko
Comité de sélection, le Conseil d’État s’attaque-t-il au « localisme » de certains concours ?
Version téléchargeable et imprimable


Ainsi, le juge suprême consolide, par sa décision, le principe d’impartialité qui s’applique à chaque membre d’un comité de sélection ou d’un jury de recrutement et précise, notamment, que le « respect du principe d’impartialité exige que, lorsqu’un membre du jury d’un concours a avec l’un des candidats des liens, tenant à la vie personnelle ou aux activités professionnelles, qui seraient de nature à influer sur son appréciation, ce membre doit non seulement s’abstenir de participer aux interrogations et aux délibérations concernant ce candidat mais encore concernant l’ensemble des candidats au concours ».

Si pour le SNPTES cette décision devrait mettre fin à quelques dérives... elle risque d’engendrer localement ou pour quelques sections des difficultés d’appréciation, de fonctionnement voire de composition des comités de sélection. Pour le SNPTES, il est ainsi nécessaire de définir, par une circulaire ministérielle ad hoc, ce que le Conseil d’État entend exactement par des liens, tenant aux activités professionnelles qui seraient de nature à influer sur son appréciation.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Le nouveau RÉFérentiel des emplois-types de la recherche et de l’enseignement supérieur (REFERENS III)

PDF - 545.6 ko
Communiqué SNPTES : nouveau REFERENS
Version téléchargeable et imprimable

Le nouveau RÉFérentiel des emplois-types de la recherche et de l’enseignement supérieur (REFERENS) est désormais en ligne sur le site du ministère chargé de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ce nouveau RÉFérentiel présente 242 emplois-types répartis en 35 familles sur 8 branches d’activité.

PNG - 15.1 ko
REFERENS III en ligne
Version pdf


Selon le ministère, « le portail a été pensé en mode dynamique et interactif. Il est facile de naviguer dans cet espace, à chaque compétence identifiée, désormais se trouve intégrée une définition. La cartographie comme le dictionnaire des compétences peuvent être exportés. Pour chaque compétence du dictionnaire, une liste d’emplois-types est associée. La nouvelle application propose également la possibilité de télécharger les programmes des concours associés ».

Vous pouvez dès à présent consulter :


Alain Charrier
secrétaire national - secteur CAP

Élections à la Commission d’accompagnement de la recherche (CAR) à l’Inserm : le SNPTES obtient 23 % des votes

Le SNPTES tient à remercier les électrices et électeurs pour la confiance qu’ils ont accordée à sa liste de candidats. Le SNPTES présentait pour la première fois des candidats à la Commission d’accompagnement de la recherche (CAR). Sa liste de candidats bénéficie du soutien de 23 % des électeurs. Le SNPTES prouve ainsi qu’il fait indéniablement partie du paysage syndical de l’Inserm.

PDF - 502.5 ko
Élections CAR à l’Inserm : le SNPTES obtient 23 % des votes
Version téléchargeable et imprimable


Le SNPTES qui est un des trois syndicats les plus représentatifs au niveau ministériel a pour ambition de défendre et développer les intérêts collectifs et individuels des ITA et chercheurs de l’Inserm.
Pour atteindre cet objectif, il mène au quotidien des actions pour vous informer et vous représenter. Les deux fondamentaux de son activité syndicale sont : l’écoute des personnels et le dialogue social avec ses interlocuteurs de l’INSERM et ministériels.

Merci pour votre confiance.


Florence Bayeux - secrétaire nationale
secteur organismes de recherche

CTMESR du 20 octobre 2016, déclaration du SNPTES

Déclaration SNPTES au Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) du jeudi 20 octobre 2016

Le SNPTES s’inquiète du retard pris dans la transposition des engagements gouvernementaux relatifs au Parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR) dans les corps de catégorie A ITRF-ITA (assistants-ingénieurs, ingénieurs d’études, ingénieurs de recherche), dans les corps de catégorie A des bibliothèques (bibliothécaires, conservateurs, conservateurs généraux) et des corps d’enseignants-chercheurs ou de chercheurs. Le SNPTES met en garde le Gouvernement contre les risques qui découleraient d’un tel « oubli » puisque ces collègues ne manqueraient pas de s’interroger sur les raisons pour lesquelles le PPCR s’appliquera à l’ensemble des fonctionnaires et pas à eux !

Le SNPTES s’insurge contre l’excès de zèle qui conduit certaines directions à mettre en place une « réglementation » qui, pour l’instant, n’existe pas... C’est notamment le cas du CNRS qui, en utilisant une méthode du type « voiture bélier », met en œuvre le dispositif indemnitaire RIFSEEP sans que les textes aient été publiés et les instances ministérielles et d’établissement préalablement consultées. Dans cet organisme, en effet, bien que le RIFSEEP ne s’applique pas aux ITA, la direction a décidé de désavouer la volonté de la Ministre (je vous renvoie à la lecture de notre communiqué SNPTES du 16 septembre 2016). La direction du CNRS désavoue ainsi la Ministre sur l’engagement d’aligner les ITA-ITRF-AENES au moment du passage au RIFSEEP et sur la date d’application de cette mesure.

Au-delà des modalités d’application du RIFSEEP, le point central de notre désaccord avec la direction du CNRS reste la définition des montants minimaux qui seront versés à tous les ITA. Pour le SNPTES, ils doivent atteindre dès le 1er janvier 2017, les montants moyens indemnitaires perçus dans les établissements d’enseignement supérieur (chiffres du bilan social du ministère). Il conviendra ensuite de mettre en œuvre un plan de revalorisation pluriannuelle, permettant aux BIATSS et ITA d’atteindre rapidement les taux les plus favorables de la fonction publique. Une première étape a été franchie puisque le 6 juillet 2016, lors la réunion conclusive de l’agenda social, le Directeur de cabinet a annoncé à l’ensemble des syndicats que les organismes de recherche bénéficieront d’une rallonge budgétaire, permettant de revaloriser les primes des ITA.

C’est la raison pour laquelle, le SNPTES a été très surpris et déçu d’entendre le DRH du CNRS déclarer, le 15 septembre 2016, qu’il n’avait pas prévu de revaloriser les minimums indemnitaires qu’il avait présentés lors d’un séminaire en mai 2016. La direction du CNRS souhaite augmenter les primes de quelques ITA exerçant des fonctions jugées particulières. Le SNPTES ne remet pas en cause le fait que certaines fonctions doivent être mieux reconnues, mais dans la mesure où les minimums indemnitaires fixés par le CNRS sont les plus faibles de toute la fonction publique pour le SNPTES l’heure n’est pas à l’individualisation, mais à la revalorisation générale des primes !

Ainsi, en l’état, le SNPTES ne peut être favorable aux modalités d’application du RIFSEEP aux ITA du CNRS.

Pour le SNPTES, il convient aussi de signaler, une nouvelle fois, que cette technique de la « voiture bélier » est aussi utilisée par certains établissements d’enseignement supérieur comme par exemple à Lille où certaines directions ont décidé de passer outre malgré l’absence de réglementation néanmoins ce passage en force s’accompagne d’une revalorisation contrairement à ce qui est annoncé par la direction du CNRS.

Ce comité technique ministériel est appelé à donner son avis sur un projet de modification du décret 92-26 du 9 janvier 1992 portant statut particulier du corps des conservateurs des bibliothèques et du corps des conservateurs généraux des bibliothèques, il s’agit, par cette modification statutaire, de valoriser le titre de docteur en permettant aux titulaires de ce diplôme d’accéder au corps de conservateurs grâce à la création d’un concours spécifique. Par ailleurs une modification statutaire permettra au docteur recruté dans le corps de conservateurs de bénéficier d’une majoration lors de son classement dans la grille de ce corps. Si le SNPTES ne peut que se féliciter de cette valorisation du doctorat dans le corps de conservateurs, comme dans les corps d’inspecteurs généraux, d’attachés ou encore des professeurs agrégés, il s’inquiète du fait que, pour l’instant, aucun projet ministériel ne prévoit la mise en place de telles dispositions dans des corps qui, de fait, attirent de nombreux docteurs et, notamment, les corps d’ingénieurs qui devraient, eux aussi, pouvoir disposer d’un bonus au moment du reclassement.

Communiqué au CTMESR sur les orientations stratégiques ministérielles

Les orientations stratégiques débattues et votées au ministère par le SNPTES sont des priorités nationales élaborées à partir du rapport annuel de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail dans l’enseignement supérieur et la recherche, que chaque établissement doit adapter et mettre en œuvre dans son programme annuel de prévention.

Le SNPTES se félicite d’observer l’amélioration du dialogue avec le ministère à chaque mandat de ses représentants, la preuve en est la prise en compte des remarques du SNPTES lors de l’élaboration des orientations stratégiques ministérielles.

Le SNPTES tient à saluer la mise en place d’une nouvelle enquête Santé sécurité au travail (SST), prenant en compte ses remarques. Cette enquête est un dispositif statistique pour le ministère. Désormais, grâce au travail des représentants du personnel, elle devient un outil de suivi des politiques de santé, sécurité au travail (SST) dans les établissements. Le SNPTES et ses représentants locaux s’impliqueront dans cette nouvelle démarche et veilleront à ce que les établissements s’en saisissent.

PDF - 537.3 ko
Déclaration SNPTES au CTMESR du jeudi 20 octobre 2016
Version téléchargeable et imprimable


Cependant, le SNPTES regrette que certains points des orientations stratégiques soient récurrents, prouvant ainsi que les situations dans nos établissements ne s’améliorent pas. Ce constat est particulièrement criant concernant le traitement des Risques psychosociaux (RPS), ou plutôt leur absence de traitement. En effet, malgré des dispositifs nationaux forts et un travail du CHSCT ministériel, nous ne pouvons que regretter leur faible application sur le terrain.

Le SNPTES dénonce le comportement de certains chefs d’établissement qui occultent leur responsabilité en matière de Santé, sécurité au travail (SST), à l’image de l’absence de trop nombreux Documents uniques d’évaluation des risques (DUER) qui sont d’obligatoires depuis « seulement » 2001 et des diagnostics risques psychosociaux (devant être finalisés pour 2015). Ce manque de volonté des chefs d’établissement est symptomatique du laisser-aller sur les questions de Santé et Sécurité au travail.

Le SNPTES rappelle que c’est le travail qui doit s’adapter à l’humain et non l’inverse !


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Agressions contre les personnels : le SNPTES dénonce un contexte alimenté par certaines dérives

PDF - 509.2 ko
Agressions contre les personnels : le SNPTES dénonce un contexte alimenté par certaines dérives
Version téléchargeable et imprimable


Le SNPTES dénonce avec la plus grande vigueur les actes de violence dont ont été victimes, ces derniers jours, des enseignants et des chefs d’établissements.

Le SNPTES, sans nier la responsabilité des auteurs de ces actes, tient à préciser que les propos de certains dirigeants politiques ne font qu’alimenter encore plus ce contexte de haine contre les institutions en général et contre les enseignants en particulier.

Ainsi, le SNPTES trouve particulièrement affligeant d’entendre sur les ondes d’une radio nationale un candidat aux primaires pour l’élection du Président de la République affirmer que les enseignants ne travaillent que six mois par an… !

Il invite ce candidat à retourner quelques jours à l’école, au collège ou au lycée pour percevoir la réalité de la charge de travail et, pour certains secteurs et établissements, l’âpreté de la situation.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Le projet de loi de finances 2017 dans l’Éducation nationale : malgré la poursuite des créations de postes, des difficultés persistent

Dans le projet de loi de finances 2017 présenté mercredi 28 septembre, la mission enseignement scolaire est le premier poste budgétaire de l’État (13 % du budget total) pour un montant de 50,06 milliards d’euros. 90 % des crédits de ce poste sont alloués aux personnels, en particulier pour les créations de postes.

Le gouvernement poursuit les créations de postes afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi de Refondation de l’École (60 000 postes sur le quinquennat). Dans le projet de loi de finances 2017, le ministère prévoit la création de 12 842 postes supplémentaires dans l’EN, l’ESR et l’enseignement agricole (dont 11 662 postes uniquement pour l’EN) pour l’année 2017. Sur ces 11 662 postes créés dans l’EN, 9 711 concernent des postes d’enseignants devant élèves, 600 des postes administratifs, d’éducation, d’encadrement et santé sociaux, et 1 351 des postes d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap).

Créations de postes 2012-2017Créations de postes 2017
EN 54 000 11 662
ESR 5 000 1 000
Ens agr 1 000 180

Sur le quinquennat, les créations de postes dans l’EN se répartissent de manière pratiquement équivalente entre le premier et le second degré (avec respectivement 47,1 % et 43,4 % du total des créations de postes).

Décomposition des postes dans l’EN selon le degré sur le quinquennat
Répartition des créations de postes enseignants2012-20172017
1° degré public 23 639 4 311
2° degré public 21 809 4 400
privé 4 753 1 000
TOTAL 50 201 9 711

Si le SNPTES se félicite de cette dynamique de créations de postes après la suppression de 80 000 postes d’enseignants pendant le quinquennat précédent, des difficultés persistent.

Dans le secondaire, certaines disciplines restent déficitaires. Ainsi le déficit de recrutement ne se comble pas en mathématiques, anglais et lettres modernes (trois principales disciplines de recrutement) : en 2015, 14 % des postes aux concours externes de mathématiques n’ont pas été pourvus [1].

Depuis 2012, les enseignants stagiaires représentent près d’une création de postes sur deux, les titulaires représentent quant à eux 38 % des postes créés. Or, les stagiaires ne sont qu’à mi-temps devant les élèves (le reste du temps ils suivent leur formation en ESPE). Ainsi, dans le primaire, il manque 7 978 postes de titulaires à créer pour atteindre l’objectif de 20 000 ETP.

Décomposition des créations de postes dans l’Éducation Nationale de 2012 à 2017 :
Répartition des postes crées de 2012 à 2017Nbre de postes sur le total crées dans l’EN
Ens stagiairaires 25 938 48 %
dont CPE Stagiaires 310
Ens titulaires 20 611 38 %
dont CPE titulaires 350
AESH 4 251 7,87 %
AED 2150 3,9 %
Perso médicaux sociaux 600 1,1 %
Perso administratifs et techniques 450 0,8 %

Sur cinq ans, moins de 1 % des créations de postes a été consacré aux personnels administratifs et techniques, soit 450 postes créés sur 5 ans. Ce rythme ne suffira pas à compenser les nombreuses suppressions antérieures de postes subies dans les établissements et services.

Concernant le dispositif « plus de maitres que de classes », 3 195 emplois ont été créés depuis la rentrée 2012, alors que 7 000 postes avaient été annoncés. Concernant la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, il concerne 231 ETP à la rentrée 2016 alors que 3 000 postes avaient été promis [2].

PDF - 793.4 ko
Le projet de loi de finances 2017 dans l’Éducation nationale : malgré la poursuite des créations de postes, des difficultés persistent
Version téléchargeable et imprimable


Au lycée, la rentrée s’avère difficile avec une augmentation des effectifs pour les années 2016 et 2017, et ceci pour deux raisons principales :

  • des générations plus nombreuses entrent au lycée,
  • avec le décret du 27/10/2015 [3] , les élèves de terminale ayant échoué leur baccalauréat auront désormais la possibilité de redoubler dans leur établissement d’origine. Cela représente 5 500 redoublants par an.
Augmentation des effectifs du 2nd degré public et privé
2015 + 39 500
2016 + 53 500
2017 + 58 000

Source : DEPP

Enfin, le lycée professionnel reste malheureusement le grand oublié de la refondation malgré les « 30 ans du bac pro » et les ambitions de revalorisation la filière professionnelle. Depuis 2012, le lycée professionnel a subi une perte de 3 340 Équivalent Temps Plein.

Le SNPTES demande donc que cette dynamique de créations de postes s’accentue en ciblant :

  • le primaire et les dispositifs permettant de réduire les inégalités scolaires (scolarisation de moins de 3 ans et plus de maitres que de classes),
  • le LGT pour faire face à l’augmentation démographique,
  • le lycée professionnel, avec une véritable prise en compte des difficultés propres à la voie professionnelle.

Élise Marais
Chargée de mission éducation nationale

Le SNPTES signe avec la ministre l’accord relatif au droit au Master !

Auditionné à plusieurs reprises par le cabinet du Secrétaire d’état de l’enseignement supérieur et de la recherche et par les services ministériels, le SNPTES a pu donner son point de vue sur la question de l’accès aux formations délivrant le diplôme de master.

Le SNPTES a été entendu sur plusieurs de ses recommandations ce qui l’a conduit à signer avec la Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche un accord relatif au droit au master. Opposé à la sélection sauvage pratiquée dans certains établissements universitaires pour l’accès à la deuxième année de Master -sélection sanctionnée par les juridictions administratives- le SNPTES avait eu l’occasion de préconiser certaines solutions :

  • attribution de moyens humains et financiers permettant de faire face à certaines demandes ;
  • interdiction d’empêcher l’accès au diplôme de M2 aux étudiants ayant réussi leurs examens de M1.
PDF - 478.1 ko
Le SNPTES signe avec la ministre l’accord relatif au droit au Master !
Version téléchargeable et imprimable

Cet accord signé par le SNPTES rappelle également que l’accès aux études de master pour tout diplômé de licence est un droit ; ainsi, si les universités ont la possibilité de fixer des capacités d’accueil pour chaque master et d’opérer, en cas de nécessité, un examen des dossiers de candidature ou à la mise en place d’un concours, les titulaires d’une licence bénéficieront du droit de se voir proposer une poursuite d’études en master. En d’autres termes, l’étudiant refusé dans le master de son choix obtiendra une solution de replis (trois propositions coordonnées par le recteur de région académique dont l’une au moins dans son établissement d’origine).

Le refus d’une demande initiale devra être motivé ce qui conduira les établissements à exposer clairement le fondement d’une telle décision. Outre ces nouvelles modalités de recrutement, le Ministère mettra en place un site officiel dénommé "trouvermonmaster.gouv.fr" qui permettra d’offrir aux futurs étudiants de master un panorama complet de l’offre nationale.

Si cet accord doit mettre fin à des situations compliquées à gérer par les personnels BIATSS et enseignants et difficiles à accepter pour les étudiants recalés, il comporte quelques points sur lesquels il conviendrait d’être vigilant et, notamment, sur la déclinaison, en cas de refus, des trois offres qui, gérées par le recteur de région académique, pourrait conduire, sans dispositif d’accompagnement (bourse, accès au logement universitaire, prise en charge des voyages, etc.), un certain nombre de recalés à renoncer définitivement au master puisque certaines régions académiques ont une superficie particulièrement étendue.

Les modalités d’application de cet accord devront être effectives à la prochaine rentrée universitaire, le SNPTES ne manquera pas, lors des prochaines négociations, de se montrer vigilant afin de défendre les intérêts des étudiants et de permettre à l’ensemble de la communauté universitaire de renouer enfin, sur ce point, avec la sérénité.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Elections pour les Commissions d’accompagnement de la recherche de l’Inserm : Votez pour la liste du SNPTES dans le collège C !

PDF - 639.7 ko
Elections pour les Commissions d’accompagnement de la recherche de l’Inserm : Votez pour la liste du SNPTES dans le collège C !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES présente une liste pour la Commission d’accompagnement de la recherche (CAR) dans le collège C (personnels ingénieurs, techniciens et administratifs de l’Inserm ou mis à disposition par d’autres établissements). Celle-ci est consultée sur l’évaluation de l’activité des chercheurs exerçant des fonctions d’accompagnement de la recherche, leur avancement, leur recrutement au grade de directeur de recherche de 2ème classe, leur mutation et leur mise à disposition auprès d’autres organismes.

Elle est informée de l’activité des services du siège de l’INSERM et de celle des Délégations régionales.

Le matériel de vote vous sera envoyé à votre domicile. Dès réception :

  • renvoyez votre enveloppe par la poste (il n’y a pas de timbre à acheter) ;
  • faites-le immédiatement, sinon on oublie ou on perd son matériel de vote.
  • Le scrutin sera clos le lundi 24 octobre 2016 le cachet de la poste faisant foi.

Les Candidats SNPTES :

PDF - 349 ko
Profession de foi - CAR


Commission accompagnement à la recherche (CAR)
1 – Charlotte DUMONTE – Délégation Régionale Montpellier
2 – Maurice ROUGIER – Siège DSI Paris
3 – Florence BAYEUX – Siège DRH Paris


Florence BAYEUX
Secrétaire Nationale Secteur EPST

Commissions Scientifiques spécialisées (CSS) à l’Inserm : le SNPTES forme ses élus C !

Lors de ces 2 jours de formation animée par Florence Bayeux (Secrétaire Nationale EPST), les nouveaux élus [1], la responsable de la coordination nationale des CSS pour le SNPTES Chantal Ripoll (Inserm Montpellier), le responsable de la coordination des élus du comité national pour le CNRS Rodolphe Defiolle (SNPTES CNRS), les futurs candidats du SNPTES au conseil scientifique Frédéric André (MCU Inserm Marseille) et Magalie Bénard (Inserm Rouen) ont donc travaillé longuement sur le rôle des élus des CSS.

JPEG - 83.6 ko


Le SNPTES s’est engagé lors des élections à travailler pour une reconnaissance scientifique des personnels Ingénieurs, Techniciens et Administratifs (ITA) et pour une évaluation tenant compte des missions et responsabilités confiées aux ITA.

PDF - 448.6 ko
Commissions Scientifiques spécialisées (CSS) à l’Inserm : le SNPTES forme ses élus C !
Version téléchargeable et imprimable


C’est pourquoi le SNPTES a créé un groupe de travail réunissant nos élus C afin :

  • de préparer activement la nouvelle vague d’évaluation de nos unités Inserm, les
    représentants des six CSS travaillant ainsi de la même façon ;
  • de nous réunir très régulièrement, conformément à ce que nous vous avions annoncé ;
  • de rappeler le rôle de l’élu C et les règles à respecter lors des concours ITA, son rôle consistant à surveiller le bon déroulement du concours et à signaler tout problème ou manquement aux bonnes règles du concours.

Les élus SNPTES se mobilisent pour que soit reconnu le rôle essentiel des ITA dans la recherche scientifique que nous savons affectée par le manque de moyens.
Ils se sont également présentés à l’élection de la commission permanente de chaque CSS et ont été élus. Ils vont ainsi participer aux missions qui leur incombent en représentant les personnels ITA.


Le SNPTES est toujours au plus proche de vos préoccupations
pour vous représenter le plus efficacement !


Florence BAYEUX
Secrétaire Nationale Secteur EPST

[1Nos élus C : Olivier Gribouval (Inserm Paris 5) - CSS 1, Anna Pelet (Inserm Paris 5) - CSS2, Frédéric David (Inserm Montpellier) - CSS3, Catherine Beau (Inserm Lille) - CSS4, Christine Carrio (Inserm Nîmes) - CSS5, Lionel Desrayaux (Inserm - DSI Siège) - CSS6

Congrès de la FAGE : le SNPTES félicite leurs militants pour leurs engagements !

Invité à participer au 27e congrès de la FAGE, le SNPTES y a réaffirmé les valeurs communes qui nous rassemblent.
Laurent Diez, secrétaire général du SNPTES, est intervenu lors du colloque sur la ségrégation scolaire et quelles réformes pour un système éducatif équitable et efficace.
Le SNPTES y a rappelé son attachement à une éducation nationale et un enseignement supérieur accessible au plus grand nombre.
Pour cela, la continuité bac-3 / bac+3 est un élément essentiel, autant sur les façons d’enseigner que sur l’orientation des élèves puis étudiants. Un grand service public de l’orientation serait déjà une première réponse.
Le travail par modules, de façon à agréger les acquis permettant ensuite de dégager les orientations futures des étudiants y compris jusqu’au master.
Cela nécessite des adaptations fortes à tous les niveaux et la future réforme du lycée devra en tenir compte.

PDF - 444 ko
Congrès de la FAGE :
le SNPTES félicite leurs militants pour leurs engagements !
Version téléchargeable et imprimable


Le contrôle continu pour remplacer tout ou une partie du baccalauréat est une piste, de même que l’expérimentation du contrôle continu intégral en licence et master.
Les examens vécus comme des concours engendrent de plus en plus d’inégalités sociales entre ceux qui peuvent se payer des cours privés de préparation et ceux, très nombreux, qui ne le peuvent pas. Pour cela, il faut des moyens, et le SNPTES se retrouve avec les organisations étudiantes pour en demander.

L’occasion nous a été donné aussi de féliciter la FAGE pour ses actions au quotidien dans le secteur associatif.
L’engagement chez les jeunes doit être mesuré à sa juste valeur, et les militants de la FAGE le démontrent chaque jour dans leur responsabilité d’élus dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est pour cela que le SNPTES tenait à remercier chaleureusement Alexandre Leroy, président démissionnaire et toute son équipe pour le travail réalisé en commun tout au long de ses années de mandat, et à féliciter, non moins chaleureusement Jimmy Losfeld, nouveau président de la FAGE.

Le travail entre le SNPTES et la FAGE doit se retrouver aussi au niveau local où nos militants respectifs se doivent d’œuvrer pour les étudiants et les personnels qu’ils représentent, au nom d’une démarche commune.


Laurent DIEZ,
secrétaire général du SNPTES

Audience avec le président du CNOUS : le SNPTES obtient quelques engagements !

Une délégation du SNPTES était reçue par Emmanuel Giannesini, président du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS). Le président était accompagné du sous-directeur des ressources humaines et de formation et des responsables des départements personnels ouvriers, administratifs et techniques.

La délégation du SNPTES était composée de Laurent Diez, secrétaire général, Marie-Ange Kelchlin secrétaire technique nationale en charge des personnels ouvriers et de Rachid Doverne, chargé du développement Ile de France pour les CROUS.

Le SNPTES a fait part aux représentants du CNOUS, de l’inquiétude des personnels au sujet d’éventuels projets de fusions de directions régionales. Le président nous a affirmé qu’il n’y aurait pas d’autres fusions en dehors de celles déjà engagées (Caen et Rouen, Dijon et Besançon). Il a précisé que ces deux fusions n’occasionneront pas de mobilité forcée pour les personnels. La fusion des CROUS franciliens (Créteil, Paris et Versailles), critiquée par le SNPTES et demandée par les trois directeurs généraux est suspendue, jusqu’en juin 2017. Le SNPTES se félicite que sa demande concernant la mobilité ait été entendue !

Sur les carrières et rémunérations des Personnels ouvriers (PO), le SNPTES a réaffirmé sa volonté de voir appliquer aux personnels ouvriers les engagements gouvernementaux relatifs aux Parcours professionnels carrières rémunérations (PPCR) qui commencent à être appliqués aux fonctionnaires. Le président s’est engagé à une transposition rapide de ces dispositions.

Le SNPTES a renouvelé sa revendication de permettre aux personnels ouvriers de devenir fonctionnaires. Le SNPTES préconise une titularisation directe (sans concours) dans les corps des personnels techniques de recherche et de formation (ITRF). Le président du CNOUS nous a précisé que ce point est toujours à l’étude, mais qu’il reste des points à trancher sur certaines questions non résolues. Il s’agit notamment du financement des caisses de pension de retraite, du traitement des PO qui n’ont pas la nationalité française. Enfin, il précise que la réalisation de ce projet est tributaire d’une décision politique permettant la création de 8 000 emplois de fonctionnaires.

PDF - 457.8 ko
Audience avec le président du CNOUS : le SNPTES obtient quelques engagements !
Version téléchargeable et imprimable


Le SNPTES a insisté sur l’urgence de traiter les problèmes relatifs aux conditions de travail des veilleurs de nuit. Le directeur du CNOUS s’est engagé pour régler cette situation rapidement. Avant la fin de l’année 2017, un projet sera présenté au comité technique. Le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sera saisi de la question de la pénibilité au travail. Les veilleurs de nuit, mais également les plongeurs batteries seront concernés.

Le SNPTES suivra l’évolution de ces dossiers avec vigilance. Il mettra tout en œuvre pour obtenir une amélioration des conditions de travail, de la qualité de vie au travail et de la rémunération.


Rachid Doverne
Délégués SNPTES - CROUS de Créteil

Amélioration des carrières des ingénieurs et assistants ingénieurs : entre satisfaction et déception !

Une délégation du SNPTES a rencontré, le 22 septembre 2016, des représentants de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP). L’ordre du jour était : application aux assistants ingénieurs, ingénieurs d’études et ingénieurs de recherche du projet gouvernemental relatif aux Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR).

PDF - 582.3 ko
Version téléchargeable et imprimable

Nos interlocuteurs nous ont confirmé que c’est le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR) qui pilotera les négociations, mais que celles-ci se dérouleront dans un cadre contraint, fixé par la Fonction publique. Ils ont ensuite précisé que le PPCR n’avait pas pour objectif d’harmoniser totalement l’ensemble des carrières des corps de catégorie A.
Le SNPTES a rappelé que les personnels qu’il représente souhaitent quant à eux sortir de l’atypisme dans lequel ils sont enfermés. Cette situation a des conséquences désastreuses en termes d’égalité de traitement à fonctions équivalentes et en termes de mobilité interministérielle et ministérielle. Le SNPTES déclare que, depuis la création de leur statut, les ingénieurs et personnels techniques du MENESR subissent les transpositions discriminantes des différentes réformes. C’est notamment le cas du corps des ingénieurs de recherche qui, bien que considéré comme un corps de A+, n’a jamais été revalorisé. Le corps des ingénieurs d’études est également passé à côté de certaines réformes, comme la réduction du nombre de grades dont ont pourtant bénéficié de nombreux autres corps d’ingénieurs et le corps des attachés, en 2006, sans parler de la création récente d’un Grade à accès fonctionnel (GRAF).

Les représentants de la DGAFP ont affirmé que dans le cadre de l’application du PPCR, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n’avait formulé aucune demande de suppression du corps des assistants ingénieurs. Alors que nous leur faisions remarquer que l’un des principes du PPCR est : « chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades », ils ont répondu que des solutions autres que l’intégration dans le corps des ingénieurs d’études pouvaient être envisagées. Selon eux, aucun arbitrage n’a été rendu. Plusieurs scénarios seraient à l’étude dont la création d’un grade supplémentaire. En clair, seule une décision politique peut désormais permettre d’imposer cette intégration.
Depuis le début, certains syndicats et les organismes de recherche s’opposent à cette intégration. Le 15 septembre, lors d’une réunion bilatérale, le DRH du CNRS a été catégorique. Il a affirmé qu’il s’oppose à l’intégration des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études. Il a déclaré également qu’il est contre l’idée de créer un nouveau grade. Il propose seulement une mesure exceptionnelle sur trois ans qui permettrait uniquement de passer 10% des assistants ingénieurs du CNRS, dans le corps des ingénieurs d’études.
Le SNPTES demande le respect des engagements ministériels pris en 2009, dans le cadre du plan relatif aux carrières : L’intégration des assistants ingénieurs dans le corps des ingénieurs d’études.

En conclusion, on peut retenir de ces premières discussions qu’en l’état actuel du projet qui, selon nos interlocuteurs, n’est pas totalement finalisé :

  • les trois corps seront maintenus pour garder une cohérence de carrière sur plusieurs corps ;
  • le corps des attachés sert de modèle à la construction du nouveau corps des ingénieurs d’études, sans que la transposition se fasse à l’identique, pour éviter les inversions de carrières. Il nous a été annoncé que l’indice terminal brut sera 1015. Ce serait déjà une avancée, mais cela signifierait aussi que les ingénieurs d’études n’auraient pas accès à l’équivalent de l’échelon spécial du grade des attachés hors classe qui permet l’accès à la hors échelle A. Comme nous l’écrivions en titre : entre satisfaction et déception ! Le sujet ne semble pas encore avoir été tranché, même si nos interlocuteurs ont argumenté sur le fait que la carrière des ingénieurs d’études devait s’envisager en tenant compte de l’existence du corps des ingénieurs de recherche ;
  • le corps des ingénieurs de recherche serait revalorisé sans attendre la fin de la réflexion pour une éventuelle application du PPCR aux corps de l’encadrement supérieur et assimilés. C’est une bonne chose, car contrairement aux corps de A type, le PPCR n’a pas prévu de revalorisation des corps de A+, mais uniquement l’ouverture d’une réflexion.

Le SNPTES attend d’avoir entre les mains la version définitive du projet, pour donner sa position. Il est en effet préférable d’avoir une vision globale de cette réforme (grille, agenda, modalité de reclassement, modalité d’avancement et de promotion, etc.), avant de se prononcer.
Le SNPTES a néanmoins tenu à préciser ses revendications et à rappeler qu’il ne se contentera pas de demi-mesures !

Égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : la FA-FP et le SNPTES auditionnés

La FA-FP et le SNPTES ont été reçus, le 20 septembre 2016, par la députée Françoise Descamps-Crosnier, chargée par le Premier ministre de lui remettre un rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

La collaboration, sur ce dossier, de la FA-FP et du SNPTES a permis de présenter un panorama très précis des décalages entre femmes et hommes dans la Fonction publique territoriale, la Fonction publique hospitalière et dans les secteurs de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ainsi, il a été possible de démontrer que certaines pratiques ont pour conséquence de pénaliser les femmes dans leurs carrières. La FA-FP et le SNPTES ont ainsi rapporté les effets de l’utilisation de barèmes illégaux qui, en privilégiant fortement l’ancienneté de services publics, pénalisent les collègues qui ont interrompu temporairement leur déroulement de carrière pour bénéficier de congés maternité (ou d’adoption), de congés parentaux d’éducation, puis parfois de temps partiels (85 % des bénéficiaires de temps partiels sont des femmes).

À ces pratiques s’ajoutent des usages insidieux qui privent largement les femmes de la possibilité d’accéder à certaines fonctions. Le SNPTES a pu ainsi donner l’exemple des professeurs des universités, en s’interrogeant tout d’abord sur la faible proportion du nombre de femmes dans le corps (24,3 %) puis en signalant que les choses s’aggravent encore plus dans le déroulement de carrière puisque, par exemple, elles ne sont que 16,9 % à accéder au 2e échelon de la classe exceptionnelle ... Cette faible proportion de femmes professeures des universités a aussi malheureusement des conséquences sur le taux de féminisation de certaines fonctions de direction d’établissements (16 % des universités sont dirigées par une femme ...), d’unités ou de laboratoires.

La FA-FP a souligné que, de la même manière, il était difficile d’expliquer pourquoi parmi les 101 directeurs départementaux des services d’incendie et de secours, on ne comptait aucune femme, et que celles-ci sont à peine plus présentes sur certaines fonctions d’encadrement opérationnel. De même, alors que le versant hospitalier de la Fonction publique est le plus féminisé avec plus de 77 % de femmes, il est assez surprenant de constater que cette proportion ne se retrouve pas au niveau des directeurs de soins ; pour accéder à ces fonctions, les femmes sont notamment pénalisées par leur choix en matière de temps partiel.

PDF - 468 ko
Égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : la FA-FP et le SNPTES auditionnés
Version téléchargeable et imprimable

Lors de la discussion avec la députée Françoise Descamps-Crosnier, la délégation de la FA-FP et du SNPTES a souligné que plutôt que de mettre en place une politique de quotas pour les avancements et promotions (la question a été évoquée lors de la discussion) il était possible, par d’autres leviers, de réduire ces inégalités, tout d’abord en faisant respecter la réglementation et en supprimant l’utilisation de barèmes dans la gestion des carrières.
Par ailleurs, il semble important de signaler que les différences de rémunérations proviennent largement du fait que des corps ou cadres d’emplois très féminisés sont souvent parmi ceux qui bénéficient des régimes indemnitaires les moins élevés (c’est particulièrement le cas dans les corps de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Il est donc possible, pour un gouvernement qui désire réellement réduire les différences de rémunération, d’agir, notamment, par ce biais. Autre levier, il apparaît que les corps de catégories A « atypiques » sont des corps fortement féminisés (76 % du corps des bibliothécaires, 87 % des infirmiers, 50 % des assistants-ingénieurs), il est donc possible, en alignant ces corps ou cadre d’emplois sur des A-types (ou en les fusionnant avec des A-types existants) de réduire les différences de rémunération femmes-hommes.

Outre ces leviers, il est évident que ce sont parfois les mentalités qu’il faut pouvoir changer !
La FA-FP et le SNPTES ont tenu à souligner que les collectivités, les tutelles ou les directions d’établissements ne font pas toujours, en ce domaine, preuve d’un zèle extraordinaire.


Alain Favennec
secrétaire général adjoint

Le SNPTES entendu : prorogation de la loi Sauvadet pour la titularisation des contractuels

Le SNPTES s’est déjà positionné sur la prolongation de 2 ans du dispositif minimal de résorption de la précarité dans la fonction publique.
La loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires, au dispositif de résorption de l’emploi précaire, modifie la loi du 12 mars 2012.
Par ailleurs, la loi travail modifie le code de l’éducation concernant les personnels de la formation continue.
Tout cela apporte des modifications non négligeables, mais pour faire quoi ?

La situation financière des établissements, leur politique budgétaire en matière de recrutement de personnels, la faiblesse du budget de l’enseignement supérieur, les échecs aux recrutements réservés dus au positionnement des jurys qui ne respectent pas l’esprit de l’examen professionnel réservé, tout cela, ne concourt pas à l’optimisme du SNPTES.

Le SNPTES demande à la Direction générale des ressources humaines (DGRH) de procéder à un nouveau recensement de tous les ayants droit, notamment dans les services de formation continue et au ministère, de mettre les moyens financiers à la hauteur de ses ambitions affichées.
Sans cela, alors que nous avons déjà mis en garde la DGRH sur les retards conséquents pris sur le plan initial de titularisation, même les objectifs minimaux ne seront pas atteints.

PDF - 548.6 ko
Le SNPTES entendu : prorogation de la loi Sauvadet pour la titularisation des contractuels
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES demande au ministère la création de poste et des garanties financières pour les rémunérations initiales sur ressources propres. À ce jour, les établissements ne perçoivent pas le Cas Pension pour les contractuels rémunérés sur fond propres. Sans ce minimum là, ce sont les postes de fonctionnaires non pourvus qui seront les supports de titularisation, bloquant ainsi un peu plus la mobilité, pourtant souhaitée et mise en valeur dans les notes de gestion ministérielle, ainsi que le nombre de possibilités de promotion par liste d’aptitude.

Le SNPTES demande enfin au gouvernement, de mettre les moyens financiers et techniques à la hauteur de ses ambitions, afin que les paroles ne restent pas de simples effets d’annonce.


Alain Charrier
Secrétaire national

"Pour une ComUE Normandie Université Ambitieuse et Collégiale" : le SNPTES dénonce une politique de précarisation d’emploi

La liste « Pour une ComUE Normandie Université Ambitieuse et Collégiale » dont faisait partie M. Adoui, Président de Normandie Université, nous présentait dans l’extrait ci-dessous son projet en ces termes :

« …en se donnant une méthode de travail claire, lisible, garante de l’équité et respectueuse des établissements et des communautés… »

La réussite de Normandie Université nécessite le respect d’engagements visant à :

  • construire une ComUE de missions et de projets respectant l’identité des établissements fédérés en réseau ;
  • impliquer l’ensemble des acteurs en faisant activement participer les représentants des personnels et des étudiants au développement d’un projet collectif ;
  • veiller à une consultation régulière des instances, à une préparation rigoureuse et collégiale des dossiers, pour des prises de décision éclairées.

Qu’elles étaient belles les promesses de campagne …
Quel bilan un an après ?

Le Président de la COMUE Normandie Université a soumis au vote du Comité technique le 14/9 la campagne d’emplois 2016. Le SNPTES a voté contre, ce projet a donc reçu un avis défavorable à la majorité car :

  • Sur les 21 postes BIATSS sur supports Etat ouverts (10 de la campagne 2015 et 11 proposés à la campagne 2016), il n’est prévu aucune ouverture au concours. La Comue souhaite maintenir ou installer sur les postes des contractuels pour 12 ou 24 mois en oubliant qu’elle fait partie de la fonction publique et en ne permettant pas à ses personnels de pouvoir devenir fonctionnaire en cas de réussite au concours. Comue = précarisation ?
  • Sur ces 21 postes en supports État, 15 seraient localisés à Caen, 4 au Havre et 2 à Rouen pour Normandie Valorisation. L’intégralité des services serait quasiment installée à Caen laissant vide le territoire rouennais de compétences pérennes de la Comue hormis Normandie Valorisation. Ceci continuera à isoler les quelques agents rouennais contractuels existants qui souffrent déjà de l’isolement créé par le mode de management de la nouvelle équipe présidentielle depuis plus d’un an.
    A ceci s’ajoutent bien d’autres problèmes (conditions des mises à disposition d‘agents d’autres établissements, pas de visibilité pour les contractuels dont les contrats se terminent en décembre 2016, cotation de postes fantaisistes, documents présentés en instance ne permettant pas de rendre un avis éclairé etc…).

Le SNPTES tient ses engagements et rappelle à l’ensemble de la communauté universitaire normande que la COMUE doit respecter les règles élémentaires de la fonction publique. Collectivement nous devons nous montrer vigilants quant aux équilibres à respecter sur l’ensemble du territoire normand, il n’est pas acceptable qu’une campagne d’emplois aussi déséquilibrée puisse être envisagée :
Quel avenir en ce cas pour la formation et la recherche rouennaise ?
Les centres de décision n’ont-ils vocation qu’à être localisés à Caen où se trouvent déjà le CNRS et le service recherche de la Région ?

PDF - 83.1 ko
Courrier SNPTES aux Recteurs des académies de Caen et Rouen
Version téléchargeable et imprimable

Ceci est très inquiétant pour nos établissements et leurs agents. C’est pourquoi nous avons décidé de saisir les deux recteurs d’académie concernés afin qu’ils puissent jouer leur rôle de tutelle compte tenu de l’importance des dysfonctionnements.

Le SNPTES s’oppose donc à cette politique et vous alerte. Ensemble, restons vigilants, demandons le respect des engagements pris lors de la campagne électorale.

Augmentation des primes : le DRH du CNRS désavoue la Ministre !

Le 6 juillet 2016, devant l’ensemble des organisations syndicales représentatives au niveau ministériel (SNPTES, CGT, CFDT, FSU, UNSA Éducation, FO et SUD), le directeur de cabinet de la Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a confirmé que la Ministre a obtenu un complément budgétaire qui permettra, lors du passage au nouveau Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) de revaloriser les régimes indemnitaires et plus particulièrement celui des ITA des organismes de recherche. L’objectif étant un alignement sur les montants versés aux ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation (éducation nationale et enseignement supérieur).
Le SNPTES avait, à plusieurs reprises, déclaré que cet alignement par le haut était un préalable à toutes discussions pour une éventuelle application de ce nouveau régime indemnitaire appelé notamment à remplacer la Prime de participation à la recherche scientifique (PPRS) et la Prime de fonction informatique (PFI).

Une réunion bilatérale SNPTES/DRH du CNRS s’est tenue le 15 septembre 2016, lors de laquelle le DRH a clairement exprimé son refus d’augmenter le montant minimum versé aux ITA à la hauteur de nos demandes (alignement sur les montants moyens des ITRF). Aucune négociation n’est donc possible avec le DRH qui refuse de modifier une ligne de son projet type « usine à gaz » présenté avant cette annonce ministérielle. Pour le DRH, l’enveloppe supplémentaire attribuée par le ministère servira uniquement à revaloriser de manière individualisée un faible nombre d’ITA.

PDF - 590.1 ko
Augmentation des primes : le DRH du CNRS désavoue la ministre !
Version imprimable et téléchargeable

Le SNPTES a immédiatement interpellé la Ministre, lui demandant de confirmer par écrit les déclarations de son directeur de cabinet et d’intervenir auprès de la direction du CNRS pour que ses engagements ne restent pas lettre morte dans cet établissement.

La position du SNPTES est très claire : dans de telles conditions, le RIFSEEP au CNRS, c’est NON !!!

PDF - 492.2 ko
Nouveau régime indemnitaire : une étape indispensable pour la revalorisation des primes

Le SNPTES exige pour les ITA, au 1er janvier 2017, des montants mensuels minimums correspondant aux montants moyens indemnitaires perçus dans les établissements d’enseignement supérieur (chiffres du bilan social du ministère. Lire l’article du SNPTES), suivi d’un plan de revalorisation progressif permettant d’atteindre rapidement les taux les plus favorables de la fonction publique.

Le tableau ci-dessous compare les revendications du SNPTES et les montants mensuels garantis proposés par le DRH du CNRS qui correspondent uniquement au maintien de l’existant. Encore heureux puisqu’il s’agit d’une obligation réglementaire (Article 6 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014). Comme la part principale du RIFSEEP, l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) sera versée mensuellement, les montants présentés, dans ce tableau, sont mensuels.

Corps

Grade

Montant minimum initial RIFSEEP CNRS 2017

Montant minimum revendiqué par le SNPTES pour 2017

IR

IR HC

569 €

913 €

IR 1C

522 €

753 €

IR 2C

396 €

631 €

IE

IE HC

337 €

538 €

IE 1C

278 €

438 €

IE 2C

278 €

433 €

AI

AI

226 €

354 €

TR

TR CE

222 €

330 €

TR CS

198 €

316 €

TR CN

198 €

298 €

ATR

ATR P1

169 €

220 €

ATR P1

169 €

218 €

ATR 1

169 €

209 €

ATR 2

169 €

209 €

Mobilité bafouée pour des adjoints techniques de l’académie de Nancy-Metz !
Le SNPTES interpelle le Ministère !

Suite au déroulement de la Commission administrative paritaire académique (CAPA) des adjoints techniques de recherche et de formation, fin juin 2016, des collègues en poste dans des Lycées de Nancy, se sont aperçus qu’ils avaient été affectés sur une Branche d’activité professionnelle (BAP) qui n’était pas la leur. Imaginons, par exemple, qu’un électricien se retrouve sur un poste de plombier et vice versa…

Avec d’autres syndicats, le SNPTES a demandé et obtenu la réunion d’une CAPA exceptionnelle avec ce seul point à l’ordre du jour.

Lors de cette réunion qui s’est tenue le 12 septembre 2016, à notre grand étonnement, les représentants de l’administration se sont opposés à la demande de permutation qui avait pourtant obtenu un avis favorable des proviseurs concernés.

Leur seul argument est le non-respect du barème de mutation mis en place au sein de l’académie de Nancy-Metz. Le SNPTES dénonce cette pratique archaïque qui ne prend pas en compte les choix des agents et les Branches d’activité professionnelle (BAP) des Ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation (ITRF).

Les représentants du SNPTES ont défendu cette demande, en précisant que d’autres académies, dans la même situation, accèdent fréquemment à ce type de permutation, dans l’intérêt des personnels, mais aussi des élèves et donc du service public. La réponse a été :

Cette décision appartient à ces académies, mais nous ne validerons pas cette permutation !

PDF - 334.9 ko
mobilite_atrf_nancy

Le SNPTES a rappelé que la note de gestion ministérielle autorise aussi la mutation au fil de l’eau en complément de la procédure AMIA [1] pour les personnels ITRF. Les engagements ministériels pris dans le cadre de l’agenda social qui devraient être mis en œuvre en 2017 vont également dans le sens de faciliter la mobilité. Il a été notamment décidé de faire évoluer l’application AMIA, afin de mieux prendre en compte les Branches d’activité professionnelle (BAP) des ITRF.

Le SNPTES dénonce le manque de dialogue social au sein de l’académie de Nancy-Metz. Les décisions sont prises par l’administration de manière unilatérale, sans tenir compte de l’avis des agents, de leurs représentants et dans ce cas précis également des chefs d’établissement. Des décisions arbitraires, dénuées de bon sens, c’est le degré zéro de la gestion des ressources humaines.

Le SNPTES a saisi la direction générale des ressources humaines du ministère pour infléchir cette décision !


Fabrice Orel,
secrétaire technique national

Une rentrée scolaire sous tension

Mercredi et jeudi, plus d’un million d’enseignants et 12,4 millions d’élèves feront leur rentrée dans 77 000 établissements scolaires. Cette rentrée est la dernière que fait la ministre Najat Vallaud-Belkacem durant ce quinquennat. Si les prochains mois seront ceux des bilans, la rentrée est pour l’heure singulière à plusieurs titres.

- Sur un plan sécuritaire, le gouvernement (dans le cadre d’une collaboration entre les ministères de l’éducation nationale et de l’intérieur) a annoncé tout au long des vacances d’été un ensemble de mesures visant à faire face à un risque élevé d’attentats dans les établissements scolaires. "Dans le contexte actuel, l’institution scolaire doit développer une culture pérenne de la gestion des risques et de la sécurité", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

  • Les établissement scolaires devront réaliser trois Plan particulier de mise en sureté (PPMS) dont un exercice attentat-intrusion.
  • Le ministère de l’intérieur a annoncé un renforcement des forces de sécurité aux abords des établissements. La "surveillance dynamique à proximité des écoles, collèges, lycées et universités sera renforcée par des patrouilles mobiles" en lien avec les polices municipales, a précisé le ministre de l’intérieur.
  • Les personnels de l’éducation nationale devraient être davantage formés à la gestion de crise (recteurs et leurs équipes, secrétaires généraux, inspecteurs d’académie).
  • Sensibilisation de tous les élèves aux gestes de secours, formation des délégués en collège et lycée au PCS1.
  • La prise en charge des élèves en voie de radicalisation.
  • La mise en place de l’application SAIP pour « Système d’alerte et d’information des populations » : http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Lancement-de-l-application-mobile-SAIP

Si le SNPTES reconnait que ces mesures sont nécessaires dans le contexte actuel, elles ne sauraient suffire. Une politique plus large de prévention de la radicalisation doit être menée notamment à l’école.

- Sur un plan social, les inquiétudes des personnels restent nombreuses avec la mise en place de la réforme du collège et l’application des nouveaux programmes à tous les niveaux du CP à la 3e.

La mise en place de la réforme du collège est cependant très variable selon les académies et les établissements ; certains conservant des classes bi-langues, les volumes horaires de langues anciennes, d’autres ayant davantage mis en place les EPI et l’AP. À la réticence d’une grande partie des enseignants s’ajoute celle de certains chefs d’établissements. Selon un sondage réalisé par le Web Pédagogique, à 100 jours de la rentrée, 16 % des chefs d’établissements ne souhaitaient pas mettre en place les EPI.

PDF - 447.5 ko
Une rentrée scolaire sous tension
version téléchargeable et imprimable

Concernant l’avenir des langues anciennes dans le cadre de la réforme, la ministre dans sa conférence de rentrée du lundi 29 août se félicite des premiers chiffres à sa disposition. 70 % des élèves de 5e se sont inscrits dans l’EPI [1] «  Langues et culture de l’Antiquité » (soit 550 000 élèves) et, parmi eux, 20 % suivront l’enseignement de complément. Les enseignants de langues anciennes rappellent que de grandes inégalités existent selon les établissements concernant le volume horaire alloué à cet EPI et son contenu. Enfin, l’enseignement de complément, (lorsqu’il est proposé) l’est à un volume horaire nettement inférieur à celui qui précédait la réforme.

Au lycée, c’est l’augmentation démographique qui pose problème, la génération du « baby-boom  » de l’an 2000 continuant d’affluer au lycée. La baisse importante du nombre de redoublements accroit le nombre d’élèves par classe en lycée.

Le SNPTES insiste sur la nécessité de poursuivre les créations de poste afin d’atteindre les 60 000 créations promises sur le quinquennat. Plus globalement, le SNPTES sera vigilant à la situation des personnels dans le contexte de la mise en place des nouveaux programmes et du nouveau collège.

PNG - 7.2 ko

Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

[1Enseignements pratiques interdisciplinaires

Revalorisation de la carrière des ingénieurs de l’État :
Pas acceptable en l’état !

Mercredi 20 juillet 2016, Éric Giraudet secrétaire national du SNPTES a participé à une réunion, organisée par le ministère de la fonction publique, relative à la revalorisation de la carrière de certains corps d’ingénieurs de l’État. Il s’agit essentiellement de corps constitués de deux grades qui passeront notamment à trois grades, grâce à la création d’un grade à accès fonctionnel (GRAF). Les corps concernés sont, pour la plupart, des corps homologues à celui des ingénieurs d’études. Il s’agit des corps des :

  • ingénieurs des travaux de la météorologie ;
  • ingénieurs des travaux géographiques et cartographiques de l’État ;
  • ingénieurs de l’industrie et des mines ;
  • ingénieurs d’études et de fabrications ;
  • ingénieurs des travaux publics de l’État ;
  • ingénieurs de l’agriculture et de l’environnement.
PDF - 449.4 ko
Revalorisation de la carrière des ingénieurs de l’État : Pas acceptable en l’état !
Version téléchargeable et imprimable

Les corps d’ingénieurs du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR) n’étaient pas concernés par ce groupe de travail. Pour ces derniers, c’est leur ministère de tutelle qui sera maître d’œuvre. Néanmoins, il est fort probable que les propositions qui seront présentées, à l’automne, pour le corps des ingénieurs d’études, soient assez similaires puisque, selon la DGRH du MENESR : « ces négociations devront respecter un cadre imposé par la fonction publique  ».

Le SNPTES met en garde le ministère qui pourrait être tenté d’appliquer exactement les mêmes grilles aux corps des ingénieurs d’études. Il ne serait pas acceptable que les déroulements de carrière des ingénieurs d’études soient moins favorables que ceux actés pour le corps des attachés d’administration de l’État.
Le SNPTES sera également très attentif aux règles de reclassement qui seront proposées, puisque contrairement aux corps d’ingénieurs cités ci-dessus, le corps des ingénieurs d’études est déjà constitué de trois grades. Pour mémoire, en 2005, le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche avait volontairement exclu les ingénieurs d’études de la réforme de la catégorie A, mise en œuvre par la fonction publique, alors que plusieurs corps d’ingénieurs et d’attachés avaient pu profiter des effets positifs de la réduction du nombre de grades (passage de 3 à 2 grades). À l’époque le SNPTES avait d’ailleurs lancé une pétition dont le titre reste malheureusement d’actualité : «  Les ingénieurs d’études de la recherche et de l’enseignement supérieur ne doivent pas être les parias des corps d’ingénieurs fonctionnaires de l’État ».

PDF - 165 ko
Grilles de rémunérations des ingénieurs de l’Etat
Version téléchargeable et imprimable
PDF - 687.6 ko
Fiches explicatives : La nouvelle structure des corps
Version téléchargeable et imprimable

Dans le cadre des négociations qui vont démarrer, le SNPTES rappelle les revendications qu’il a formulées dans un précédent communiqué.

Pour le SNPTES, les corps d’ingénieurs du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ne doivent plus être des corps atypiques. Les carrières de l’ensemble des corps de catégorie A et A+ de la fonction publique doivent être alignées par le haut et les corps dits "de petit A" comme les corps des assistants ingénieurs doivent être intégrés dans les corps supérieurs.


Alain Halère
secrétaire général adjoint du SNPTES

Journal les informations du SNPTES n°294

En cette rentrée scolaire et universitaire, à titre exceptionnel, le journal les informations du SNPTES n°294 est mis en ligne gratuitement, en version électronique.

Les adhérents du SNPTES reçoivent cette publication régulièrement par voie postale (en moyenne 4 numéros par an).

Sommaire :

  • Éditorial ;
  • réforme des corps des techniciens, des bibliothécaires assistants spécialisés et des secrétaires administratifs ;
  • réforme des corps des adjoints administratifs, des adjoints techniques et des magasiniers des bibliothèques ;
  • nouveau régime indemnitaire ;
  • résultats aux élections des commissions scientifiques spécialisées de l’INSERM ;
  • bilan 2016 des avancements des ingénieurs et techniciens du CNRS ;
  • mobilité des enseignants - chercheurs : un chantier à ouvrir ;
  • évolution de carrière par corps et grades des professeurs d’université et maîtres de conférences ;
  • audience avec le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • la revalorisation des carrières des enseignants du primaire et du secondaire ;
  • liste des sections académiques du SNPTES.


PDF - 5.2 Mo
Journal n° 294 - Version imprimable

Prévention des risques professionnels

Orientations stratégiques ministérielles en matière de politique de prévention des risques professionnels dans les services et les établissements, pour l’année scolaire et universitaire 2016-2017.

 Enseignement supérieur et Recherche :

  • Axe 1 – Améliorer le fonctionnement des CHSCT
  • Axe 2 – Dynamiser le réseau des acteurs de la prévention
  • Axe 3 – Renforcer le pilotage en matière de santé et de sécurité au travail
  • Axe 4 - Relancer la réalisation et la mise à jour des documents uniques d’évaluation des risques professionnels
  • Axe 5 – Prévenir les risques professionnels
PDF - 389.5 ko
Orientations stratégiques 2016/2017 : Enseignement supérieur et recherche

Primes des ITRF des lycées et collèges : Le SNPTES obtient satisfaction !

Le 1er septembre 2011, les personnels techniques des laboratoires des lycées et collèges ont été intégrés dans les corps des ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation (ITRF). Depuis cette date, ils bénéficient d’un dispositif dérogatoire, leur permettant de conserver le bénéfice des primes et indemnités qui leur étaient applicables à la date de leur intégration, durant une période ne pouvant excéder cinq ans. En clair, cette dérogation devait prendre fin le 1er septembre 2016 et ces personnels risquaient de voir le montant de leurs primes baisser.

PDF - 307 ko
Courrier adressé à la DGRH

Après plusieurs interpellations orales restées sans réponse, le SNPTES a décidé d’adresser un courrier à la directrice générale des ressources humaines (voir ici). Il demande au ministère "de veiller à ce que l’article 4-1 du décret 86-1170 puisse être modifié afin de permettre à nos collègues ITRF travaillants en EPLE de continuer à percevoir leurs régimes indemnitaires après le 1er septembre 2016."

PDF - 368.5 ko
Version téléchargeable

C’est donc avec satisfaction que le SNPTES accueille la publication du décret 2016-1135 du 19 août 2016 qui prolonge cette dérogation jusqu’au 1er septembre 2017. Durant l’année scolaire 2016-2017, les ingénieurs et personnels techniques des lycées et collèges continueront de percevoir une indemnité d’Administration et de technicité (IAT) ou une Indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS), à la place de la prime de participation à la recherche scientifique (PPRS).

PDF - 492.2 ko
Nouveau régime indemnitaire : une étape indispensable pour la revalorisation des primes

Après cette date, tous les personnels administratifs et techniques du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche percevront le même régime indemnitaire
(voir article).


Alain Halère
secrétaire général adjoint du SNPTES

Classement de Shanghai : les politiques structurelles des dix dernières années auraient-elles échoué ?

PDF - 401.7 ko
Classement de Shanghai : les politiques structurelles des dix dernières années auraient-elles échoué ?
Version téléchargeable et imprimable

Pour l’enseignement supérieur français les classements de Shanghai se suivent et se ressemblent... Si différentes réformes, initiées depuis plus de dix ans (fusions d’établissements, COMUE, financement sur projet, etc.), avaient pour objectif principal de permettre d’obtenir, progressivement, de meilleurs classements, force est de constater que celles-ci n’ont pas permis d’acquérir les résultats escomptés...

Pour le SNPTES, la preuve est faite que ce n’est pas en essayant artificiellement de coller aux critères de ce classement que nos établissements y obtiendront de meilleures places... Aussi, il est temps, si nos gouvernants entendent réellement démontrer l’excellence de notre recherche et notre enseignement supérieur, de donner à l’ensemble de nos établissements les moyens humains et financiers nécessaires à travailler.

Il est aussi évident, pour le SNPTES, que la recherche de l’excellence doit aussi s’appuyer, en priorité, sur des perspectives de carrières attrayantes pour l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Alain Favennec,
secrétaire général adjoint

Comité national du CNRS : le SNPTES conforte ses positions

Élection au Comité national du CNRS :
le SNPTES conforte ses positions dans le collège C !

Notre dernier rendez-vous électoral se clôt par le renouvellement des instances du Comité national de la recherche scientifique du CNRS (CoNRS).

Le SNPTES est crédité de 29 élus pour le collège C (ITRF, ITA, AENES), dans 13 de ces sections nos élus sont en première position. Les résultats font apparaître une stabilité de notre organisation lors de ces élections. Scrutin après scrutin, le SNPTES maintient ses positions et reste un partenaire social incontournable pour notre organisme.

PDF - 232.7 ko
Comité national du CNRS : le SNPTES conforte ses positions
Version téléchargeable et imprimable

C’est à vous, cher(e)s collègues que nous le devons. Dans un contexte difficile, alors que l’avenir du CNRS comme celui des autres organismes de recherche demeure incertain, vous avez fait confiance à notre organisation pour vous représenter et vous défendre. Nous vous en remercions chaleureusement.

Les élus(es) du SNPTES s’investiront dans une démarche vigilante, combative, mais surtout constructive pour que l’ensemble des personnels de la recherche soit enfin reconnu pour leur rôle majeur dans le rayonnement de la recherche publique française.

Gilles Drouet Maléwitch
Secrétaire technique national du SNPTES
Secteur CNRS

Attentat de Nice : le SNPTES dénonce radicalisme et barbarie

PDF - 306.8 ko
Attentat de Nice : le SNPTES dénonce radicalisme et barbarie
Version téléchargeable et imprimable

Un attentat vient de frapper lourdement Nice lors de la fête nationale.
Le SNPTES a une pensée pour les victimes et s’associe à la douleur de celles et ceux qui ont été frappés par cette tragédie.
Il dénonce, avec la plus vive fermeté, le radicalisme qui conduit à ce type de barbarie.


Alain Favennec, secrétaire général adjoint

Des bons résultats au brevet et au baccalauréat en trompe l’œil

La fin de l’année scolaire 2015-2016 est marquée par des taux de réussite [1] records au brevet des collèges et au baccalauréat.

Le brevet :

Sur 815 800 candidats au DNB, 711 800 ont été reçus, soit un taux de réussite de 87,3% (+ 1 point par rapport à 2015). 57 % des candidats au DNB ont obtenu une mention.

Le baccalauréat :

Sur les 715 200 candidats (+ 11 700 candidats par rapport à 2015), 88,5 % des candidats ont été admis (+ 0,7 point par rapport à 2015). Ce taux de réussite record s’explique principalement par une hausse d’1,9 point du taux de réussite des bacheliers professionnels.

Taux de réussite selon les filières (9/07/2016) Évolution du taux de réussite par rapport à la session 2015
Séries générales 91,4 % 0
Séries technologiques 90,7 % 0
Séries professionnelles 82,2 % + 1,9 point

Comme dans le cas du DNB, le pourcentage de candidats reçus avec mention est particulièrement élevé, cette année est également une année record dans ce domaine.

% des candidats présents ayant une mentionÉvolution par rapport à la session 2015
Séries générales 55,4 %
Séries technologiques 42,3 %
Séries professionnelles 40 % + 3,1 points
Ensemble 48,2 % + 1,9 point

Ces taux de réussite en croissance continue depuis plusieurs dizaines d’années (en 1980, seulement 25 % d’une génération obtenait le baccalauréat) sont caractéristiques de la massification de l’enseignement secondaire. Cependant, ce taux de réussite record de 88 % au baccalauréat ne doit pas faire oublier les difficultés [2] et les inégalités persistantes dans le système scolaire français.

La démocratisation de l’enseignement secondaire est en grande partie due au développement du baccalauréat professionnel (à sa création en 1988 puis à sa réforme en 2008). Entre 1995 et 2015, la part d’une classe d’âge obtenant cet examen professionnalisant est passée de 7,5 % à 22,5 %, alors que la proportion d’une génération présentant le bac dans la voie générale ou technologique est restée stable autour de 55 %.
Or les candidats au baccalauréat n’ont pas la même origine sociale selon la filière de l’examen qu’ils préparent. Ainsi, les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures privilégient le baccalauréat générale et la poursuite d’études supérieures. En 2013, 9 % des bacheliers enfants de cadres ont obtenu un baccalauréat professionnel alors que 77 % de ces mêmes enfants ont obtenu un baccalauréat général. Les enfants d’ouvriers s’orientent ou sont orientés davantage vers la filière professionnelle : 41 % des bacheliers enfants d’ouvriers ont obtenu un baccalauréat professionnel.

PDF - 458.8 ko
Des bons résultats au brevet et au baccalauréat en trompe l’œil
Version téléchargeable et imprimable

Par ailleurs, la massification de l’enseignement secondaire puis de l’enseignement supérieur ne doivent pas masquer l’échec scolaire en France, en particulier le pourcentage d’échec en licence. Ainsi, seuls 28 % des étudiants inscrits en licence en 2011-2014 réussissent leur licence en trois ans. Cette réussite est fortement conditionnée par le type de bac et le type de licence choisie ; le baccalauréat général offrant une meilleure réussite aux étudiants que le baccalauréat professionnel. Ainsi, sur 100 étudiants inscrits en L1, seuls 39 passent en L2 quelque soit le baccalauréat, mais 53 quand ils sont titulaires d’un bac S contre 6 quand ils sont titulaires d’un bac professionnel.
On retrouve en licence la hiérarchie habituelle du système éducatif français : les élèves ayant un bac S ont une plus grande réussite alors que les bacheliers professionnels ont de grandes difficultés.

Ainsi, il n’y a pas de « démocratisation de la réussite ». Les enfants d’origine sociale modeste restent confrontés aux difficultés scolaires et à un système d’orientation complexe et inégalitaire. Le « toilettage du baccalauréat » (moins d’épreuves et d’options) annoncé par Mme la ministre ne sera pas à la hauteur pour préparer de manière équitable les enfants français au baccalauréat et aux études supérieures.

PNG - 7.2 ko
Notes de la DEEP :
Note Flash du MESR :

Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

[1Le taux de réussite est le rapport entre le nombre d’admis et le nombre de candidats présents.

[2Une étude de juillet 2016 de la DEPP montre que 15 % des élèves en fin de collège n’ont « pratiquement aucune maîtrise ou une maîtrise réduite de ces compétences et sont en difficulté devant un texte complexe ou comprenant un vocabulaire peu courant ».

Rentrée scolaire 2016-2017 : le SNPTES écrit à la Ministre

Courrier SNPTES adressé à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Najat VALLAUD-BELKACEM

PDF - 228.8 ko
Courrier SNPTES à la ministre : rentrée scolaire 2016-2017
Version téléchargeable et imprimable

Premier bilan de la loi enseignement supérieur et recherche de 2013 : le SNPTES auditionné à l’assemblée nationale

Dans le cadre de la Mission d’information sur l’application de la loi n°2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, le SNPTES a été auditionné le jeudi 7 juillet par Mme la députée Sandrine DOUCET, co-rapporteur.

Le SNPTES a tenu à rappeler que cette loi aurait dû être une loi de programmation, ce qui aurait évité les écueils budgétaires actuels. Un plan sur 10 ans de financement de l’enseignement supérieur et la recherche est nécessaire car, entre les augmentations d’effectifs et les difficultés de financement de la recherche, il ne peut y avoir de politique ambitieuse sans projection pluriannuelle des moyens.

La loi a permis de légèrement corriger l’hyper présidentialité de la loi LRU de 2007. Malheureusement, elle n’a pas supprimé l’ensemble des défauts du mode électoral. Pour le collège des BIATTS, il est urgent d’adopter le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne. Le SNPTES rappelle qu’il s’était clairement positionné contre le vote des personnalités extérieures pour l’élection du président.

Interrogé sur les Communautés d’universités et établissements (ComUE), le SNPTES a réaffirmé son positionnement, qui n’est pas contre les rassemblements, groupements ou fusions d’établissements, mais qu’il en conteste l’opportunité particulièrement quand ceux-ci ne reposent pas sur une logique de projets ou quand les statuts minorent les représentants élus au profit d’institutionnels nommés. Le SNPTES rappelle qu’il avait demandé à surseoir à la création de ces nouvelles entités dans l’attente du périmètre définitif des nouvelles régions. Cela aurait aussi permis d’avoir une vision plus claire des politiques en matière d’enseignement supérieur et de recherche qui devra se traduire dans le cadre des contrats de plan État/Région (CPER). Le SNPTES s’interroge sur la visibilité à l’international des ComUE. Cette question est d’autant plus prégnante que cette visibilité n’est pas encore acquise au niveau national.

Cette absence de perspectives et d’adhésion à ces projets de la part de la communauté universitaire génère chez les personnels des sentiments mitigés oscillant entre indifférence et inquiétude.

Les personnels BIATSS s’inquiètent d’ailleurs d’éventuelles mutualisations qui les contraindraient à une mobilité non souhaitée. Leur crainte est réelle sur une déconcentration de la gestion de leur carrière au niveau des ComUE.

PDF - 482.8 ko
Premier bilan de la loi enseignement supérieur et recherche de 2013 : le SNPTES auditionné à l’assemblée nationale
version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a accueilli très favorablement la mise en place des bilans sociaux prévue par la loi ESR, il regrette cependant la faiblesse des analyses et l’absence de propositions.

Le SNPTES note que la loi ESR réduit sensiblement le périmètre du droit de veto du président, qui a été abandonné pour les enseignants-chercheurs mais maintenu pour les personnels BIATSS.

Le SNPTES avait approuvé les objectifs affichés, en matière de pédagogies innovantes. Il regrette néanmoins que, faute de moyens suffisants, leurs concrétisations ne soient pas à la hauteur de l’ambition annoncée.

Enfin, le SNPTES a insisté sur le nombre de réformes successives subies par l’enseignement supérieur et la recherche (3 lois en 10 ans, création de l’ANR, des initiatives d’excellences, des instituts Carnot, etc.), qu’il y a une augmentation du mal-être due à ces réformes et au manque de visibilité à long terme des conséquences induites et donc qu’il serait bon de laisser les établissements et organismes, et au-delà les personnels et usagers, remplir leurs missions première : enseigner, chercher et trouver….

ITRF et ITA : le SNPTES vote contre l’exemption du RIFSEEP

Le Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) vient de se prononcer contre un vœu présenté par la CGT au sujet du Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) : "Le CTMESR demande au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche de maintenir sa demande d’exemption du RIFSEEP pour les corps ITA, ITRF et bibliothèques".

PDF - 492.2 ko
Nouveau régime indemnitaire : une étape indispensable pour la revalorisation des primes
PDF - 325.8 ko
CTMESR du 07 juillet 2016
Version téléchargeable et imprimable
  • 6 Pour : CGT, FSU, SUD et FO
  • 8 Contre : SNPTES, CFDT et UNSA

La position du SNPTES est consécutive aux annonces du directeur de cabinet, le 6 juillet 2016, lors du point d’étape de l’agenda social, plus particulièrement l’engagement de financer la revalorisation des socles indemnitaires des personnels ITA des organismes de recherche et des ITRF pour les aligner sur ceux perçus par les personnels de la filière administrative.


Alain Halère, secrétaire général adjoint

CTMESR du 07 juillet 2016

 Déclaration SNPTES au CTMESR du 7 juillet 2016

PDF - 276.1 ko
Déclaration SNPTES

 Sujets traités au CTMESR du 7 juillet 2016

Projet de modification de l’arrêté ministériel fixant la liste des branches d’activités professionnelles (BAP) et des emplois types de nos collègues ITRF et ITA.

PDF - 288.4 ko
Intervention SNPTES CTMESR 7 juillet 2016 - REFERENS
PDF - 527.3 ko
Arrêté Branche d’activié professionnelle (BAP)
PDF - 1.3 Mo
Annexes - Arrêté BAP
Projet REFERENS (ITRF et ITA)
  • Pour : 0
  • Contre 6 : 3 CGT, 1 FSU, 1 FO et 1 SUD
  • Abstention 8 : 3 SNPTES, 3 CFDT et 2 UNSA

Projet de texte ayant pour objet d’appliquer à l’ensemble de nos collègues infirmières et infirmiers le nouveau régime indemnitaire dénommé « régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’État (RIFSEEP) ».


Projet de texte ayant pour objet de modifier le décret relatif aux doctorants contractuels.


Projet décret doctorants contractuels :
  • Pour 0
  • Contre 5 (3 CGT, 1 FO, 1 SUD)
  • Abstention 9 (3 SNPTES, 3 CFDT, 1 FSU, 2 UNSA).

Arrêté rémunération du doctorant contractuel :

  • Abstention 3 (2 UNSA et 1 FSU)
  • Contre 11 (3 SNPTES, 3 CFDT, 3 CGT, 1 FO et 1 SUD)

Déclaration SNPTES - Point d’étape relatif à l’Agenda social

PDF - 352.7 ko
DÉCLARATION SNPTES - Point d’étape relatif à l’Agenda social
Version téléchargeable et imprimable

La dernière réunion sur l’Agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est tenue le mercredi 6 juillet 2016.
Lire la déclaration SNPTES...

Rappel des différentes thématiques abordées en cours des séances de l’agenda social :

PDF - 238.7 ko
Agenda social ESR - FICHES DE CONCLUSION des groupes de travail
  • GT1 Suivi de la situation des contractuels ;
  • GT2 Mobilité ;
  • GT3 Responsabilité sociale de l’employeur ;
  • GT4 Missions et perspectives de carrière ;
  • GT5 Régimes indemnitaires.

Agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche :
pour le SNPTES, les négociations doivent se poursuivre, avec ou sans la CPU

Dans un communiqué la conférence des présidents d’universités (CPU) annonce que « tant qu’il n’y aura aucune garantie budgétaire liée notamment à l’accompagnement de l’augmentation du nombre d’étudiants et à la compensation des conséquences des mesures prises par l’État, la CPU refusera de participer à l’Agenda social ».

Le SNPTES partage le constat de la CPU sur l’impérieuse nécessité d’augmenter sensiblement les dotations budgétaires pour faire face à l’afflux d’étudiants, à la réhabilitation indispensable des bâtiments, aux dépenses supplémentaires imputées sur la masse salariale. Pour autant, il considère que ce n’est pas une raison pour pénaliser ceux qui, au même titre que les étudiants, subissent de plein fouet ces insuffisances budgétaires.

Les chercheurs, enseignants-chercheurs, les enseignants, les personnels BIATSS et ITA ont accompli des efforts considérables pour répondre aux contraintes des différentes réformes dans le cadre des lois LRU et ESR.
Par ailleurs pour tenter d’endiguer des déficits récurrents de nombreux établissements ont utilisé la masse salariale comme seule variable d’ajustement, en supprimant des emplois, au détriment du service rendu aux étudiants et des conditions de travail des personnels.

PDF - 333.6 ko
Agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche : pour le SNPTES, les négociations doivent se poursuivre, avec ou sans la CPU
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES s’étonne de cette décision de ne plus participer à l’Agenda social, alors que dans un communiqué précédent la CPU se félicitait des mesures en faveur des enseignants dans le cadre du Protocole parcours professionnel, carrières et rémunérations (PPCR) qui « devaient aussi profiter aux enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur ».
Le SNPTES s’associe totalement à cette revendication, mais s’interroge sur l’intérêt que portent les présidents d’université aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations des personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé.

Le SNPTES exige que les négociations relatives à l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche soient menées à leurs termes, avec ou sans la CPU.
Pour certaines mesures, concernant la responsabilité sociale de l’employeur et l’amélioration de la mobilité des ITRF et des enseignants-chercheurs, il ne s’agit pas d’un problème de coût, mais plutôt de bonne volonté de la part des établissements.
Par contre, les mesures relatives aux régimes indemnitaires et aux perspectives de carrière doivent impérativement être financées par l’État. Les discussions budgétaires en cours ne doivent pas sonner le glas de revalorisations légitimement attendues. Si tel était le cas, le SNPTES en tirerait toutes les conséquences et la CPU devrait assumer une grande part de responsabilité de cet échec.

Jacques Drouet, chargé de mission au SNPTES

Elections dans les conseils centraux des Universités et Comues :
le SNPTES première organisation syndicale en sièges dans le collège BIATSS !

PDF - 295 ko
Elections dans les conseils centraux des Universités et Comues

Les urnes ont rendu leur verdict dans la grande majorité des universités et des Communautés d’universités et établissements (COMUES). Depuis la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, le collège BIATSS a vu son nombre de sièges augmenter. Le système électoral est généralement défavorable aux organisations majoritaires comme le SNPTES…

Cependant, une fois de plus, les électeurs lui ont fait confiance : le SNPTES passe, sur un périmètre identique à 2012, de 50 à 111 sièges, soit la plus forte progression parmi les autres organisations syndicales ! Le SNPTES est présent sur tout le territoire et dans 90% des établissements.
Plus que jamais, le SNPTES est à vos côtés pour mieux vous défendre.

Le SNPTES vous remercie pour votre confiance renouvelée à chaque élection !

PNG - 15.4 ko

Revalorisation des carrières des chercheurs et enseignants-chercheurs : au-delà des paroles, des actes !

Le SNPTES se félicite de la mise en place des groupes de travail pour l’application du protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) aux enseignants du primaire et du secondaire. Il demande que ces négociations s’ouvrent rapidement aux carrières des enseignants-chercheurs (le calendrier initialement prévu envisageait une ouverture des négociations pour le second semestre 2016). En effet, des mesures en direction des maîtres de conférences, des professeurs d’université mais aussi des Professeurs agrégés (PRAG) et Professeur certifié (PRCE) sont attendues depuis longtemps dans un contexte d’austérité salariale.

Concernant les PRAG et PRCE, la revalorisation interviendra en même temps que celles prévues pour les autres collègues agrégés et certifiés du secondaire. D’après les premières négociations, la carrière des enseignants du secondaire devrait être nettement améliorée entre 2017 et 2020 (refonte des grilles et hausse des points d’indice, en particulier en début et en fin de carrière). Ces premières mesures seraient tout à fait justifiées et récompenseraient le travail important effectué par les PRAG et PRCE dans le supérieur – travail qui est difficilement valorisé à travers la notation (les PRAG et PRCE souffrent souvent d’un retard d’avancement par rapport à leurs collègues du secondaire).
Le SNPTES accueille donc ces mesures avec satisfaction mais ne peut s’en contenter. Un travail plus spécifique sur les carrières des PRAG-PRCE doit être mené pour revaloriser leurs carrières dans le supérieur.

Qu’en sera-t-il des Maitres de conférences (MCF) et des professeurs d’université ?

L’université française doit davantage valoriser l’investissement des enseignants-chercheurs. La comparaison des salaires des enseignants-chercheurs français et de leurs homologues étrangers est édifiante. Un maître de conférences français gagne 45 % de moins que son équivalent au Danemark, 35 % de moins que son équivalent aux USA et 33 % de moins que son équivalent au Royaume Uni. Plus la carrière avance, plus l’écart se creuse par rapport aux pays anglo-saxons.

Le SNPTES souhaite que l’accord PPCR permette une revalorisation du métier d’enseignement chercheur et de chercheurs. Dans cet esprit, il propose la mise en œuvre rapide de préconisations qui font consensus en sein de la communauté universitaire.

PDF - 503.4 ko
Revalorisation des carrières des enseignants chercheurs et chercheurs : au-delà des paroles, des actes !
Version téléchargeable et imprimable

Concernant la revalorisation des carrières et des possibilités de promotions, le SNPTES demande notamment la reconnaissance du niveau du diplôme de doctorat avec une revalorisation de l’indice des maîtres de conférences, avec un recrutement au plus près de la thèse, la réduction du délai de passage du 5e au 6e échelon de la Hors Classe (HC) pour les MCF, permettant un alignement de la HC des MCF sur la 2e classe des professeurs (PR) et l’amélioration de l’accès à la HC des MCF.

Concernant la fluidité accrue de la carrière, le SNPTES revendique une augmentation sensible du contingent de promotions en HC et la fusion des classes PR2-PR1.

Le SNPTES demande que la reconnaissance de l’ensemble des missions des enseignants-chercheurs débouche sur une revalorisation des carrières à la hauteur de leur investissement.

Le SNPTES exige, par ailleurs, que les chercheurs bénéficient, par effet de miroir, des mêmes revalorisations de carrières que les enseignants-chercheurs. Dans un premier temps, il revendique l’alignement du déroulement de carrière des chargés de recherche sur celui des MCF.

Amélioration des carrières :
Les 26 000 ingénieurs ITRF-ITA ne doivent pas être les oubliés !

Le SNPTES se réjouit des mesures en faveur des enseignants qui viennent d’être annoncées, mais il interpelle la ministre pour que dans le cadre de la transposition du Protocole relatif aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations (PPCR) au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche les assistants ingénieurs, ingénieurs d’études et ingénieurs de recherche ne soient pas une nouvelle fois oubliés.

Le SNPTES précise qu’il ne se contentera pas de petits ajustements. Les corps d’ingénieurs de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche doivent impérativement faire l’objet d’une réforme de grande ampleur, car ils n’ont pas bénéficié des précédentes réformes de la catégorie A.
Le corps des ingénieurs recherche n’a pas évolué depuis sa création (1983 pour les ITA et 1985 pour les ITRF).
La dernière revalorisation du corps des ingénieurs d’études date de 1990, suite à l’application de l’accord "Durafour ". En comparaison, le corps des attachés d’administration de l’État qui a été créé en 2014 bénéficiera d’une nouvelle réforme à partir de 2017. Les nouveaux corps des ingénieurs territoriaux ont été créés cette année.

PDF - 402 ko
Amélioration des carrières : Les 26000 ingénieurs ne doivent pas être les oubliés !
Version téléchargeable et imprimable

Comment un ministère et des établissements qui affirment vouloir valoriser les diplômes qu’ils délivrent peuvent accepter que leurs personnels soient traités de la sorte?

Le ministère chargé de la fonction publique a harmonisé les carrières de tous les personnels de catégories C et B.
Pour le SNPTES, il est grand temps d’aligner par le haut les carrières de l’ensemble des corps de catégorie A. Il convient également de réduire le nombre de grade et de corps.
Le corps des assistants ingénieurs doit être rapidement supprimé. Le SNPTES revendique une amélioration de l’ensemble de l’échelonnement indiciaire des corps d’ingénieurs.
Pour le SNPTES, l’indice terminal de la hors classe des ingénieurs d’études doit atteindre la hors échelle A et l’indice terminal de la hors classe des ingénieurs de recherche la hors échelle D.

Catégorie C : une nouvelle réforme en préparation pour 2017

Après l’échec des négociations relatives aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations, le gouvernement a décidé de passer outre l’avis des syndicats contestataires et d’appliquer les mesures qu’il avait proposées dans un projet de protocole d’accord.

La ministre en charge de la fonction publique affirme que les fonctionnaires de catégorie C bénéficieront de revalorisations salariales à compter du 1er janvier 2017 et que le processus de revalorisation s’étalera jusqu’en 2020. Elle précise que les gains bruts annuels intègrent le transfert d’une partie des primes dans le traitement indiciaire. Ce transfert d’une partie des primes est équivalent à 4 points d’indice soit 222,24 € bruts annuels. Selon la ministre ces gains seraient au total de 500 € bruts annuels, en début de carrière et de 2 111 € bruts annuels pour un agent recruté sans concours ayant bénéficié d’un avancement de grade.

QU’EN EST-IL RÉELLEMENT ?

CES AFFIRMATIONS SONT-ELLES VRAIES OU FAUSSES ?

LES SYNDICATS CONTESTATAIRES (SUD, FO ET CGT) SONT-ILS JUSQU’AU-BOUTISTES AU POINT DE PRENDRE LE RISQUE DE FAIRE PERDRE DE L’ARGENT AUX FONCTIONNAIRES DE CATÉGORIE C ?

PDF - 135.5 ko
Projet de réforme cat. C : modalité de reclassement et grilles de salaire


Vous en jugerez par vous-même en cliquant ICI.

Pour le SNPTES, ce projet est positif. Cette nouvelle réforme prend en compte une grande partie de ses revendications, notamment une réduction du nombre de grades. En effet dans ce projet, la catégorie C sera composée d’un corps à trois grades au lieu de quatre actuellement. Le SNPTES porte cette revendication depuis 2007.

Les nouveaux grades s’intituleront ainsi :

Corps des adjoints techniques :

  • adjoint technique principal de 1re classe (Échelle de rémunération C3) ;
  • adjoint technique principal de 2e classe (Échelle de rémunération C2) ;
  • adjoint technique (Échelle de rémunération C1).

Corps des magasiniers des bibliothèques :

  • magasinier des bibliothèques principal de 1re classe (Échelle de rémunération C3) ;
  • magasinier des bibliothèques principal de 2e classe (Échelle de rémunération C2) ;
  • magasinier des bibliothèques (Échelle de rémunération C1).

Corps des adjoints administratifs :

  • adjoint administratif principal de 1re classe (Échelle de rémunération C3) ;
  • adjoint administratif principal de 2e classe (Échelle de rémunération C2) ;
  • adjoint administratif (Échelle de rémunération C1).
PDF - 483.5 ko
Catégorie C : une nouvelle réforme en préparation pour 2017
Version téléchargeable et imprimable

Le décret n° 2016-580 du 11 mai 2016 relatif à l’organisation des carrières des fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique de l’État a été publié au journal officiel le 13 mai 2016. Le 1er janvier 2017, ce décret remplacera le décret n°2005-1228 du 29 septembre 2005 qui sera abrogé.

Les nouvelles échelles de rémunération et les modalités de reclassement permettront une revalorisation en points d’indice sur l’ensemble de la carrière et donc une amélioration de la future retraite. L’augmentation de la valeur du point d’indice viendra de surcroit renforcer cette réforme.

Alors oui, le SNPTES l’affirme, les gains sont bien réels, les affirmations de la ministre sont confirmées par nos simulations de carrière.
En conclusion, si le Premier ministre n’avait pas décidé de passer outre l’avis des syndicats contestataires (SUD, FO et CGT), les personnels de catégorie C auraient perdu du pouvoir d’achat. Le SNPTES n’est heureusement pas un adepte du tout ou rien.

Élections aux commissions scientifiques spécialisées de l’INSERM :
Le syndicat SNPTES siègera dans toutes les commissions pour la première fois !

PDF - 264 ko
Elections CSS de l’INSERM : le SNPTES siègera dans toutes les commissions !
Version téléchargeable et imprimable

Les urnes viennent de rendre leur verdict. Le SNPTES, qui a déposé pour la première fois des listes dans toutes les commissions scientifiques spécialisées de l’INSERM, sera présent dans l’ensemble de ces instances qui sont notamment chargées d’animer un secteur particulier de la recherche biomédicale.

Le SNPTES tient à remercier les électrices et électeurs pour la confiance qu’ils ont accordée à ses listes de candidats. Les femmes et les hommes qui viennent d’être élus, dans le collège C des personnels ingénieurs, techniciens et administratifs, participeront activement aux travaux de ces instances et rendront compte de leurs actions.

Il est désormais une des principales forces syndicales de l’INSERM. Au-delà du travail dans les commissions scientifiques spécialisées, le SNPTES continuera de mener des actions pour informer et défendre les intérêts collectifs et individuels des ITA et chercheurs.


Florence Bayeux - secrétaire nationale
secteur organismes de recherche

Colloque de la CPU, des idées intéressantes mais…

La conférence des présidents d’université (CPU) a tenu son colloque annuel à Orléans du 25 au 27 mai sur le thème « campus en mouvement ». Six ateliers et deux tables rondes étaient proposés ayant pour sujets : campus et territoire, campus citoyen, vivre ensemble sur son campus, gouvernance et acteurs du campus, campus du futur et quel modèle économique pour la vie de campus. Au terme de ce colloque Jean - Loup Salzmann, président de la CPU, a formulé dix propositions redéfinissant la place du campus et de ses acteurs, usagers et institutionnels. Le SNPTES y était représenté par une délégation de trois personnes (Jacques Drouet chargé de mission, Emmanuel Maujean membre du bureau national, Christian Daret secrétaire académique).

PDF - 292.2 ko
Contribution SNPTES au colloque « Campus en mouvement »
Version téléchargeable et imprimable

Certaines de ses propositions vont dans le sens souhaité par le SNPTES [1] notamment sur la porosité entre campus et territoires, la notion de co-construction, l’interdisciplinarité, la rencontre et le développement de lieux d’échanges et de discussion entre les usagers et des professionnels dans des espaces polyvalents, l’ouverture des universités à l’ensemble de la population, le campus comme vitrine du savoir-faire et des compétences…

Pour le SNPTES, certaines propositions paraissent intéressantes plus particulièrement dans le domaine de l’accompagnement des étudiants vers la création d’entreprises (incubateurs, espaces d’activité partagés).

D’autres décèlent une possible marchandisation des espaces, services ou des populations desservies : panneaux publicitaires, commerces ou prestations, sponsoring... qui pourrait conduire, selon le SNPTES, à l’éclatement de l’institution allant à l’encontre du souhait de créer et renforcer l’identité et l’appartenance à une université.

D’autres propositions, comme la mise en place de conférences locales d’enseignement supérieur rassemblant les collectivités, les établissements d’Enseignement supérieur d’un même territoire et le CROUS afin d’échanger sur les projets de chacun et de définir des projets communs nous interrogent. Pour le SNPTES de tels échanges pourraient se tenir dans les travaux de la commission formation et vie universitaire qui pourrait se transformer en commission formation et vie du campus. Cette commission pourrait être chargée de mettre en place des conventions globales, multidimensionnelles et stratégiques entre CROUS, universités et collectivités territoriales.

Enfin le SNPTES s’inquiète de certaines préconisations ainsi celle de confier la présidence du CA du CROUS aux présidents de ComUE. Le CROUS s’inscrit dans une politique d’accompagnement social des étudiants en tenant compte de la spécificité des campus dans lesquels ils sont implantés. Cette notion de proximité pourrait être mise à mal au regard de la couverture territoriale des ComUE. Quels rapports au territoire entre celle d’Aquitaine et l’Université Sorbonne Paris Cité.

PDF - 541 ko
Colloque de la CPU, des idées intéressantes mais…
Version téléchargeable et imprimable

Par ailleurs ce colloque n’a pas répondu aux questions relatives aux financements de toutes ces propositions. Plus inquiétant le rôle des personnels n’a été évoqué qu’au travers de poncifs sans grand intérêt. Un seul exemple, une proposition sur l’utilisation des ressources des campus durant les périodes « creuses », fins de semaine, vacances, a suscité des échanges, mais avec quels personnels et dans quelles conditions, aucune réponse sur ces points pourtant essentiels.

Le SNPTES entend promouvoir l’ouverture des campus et souhaite une redéfinition de ses missions. Pour autant il rappelle que l’accomplissement de ces missions nécessite des moyens financiers à la hauteur des ambitions affichées, et des personnels davantage reconnus et associés dans la diversité de leurs métiers. Sur ces ceux points le secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et la recherche et la ministre de l’éducation nationale, présents à ce colloque, n’ont pas apporté de réponse…


Jacques Drouet - Chargé de mission au SNPTES

Revalorisation de la catégorie B : une occasion manquée !

PDF - 405.9 ko
Réforme des corps de la cat. B - grilles de salaire 2016 - 2018

Les dispositions applicables aux fonctionnaires de catégorie B viennent d’être modifiées. Les techniciens, les bibliothécaires assistants spécialisés et les secrétaires administratifs de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur sont notamment concernés.

Si certaines dispositions ne manquent pas d’intérêt comme la mesure dite du « transfert primes/points », même si elle n’apporte pas une augmentation immédiate du pouvoir d’achat, d’autres mesures sont moins réjouissantes.

Cette réforme entérine en effet la fin des réductions d’ancienneté d’échelon, sans réelles compensations, notamment en terme de durée de carrière (ci-dessous les liens vers les décrets statutaires en cours et nos différents communiqués [1])

PDF - 346 ko
Revalorisation de la catégorie B : une occasion manquée !
Version téléchargeable et imprimable

Il est bien prévu une revalorisation des grilles à partir de 2017 (voir document ci-contre), mais si l’on enlève les 6 points accordés en 2016 qui ne sont pas vraiment un gain puisque compensé par un abattement de 278 euros par an, prélevé sur le traitement brut, la déception est totale.

Le SNPTES n’oublie pas que lors de la dernière réforme, certains fonctionnaires de catégorie B type ainsi que ceux qui bénéficiaient du classement indiciaire intermédiaire (CII) ont été sacrifiés. Cette nouvelle réforme aurait été l’occasion de réparer cette injustice, le gouvernement, avec l’appui de certains syndicats, en a décidé autrement.

Au final, il y aura bien un gain, mais il reste très en dessous de ce que les collègues sont en droit d’exiger au vu de la perte de pouvoir d’achat qu’ils subissent depuis plus de 10 ans et ce n’est pas non plus la faible augmentation de la valeur du point d’indice qui va régler le problème des fonctionnaires de catégorie B.

C’est pour cette raison que le SNPTES continue de revendiquer :

  • une augmentation de la rémunération plus importante ;
  • une réduction des durées d’échelon qui ne doivent plus être supérieures à deux ans ;
  • une réduction du nombre de grades pour fluidifier la carrière ;
  • une augmentation des possibilités d’accès à la catégorie A.

Alain Halère, secrétaire général adjoint

[1_

Guide d’accompagnement de la mise en oeuvre du télétravail dans la fonction publique

PDF - 964.7 ko
Guide télétravail 2016
Version téléchargeable et imprimable

Afin d’accompagner les employeurs dans la mise en place du télétravail dans leur structure et à informer les agents, la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a élaboré un guide qui rappelle et explicite la réglementation applicable dans la fonction publique.

Le SNPTES soutient cette nouvelle forme d’organisation du travail, qui s’inscrit pleinement dans l’évolution de notre société et répond à une réelle demande des travailleurs.
Il a publié un article type questions/réponses dans le journal des adhérents "Les informations" n°293.

Déclaration RIFSEEP ITRF ITA
GT 5 Agenda social – Réunion du 17 mai 2016

Le SNPTES a toujours été opposé à l’individualisation des rémunérations, car ces dispositifs engendrent des comportements égocentristes, qui ne sont pas compatibles avec les valeurs du service public.
C’est connu, les dispositifs d’individualisation des rémunérations dont le RIFSEEP [1] fait malheureusement partie sont source de démotivation, car ils plongent les personnels dans une instabilité voire une précarité en termes de rémunération. L’Indemnité de fonction, de sujétions et d’expertise (IFSE) pourra être revue à la baisse notamment en cas de mobilité fonctionnelle et géographique et s’il est mis en application le Complément indemnitaire annuel (CIA) ne sera pas garanti d’une année sur l’autre.

En clair, il s’agit une nouvelle fois de tenter d’affaiblir les moyens de défense collectifs des personnels.
C’est la raison pour laquelle le SNPTES est signataire de la pétition intersyndicale :
« ni RIFSEEP, ni statu quo ! ».

Cette intersyndicale a été reçue le 9 mars 2016, par Bernard Lejeune directeur de cabinet qui a affirmé qu’une demande d’exemption du dispositif RIFSEEP concernant les Ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation (ITRF) et les Ingénieurs, techniciens et personnels administratifs (ITA) sera adressée au ministère de la Fonction publique, mais il a ajouté que la contrepartie sera le maintien de la PPRS sans revalorisation notamment des taux.
En clair, il répond à cette pétition par : Ni RIFSEEP, mais statu quo !

C’est la raison pour laquelle, au lendemain de la réunion du 9 mars, le SNPTES a fait savoir qu’il n’accepte pas la proposition du directeur de cabinet, car le maintien de la PPRS sans revalorisation des taux serait encore plus pénalisant pour les personnels. D’autant plus que le maintien de la PPRS ne signifie pas la fin des projets d’individualisation puisque la réglementation relative à cette dernière prévoit que la prime de participation à la recherche scientifique est « variable et personnelle ».

Comme, le risque est trop grand de se voir appliquer le plus mauvais des deux systèmes (l’individualisation prévue par le RIFSEEP et la faiblesse des taux de la PPRS), le SNPTES préfère participer aux négociations. Pour autant, cela ne signifie pas que le SNPTES acceptera toutes les propositions du ministère et malheureusement, force est de constater que les négociations ont bien mal commencé.
Bien entendu, le SNPTES est satisfait de voir prise en compte une de ces demandes «  une cartographie fonctionnelle nationale commune aux filières ITRF et ITA  ». Nous vous communiquerons très prochainement par écrit nos demandes de modifications. Mais nous tenons à vous rappeler que notre demande est également d’harmoniser cette cartographie avec celle des personnels de l’Administration de l’éducation nationale et de l’ enseignement supérieur (AENES), pour tenir compte de l’existence des ITRF de BAP J qui exercent pour certains les mêmes fonctions que leurs homologues de l’AENES. Il est par exemple surprenant qu’un ingénieur de recherche puisse devenir DGS, mais que la fonction de DGS adjoint ne soit pas reconnue dans la cartographie ITRF-ITA, contrairement à celle de l’AENES.

PDF - 515.4 ko
Déclaration RIFSEEP ITRF ITA

Les points de blocage les plus importants sont évidemment ceux des barèmes indemnitaires réglementaires et les socles indemnitaires ministériels. En effet, pour certain corps le montant minimum réglementaire de l’IFSE est en dessous du taux moyen réglementaire de la PPRS (sans parler de la PFI) et les socles indemnitaires ministériels seront si l’on en croit votre document de travail inférieurs aux montants pratiqués actuellement pour les ITRF et les AENES. En clair, sous prétexte que certains EPST pratiquent la politique du pire en termes de rémunération, le ministère appliquerait une harmonisation par le bas.
C’est tout simplement inacceptable !

Enfin, le SNPTES met comme préalable à toute discussion, sur les modalités pratiques de l’application du RIFSEEP et la cartographie fonctionnelle nationale, un alignement des socles indemnitaires ministériels des ITRF et ITA sur les corps assimilés de la filière administrative.


Alain Halère, secrétaire général adjoint

[1RIFSEEP : régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel

Plan de simplification ESR

PDF - 3.5 Mo
50 premières mesures de simplification pour l’ESR

Le Secrétaire d’État en charge de l’enseignement supérieur et la recherche, Thierry Mandon, a présenté 50 mesures de simplification.

Le SNPTES, même s’il reconnaît l’utilité de certaines propositions, s’interroge sur la volonté de les mettre en œuvre rapidement. Ces mesures de simplification reposent, pour une grande partie, sur une adaptation des établissements, services et unités aux nouvelles technologies (visioconférence, dématérialisation...).

Pour le SNPTES, si ces mesures ne s’accompagnent pas de moyens humains et financiers conséquents, elles ne pourront qu’échouer. Le SNPTES exige que les dispositions ayant des implications pour les personnels, notamment les extensions d’horaires des services dédiés aux étudiants, fassent l’objet de négociations tant au niveau national que local. Le SNPTES s’étonne également de l’absence d’une remise en cause de certaines applications informatiques qui engendrent souvent, faute de simplicité, un mal-être chez leurs utilisateurs.

Le SNPTES s’interroge également sur la présence dans ces 50 propositions, de certaines mesures qui n’ont rien à voir avec de la simplification, comme de permettre l’accès aux responsabilités et compétences élargies (RCE), pour les COMUE.

PDF - 279 ko
Plan de simplification ESR
Version téléchargeable et imprimable
PDF - 1.3 Mo
Rapport de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche

Enfin, le SNPTES s’inquiète de la volonté d’avoir un second volet de simplification pour le dernier trimestre 2016 avec peut-être à la clé, des mesures de déconcentration de gestion des personnels BIATSS, telle que proposée par le rapport de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Ce ne serait alors plus de la simplification mais une gabegie financière assortie de complications administratives !
Comment peut-on imaginer que multiplier soit synonyme de simplifier ?
Le SNPTES s’oppose notamment à la déconcentration des commissions administratives paritaires (CAP) des ITRF et des personnels des bibliothèques qui doivent rester nationales.
À ce titre, il réclame un bilan exhaustif de la déconcentration de la gestion des adjoints techniques, au niveau académique.


Laurent DIEZ, secrétaire général et Alain Halère, secrétaire général adjoint du SNPTES

Mutation des adjoints techniques :
Le SNPTES est favorable à l’amélioration et à la généralisation de l’application AMIA

Depuis septembre 2011, date de l’intégration des personnels de laboratoire des lycées et collèges dans les corps des ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation (ITRF), le SNPTES ne cesse de revendiquer une adaptation de l’application AMIA, pour permettre à l’ensemble des adjoints techniques quels que soient leur branche d’activité professionnelle et leur lieu d’exercice de pouvoir bénéficier de cet outil qui a montré son efficacité. Pour mémoire, les adjoints techniques sont actuellement les seuls personnels ITRF à ne pas avoir accès à la bourse à l’emploi ministérielle (BAE). Ainsi pour le SNPTES l’utilisation d’AMIA pour l’ensemble des adjoints techniques serait une réelle avancée.

Lors d’une réunion ministérielle organisée, lundi 9 mai 2016, dans le cadre de l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche, la directrice générale des ressources humaines du ministère s’est engagée à mettre en place « un mouvement des adjoints techniques, commun aux secteurs du scolaire et de l’enseignement supérieur  ». Il a néanmoins été confirmé que cette mise en œuvre « demeure avant tout subordonnée à une évolution technique de l’outil informatique existant AMIA » et qu’une « demande d’étude de faisabilité sera adressée à la direction en charge des applications informatiques du ministère (DNE) ».

PDF - 339.8 ko
Mutation des adjoints techniques : le SNPTES est favorable à l’amélioration et à la généralisation de l’application AMIA
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a tenu à préciser qu’outre les outils, le ministère devait aussi, par des consignes fermes, rappeler aux établissements que le droit à la mutation et le respect des priorités légales devaient, enfin, pouvoir s’exercer dans les établissements d’enseignement supérieur. Il y a, en ce domaine de la mobilité des personnels, des changements de mentalité qui doivent s’opérer !

Le SNPTES a également rappelé son opposition à l’utilisation de barèmes et au recours à des postes profilés. Pour lui, l’indication de la branche d’activité professionnelle et de l’emploi type est largement suffisante, d’autant plus qu’il ne faudrait pas nier les facultés d’adaptation et d’évolution des candidats à une mutation. Le SNPTES revendique par ailleurs que toute mobilité soit accompagnée d’une formation préalable à la prise de fonction.

Le SNPTES suivra avec intérêt et vigilance l’évolution de ce dossier qu’il considère être une étape positive, vers l’amélioration de la mobilité des adjoints techniques. Il réclame néanmoins avec force l’organisation d’autres réunions de ce type pour évoquer l’amélioration de la mobilité des personnels de catégories A et B.


Alain Halère et Alain Favennec secrétaires généraux adjoints du SNPTES

Elections aux commissons scientifiques spécialisées (CSS) de l’Inserm collège B2

Pourquoi est-il important de voter
pour les commissions scientifiques spécialisées ?

Elles ont un rôle primordial dans l’évaluation de nos unités, mais elles nous permettront également de rendre compte de votre situation dans nos Unités Mixtes de Recherche (UMR).

C’est pourquoi moi Frédéric André

Maître de conférences à l’Université d’ Aix-Marseille, je travaille dans une unité Inserm (UMR911-Marseille) au sein de laquelle je coordonne un groupe de recherches qui s’intéresse à l’évolution des réseaux adhésifs lors de la migration cellulaire dans deux situations physiopathologiques : le cancer et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

JE M’ENGAGE À :
PDF - 252 ko
Profession de foi Collège B2 - Frédéric André CSS 3- Physiologie et physiopathologie des grans systèmes
  • Représenter tous les chercheurs et enseignants chercheurs affectés dans les structures de recherche quel que soit leur domaine de recherche (fondamentale, translationnelle, clinique). En outre, dans le cadre des structures mixtes, je veillerai à l’existence d’une concertation forte et étroite entre les tutelles permettant une meilleure reconnaissance des personnels (chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs et techniciens) et à une répartition de moyens équilibrée.
  • Améliorer la reconnaissance du personnel universitaire (enseignants chercheurs, ingénieurs techniciens), je m’assurerai au cours des évaluations qu’un réel et constant dialogue existe entre les tutelles. Je veillerai notamment à ce que toutes les activités d’enseignement des enseignants chercheurs soient prises en compte dans la participation des structures de recherche à la formation initiale et continue ainsi que la diffusion de l’information scientifique auprès du grand public.
  • Reproduire une image fidèle des recherches conduites, je m’attacherai à promouvoir une évaluation cohérente et indépendante des structures de recherche. Une attention particulière sera portée aux jeunes chercheurs et aux équipes émergentes qui sont l’avenir de nos structures.
  • Promouvoir une répartition équilibrée des différents champs de recherche et à défendre la recherche fondamentale dans toute sa diversité.
  • Porter une évaluation scientifique rigoureuse, objective et transparente qui prenne en compte toutes les missions dévolues aux personnels de recherche.
  • Communiquer directement auprès des chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs et techniciens inscrits dans la CCS 3 en respectant le secret des délibérations.

La revalorisation des primes des enseignants du premier degré

Si le salaire mensuel net moyen de l’enseignant français est de 2 448 €, les disparités entre corps et selon l’ancienneté sont importantes. Ainsi, à ses débuts dans le métier, un professeur des écoles perçoit en moyenne 1 658 euros net par mois, alors qu’un professeur en classes préparatoires touche en fin de carrière 7 052 euros par mois.

À grille de salaire identique, les Professeurs des écoles (PE) touchent en moyenne 400 euros de moins que les certifiés du secondaire. Comment expliquer ces disparités ? Tout d’abord, le corps des PE est plus jeune. Il bénéficie de carrières moins « avantageuses » que celle des professeurs du second degré. En effet, ces derniers ont plus largement accès à la Hors Classe (HC) alors que seuls 3,42 % des PE finissent leur carrière au dernier échelon de la HC. En moyenne, un PE finit sa carrière avec 2 351 euros par mois. 59,2 % des PE partent à la retraire sans avoir atteint le 11° échelon. Enfin, à ces éléments s’ajoutent des différences de primes et le recours aux heures supplémentaires chez les enseignants du second degré. Les PE souffrent d’un important sentiment de déclassement [1].

Concernant les primes, la principale différence vient de l’écart entre l’Indemnité de Suivi et d’Accompagnement des Élèves (ISAE) dans le premier degré et l’Indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) dans le secondaire.
  • Indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) : En 1989, la carrière des enseignants a été revalorisée avec la création d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (l’ISOE). Le montant annuel de la part fixe de l’ISOE (versée à tous) est de 1 199,16 € mensualisé à 99,93 €. Elle est versée au prorata du temps de service d’enseignement.
PDF - 490.7 ko
La revalorisation des primes des enseignants du premier degré
Version téléchargeable et imprimable
Salaires nets moyen en EQTP

2013

Évolution en % en euros constants

2012-2013

Ensemble 2 448 - 1
Premier degré 2 208 -0,5
Second degré 2 637 -1,2
Dont prof. de chaire supérieure et agrégés 3 594 -1,7
Dont certifiés et EPS 2 577 1,1
Dont PLP 2 717 1,2
Source : DEPP

Le premier ministre devrait annoncer, mardi 3 mai, lors des journées de la Refondation de l’école de la république, une revalorisation des primes des enseignants du premier degré. Le gouvernement décide, quatre ans après la mise en place de la loi sur la Refondation de l’école, une égalisation des primes entre les enseignants du premier et du second degré.

Le SNPTES ne peut que se réjouir de cet alignement des primes qui devrait permettre une réduction des inégalités de traitement entre enseignants.


Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

[1Alors que l’INSEE classent les enseignant du secondaire dans la CSP « Professions intellectuelles Supérieures », elles classent les PE dans la catégorie « Professions intermédiaires ».

Le baccalauréat

Chaque année, à l’approche du baccalauréat, on s’interroge sur la nécessité de maintenir un examen couteux (1,5 milliards d’euros selon les estimations du SNPDEN en 2013, 55 millions d’euros selon le ministère) qui aurait perdu de sa valeur.

L’ambigüité de la France réside dans le fait que le baccalauréat sanctionne la fin des études secondaires tout en constituant le premier grade universitaire. La démocratisation de l’enseignement secondaire et la réussite de 88 % d’une classe d’âge au baccalauréat en 2015 ne signifient pas pour autant la démocratisation de la réussite scolaire (Antoine Prost). L’échec massif en licence montre tout l’enjeu pour la société française de mener à bien ces ambitions en matière de société apprenante.

La démocratisation de l’enseignement secondaire est due au développement du baccalauréat professionnel :

De 1980 à 2015, le nombre annuel de bacheliers a plus que doublé. En 2015, plus de 77,2 % des jeunes d’une génération obtiennent un baccalauréat (ils étaient seulement 25 % en 1980). Cette augmentation du nombre de bacheliers est due à la création du baccalauréat professionnel en 1988 puis à sa réforme en 2008. Ainsi, la répartition des bacheliers s’est fortement modifiée depuis 1995 ; la part des bacheliers professionnels atteignant 28 % en 2015.

En 2015 : 703 500 candidats dont : 49 % dans la voie générale ; 20 % dans la voie technologique ; 31 % dans la voie professionnelle.
617 900 lauréats => taux de réussite de 87,8 %

État de l’École 2015 et note d’information de la DEPP

Les échecs en licence :

Seuls 28 % des étudiants inscrits en licence en 2011-2014 réussissent leur licence en trois ans. Cette réussite est fortement conditionnée par le type de bac et le type de licence choisie. Le baccalauréat général offrant une meilleure réussite aux étudiants que le baccalauréat professionnel. Ainsi, sur 100 étudiants inscrits en L1, seuls 39 passent en L2 quelque soit le baccalauréat, mais 53 quand ils sont titulaires d’un bac S contre 6 quand ils sont titulaires d’un bac professionnel. On retrouve en licence la hiérarchie habituelle du système éducatif français : les élèves ayant un bac S ont une plus grande réussite alors que les bacheliers professionnels ont de grandes difficultés. Au sein des filières on observe également une sélectivité très différente : les filières SVT et AES étant les plus sélectives.

Note de le DEEP février 2016

Comment faire évoluer le baccalauréat pour répondre aux exigences des études supérieures tout en permettant la réussite du plus grand nombre ?

Baccalauréat modulaire : les élèves pourraient choisir les disciplines qu’ils préfèrent en fonction de leur choix d’orientation, le reste des disciplines relevant d’un contrôle continu.
AvantagesDangers
Plus grande motivation des élèves et meilleure implication dans leur projet d’orientation Un contrôle continu total peut présenter des risques : moindre équité de traitement des élèves, perte de valeur du diplôme.
Réduction du coût lié au baccalauréat (SNPDEN) Entrainerait certainement une sélection à l’entrée de l’université.
Séparer l’obtention du baccalauréat de l’entrée à l’université (Espagne)
Distinguer un bac général avec études longues et un bac avec études courtes (bac +2)
Retrouver la valeur de ce diplôme
PNG - 4.2 ko
Rapport d’information (lien entre le lycée et l’enseignement supérieur)


Dans le cadre de la refondation de l’école et de l’objectif de créer «  une école plus inclusive pour la réussite de tous », l’orientation a un rôle majeur, en particulier pour aider à une meilleure préparation à l’enseignement supérieur.
Dans la circulaire de rentrée 2016, sont détaillées les mesures suivantes :

  • l’amélioration continue du portail de préinscription APB,
  • la mobilisation de tous les personnels dans le cadre de l’accompagnement personnalisé pour accompagner chaque élève dans son projet d’orientation,
  • les STS s’engagent à accueillir des lycéens de bac professionnel.

Une certitude est celle d’une nécessaire articulation entre le lycée et l’enseignement supérieur : continuum bac-3/bac+3.


Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

Le calendrier scolaire français

Quelques données comparatives :
Concernant le calendrier scolaire, les données de l’OCDE mettent en évidence le faible nombre de jours d’école par an en France dans le primaire et le premier cycle du secondaire. C’est le niveau le plus bas des pays de l’OCDE : 162 jours d’école par an contre 185 jours d’école par an en moyenne dans l’OCDE. (Ce chiffre a augmenté avec la réforme des rythmes scolaires. Avant 2014, il y avait 144 jours d’école par an).

Sur 5 ans (6 ans en moyenne pour l’OCDE) d’école élémentaire, les élèves français reçoivent 864 heures d’enseignement obligatoire par an (804 heures par an en moyenne dans l’OCDE), soit 4 614 heures au total (4 614 heures pour l’OCDE)

Sur 4 ans (3 ans en moyenne pour l’OCDE) de premier cycle de secondaire, les élèves français reçoivent 991 heures d’enseignement obligatoire par an (916 heures par an en moyenne dans l’OCDE), soit 3 964 heures au total (2 957 heures pour l’OCDE)
NB : une très grande majorité des pays de l’OCDE offre le même nombre de jours d’instructions aux élèves dans le primaire et dans le premier cycle du secondaire.

Les élèves français subissent donc un temps de cours très concentré par rapport à leurs voisins européens mais aussi par rapport à l’ensemble des pays de l’OCDE.

Source : Regards sur l’éducation 2015, OCDE.
PNG - 109.8 ko

Le calendrier scolaire tel qu’on le connaît aujourd’hui est relativement récent.
Dans l’article 9 de la Loi n°89-486 du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation, est précisé que : « l’année scolaire comporte trente-six semaines au moins réparties en cinq périodes de travail, de durée comparable, séparées par quatre périodes de vacance des classes. Un calendrier scolaire national est arrêté par le ministre de l’éducation nationale pour une période de trois années. Il peut être adapté, dans des conditions fixées par décret, pour tenir compte des situations locales  ».

L’histoire montre que les dates des vacances scolaires ont principalement été dictées par des raisons économiques :

  • Concernant les dates des vacances d’été, elles évoluent au gré de la transformation de la société française. Dès le début du XXème siècle, avec la démocratisation de l’école, les dates des vacances d’été prennent en compte les dates des récoltes (14 juillet au 1 octobre), les enfants et les adolescents aidant leurs parents dans les champs. À partir de 1959, les vacances d’été commencent le 1er juillet et dès 1983, la rentrée des classes a lieu début septembre. La durée des vacances d’été fait depuis longtemps débat. Vincent Peillon, en 2013, avait évoqué la possibilité de réduire de quinze jours les vacances d’été, provoquant une levée de boucliers. À titre de comparaison, la France se situe dans une situation intermédiaire parmi ses voisins européens entre l’Allemagne qui offre 7 semaines ou moins de vacances aux élèves, et le Portugal et l’Italie qui en accordent entre 12 et 13 semaines (cf. carte).
  • Concernant le découpage en zones, celui-ci a pour objectif de limiter les embouteillages sur la route des vacances et l’engorgement des stations de ski, mais aussi d’allonger la période de fréquentation des zones touristiques. La création des trois zones permet en effet des départs échelonnés en février et avril.

Le nouveau calendrier scolaire pour 2015-2018 :

  • nouveau zonage plus cohérent avec la réforme territoriale,
  • pont de l’ascension harmonisé et rattrapé fin du 3° trimestre,
  • dates des vacances d’hiver et de printemps avancées,
  • calendrier triennal avec rotation des zones (soumis à l’avis du CSE),
  • alternance de sept semaines de classe et deux semaines de repos jusqu’à Noël,
  • rentrée des élèves au plus tôt le 1/09 et des enseignants au plus tôt le 31/08 pour conserver la dernière semaine d’août de vacances.

Ce nouveau calendrier triennal tente de préserver une alternance entre sept semaines de travail et deux semaines de repos (sur ce point au moins les chronobiologistes sont relativement satisfaits). Mais, le dernier trimestre reste un problème non résolu pour deux principales raisons :

  • Dans le primaire, sa durée peut atteindre 12 semaines selon la zone du fait des vacances de printemps avancées pour répondre aux inquiétudes des professionnels de la montage.
  • Dans le secondaire, si la fin des cours est officiellement la même que dans le primaire, les élèves des classes qui n’ont ni le brevet, ni le baccalauréat se trouvent en « vacances » plus tôt du fait des conseils de classe fin mai, générant l’inquiétude des parents d’élèves. En 2009, une circulaire évoquait la « reconquête du mois de juin ». De leur côté, les enseignants sont pris pour la préparation et l’évaluation de nombreuses épreuves (options du baccalauréat, oraux de BTS, oraux de TPE en première …) dont les convocations sont obligatoires. Les heures de cours ne sont alors pas remplacées ou rattrapées. Ainsi, le baccalauréat conditionne le calendrier scolaire pratiquement dès le primaire.

F. Testu (chronobiologiste et président de l’observatoire des rythmes et des temps de vie de l’enfant et du jeune) propose sur ce point de dissocier le calendrier du lycée de celui du collège et du primaire pour permettre de consolider l’intérêt pédagogique du troisième trimestre. Concernant le troisième trimestre du collège et du primaire, il propose de le couper en deux parties (par une période de quinze jours de vacances) et de raccourcir d’une à deux semaines les vacances d’été (départ en vacances plus tard au mois de juillet). Cela permettrait de réduire la concentration des cours sur une année scolaire plus courte que celle d’autres systèmes éducatifs.

Quelques spécialistes dans ce domaine :

  • Hubert Montagné, spécialiste des rythmes bio-psychologiques de l’enfant, auteur de « On achève bien les écoliers » ;
  • Claire Leconte membre du comité d’évaluation et de suivie des rythmes scolaires fin 1995 ;
  • Francois Testu, chronobiologiste.

Voir aussi le rôle du comité national de suivi des rythmes scolaires présidé par Francoise Moulin-Civil (mis en place en avril 2013) pour accompagner l’application de la réforme des rythmes scolaires à l’école primaire.


Élise Marais
Chargée de mission Éducation nationale

Discrimination envers les collègues de retour de congé maternité : le SNPTES obtient partiellement satisfaction

PDF - 62.1 ko
Note ministérielle : règlementation en matière de congé de maternité et de droits ARTT

Une note récente de la Directrice générale des ressources humaines du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche vient, pour partie, mettre fin aux discriminations dont étaient victimes, dans quelques établissements et services, les femmes de retour de congé maternité.
Celles-ci, pour résumer les faits, ne percevaient pas l’intégralité de leurs jours de congés annuels et, notamment, les jours issus de l’aménagement et de la réduction du temps de travail (ARTT) alors que ce droit est bien prévu par la loi. En clair, les quelques directions coupables de ce comportement discriminatoire refusaient d’appliquer la règle de droit...

PDF - 238.2 ko
Courrier SNPTES "règlementation concernant les congès de maternité" adressé à la DGRH du ministère

Le SNPTES, par différents courriers et interventions a eu l’occasion d’alerter le ministère de ce problème et il apparaît donc surprenant de lire, sous la plume de la DGRH, qu’elle n’aurait été prévenue de ce problème que par quelques directions et par le médiateur du ministère.

En réalité, si le SNPTES se félicite de cette première avancée, il constate que, faute d’avoir été consulté par la DGRH lors de l’élaboration de cette note ministérielle, il n’a pu éviter à celle-ci plusieurs oublis...

PDF - 268.3 ko
Discrimination envers les collègues de retour de congé maternité : le SNPTES obtient partiellement satisfaction
Version téléchargeable et imprimable

Ainsi, premier oubli, une autre discrimination touche nos collègues de retour de congés de maternité puisque certaines directions, souvent les mêmes... traitent de manière identique les collègues qui ont bénéficié d’un congé pathologiques en plus d’un congé maternité...
En clair, cette note aurait pu préciser que la même règle s’applique aussi aux congés pathologiques.
Par ailleurs, deuxième oubli, la note ministérielle n’évoque pas la situation des collègues, femmes ou hommes, qui bénéficiant d’un congé pour adoption, auraient aussi été victime d’une discrimination similaire...
En outre, troisième oubli, la note ministérielle n’évoque pas la question de la rétroactivité de cette mesure et, plus précisément, comment permettre aux collègues qui ont été ainsi discriminés de récupérer, sous une forme ou une autre, leurs droits à la totalité des congés annuels (le SNPTES, pour régler ce problème, préconise une utilisation fine du compte épargne temps) ?
Enfin, dernier oubli, la note ministérielle aurait pu servir de rappel à la loi et préciser ainsi que de tels comportements peuvent engendrer des sanctions administratives mais aussi des condamnations pénales....


Alain Favennec, secrétaire général adjoint
Fabrice Orel, secrétaire technique national

Lutte contre le harcèlement au travail : le SNPTES interagit avec la Direction des ressources humaines de l’Inserm

PDF - 285.2 ko
Le SNPTES lutte contre le harcèlement au travail
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES se félicite du dialogue engagé avec la Direction des ressources humaines (DRH) pour la résolution d’un cas de harcèlement à l’Inserm. Des solutions ont été trouvées et mises en place par la DRH rapidement.

Le SNPTES insiste sur le fait qu’en aucun cas les personnels touchés par ce type de difficultés ne doivent rester isolés. Le SNPTES rappelle que ses militants sont disponibles et que chacune ou chacun peut le solliciter en toute discrétion :

  • Par courrier : SNPTES 18 Rue Chevreul, 94600 Choisy-le-Roi
  • Par mail : florence.bayeux@snptes.org
  • Par téléphone : 01 48 84 08 62

Florence Bayeux
Secrétaire nationale secteur Inserm

Méconnaissance ministérielle des risques particuliers inhérents à l’enseignement supérieur et à la recherche, pour le SNPTES la sécurité des personnels, des élèves et des étudiants ne doit pas être traitée à la légère !

Le SNPTES a décidé de boycotter le comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) du mercredi 27 avril 2016 pour marquer son opposition au ministère au sujet d’un texte relatif aux modalités d’utilisation du contingent annuel d’autorisations d’absence des membres des comités d’Hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

PDF - 364 ko
Méconnaissance ministérielle des risques particuliers inhérents à l’enseignement supérieur et à la recherche, pour le SNPTES la sécurité des personnels, des élèves et des étudiants ne doit pas être traitée à la légère !
Version téléchargeable et imprimable

C’est connu... travailler ou étudier dans un laboratoire scientifique ou de manière plus large, dans une université ne vous expose à aucun danger... et, par exemple, les manipulations quotidiennes de composés chimiques, radiologiques ou de souches de microorganismes pathogènes sont, sans aucun doute, des gestes anodins qui ne présentent absolument, à courts, moyens ou longs termes, nul risque. Ainsi, pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem et son secrétaire d’État, Thierry Mandon, aucun Biatss, aucun ITA, aucun chercheur ou enseignant-chercheur, pas un seul étudiant ou doctorant n’a été exposé, au cours de leurs études ou carrières, à des matières, éléments ou situations qui pourraient s’avérer préjudiciables... Et, en particulier, l’amiante de Jussieu n’était qu’un détail ; les collègues malades qui, parfois, décèdent de maladie professionnelle après avoir été exposés n’ont jamais existé... et, cela n’a rien d’anecdotique, les collègues en mission qui travaillent, dans certains pays, sous la surveillance de militaires ou de gardes privés sont en simple excursion et ne courent aucun risque...

Pour le SNPTES, c’est la conclusion qu’il faut tirer du refus de la ministre et de son secrétaire d’État de tenir compte de ces risques professionnels particuliers pour majorer, conformément à ce qu’autorise la réglementation, les autorisations d’absences des membres des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail !

PDF - 216.3 ko
Courrier ministériel du 7 avril 2016

Pour bien camper cette position, le Cabinet ministériel l’a confirmé dans un courrier du 7 avril 2016 adressé aux membres du CHSCT ministériel, en affirmant qu’à « ce stade de tels risques n’ont pas été identifiés »... Le triste anniversaire de Tchernobyl (26 avril 1986) nous laisse à penser que l’aveuglement des dirigeants soviétiques d’alors a, dans certains lieux, perduré ou, contrairement au nuage, traversé la frontière. La ministre et son secrétaire d’État devraient prendre conscience du sacrifice de certains collègues qui, au nom de la science et du progrès, vecteurs de la croissance économique, ont été conduits à prendre des risques, volontairement ou involontairement, qui ont mis leur santé et leur vie en danger.
Faut-il qu’il soit nécessaire de rappeler à notre ministre et à son secrétaire d’État qu’un ancien ministre de la recherche, exposé lorsqu’il était chercheur, apparaît dans la longue litanie des collègues décédés pour la cause ?
Faut-il aussi rappeler l’illustre nom de Marie Curie et de bien d’autres, plus contemporains ?

PDF - 283.7 ko
Communiqué SNPTES : affaire de l’univerité de Renne 1 (archive du 23 mars 2016)

Faut-il, par exemple, rappeler le drame du Bâtiment 13 de l’Université de Rennes 1, là aussi « de tels risques n’ont pas été identifiés » ?

Il convient, enfin, de souligner que cette position ministérielle n’est pas celle du gouvernement puisque d’autres ministères, notamment parmi ceux qui ont aussi des missions d’enseignement supérieur et de recherche, ont reconnu et dressé de manière exhaustive ces risques particuliers et, de manière concrète, accordent ainsi aux membres des CHSCT concernés le temps et la possibilité de remplir pleinement leurs missions.

Pour le SNPTES, ce manque de clairvoyance symptomatique du ministère ne peut conduire qu’à rejeter en l’état ce texte et, c’est un autre combat, à en contester, par tous les moyens, sa future application.


Alain Favennec,
Secrétaire général adjoint

Projet ministériel de charte-type des bonnes pratiques en matière de gestion des contractuels, le SNPTES demande l’élaboration d’un texte clair, ferme et précis !

Pour Le groupe de travail n°1 « Suivi de la situation des contractuels » de l’agenda social, piloté par la direction des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est réuni, pour la troisième fois, le jeudi 21 avril 2016.

PDF - 292.3 ko
Projet ministériel de charte-type des bonnes pratiques en matière de gestion des contractuels, le SNPTES demande l’élaboration d’un texte clair, ferme et précis !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, sans critiquer le choix des organisations syndicales qui ont décidé de quitter ce groupe de travail, a désiré, vue l’importance qu’il porte aux contractuels, continuer de participer à ces travaux.

Lors de cette réunion le SNPTES a pu ainsi prendre connaissance d’un premier projet de la future charte-type destinée à diffuser les bonnes pratiques en matière de gestion des contractuels dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche (EPST compris !).

Élaborée sous la forme d’un plan détaillé, ce projet, pour le SNPTES, risque, en l’état, de ne pas produire le résultat escompté... puisqu’il reprend, trop en détail, une réglementation, parfois favorable, que les établissements sont censés connaître et appliquer... et, en revanche, ne précise pas, en l’état, ce que sont les bonnes et, puisqu’il faudrait le faire ne serait-ce que pour les éradiquer, ce que sont les mauvaises pratiques constatées en matière de gestion de nos collègues contractuels.

Le SNPTES, lors de cette réunion, a tenu à rappeler que le ministère, de manière très ferme, devait rappeler aux établissements hors-la-loi que les recrutements et les fins de contrats ne peuvent s’opérer sans un strict respect de la réglementation. Il y a, en effet, derrière chaque contrat, un être humain et, faut-il le rappeler, une situation qui demande, au cas par cas, un examen précis des conséquences que peut engendrer chaque décision administrative.

Le SNPTES demande donc, désormais, au Ministère de rédiger un premier projet de charte-type et de veiller, notamment, à ce que celle-ci ne devienne pas un long et insipide catalogue à la Prévert mais un document clair qui rappellera aux établissements, ce qui ne doit pas se faire en la matière (refus d’appliquer la loi et la réglementation ; gestion inhumaine qui conduit à user d’une personne puis à la jeter ; gestion qui n’offre aucune amélioration ou perspective de carrière ; etc.).


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Recrutements et carrières des chercheurs : le SNPTES rejette des propositions non pertinentes, voire dangereuses

Le groupe de travail n°4 « Missions et perspectives de carrières », de l’agenda social, piloté par la direction des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est réuni, pour la troisième fois, le 13 avril 2016.

Des propositions relatives aux chercheurs ont été présentées aux organisations syndicales. Selon le ministère : « il est proposé de réaliser des ajustements statutaires sur les dispositions du décret n° 83-1260 du 30 décembre 1983 fixant les dispositions statutaires communes aux corps de fonctionnaires des établissements publics scientifiques et technologiques ».

Le SNPTES, en préambule à son intervention, a rappelé avec force ses attentes en matière d’évolutions de carrières de l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le SNPTES ne peut se satisfaire de mesurettes qu’il juge non pertinentes, voire dangereuses, pour certaines d’entre elles. Le SNPTES demande l’ouverture immédiate de négociations sur la rémunération, notamment des jeunes chercheurs. Pour le SNPTES, les grilles indiciaires et la structuration des corps, notamment des chargés de recherche, doivent impérativement être améliorées.

Le SNPTES a ensuite critiqué, point par point, les mesures proposées :

1 - Les ajustements statutaires relatifs à l’accès et à la gestion des corps de chercheurs

  • Suppression de la limite d’âge de 31 ans pour les candidats au concours de chargé de recherche de 2e classe
    Le SNPTES fait le constat que cette limite d’âge n’est pas appliquée notamment au CNRS. Les postulants, ayant enchainé de nombreux contrats à durée déterminée « post-doctorant », se présentent à ces concours, en moyenne, bien au-delà de cet âge limite. Néanmoins, le SNPTES rappelle qu’il revendique le recrutement des chargés de recherche au plus près de la thèse.
  • Renforcement des partenariats entre les établissements de recherche
    Le ministère propose de faire appel, pour les concours de chercheurs, à des personnalités extérieures dans la limite de 50 % des membres des jurys. Cette proposition interpelle à plus d’un titre. Qui jugera de l’opportunité de faire appel à ces membres extérieurs, sur quels critères ? Le ministère est peu disert sur le sujet. Il renvoie au président ou directeur général des établissements à qui incombera le choix de ces personnalités extérieures.
  • Simplification de l’organisation de l’admissibilité des concours de chargé de recherche
    Le ministère s’appuie sur des pratiques en vigueur dans différents organismes de recherche. Le SNPTES n’y est pas opposé si cette démarche rencontre l’assentiment des partenaires sociaux au sein des établissements concernés. C’est la raison pour laquelle le SNPTES demande que ces propositions soient présentées dans les instances des différents organismes de recherche, afin de recueillir leurs avis. Par ailleurs, le SNPTES s’étonne de l’absence de représentants des directions ces établissements, alors que la conférence des présidents d’université est représentée.
    Enfin, le SNPTES s’inquiète de ce « nivellement purement administratif  » qui fait fi des spécificités de chacun des organismes de recherche.
  • Audition des candidats aux concours de chercheurs par visioconférence
    Le SNPTES n’est pas opposé à cette proposition, mais s’interroge sur les aspects techniques et sur la garantie d’égalité de traitement entre les différents candidats. Il faudrait définir la notion d’incapacité qui ouvrirait la possibilité d’utiliser la visioconférence. Le SNPTES reste réservé sur ce dispositif qui doit demeurer exceptionnel.
  • Compétences du président ou directeur général
    Le SNPTES est favorable à une clarification des compétences du président ou du directeur général de chaque établissement en matière de recrutement des chercheurs dès lors que les prérogatives des instances des EPST sont respectées notamment en matière de recrutement et d’évaluation des chercheurs.
  • Suppression de l’avis de l’instance pour l’affectation des chargés de recherche stagiaires et des directeurs de recherche
    Le SNPTES constate que c’est déjà une pratique courante dans un certain nombre d’organismes qui vise à simplifier le processus de recrutement des chercheurs.
  • Périodicité et périmètre de l’évaluation
    Pour le SNPTES la périodicité de l’évaluation ne doit pas excéder 2,5 ans qui correspond à la moitié du mandat des instances d’évaluation.
    Le SNPTES défend une évaluation reprenant l’ensemble des activités des chercheurs. De nombreux chercheurs s’investissent bien au-delà des seules activités de recherche notamment à l’université. La définition de leurs missions nécessite donc une réécriture de l’article 10 du décret cadre.
  • Modification de conditions de l’octroi de l’éméritat
    Pour le SNPTES l’éméritat doit être limité dans le temps. Il ne peut se concevoir que dans le cadre d’un accompagnement d’une thèse en voie d’achèvement. L’éméritat doit être délivré lors de l’admission à la retraite, mais ne saurait être octroyé dans un délai plus large, après la radiation des cadres.
  • Intégration directe dans un corps de chercheurs
    Le SNPTES n’est pas opposé à cette possibilité d’intégration directe qui est déjà appliquée pour de nombreux corps de fonctionnaires. Néanmoins, il ne voit pas en quoi cela renforcera l’attractivité des corps de chercheurs, comme le prétend le ministère.

2 - Les mesures relatives au déroulement de carrière des chercheurs

PDF - 371.9 ko
Recrutements et carrières des chercheurs : le SNPTES rejette des propositions non pertinentes, voire dangereuses
Version téléchargeable et imprimable
  • Modalités de classement
    Le SNPTES est favorable à cette disposition consistant à mieux prendre en compte la période du doctorat et des étapes postdoctorales dans le classement des personnels fonctionnaires avant leur recrutement en tant que chercheur.

En conclusion

le SNPTES déplore, une fois encore, le refus de la direction générale des ressources humaines du ministère d’aborder les vraies questions sur les grilles et carrières. Le SNPTES ne peut se satisfaire des réponses dilatoires sur un sujet aussi sensible. Le SNPTES rappelle avec force que le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche doit être force de propositions, auprès du ministère de la fonction publique, dans la défense des intérêts des personnels qu’il a sous sa responsabilité.


Jacques Drouet
Chargé de mission du SNPTES

CTMESR : projet d’arrêté relatif aux modalités d’utilisation du contingent annuel d’autorisations d’absence des membres CHSCT

Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) du 12 avril 2016

Projet d’arrêté relatif aux modalités d’utilisation du contingent annuel d’autorisations d’absence des membres des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

Déclaration du SNPTES

PDF - 357.9 ko
Déclaration du SNPTES au CTMESR du 12 avril 2016
Version imprimable et téléchargeable

Malgré l’absence de texte réglementaire, la circulaire ministérielle du 31 juillet 2013 incitait les établissements d’enseignement supérieur et de recherche à octroyer un crédit de temps aux secrétaires et membres des CHSCT. Le SNPTES avait salué cette démarche. Cette anticipation pouvait laisser penser que le ministère avait pris conscience de l’importance et de la qualité du travail fournies par les membres des CHSCT, dans le cadre de la prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail. Cette satisfaction n’a malheureusement pas duré, car en l’absence de textes réglementaires et de moyens supplémentaires de nombreux établissements n’ont pas mis en œuvre cette circulaire.

Le SNPTES soutient la légitime demande des établissements d’obtenir une compensation en équivalent temps plein (ETP), mais il déplore qu’une nouvelle fois une circulaire ministérielle ne soit pas appliquée.

En 2014, dès publication des textes interministériels, le SNPTES a adressé un courrier à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pour lui demander de publier les arrêtés et la circulaire nécessaire au déploiement de ce dispositif au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il y a en effet des spécificités au sein de ce ministère qu’il faut reconnaitre.

PDF - 367.8 ko
Courrier SNPTES à la ministre - Autorisation d’absence permettant l’exercice des missions des membres des CHSCT

Aujourd’hui, vous proposez au CTMESR de voter un projet d’arrêté qui malheureusement ne répond pas à nos demandes.

Le SNPTES n’est pas favorable à la détermination d’un barème de conversion du contingent annuel d’autorisations d’absence en heures, notamment pour les personnels ITA et BIATSS. Il souhaite que le principe général soit appliqué et ainsi que des autorisations d’absence d’une demi-journée minimum soient accordées.

De plus, la réglementation précise « le contingent annuel d’autorisations d’absence peut être majoré pour tenir compte de critères géographiques ou de risques professionnels particuliers ». Pour le SNPTES, il ne fait aucun doute que pour les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ces critères doivent être pris en compte. Le ministère ne peut ignorer l’importance de certains établissements, leur éclatement sur différents sites et la dangerosité particulière à laquelle sont trop souvent exposés les personnels dans le cadre de leurs missions, ainsi que de nombreux étudiants, élèves et usagers.


Le CTMESR s’est exprimé unanimement contre ce projet d’arrêté.

Alain Halère
Secrétaire général adjoint du SNPTES

Réunion DRH de l’INSERM et syndicats : le SNPTES rappelle ses revendications, notamment en matière de régime indemnitaire !

Lors d’une réunion organisée le 23 mars, la direction des ressources humaines de l’INSERM a présenté une évolution de son protocole d’entrée en rémunération des personnels contractuels. Le SNPTES a tenu à rappeler que tout poste pérenne devait être occupé par un titulaire de la fonction publique. Cependant, l’évolution de ce protocole permettant une meilleure prise en compte financière de l’expérience professionnelle, en particulier pour les doctorants ou post-doctorants, le SNPTES approuve ce protocole.

PDF - 335.7 ko
Réunion DRH de l’INSERM et syndicats : le SNPTES rappelle ses revendications, notamment en matière de régime indemnitaire !
Version téléchargeable et imprimable

À sujet du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel), le SNPTES a rappelé son opposition à toute individualisation de la rémunération des personnels. De plus, le SNPTES ne peut accepter que les primes des ITA de l’INSERM soient inférieures en moyenne de 20 à 40% à celles des ITRF ! Cette situation ne peut rester en l’état : le SNPTES exige un plan de rattrapage !

Concernant la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR), le SNPTES revendique une compensation, par l’INSERM, de la suppression des réductions d’ancienneté (échelon accéléré). Il demande à l’INSERM de soutenir les propositions du SNPTES pour une amélioration des carrières des corps de catégorie A, seuls corps non pris en compte actuellement par ce projet ministériel. Le SNPTES exige l’alignement des grilles de rémunération, des déroulements de carrière et des régimes indemnitaires sur les situations les plus favorables de la fonction publique


Laurent Diez
Secrétaire général du SNPTES

L’Abes : zone à risques ?

Depuis deux ans, l’Abes traverse une période de graves turbulences.

L’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) est implantée à Montpellier. Elle est un opérateur majeur de l’Information scientifique et technique (IST) en France, au service de l’ensemble du réseau des bibliothèques de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Parmi les missions qu’elle assure, on peut citer le Système universitaire de documentation (SUDOC), le portail des thèses françaises et l’achat de ressources documentaires numériques en licence nationale.

Pour faire face à ses missions et aux profondes évolutions du secteur, la direction actuelle a engagé l’agence dans une véritable mutation organisationnelle avec de forts impacts sur la structure de l’agence et les méthodes de travail. Toutes les précautions n’ont pas été prises pour amener ces changements. Le dialogue social, en particulier au Comité technique de proximité, est insuffisant pour assurer l’information des personnels et préparer les délibérations du Conseil d’administration, où siègent seulement 3 membres issus de l’Abes, les 9 autres étant des personnalités extérieures. La pression portée sur les personnels d’encadrement en a poussé plusieurs à abandonner leurs responsabilités. Des retards sont constatés pour des outils censés marquer la vie professionnelle des agents et celle de l’établissement :

  • absence de compte rendu d’entretien professionnel pour plusieurs collègues depuis 2014 ;
  • rapports d’activité de l’agence 2014 et 2015 en souffrance.

Enfin, des alertes de Risques psycho-sociaux (RPS) ont été lancées par le médecin de prévention dès juillet 2014, justifiant la conduite d’un audit RPS à l’agence. Les représentants des personnels ont pris la parole en CA, des motions ont été lues en CAP des corps de bibliothèques (la moitié environ des agents de l’Abes) pour alerter la profession. Mais à ce jour la situation de l’agence et de ses personnels ne s’est pas améliorée ; de nouvelles alertes RPS ont été lancées il y a quelques semaines.

Une délégation du SNPTES est donc allée rencontrer la direction et les personnels de l’agence le 16 février dernier.
La direction a pu répondre à l’ensemble des interrogations et des difficultés signalées à la délégation par les personnels. Pour sortir d’une situation de blocage, la délégation SNPTES a demandé à la direction de s’engager sur l’instauration d’un véritable dialogue avec les personnels :

  • finaliser les comptes rendus d’entretien professionnel manquants, comme le demande la réglementation ;
  • envoyer aux représentants dans les instances (CT, CA) des documents préparatoires, dans le délai réglementaire de 8 jours.

Les rapports d’activité de l’Abes sont également attendus pour prendre la mesure de l’activité et du fonctionnement de l’agence sur 2014 et 2015. Ce seront là les premiers pas d’une normalisation des rapports entre la direction et les personnels, qui permettront un positionnement clair de tous les acteurs avant d’affronter de nouvelles étapes.

PDF - 268 ko
L’Abes : zone à risques ?
Version téléchargeable et imprimable

L’attente des agents est forte pour retrouver des conditions de travail exemptes de risques psycho-sociaux. Ces collègues, au-delà de leurs cas individuels, sont également parties prenantes dans l’avenir de l’agence. Ils ont tous à cœur de voir pérenniser cet opérateur national de l’IST, porteur de solutions incontournables pour tous les établissements de l’ESR, et moteur d’évolutions ambitieuses pour l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique.

Le SNPTES est présent à leurs côtés pour faire appliquer la réglementation, et défendre leurs conditions de travail. Il demande que toutes les mesures soient prises sans nouveau délai pour faire cesser les cas de souffrance au travail, stabiliser l’organigramme, redonner à chacun toute sa place dans l’établissement, et sécuriser l’Abes vis-à-vis du réseau des bibliothèques et de ses partenaires et prestataires.


Emmanuel Maujean,
secrétaire technique national

Suppression des réductions d’ancienneté ou l’arnaque du siècle !

Pour mémoire, l’avancement d’échelon des fonctionnaires était, jusqu’à maintenant, fonction à la fois de l’ancienneté et de la valeur professionnelle. Ainsi une durée moyenne était fixée par la réglementation et elle pouvait être réduite (réduction d’ancienneté) ou augmentée (majoration d’ancienneté).

Le SNPTES a toujours été favorable à un cadencement unique des avancements d’échelon, car il est opposé à la prise en compte de la valeur professionnelle dans le cadre de ce type d’avancements. Pour le SNPTES, la valeur professionnelle doit être prise en compte uniquement lors des procédures d’avancement de grade (tableau d’avancement) et de promotion de corps (liste d’aptitude). C’est la raison pour laquelle, il a revendiqué la mise en place d’une procédure de rotation automatique (à tour de rôle) pour l’attribution des réductions d’ancienneté d’échelon (avancements d’échelons accélérés).

PDF - 318.7 ko
Suppression des réductions d’ancienneté ou l’arnaque du siècle !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES aurait donc pu se féliciter que le gouvernement institue un cadencement unique d’avancement d’échelon, dans le cadre du processus d’harmonisation des modalités entre les trois versants de la fonction publique, mais il aurait fallu en contrepartie réduire les durées de carrière, pour l’ensemble des corps de la fonction publique et non pas uniquement, pour certains d’entre eux.
Il faut savoir que grâce à cette mesure, le gouvernement entend économiser plusieurs millions d’euros par an. Selon lui : "La mesure d’harmonisation des durées d’échelon se traduira par une moindre dépense de 6 M€, hors CAS pensions, en 2016 pour le budget de l’État et de ses opérateurs (dont 5,5 M€ s’imputant sur les dépenses de titre 2). Pour les trois versants de la fonction publique, elle produirait une moindre dépense estimée à 113 M€ en 2016, dont 61 M€ pour la fonction publique hospitalière et 46 M€ pour la fonction publique territoriale" [1].
Pour mémoire, les réductions d’ancienneté seront supprimées pour les corps de catégorie B en 2016 et pour les autres corps à partir de 2017.

C’est la raison pour laquelle, le SNPTES exige que la disparition des réductions d’ancienneté soit réellement compensée. Puisque l’objectif du gouvernement est l’harmonisation des trois versants de la fonction publique, le SNPTES exige l’alignement des grilles de rémunération, des déroulements de carrière et des régimes indemnitaires sur les situations les plus favorables de la fonction publique.


Alain Halère
secrétaire général Adjoint

Revalorisation du point d’indice : le SNPTES demande que les contractuels "non-indicés" ne soient pas oubliés !

PDF - 277.8 ko
Revalorisation du point d’indice : le SNPTES demande que les contractuels "non-indicés" ne soient pas oubliés !
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, la revalorisation du point d’indice annoncée par le gouvernement risque de ne pas s’appliquer aux non-titulaires dont les contrats de travail ne se réfèrent pas aux grilles ou au point d’indice de la fonction publique.

Le SNPTES demande donc au ministère et aux directions d’établissements de veiller à ce que nos collègues contractuels ne soient pas, une nouvelle fois, oubliés et, de manière plus large, demande que les contrats de travail, dès l’origine ou par avenant, fassent obligatoirement référence à la valeur du point d’indice. Cette précaution permet à nos collègues, outre l’automaticité des augmentations, de bénéficier, plus facilement, de reclassement en cas de titularisation ou, autre exemple, de percevoir, sous certaines conditions, la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) ou encore de démontrer leur niveau professionnel pour se présenter à un recrutement.

Par ailleurs, pour l’ensemble de nos collègues contractuels, le SNPTES demande :

  • la pérennisation et l’amélioration des dispositifs permettant de faciliter l’accès à l’emploi titulaire ;
  • la prise en compte, lors du classement dans un corps de fonctionnaire, de la totalité de l’ancienneté acquise dans la fonction publique ;
  • l’ouverture au niveau ministériel d’une négociation relative à l’amélioration de la rémunération des CDD et CDI ;
  • la création d’une bourse à l’emploi interministérielle et inter-fonction publique permettant d’organiser la mobilité, mais également de retrouver plus facilement un emploi lorsqu’un contrat n’est pas renouvelé ;
  • la mise en œuvre de contrats types comportant, notamment, référence à une grille ou à l’indice fonction publique.
    Alain Favennec
    secrétaire général Adjoint

Personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche : le SNPTES exige l’alignement des grilles de rémunération, des déroulements de carrière et des régimes indemnitaires sur les situations les plus favorables de la fonction publique

PDF - 272 ko
Personnels de l’EN et de l’ESR : le SNPTES exige l’alignement des grilles de rémunération, des déroulements de carrière et des régimes indemnitaires sur les situations les plus favorables de la fonction publique
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES se réjouit de la volonté du gouvernement de revaloriser la rémunération des agents publics, grâce à des mesures visant à moderniser les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations. La valeur du point d’indice va en parallèle être augmentée. Cette augmentation de 1,2 % est certes symbolique, mais elle marque néanmoins un tournant politique, quand on sait que les gouvernements successifs l’avaient gelée, depuis 6 ans.

Le SNPTES prend acte de cette évolution, mais il tient malgré tout à déclarer, haut et fort, que le compte n’y est pas.

Le SNPTES revendique des mesures pérennes permettant un accès rapide, des personnels en CDD et CDI, à un emploi de fonctionnaire et en attendant, une revalorisation de leur rémunération.

Pour les fonctionnaires, le SNPTES réclame des mesures catégorielles permettant notamment d’aligner les grilles de rémunération, les déroulements de carrière et les régimes indemnitaires sur les situations les plus favorables de la fonction publique. À niveau équivalent de diplôme, de qualification et de responsabilité, la fonction publique ne rémunère pas ses agents de manière équitable. Le gouvernement doit prendre conscience que les personnels du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche subissent depuis toujours un traitement injuste, vis-à-vis de leurs homologues des autres secteurs de la fonction publique.

Cette discrimination doit cesser immédiatement !


Alain Halère
secrétaire général Adjoint

Augmentation des agents de la fonction publique : le SNPTES est satisfait de ce premier geste, mais exige, en complément, des mesures catégorielles

PDF - 273.5 ko
Augmentation des agents de la fonction publique : le SNPTES est satisfait de ce premier geste, mais exige, en complément, des mesures catégorielles
Version téléchargeable et imprimable

La rémunération des agents de la fonction publique va enfin être revalorisée de 0,6% le 1er juillet 2016, et de 0,6% au 1er février 2017. Cette augmentation de la valeur du point d’indice qui intervient après 6 ans de gel ne compensera malheureusement pas la perte de pouvoir d’achat subie par les agents publics depuis de nombreuses années.

C’est la raison pour laquelle, le SNPTES revendique des mesures complémentaires notamment une amélioration des carrières.

Le gouvernement s’est engagé à moderniser les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations. Des mesures concernant les personnels de catégories C, B et certains corps de catégorie A ont été annoncées, mais les discussions sur les corps dits de catégorie A atypiques (ITRF, ITA, personnels des bibliothèques, chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, etc.) n’ont pas officiellement démarré.

L’agenda social, dont le deuxième cycle de réunions va bientôt commencer, sera l’occasion pour le SNPTES de défendre ses revendications pour les fonctionnaires et les personnels contractuels.

Alain Halère
secrétaire général Adjoint

CTMESR : le SNPTES dénonce une nouvelle attaque au statut général des fonctionnaires

Lors du Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) de ce mardi 15 mars, un projet de loi était examiné, les représentants élus du SNPTES ont dénoncé un texte qui laisse à penser que le gouvernement et le législateur entendent faire disparaître, à terme, les emplois de fonctionnaires dans les services de formation continue des établissements d’enseignement supérieur.

PDF - 342.5 ko
CTMESR : le SNPTES dénonce une nouvelle attaque au statut général des fonctionnaires
Version téléchargeable et imprimable

Ainsi, en prétextant de l’urgence (pour une fois qu’il y a urgence...) qu’il y aurait à contourner une jurisprudence récente du Conseil d’État, le ministère porte atteinte, une nouvelle fois, au principe législatif selon lequel les emplois permanents de la fonction publique doivent être occupés par des fonctionnaires et que des agents non titulaires peuvent être recrutés sur des emplois pérennes uniquement s’il s’agit de fonctions qui impliquent un service à temps incomplet. Les établissements se sont délibérément affranchis de cette législation, en recrutant des personnels contractuels sur des fonctions qui n’impliquent pas un service à temps incomplet. La loi relative aux Libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU) a déjà permis aux établissements de déroger au statut général en donnant la possibilité aux établissements de recruter des agents contractuels de catégorie A sur des fonctions pérennes.

À ce titre, le SNPTES rappelle qu’il demande l’abrogation de l’article L954-3 du code de l’éducation et des mesures dérogatoires prévues par le 2e de l’article 3 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État. Aujourd’hui il nous est proposé d’étendre cette mesure aux personnels des catégories C et B affectés dans un service de formation continue. Le SNPTES ne peut approuver cette nouvelle dérogation, alors qu’il serait plus respectueux du statut général de rappeler la législation aux établissements. Le SNPTES n’est pas non plus favorable à appliquer une distinction entre les personnels contractuels des services de formation continue et ceux des autres services des établissements. Cette rupture d’égalité aura pour conséquence de démotiver les agents contractuels des autres services.

Néanmoins, au-delà de sa lutte contre la disparition du statut général de la fonction publique, annoncée par certains responsables politiques, le SNPTES ne peut faire abstraction des personnels qui actuellement subissent les agissements des établissements. En clair, le SNPTES ne peut se satisfaire d’un statu quo qui reviendrait à dire qu’il est normal de vivre avec 800 euros par mois ! Or ce projet permettra aux collègues qui le souhaitent de pouvoir bénéficier d’un emploi à temps plein et d’être éligible aux dispositifs prévus par la loi Sauvadet. C’est la raison, pour laquelle, sans pouvoir totalement accepter ce texte pour les raisons évoquées en préambule, le SNPTES ne votera pas contre, mais s’abstiendra.


Alain Halère Alain Favennec
Secrétaire général adjoint Secrétaire général adjoint

INSERM : Suppression des réductions d’ancienneté : le SNPTES exige des mesures compensatoires !

Dans un précédent communiqué, le SNPTES a attiré votre attention sur une évolution réglementaire imposée par le ministère de la fonction publique qui aura notamment pour conséquence la suppression du dispositif de réduction d’ancienneté d’échelon.

PDF - 318.6 ko
Suppression des réductions d’ancienneté : le SNPTES exige des mesures compensatoires !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES rappelle qu’il est favorable à un cadencement unique des avancements d’échelon. C’est la raison pour laquelle il a toujours revendiqué la mise en place d’une procédure de rotation automatique (à tour de rôle) pour l’attribution des réductions d’ancienneté d’échelon (avancements d’échelons accélérés). Ainsi, la suppression des réductions d’ancienneté aurait pu être une bonne chose, si elle avait été accompagnée d’une réduction globale de la durée de carrière, comme cela a été réalisé pour d’autres corps. Pour le SNPTES, on ne devrait pas rester plus de 2 ans dans un échelon. Malheureusement, pour les techniciens, aucune amélioration des carrières n’est prévue par la fonction publique en 2016, alors que pour eux la fin de la procédure d’échelon accélérée est programmée dès cette année. Pour les autres corps, cette mesure sera mise en oeuvre à partir du 1er janvier 2017.

PDF - 442.8 ko
Guide sur l’entretien annuel d’appréciation des ITA

Les textes n’étant pas encore publiés, l’Inserm considère qu’il existe une incertitude sur la date d’effet de cette réforme. Il a donc décidé de maintenir la possibilité, pour les techniciens, d’être proposé, par leur directeur d’unité, pour un avancement d’échelon accéléré. La campagne d’appréciation GAIA pour les personnels titulaires est ouverte depuis le 7 mars 2016. Votre dossier doit être validé avant le 31 mars 2016. Une note d’information de l’Inserm qui sera adressée aux directeurs de vos structures précise toutefois que si le décret entérinait une date d’effet au 1er janvier 2016, celui-ci s’imposerait à l’établissement et les propositions d’avancement à un échelon accéléré ne pourraient être suivies d’effet.

Le SNPTES ne peut se satisfaire de cette situation. Il exige que la disparition des réductions d’ancienneté soit compensée, par l’Inserm, grâce à une augmentation des taux de promotion et une revalorisation des montants de prime. Le SNPTES revendique également, au niveau ministériel, une réforme statutaire permettant d’améliorer les carrières et les rémunérations des ITA et chercheurs.


Florence Bayeux   Frédéric David
Secrétaire nationale Délégué Inserm
Secteur recherche    Montpellier

RIFSEEP ITRF et ITA : le SNPTES ne se satisfait pas de la demande d’exemption en cours !

Le SNPTES a été reçu, mercredi 9 mars 2016, par Bernard Lejeune directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Lors de cette réunion multilatérale, le directeur de cabinet a affirmé qu’une demande d’exemption du dispositif RIFSEEP concernant les ITRF et ITA sera adressée au ministère de la fonction publique. Il a également précisé qu’il ne reviendrait pas sur son application aux collègues de l’AENES.

Le directeur de cabinet a enfin ajouté que si cette demande d’exemption venait à être acceptée, par le ministère de la fonction publique, il ne fallait pas s’attendre à obtenir une modification des textes réglementaires relatifs à la PPRS et notamment une revalorisation des taux plafonds. Pour mémoire, de nombreux ITRF notamment de catégorie C et B ont atteint, grâce à l’action du SNPTES, les taux maximums réglementaires. Ils n’ont donc pas pu profiter des dernières revalorisations et n’ont actuellement aucune perspective d’évolution du montant de leur prime. De leur côté, les ITA des organismes de recherche se voient attribuer les taux les plus bas de la fonction publique.

PDF - 281.2 ko
RIFSEEP ITRF et ITA : le SNPTES ne se satisfait pas de la demande d’exemption en cours !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES le répète : Les inégalités, ça suffit !

Le SNPTES ne peut donc accepter la proposition du directeur de cabinet.

Le SNPTES exige depuis toujours une harmonisation, par le haut, des régimes indemnitaires des personnels BIATSS et ITA, en terme de montants servis mais également en terme de modalités d’attributions.

Le SNPTES s’est déjà exprimé sur son opposition aux dispositifs d’individualisation de la rémunération, selon la performance ou le résultat. Pour le SNPTES, ces méthodes nuisent à l’efficacité des services publics et sont source de démotivation voire de mal-être pour les personnels. Le SNPTES a également communiqué sur les dangers du RIFSEEP.

Pour autant, le SNPTES ne prendra pas le risque de voir toutes possibilités d’harmonisation et de revalorisations disparaître.

C’est la raison, pour laquelle, il demande à être reçu rapidement, avec les organisations syndicales qui sont prêtes à négocier une sortie de crise, dans ce dossier.

Alain Halère
Secrétaire général adjoint du SNPTES

Réforme du code du travail : le SNPTES appelle les personnels à peser sur les négociations en cours

Sans réelles négociations préalables, le gouvernement a tenté d’imposer une réforme du Code du travail. L’avant-projet de loi Travail dit loi « El Khomri » du nom de la ministre concernée devait être présenté au Conseil des ministres le 9 mars. Suite à de vives critiques et à la pression de l’ensemble des organisations syndicales, le gouvernement a été contraint d’ouvrir des négociations et de reporter au 24 mars la présentation de cet avant-projet de loi au Conseil des ministres.

PDF - 202.5 ko
Communiqué commun SNPTES et SGEN-CFDT

Le SNPTES est une organisation réformiste qui ne peut se contenter d’exiger le retrait de cet avant-projet de loi, sans s’efforcer de négocier pour rejeter les dispositions néfastes, mais de maintenir les mesures favorables aux salariés et même de tenter de faire prendre en compte certaines revendications non prévues par le texte actuel. Il ne faut pas pour autant relâcher la pression. C’est la raison pour laquelle, le SNPTES et le SGEN-CFDT "appellent leurs adhérents et tous les agents de leurs champs professionnels à peser sur le processus de négociation pour qu’il aboutisse à la présentation, le 24 mars prochain, d’un projet de loi qui soit porteur de modernisation sociale et de progrès pour les salariés".

PDF - 332.5 ko
Réforme du code du travail
Version téléchargeable et imprimable

En clair, pour le SNPTES, les adhérents et personnels restent libres de participer aux actions de leur choix (9 mars, 12 mars, pétition, etc.), mais la revendication du SNPTES n’est pas, pour l’instant, de demander le retrait de cet avant-projet, tant que nous ne connaissons pas la version définitive qui sera présentée le 24 mars, après négociations. Après cette date, il est possible que le SNPTES change de position, si les négociations n’ont pas permis d’aboutir à de réelles avancées.

Plan « bibliothèques ouvertes » : le SNPTES défend un service public de qualité !

Un Plan « bibliothèques ouvertes » vient d’être rendu public par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Sous ce titre, qui stigmatise des bibliothèques qui seraient aujourd’hui “fermées”…, le plan veut favoriser l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques universitaires les soirs, les samedis, les dimanches, et pendant les vacances universitaires, en fixant des objectifs chiffrés pour chacun des 53 établissements déployés sur 480 sites, et pour 40 villes françaises, par un appel à projets.

En regard de cette pression supplémentaire sur des établissements déjà sous pression en termes de moyens, le ministère n’entend financer pendant 3 ans que des vacations étudiantes contingentées et une partie seulement des charges induites.
Malgré l’encouragement d’une certification qualité (démarches Marianne et ISO 9001), la qualité de service ne sera pas au rendez-vous sur ces marges horaires. Les extensions d’horaires de ce plan risquent d’être arbitraires, sans tenir compte de la diversité des situations locales, de la nature et de la variété des missions assumées par les services documentaires, ou de leur réponse aux attentes du public.

Le SNPTES ne peut que répéter les analyses des organismes professionnels : l’extension d’horaires ne peut reposer sur l’emploi étudiant non qualifié et précaire. Les personnels qualifiés, indispensables à l’ouverture des établissements, se verront alors proposer ou imposer sans contrepartie ces nouveaux horaires inusités ; profitant de leur engagement professionnel, leur temps de travail sera encore plus éclaté à la fois sur la journée et sur la semaine, et les vies personnelles seront désorganisées. Les temps de récupération générés seront autant de ponctions cachées sur le travail des sections.

Pour valoriser ces objectifs, le nouveau plan donne les chiffres d’autres pays européens. Ils sont un peu plus favorables : 69 heures, contre 61 heures en France. Le SNPTES demande l’alignement complet et sincère sur ce comparatif : les moyens consentis par ces États pour atteindre ces résultats sont sans commune mesure. Pour des nombres d’usagers comparables, à l’échelle nationale 2 à 3 fois plus d’agents assurent le service en Grande-Bretagne ou en Allemagne. Et les budgets d’acquisition restent nettement supérieurs à ceux de nos universités.

PDF - 310.9 ko
Plan « bibliothèques ouvertes » : le SNPTES défend un service public de qualité !
Version téléchargeable et imprimable

Avant toute nouvelle mesure prise arbitrairement, le SNPTES demande l’évaluation des dispositifs et des expérimentations en cours en France, notamment en termes de rapport entre la fréquentation constatée et les moyens (budgétaires, humains) mis en œuvre.
Faute d’une telle analyse, le SNPTES s’oppose au démantèlement, au niveau ministériel ou par les établissements, de la qualité de service et de la qualité de vie au travail des agents travaillant en bibliothèque et dans les services techniques, informatiques et de sécurité.
Le SNPTES, à l’échelon national comme à l’échelon local, veut défendre et promouvoir un service public de qualité, adapté aux contextes locaux, appuyé sur des moyens suffisants et porté par des personnels qualifiés bénéficiant d’une juste reconnaissance. Toute mesure qui s’écarte de cette vision ambitieuse de nos missions et de nos métiers sera fermement combattue par le SNPTES au Comité technique ministériel (CTMESR), dans les Comité techniques d’établissement, ainsi que dans les Comités hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT).

Boycott du CTMESR du 1er mars 2016

Un Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) était convoqué le 1er mars 2016, afin de donner son avis sur un projet de création d’un nouvel article (L. 951-2-1) du code de l’ éducation.

PDF - 332.6 ko
Communiqué SNPTES : boycott du CTMESR du 1er mars 2016
Version téléchargeable et imprimable

Dans une déclaration commune, le SNPTES et le SGEN-CFDT ont annoncé au ministère qu’ils refusaient de participer à ce comité technique ministériel. Le SNPTES et le SGEN-CFDT ne peuvent, en effet, accepter de traiter dans la précipitation un texte qui permettra, à terme, de déroger à la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires qui prévoit que les emplois civils permanents de l’État doivent être occupés par des fonctionnaires.

De plus, la question des agents non titulaires fait déjà l’objet d’un groupe de travail institué dans le cadre de l’agenda social. Il convient donc d’attendre les conclusions de ce groupe de travail, avant de prendre des décisions irréversibles. C’est pour toutes ces raisons que le SNPTES et le SGEN-CFDT demandent le retrait de ce projet de modification du code de l’éducation.

Académie de CAEN Liste d’aptitude des ITRF des EPLE et services académiques. Le SNPTES obtient gain de cause !

Depuis deux ans l’académie de CAEN refusait de mettre en œuvre la note de service ministérielle qui précise les modalités d’organisation des promotions par liste d’aptitude pour les personnels ITRF.

PDF - 335.4 ko
Académie de CAEN - Liste d’aptitude des ITRF des EPLE et serv. académiques. Le SNPTES obtient gain de cause !
Version téléchargeable et imprimable
PDF - 191.3 ko
Circulaire Rectorale : promotion par LA des ITRF

Le SNPTES qui a mené de nombreuses actions pour résoudre ce dysfonctionnement vient d’obtenir gain de cause. En effet, une circulaire académique relative à la procédure d’élaboration des listes d’aptitude des personnels techniques de recherche et de formation vient d’être publiée.

Cette année, les ITRF de l’académie de Caen pourront à nouveau candidater pour une promotion par liste d’aptitude. Un groupe de travail pré-CAPN doit se réunir pour procéder à l’étude des dossiers et proposer un classement au recteur qui devra adresser son classement définitif, au ministère pour une consultation des CAP nationales.

Le SNPTES se félicite de cette victoire. Ses militants se tiennent à la disposition des personnels qui souhaiteraient des conseils pour la constitution de leur dossier de promotion.

Au regard de son bilan, l’efficacité du SNPTES n’est plus à démontrer, mais cette nouvelle victoire confirme sa capacité à défendre et développer les intérêts des ITRF !

PNG - 3 ko
PDF - 276.7 ko
Déclaration préliminaire du SNPTES CAPN des TRF du mardi 9 juin 2015
PDF - 221.8 ko
Déclaration Préliminaire du SNPTES CAPN des ASI du mardi 12 mai 2015
PDF - 227.3 ko
Déclaration Préliminaire du SNPTES CAPN des IGE du mardi 26 mai 2015
PDF - 219.7 ko
Déclaration préliminaire du SNPTES CAPN des IGR du mardi 19 mai 2015

CTMESR, le SNPTES approuve le projet de décret relatif au statut du corps de l’ IGAENR

Lors du Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) du mardi 16 février 2016, le SNPTES a approuvé plusieurs projets de décrets relatifs au statut du corps de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR).

Le SNPTES constate tout d’abord que notre ministère, lorsqu’il le souhaite vraiment, peut initier de véritables modifications statutaires globalement positives pour les collègues concernés, il reste à souhaiter que cet élan réformateur ne se limite pas à quelques corps et puisse conduire à des revalorisations qui semblent important de conduire.

Pour le SNPTES, le fait d’ouvrir le recrutement au grade d’IGAENR 2e classe de façon plus large semble être une idée intéressante. Cette ouverture permettra, notamment, de contrebalancer certaines critiques faites au système actuel qualifié, parfois, d’« endogène ». Le fait que la sélection soit désormais assurée par un comité (et non plus une « commission ») et que celui-ci soit expressément chargé d’apprécier « le parcours professionnel antérieur du candidat, sa motivation et l’adéquation de ses compétences aux besoins de l’inspection » permet de contrer des dérives éventuelles et devrait ainsi renforcer la légitimité de l’inspection générale.

Autre élément intéressant de cette modification statutaire, un appel d’air vers des profils nouveaux susceptibles d’apporter un peu plus de diversité même si la connaissance des milieux de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, bien évidemment, doit demeurer un critère essentiel lors du recrutement.
Le SNPTES se félicite, de manière toute relative, de l’ouverture de ce corps aux titulaires d’un doctorat. La volonté de valoriser le doctorat trouve ainsi, au moins dans un texte, une concrétisation... Au moins dans les textes, nous semble-t-il, car le système de recrutement de ces docteurs (un concours externe sur titre et travaux) et d’autres modalités de sélection (seules quelques disciplines ouvrant accès au concours...) ne manquent pas de retenir notre attention. La crainte existe de voir ce recrutement de docteurs déboucher sur des recrutements infructueux, crainte accentuée par le risque de voir des docteurs renoncer à une telle candidature en raison, notamment, des conditions particulièrement défavorables du reclassement des docteurs qui, préalablement à un tel recrutement, n’étaient pas déjà fonctionnaires (on est alors, en terme d’indice, bien loin de la valorisation du doctorat !).

PDF - 305.8 ko
CTMESR, le SNPTES approuve le projet de décret relatif au statut du corps de l’ IGAENR
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, la valorisation du doctorat ne doit pas passer par des effets d’annonces du type « le gouvernement recrute des docteurs dans la haute fonction publique » mais, plus concrètement, par la valorisation initiale des corps par nature composés essentiellement de docteurs (professeurs et maîtres de conférences, chargés et directeurs de recherche, ingénieurs de recherche ITRF-ITA).

Pour ce qui concerne la nouvelle grille indiciaire du corps d’IGAENR, le SNPTES regrette que le choix de passer de 6 échelons actuels à un nombre trop important d’échelons (14 !), pour la 2e classe, soit prévalu. Il convient même de se demander si une structuration en trois grades n’aurait pas pu être envisagée. Cette structuration en trois grades existe d’ailleurs dans d’autres corps de contrôle, même si les conditions d’accès et les cadences d’avancement n’y sont pas forcément les mêmes.

Concernant le projet de statut d’emploi de chef de mission de l’IGAENR, le SNPTES considère que ce statut existe déjà dans d’autres corps de contrôle et que ce statut se justifie donc pleinement au sein de l’IGAENR.


Alain Favennec
Secrétaire général adjoint

Le décret relatif au télétravail dans la fonction publique enfin publié : le SNPTES rappelle certains principes

PDF - 153.8 ko
Décret relatifs aux conditions du télétravail dans la fonction publique

Il aura fallu un peu moins de quatre longues années, ponctuées de relances du SNPTES, pour que le décret d’application relatif au télétravail soit enfin publié...
Même si le télétravail existait déjà pour quelques collègues ou dans certains établissements, face à une demande croissante, il devenait urgent d’encadrer réglementairement les pratiques.

Négocié point par point par les organisations syndicales, ce texte permet donc, pour partie, d’organiser les conditions du passage et de maintien en télétravail mais aussi les conditions de travail des collègues concernés.

Pour le SNPTES, le télétravail doit être encadré afin d’éviter certaines dérives (atteintes à la vie privé, nombre d’heures travaillées, inégalité de traitement entre travailleurs « résidents » et « télétravailleurs », etc.). Cet encadrement, pour conjuguer parfaitement les intérêts du service et les intérêts des collègues, doit être fixé, au plus près du terrain, après consultation des comités techniques et des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

PDF - 413.6 ko
Guide relatif au télétravail dans la fonction publique

Pour le SNPTES, le télétravail, même s’il est proposé par une direction, doit, conformément à la réglementation, reposer sur la volonté libre et éclairée de l’agent. En d’autres termes, ce mode d’organisation du travail ne doit pas être imposé et doit se justifier, à la fois, par l’intérêt du service et par l’intérêt des personnels concernés. Le refus, par une direction, d’accorder ou de renouveler la possibilité de télétravailler, doit pouvoir, à la demande du collègue concerné, faire l’objet d’un avis de la Commission paritaire d’établissement (CPE ou équivalent), lorsqu’elle existe, puis de la Commission administrative paritaire (CAPN ou CAPA).

Pour le SNPTES, afin de prévenir les risques de désocialisation, le télétravail, conformément à cette nouvelle réglementation, doit s’accomplir, uniquement, sur une partie du temps de travail (par exemple, trois jours sur cinq ou, autre exemple, une semaine sur deux). Ainsi, les collègues concernés ne coupent pas les liens directs avec leurs collègues et leurs hiérarchies. Les agents doivent, bien entendu, conserver un poste de travail dans leurs services d’origines.

PDF - 286 ko
Communiqué SNPTES - Le décret relatif au télétravail dans la fonction publique enfin publié : le SNPTES rappelle certains principes
Version téléchargeable et imprimable

Pour le SNPTES, le télétravail doit, dans un bon nombre de situations, permettre aux collègues séparés de leurs conjoints et enfants, de conserver un lien avec ceux-ci avant d’obtenir une mobilité.

Pour le SNPTES, le télétravail qui, par nature, concerne principalement des fonctions administratives ou de gestion, ne doit pas, de fait, exclure totalement les autres fonctions techniques (nombreuses chez les personnels BIATSS).

PNG - 12.6 ko

Pour le SNPTES, le choix du télétravail doit, conformément à la nouvelle réglementation, pouvoir être remis en cause facilement par l’agent qui en bénéficie.
Pour le SNPTES, le télétravail doit aussi permettre à des collègues souffrants de certaines maladies ou handicaps de pouvoir continuer à travailler. Ces collègues doivent faire l’objet d’un suivi particulier.

Pour le SNPTES, les coûts financiers relatifs au télétravail (ordinateur, mobilier de bureau, logiciels, abonnements réseau et téléphonie, etc.) doivent être pris en charge par les directions ou établissements.

Pour le SNPTES, en matière d’impôts sur les revenus, les coûts des « fluides » (électricités, chauffages, etc.) doivent pouvoir être déduits, à proportion, des frais professionnels (lorsque les collègues ont renoncé à la déduction forfaitaire) et ceci même dans l’hypothèse où ils continueraient à disposer d’un poste de travail dans leurs services ou établissements.

Agenda social : le SNPTES demande un groupe de travail supplémentaire relatif au dialogue social

PDF - 299.3 ko
Communiqué SNPTES - Agenda social : le SNPTES demande un groupe de travail supplémentaire relatif au dialogue social
Version téléchargeable et imprimable

La séance du 10 février a clos le premier cycle des réunions relatives à l’agenda social de l’ESR.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le SNPTES est loin d’être satisfait de ces premiers échanges qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme des séances de négociations. Lors du lancement de cet agenda, par le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, le SNPTES avait demandé qu’un groupe de travail supplémentaire relatif au dialogue social soit programmé.
Le SNPTES ne peut que réitérer sa demande. Il est en effet grand temps d’améliorer le dialogue social au niveau ministériel, comme au niveau des établissements. Multiplier les réunions ne sert strictement à rien, s’il n’y a pas de la part des différents partenaires sociaux une volonté de négocier, pour tenter d’aboutir à un compromis acceptable.
À l’issue de ce cycle de discussions, le SNPTES se demande toujours :

  • Qui a le pouvoir de décision ? Si c’est le cabinet, pourquoi n’est-il pas représenté ?
  • Quelles sont les réelles marges de manœuvre ?
    En signant le protocole social, le SNPTES ne s’est pas engagé pour faire de la figuration.

La directrice générale des ressources humaines s’est engagée à aborder les différentes thématiques de manière beaucoup plus concrète, lors du deuxième cycle de réunions dont les dates ont été annoncées :

  • 21 avril 2016 - GT1 Suivi de la situation des contractuels ;
  • 9 mai 2016 - GT2 Mobilité ;
  • 6 avril 2016 - GT3 Responsabilité sociale de l’employeur ;
  • 13 avril 2016 - GT4 Missions et perspectives de carrière ;
  • 26 mai 2016 - GT5 Régimes indemnitaires.

Suivi de carrière des enseignants chercheurs inapplicable en l’état

La loi du 22 juillet 2013 et son décret d’application du 2 septembre 2014 impose un suivi de carrière à tous les enseignants chercheurs. Cette disposition avait été largement combattue lors de la parution du décret conduisant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à sursoir à cette décision en acceptant la mise en place d’un moratoire.
Ce moratoire est levé, le suivi de carrière s’applique d’emblée aux enseignants chercheurs qui seront évalués dans le cadre de la vague B puis étendu, ultérieurement, à l’ensemble des autres enseignants chercheurs.

PDF - 317.9 ko
Communiqué SNPTES : Suivi de carrière des enseignants chercheurs inapplicable en l’état
Version téléchargeable et imprimable

Les ambiguïtés entourant la mise en place du suivi de carrière ne sont pour autant pas levées. Les objectifs d’un tel projet ne sont pas clairement définis. Aucune phase d’expérimentation n’a été réalisée. Le ministère n’a pas jugé opportun d’engager un dialogue constructif sur ce projet pourtant contesté.

On ne retient de ce projet que l’aspect comptable conduisant à la mise en place d’éventuelles modulations de service.

En l’état le SNPTES dénonce la mise en place du suivi de carrière pour les enseignants chercheurs dont la logique est essentiellement punitive.

Le SNPTES refuse tout dispositif qui, sous couvert d’évaluation, vise à combler les déficits budgétaires des établissements en modulant les services des enseignants chercheurs.

Le SNPTES regrette que notre ministère de tutelle n’ait pas mis à profit la période du moratoire pour revoir « sa copie » pourtant désavouée pour la communauté universitaire.

Le SNPTES soutiendra toute forme d’actions visant à combattre les effets néfastes de cette réforme.

Déclaration de la Ministre de la fonction publique à Acteurs publics

Le SNPTES s’interroge sur la conception gouvernementale de « l’égalité de droit »

Dans un récent entretien accordé au journal Acteurs publics [1], Marylise Lebranchu, Ministre de la fonction publique et de la décentralisation, a précisé que « s’il faut toucher à la réglementation sur le temps de travail, nous le ferons » afin, précise t-elle, de « mettre fin à des situations qui ne seraient pas respectueuses de l’égalité de droit ».

PDF - 372.5 ko
Communiqué SNPTES : Déclaration de la Ministre de la fonction publique à Acteurs publics
Version téléchargeable et imprimable


Après s’être interrogé sur le sens précis de cette phrase, le SNPTES l’a bien entendu comme étant, pour la Ministre, un futur élargissement du principe d’égalité de traitement des fonctionnaires.

Le SNPTES n’est pas opposé à cette idée ministérielle d’égalité de traitement et demande donc au gouvernement, par la même occasion, de mettre fin aux différences de traitement dont sont victimes l’ensemble des personnels du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en matière de primes et indemnités, en matière de grilles indiciaires, en matière de politique sociale, en matière de taux de promotion, en matière de prévention médicale, etc.

Il est temps que les enseignants, enseignants-chercheurs, BIATSS, chercheurs et ITA soient traités comme les autres fonctionnaires !

RIFSEEP : le SNPTES s’oppose à l’individualisation de la rémunération

Mardi 26 janvier 2016, le SNPTES a participé au rassemblement intersyndical anti-RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel).

JPEG - 136.9 ko


Lors de cette action, une délégation a été reçue par le conseiller social du secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et la recherche. Le SNPTES a rappelé son opposition à l’individualisation des régimes indemnitaires et donc à la mise en place du RIFSEEP. Il a rappelé que les taux de primes servies aux personnels de ce ministère sont les plus bas de toute la fonction publique. Pour le SNPTES, il est particulièrement démotivant pour les personnels de se voir appliquer un tel dispositif sans, en contrepartie, une revalorisation générale des taux, pour atteindre les taux les plus favorables de la fonction publique.

PDF - 351.6 ko
RIFSEEP : le SNPTES s’oppose à l’individualisation de la rémunération
Version téléchargeable et imprimable

Le conseiller social nous a répondu sur 3 points :

  • le ministère de la fonction publique doit revoir d’ici mars le périmètre des personnels touchés par le RIFSEEP. Le ministère posera la question pour savoir si les ITRF, ITA et personnels des bibliothèques peuvent être exemptés de ce dispositif ;
  • dans le cas contraire, il s’engage à ce que les discussions sur la cartographie des groupes pour les ITRF et ITA reprennent rapidement ;
  • concernant les chercheurs, il s’engage à discuter de l’application de la Prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR).

Le SNPTES note la volonté de dialogue du ministère, mais reste ferme sur ses revendications.

Agenda social : PRAG, PRCE, chercheurs et enseignants-chercheurs, que peuvent-ils en attendre ?

Dans le cadre de l’agenda social, la Direction générale des ressources humaines du ministère (DGRH) de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a organisé, mercredi 2 décembre 2015 et le mardi 19 janvier 2016 deux réunions du groupe de travail 4 (GT4) relatif aux missions et perspectives de carrière. Les questions relatives aux ITRF, ITA et personnels des bibliothèques feront l’objet d’une prochaine réunion. Il s’agit uniquement d’un premier cycle de réunion de négociations qui ne sont donc pas conclusives.

PDF - 319.8 ko
Agenda social : PRAG, PRCE, chercheurs, enseignants...
Version téléchargeable et imprimable

Le premier point à l’ordre du jour de la réunion du 2 décembre était la situation des Professeurs agrégés (PRAG) et des Professeurs certifiés (PRCE) affectés dans l’enseignement supérieur.

L’état des lieux présenté par le ministère a été contesté, car il laisse croire que «  les enseignants du second degré qui exercent leurs fonctions dans l’enseignement supérieur ne connaissent donc pas de retard de carrière par rapport à leurs collègues de l’enseignement scolaire, ni au regard de l’avancement d’échelon, ni au regard de l’avancement de grade ou de l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude ». Pour le SNPTES, on est loin de la réalité.

Pour les PRAG et les PRCE, le SNPTES demande :

  • la possibilité d’accéder à un cycle de recherche avec une modulation de service jusqu’à l’obtention du doctorat ;
  • la modification des critères d’avancement, car actuellement l’avis du chef d’établissement est prépondérant. Certaines tâches spécifiques à l’enseignement supérieur sont mal valorisées, le doctorat n’est pas pris en compte, etc.
  • la suppression de la notation et un cadencement unique pour les avancements d’échelon.

Les mesures proposées pour les chercheurs ont été rejetées par l’ensemble des syndicats, d’autant plus que ces questions devraient relever des seuls organismes de recherche et non pas de la DGRH.

Pour les chercheurs, le SNPTES :

  • s’oppose à toute remise en cause des prérogatives des instances d’évaluation des organismes de recherche notamment en matière de recrutement et d’évaluation des chercheurs ;
  • défend l’autonomie de fonctionnement des EPST et, à ce titre, il s’oppose à la mise en place d’un concours de recrutement unique tant pour les ITA que les chercheurs pour l’ensemble des EPST.

La réunion de travail du 19 janvier a porté sur l’acquisition de compétences pédagogiques pour les enseignants chercheurs. Le SNPTES regrette que le volet « prise en compte de la diversité des missions des enseignants chercheurs » ait été à peine effleuré. Pour autant le SNPTES note qu’un large consensus se dégage sur des revendications qu’il a d’ailleurs proposées lors de son dernier congrès :

Pour les enseignants-chercheurs, le SNPTES :

  • est favorable au prérequis indispensable en matière de compétences pédagogiques, mais il s’inquiète de la confusion entre les prérogatives des écoles doctorales et des ESPE ;
  • attend de la DGRH qu’elle respecte la spécificité des missions d’enseignement et de recherche propre aux enseignants-chercheurs.

Le SNPTES s’est investi avec force dans la mise en place de ces groupes de travail, mais, alors que le premier cycle de réunions va s’achever, il s’interroge sur la finalité de ces séances de concertation et sur la latitude accordée à la direction générale des ressources humaines, pour mener à bien ces négociations.

Enfin, le SNPTES conteste le refus de la DGRH d’aborder les vraies questions sur les grilles et carrières, sous prétexte d’attendre un cadrage de la fonction publique, alors que c’est bien le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche qui est compétant pour les corps ministériels que sont les corps ITRF, ITA, chercheurs et enseignants-chercheurs.
Pour le SNPTES, après consultation des syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche, la DGRH doit être force de propositions et défendre les intérêts de ses personnels auprès de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) et non pas se contenter de subir des décisions prises par d’autres.

Veilleurs de nuit des CROUS, le SNPTES obtient la prise en compte de la pénibilité !

PDF - 739.6 ko
Courrier de Guillaume Houzel, directeur du CNOUS

Dans un courrier du 13 janvier, M. Guillaume Houzel, Directeur du CNOUS, vient de répondre à Laurent Diez, Secrétaire général du SNPTES, qui demandait, une nouvelle fois, la prise en compte de la pénibilité du travail de nuit dans les CROUS.

Pour rappel, des textes nationaux mais aussi supranationaux prévoient, pour les travailleurs de nuit, l’obligation de compensations et les CROUS, jusqu’à ce jour, s’affranchissaient de cette obligation... Il est vrai qu’à part le SNPTES aucune organisation syndicale, jusqu’à ce jour, n’avait curieusement dénoncé cette injustice !

Il reste maintenant, pour le SNPTES, à veiller à ce que cette prise en compte ne soit pas accompagnée de mesures minimalistes.

PDF - 233.4 ko
Communiqué SNPTES : Veilleurs de nuit des CROUS...
Version téléchargeable et imprimable

Note de gestion 2016 : le SNPTES attendait plus d’équité pour les personnels de Bibliothèques

PDF - 1.7 Mo
Bulletin officiel - Carrière des BIATSS 2016
Version téléchargeable et imprimable

Depuis 2014, la Note de gestion annuelle est unique pour les trois filières de notre ministère : AENES, ITRF et Bibliothèques.
Le SNPTES s’est appuyé sur cette démarche de regroupement des dispositions concernant la carrière des agents de l’ESR pour demander la poursuite d’un travail de convergence et de simplification dans la gestion qui soit équitable et transparent pour tous les personnels.
Or, malgré quelques avancées dans ce sens, cette année encore la filière Bibliothèque pâtit de règles distinctes préjudiciables aux intérêts des agents.

Dossier de promotion

Seuls les candidats à la liste d’aptitude des Conservateurs généraux sont autorisés à fournir un rapport d’activité pour leur dossier d’avancement, et les personnels de catégorie C ne doivent même pas fournir de CV.

PDF - 248 ko
Note de gestion 2016 : le SNPTES attendait plus d’équité pour les personnels de Bibliothèques
Version téléchargeable et imprimable

C’est une véritable inégalité de traitement pour la filière Bibliothèques par rapport aux autres filières. Les agents ne peuvent ainsi démontrer leur aptitude à analyser et valoriser les missions exercées et leur parcours professionnel. Leur dossier est ainsi privé d’éléments d’appréciation importants, alors que le SNPTES rappelle que la valeur professionnelle doit toujours primer sur l’ancienneté.

En revanche, l’exigence de mobilité à la suite d’une promotion de corps est heureusement abandonnée depuis l’année dernière pour les personnels des Bibliothèques, comme pour ceux des autres filières. C’était une demande forte du SNPTES.

Procédures de mobilité

Depuis 2 ans, le ministère a supprimé le second mouvement des Conservateurs en novembre, en faveur du recours à la Bourse Interministérielle de l’emploi public (BIEP) au fil de l’eau. Plus de 600 signatures de collègues des corps concernés ont été recueillies sur une pétition pour rétablir ce mouvement. Malgré cela, cette année encore, les Conservateurs devront recourir à la BIEP s’ils n’ont pu bénéficier des procédures plus transparentes lors de la CAPN de mai. Le SNPTES continuera de porter la demande du rétablissement du second mouvement.

Création de la section de Mayotte du SNPTES !

Le Conseil national du SNPTES réuni le mercredi 20 janvier 2016 à Paris, a approuvé à l’unanimité la création de la section du Vice-rectorat de Mayotte.

PDF - 336.5 ko
Section académique de Mayotte
Version téléchargeable et imprimable

La création d’une nouvelle section académique est déjà un évènement, mais celui-ci l’est à plus d’un titre. Tout d’abord il démontre de la capacité du SNPTES à se développer, mais il confirme aussi la notoriété qui est la sienne.

La section vient juste d’être créée que des dizaines de camarades mahorais nous ont déjà rejoints. L’officialisation de cette situation permet maintenant de poursuivre cette démarche de développement pour aller vers une représentation encore plus large.

Son secrétaire académique, Chamsidine Madi Mnemoi, nous a présenté le contexte local de ce département qui compte près de 90 000 élèves scolarisés dont 60 % dans les établissements du premier degré et 40 % dans les établissements du second degré.
Mayotte compte aussi un centre universitaire, créé en 2011, venant ainsi compléter une offre complète pour les habitants de cette île.

JPEG - 130.2 ko
Chamsidine Madi Mnemoi, secrétaire académique de Mayotte
JPEG - 118.9 ko
De gauche à droite :
Alain Favennec, SGA - Chamsidine Madi Mnemoi, SA de Mayotte - Sandra Mirval, déléguée locale de Poitiers - Eric Giraudet, secrétaire national - Laurent Diez, SG
JPEG - 159.5 ko

Appel à la clémence pour les huit ex-salariés de l’usine de pneus Goodyear

PDF - 232.9 ko
Appel à la clémence pour les huit ex-salariés de l’usine de pneus Goodyear
Version téléchargeable et imprimable

Le tribunal correctionnel d’Amiens vient de condamner fermement huit ex-salariés de Goodyear qui avaient séquestré deux cadres de cette entreprise.

Pour le SNPTES, il convient, même si la violence n’est jamais excusable, de comprendre la détresse de salariés qui se savaient condamnés au chômage de longue durée et tenter de garder, au moment du jugement, une certaine mesure et toute son humanité.

Le SNPTES entend aussi rappeler que les organisations syndicales ont aussi le devoir de veiller, quelque soient les circonstances, à ce que l’intégrité et la dignité des personnes ne soient jamais atteintes.

Vœux du Secrétaire général, Laurent Diez

JPEG - 20.1 ko

En ce début d’année, je voudrais, au nom du SNPTES, vous souhaiter une belle et heureuse année 2016.

Dans un climat parfois particulier, il nous appartient de regarder positivement l’avenir avec optimisme tout en restant lucide et combatif !

Cette année est celle, pour l’ensemble de notre champ syndical, des grands chantiers ouverts depuis 2012 par ce gouvernement.

PDF - 312.1 ko
Vœux de laurent Diez
Version téléchargeable et imprimable


De la mise en place des réformes dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, des chantiers liés à l’application des parcours professionnels, carrières, rémunérations, des groupes de travail issus de l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche, le SNPTES sera sur tous les fronts, pour défendre aux mieux l’ensemble des personnels que nous représentons.

Cette année sera aussi pour le SNPTES, l’année où nous nous ouvrons à l’ensemble des acteurs et des actrices de notre champ syndical.

Meilleurs vœux à toutes et tous, que cette année vous apporte du bonheur à vous et vos proches !

Action intersyndicale du mardi 26 janvier : Pourquoi le SNPTES n’appelle pas à la grève !

PDF - 243.3 ko
PPCR : pourquoi le SNPTES n’appelle pas à la grève !

Les syndicats non-signataires de l’accord fonction publique des Parcours professionnels carrières et rémunérations (PPCR) sont à l’origine de l’appel à la grève le 26 janvier 2016. D’autres organisations ont décidé de se joindre au mouvement sur des revendications parfois très éloignées de l’appel initial.

Non seulement le SNPTES n’est pas adepte des plates-formes revendicatives fourre-tout, mais il ne peut cautionner des revendications anti-PPCR, alors que ces mesures sont globalement favorables aux personnels. En plus, certaines demandes sont nulles et non avenues puisque des engagements ont déjà été pris dans ce sens par la ministre chargée de la fonction publique. Un rendez-vous salarial est d’ores et déjà programmé en février.

Le SNPTES, syndicat responsable, n’appelle pas à la grève, car rien ne justifie que les personnels qu’il représente perdent une journée de salaire, alors que l’heure est à la négociation, pas à la grève générale reconductible.

Fonction publique : parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR)

Les engagements du gouvernement relatifs à la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations et à l’avenir de la fonction publique commencent à se concrétiser.
L’article 148 de la loi n°2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 prévoit certaines mesures notamment :

  • Instauration d’un abattement permettant la transformation de primes en points d’indice ;
  • Mesure concernant l’avancement d’échelon.

Transfert d’une partie des primes dans le traitement indiciaire

Le protocole « Parcours professionnels, carrière et rémunérations » (PPCR) prévoit la transformation de primes en points d’indice. Au fur et à mesure que les grilles indiciaires seront revalorisées, un abattement sera appliqué. Ce transfert n’entraînera aucune perte mensuelle puisque la revalorisation indiciaire sera supérieure à l’abattement. Le montant des primes restera inchangé, mais une ligne négative matérialisant l’abattement apparaîtra chaque mois sur les bulletins de paye.

CatégoriesMontant mensuel de l’abattementRevalorisation indiciaire en points d’indice majoré
Catégorie A 32,41 € (équivalent à 7 points d’indice majoré) 9 points (41,67 € bruts)
Catégorie B 23,15 € (équivalent à 5 points d’indice majoré) 6 points (27,78 € bruts)
Catégorie C 13,89 € (équivalent à 3 points d’indice majoré) 4 points (18,52 € bruts)

Les modalités et le calendrier de mise en œuvre de l’abattement seront déterminés par décret. La publication de ce texte est prévue en mars 2016, mais avec un effet rétroactif au 1er janvier 2016, pour les personnels de catégorie B. Cette mesure devrait être appliquée aux autres corps à partir du 1er janvier 2017.

Le SNPTES est favorable à la transformation de primes en points d’indice. Il regrette néanmoins la faible part concernée par ce dispositif. Il déplore aussi que les délais d’application des revalorisations en indice soient très longs (jusqu’en à 2020). Les personnels de catégorie B qui sont concernés dès cette année vont se demander où est le gain puisqu’en plus l’augmentation de la retenue pour pension civile vient court-circuiter ce dispositif. En clair, les personnels de catégorie B gagneront moins en 2016 qu’en 2015. Pour ces collègues, il faudra attendre 2017, pour enfin bénéficier d’une revalorisation de la rémunération indiciaire.

Avancement d’échelon

La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État prévoyait que l’avancement d’échelon était fonction à la fois de l’ancienneté et de la valeur professionnelle des fonctionnaires. Ainsi, en application de dispositions statutaires spécifiques aux ITA des organismes de recherche et, pour les personnels BIATSS, en application du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l’État, il était attribué chaque année des réductions ou des majorations d’ancienneté.

Or, la loi de finances pour 2016 a modifié l’article 57 de la loi du 11 janvier 1984 ainsi : « L’avancement d’échelon est accordé de plein droit. Il a lieu de façon continue d’un échelon à l’échelon immédiatement supérieur. Il est fonction de l’ancienneté  ». En clair, l’avancement d’échelon n’est plus fonction de la valeur professionnelle des fonctionnaires. On pourrait s’en réjouir, mais cela a pour incidence directe la suppression des dispositifs permettant l’attribution de réductions d’ancienneté.

Un document de travail de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) précise : « Le cadencement unique sera mis en œuvre la première année d’engagement des revalorisations indiciaires, soit à la publication des textes statutaires en 2016 pour les corps et cadres d’emplois de catégorie B et corps et cadres d’emplois de catégorie A à caractère paramédical et social, et au 1er janvier 2017 pour les autres corps et cadres d’emplois ». Ce document confirme donc la suppression des réductions d’ancienneté d’échelon.

L’article 57 de la loi du 11 janvier 1984 prévoit néanmoins que « selon des modalités de contingentement définies par décret en Conseil d’État, il peut être également fonction de la valeur professionnelle ». Des travaux sont en cours pour la « construction de ce nouveau dispositif, qui aurait vocation à s’appliquer dans chacun des trois versants de la fonction publique et à l’ensemble des catégories hiérarchiques ».

Le document de travail fournit aux syndicats précise également : « Trois paramètres peuvent être associés pour construire un dispositif d’accélération de la progression d’échelon au sein d’un grade :

  1. La fréquence d’éligibilité au dispositif ;
  2. Le nombre de bénéficiaires en proportion des agents éligibles ;
  3. L’importance de l’avantage d’accélération de carrière accordé ».

C’est surprenant puisque le décret du 28 juillet 2010 susmentionné prévoit déjà un tel dispositif. Pourquoi ne pas l’étendre à tous ?

Selon la DGAFP, le Gouvernement ne souhaite pas reconduire « un dispositif procurant un avantage de carrière faible et reposant sur une logique mécanique de sélection des bénéficiaires, logique que favoriserait une fréquence d’attribution élevée, ne semble pas en mesure d’apporter une réelle plus-value aux agents. »

Le SNPTES est favorable à un cadencement unique des avancements d’échelon. Il est opposé à la prise en compte de la valeur professionnelle dans le cadre de ces avancements.

Pour le SNPTES, la valeur professionnelle doit être prise en compte uniquement lors des procédures d’avancement de grade (tableau d’avancement) et de promotion de corps (liste d’aptitude).

La suppression des réductions d’ancienneté pourrait être une bonne chose, si elle était accompagnée d’une réduction globale des durées de carrière. Pour le SNPTES, quel que soit le corps, nous ne devrions pas rester plus de 2 ans dans un échelon.

Le SNPTES interpelle le ministère sur cette question, car il semblerait que le seul objectif soit de faire des économies, afin de financer en partie les mesures favorables annoncées dans le cadre de la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations.

Le SNPTES reste extrêmement vigilant pour que l’on ne nous enlève pas d’une main, ce que l’on vient de nous donner de l’autre.

Université de Bacha Khan, Le SNPTES indigné

PDF - 250.3 ko
Université de Bacha Khan, Le SNPTES indigné
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES vient d’apprendre la tuerie qui a frappé l’Université de Bacha Khan à Charsadda au Pakistan. Ce massacre n’est malheureusement pas le premier et d’autres actes ont, récemment, touché ce pays.

Le SNPTES condamne celles et ceux qui, au nom d’idées dévoyées, frappent des élèves, étudiants et collègues d’établissements scolaires ou universitaires.

Agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche

Changement de date de la réunion du groupe de travail 5 et prochaines réunions des groupes de travail 3 et 4
La réunion du GT 5 (initialement programmée le 11/01/2016) se tiendra le mercredi 13/01/2016 à 15h.
Par ailleurs, afin d’épuiser les ordres du jour des premières séances des GT4 et GT3, deux réunions sont programmées :

  • GT5 Régimes indemnitaires :
    Mercredi 13 janvier 2016 à 15h
    PDF - 1.2 Mo
    GT5 - Régimes indemnitaires
  • GT4 Missions et perspectives de carrière :
    Mardi 19 janvier 2016 à 14h30
    PDF - 1.5 Mo
    GT4 - Missions et perspectives de carrières
  • - GT3 (responsabilité sociale de l’employeur) : point 6 du document de travail relatif à l’accompagnement social du changement dans le cadre des politiques de site ; GT4 (missions et perspectives de carrière) : point de situation sur le PPCR ; Organisation et objectifs du second cycle des réunions de l’agenda social.
    mercredi 10 février 2016 à 14h30
    PDF - 1.6 Mo
    GT3 - Responsabilité sociale de l’employeur

Lors de la réunion du 26 janvier, un point de situation sur les suites réservées aux premières réunions de l’ensemble des groupes de travail et sur le calendrier des prochaines réunions sera effectué.

Application du RIFSEEP aux ITRF et ITA : Le SNPTES rappelle son opposition aux dispositifs d’individualisation !

Dans le cadre de l’agenda social, la direction générale des ressources humaines du ministère a organisé, mercredi 13 janvier 2016, une première réunion du groupe de travail 5 (GT 5) relatif aux régimes indemnitaires. L’application du RIFSEEP aux ITRF et ITA était à l’ordre du jour.

Après avoir rappelé les raisons pour lesquelles le SNPTES est signataire de la pétition « Ni Rifseep ni statu quo !  », les membres de la délégation du SNPTES ont précisé que contrairement aux objectifs annoncés, la réglementation relative au RIFSEEP :

  • ne simplifie en rien la gestion des régimes indemnitaires ;
  • n’apporte aucune garantie d’égalité de traitement entre les agents de la fonction publique.
PDF - 408 ko
Communiqué SNPTES : Application du RIFSEEP aux ITRF et ITA
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES a insisté sur ce dernier point en déclarant qu’il est favorable au principe d’harmonisation entre les ITRF et les AENES, mais également entre les ITRF et les ITA, car ces personnels exercent les mêmes fonctions, au sein des mêmes unités de travail.
Au-delà de cette demande, la revendication du SNPTES reste l’alignement des primes sur les taux les plus favorables de la fonction publique. Le SNPTES a également affirmé que les modulations permises par la réglementation, entre les taux minimums et les taux plafonds, sont un frein à la volonté d’harmonisation, affichée par le ministère.

Le SNPTES a exigé une revalorisation des enveloppes indemnitaires afin de permettre aux établissements et rectorats d’aligner par le haut les montants de primes perçus par les personnels.

Le SNPTES appelle à un rassemblement intersyndical,
mardi 26 janvier 2016 à 11 h, devant le ministère
1, rue Descartes à Paris.

Soyons nombreux devant le ministère pour la remise de la pétition : « Ni Rifseep ni statu quo ! ».

Mutation des personnels ITRF et enseignants-chercheurs :
le SNPTES dénonce des pratiques hors-la-loi !

Le SNPTES a assisté, mardi 15 décembre 2015, à une réunion relative à la mobilité des ITRF et enseignants-chercheurs organisée dans le cadre de l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche. Après avoir regretté que la situation d’autres catégories de personnels (ITA, bibliothèques, etc.) ne soit pas abordée, le SNPTES a tenu, dans des termes particulièrement sévères, à contester, une nouvelle fois, le fait que les mutations des ITRF et des enseignants-chercheurs soient quasiment inexistantes et que cette situation soit principalement due à des comportements illégaux de certaines directions d’établissement. La situation financière difficile d’une grande partie des établissements due à un manque de financement de la masse salariale combiné à une application de la loi Sauvadet sans création de postes n’a fait qu’aggraver cette situation.

PDF - 339.6 ko
Mutation des personnels ITRF et enseignants-chercheurs : le SNPTES dénonce des pratiques hors-la-loi !
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, une fois n’est pas coutume, ne résiste pas à un peu de démagogie : d’après les données dont il dispose, il faudra, en moyenne, à un ITRF de catégorie A ou B cent cinquante et une années - l’équivalent de pratiquement quatre carrières - pour obtenir enfin une mutation. Et, afin de ne pas désespérer Billancourt, le SNPTES préfère ne pas procéder aux mêmes calculs pour nos collègues enseignants-chercheurs ou adjoints-techniques...

Cette situation est due à une conjugaison de facteurs justifiables (fonctions ou spécialités très « pointues » , etc.) mais aussi à des facteurs injustifiables (non-publication des postes alors que celle-ci est obligatoire ; refus d’appliquer les priorités légales ; volontés de ne pas recevoir, pour des considérations financières, des collègues avancés dans leurs carrières ; existence de barèmes ou de seuils pourtant prohibés ; etc.) et conduit, au final, un nombre important de collègues dans des situations dramatiques en raison du fait qu’ils demeureront, longtemps ou pour toujours privés, notamment, de la possibilité de bénéficier d’un rapprochement de conjoint.

Dans le cadre de l’agenda social :

  • Le SNPTES demande, pour la gestion des mobilités des ITRF et des enseignants-chercheurs, le respect de la loi 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État et notamment ses articles 60 et 61 ;
  • Le SNPTES demande que, conformément à la loi, la priorité soit donnée aux fonctionnaires séparés de leur conjoint et aux fonctionnaires handicapés ;
  • Le SNPTES demande, pour les ITRF, que la consultation des commissions administratives paritaires (CAPA, CAPN) et des commissions paritaires d’établissement (CPE) soit effective, conformément à la loi ;
  • Le SNPTES demande, pour les enseignants-chercheurs, que les dernières modifications statutaires dont l’objet était justement de faciliter les mutations ne demeurent pas lettre morte ;
  • Le SNPTES demande, en application de la loi, que les directions d’établissements soient contraintes de faire connaître aux personnels BIATSS et enseignants-chercheurs, dès qu’elles ont lieu, les vacances de tout emploi. La publication des postes, pour les collègues BIATSS, devant impérativement se faire sur le site AMIA, pour les adjoints techniques, ou sur le site de la bourse interministérielle à l’emploi public (BIEP) ;
  • Le SNPTES réclame une véritable politique de formation permettant d’accompagner un certain nombre de BIATSS ou enseignants-chercheurs dans leurs désirs de mobilité. En l’absence de solutions, des offres de reconversion professionnelle doivent être proposées aux personnels ;
  • Le SNPTES demande la suppression des critères illégaux imposés pour certaines mutations.

Conseil d’administration du CNRS du 3 décembre : le SNPTES vote contre le budget 2016 !

Déclaration des représentants élus du personnel sur les recrutements chercheurs

Les derniers chiffres qui viennent de nous être présentés sur la campagne de recrutement chercheurs 2015 font apparaître une détérioration de la situation de l’emploi chercheur caractérisée par un maintien de la pression à l’entrée et une poursuite de l’élévation de l’âge moyen de recrutement. Cette situation est particulièrement aigüe dans les sciences humaines, sciences de l’écologie et de l’environnement et sciences biologiques, où l’âge moyen d’entrée dépasse largement les 33 ans.

Les représentants du personnel demandent qu’avant le concours 2017 soit organisé un concours « spécifique ». Il permettrait de donner à une classe d’âge lésée par des années de pénurie sa chance d’apporter toute sa contribution à l’avancée des connaissances.

Si le budget 2016 marque une étape en restant stable pour la première fois depuis des années, les dégâts des baisses passées ne sont pas en voie d’être effacés. Ainsi, en 2002, le CNRS se composait de 11 774 chercheurs et 14 362 ingénieurs, techniciens et administratifs (ITA). Il n’est plus, en 2014, que de 11 116 chercheurs et 13 631 ITA. La perte d’effectifs, en douze ans, est de 1 389 agents physiques payés, toutes catégories confondues, ce qui représente en proportion la perte d’un agent sur 20. Jamais l’effectif du Centre n’a été aussi faible depuis 1988. Dans le même temps, la population du pays a crû de 7% et les défis scientifiques, médicaux, sociétaux - comme l’a souligné l’appel lancé par le président de l’établissement le 18 novembre dernier - ne cessent de croître.

Même si le budget 2016 doit permettre le recrutement de 311 chercheurs et de 311 ITA, par le simple remplacement des départs en retraite, le SNPTES, s’il reconnaît l’effort fourni, ne peut se contenter de mesures insuffisantes pour rattraper le retard accumulé.

Pour le SNPTES, l’arrêt de la baisse des moyens est cependant un élément positif, mais ne saurait déclencher un enthousiasme injustifié. La stabilisation du budget du CNRS à un niveau faible ne permettra pas de cacher la crise des moyens des laboratoires dont certains n’ont plus les moyens de travailler. Ainsi l’agence nationale de la recherche (ANR) reçoit un demi-milliard d’euros dont une trop grande partie est affecté à sa propre administration. De même, six milliards d’euros aujourd’hui s’évaporent dans le dispositif obscur du crédit d’impôt-recherche (CIR). Sans parler des sociétés d’accélérations de transfert de technologies (SATT) et autres dispositifs destinés à financer la recherche industrielle, qui n’emploie que bien trop peu de doctorants.

Considérant à la fois les aspects positifs (arrêt de la baisse du budget du CNRS) et négatifs (pénurie générale des moyens liés à la baisse des moyens affectés à la recherche), le SNPTES a voté contre le budget présenté.

PDF - 291.6 ko
CA du CNRS du 3/12/2015 : le SNPTES vote contre le budget 2016 !
Version téléchargeable et imprimable

Un bilan des SATT a finalement été présenté, sans vote, sous la pression des organisations syndicales et notamment du SNPTES, et malgré la volonté du représentant du ministère de ne pas rendre compte de l’activité des SATT. Le bilan fait apparaître l’importance des sommes dépensées en millions d’euros pour des résultats bien maigres. Le SNPTES reste vigilant quant au suivi des dépenses engendrées par les SATT. Des versements à deux SATT (Conectus et Lutech) ont été votés, le SNPTES votant contre eu égard à la non-transparence de cet exercice.

Un bilan des recrutements au CNRS a été présenté. L’âge moyen des recrutements ne cesse d’augmenter : 32,6 ans en chargé de recherche 2e classe (CR2) ; 37,3 ans en chargé de recherche 1e classe (CR1), avec des pics en sciences humaine et sociale (34,3 ans), en sciences biologiques et en écologie environnement (33,7 ans). Pour le SNPTES, comment le CNRS ose-t-il parler de recrutement de jeunes chercheurs quand l’âge de recrutement augmente ainsi ?

La pression au concours se fait plus forte aussi avec 26 dossiers CR2 pour 1 poste avec des pics au-dessus de 30 dans certains instituts. Le SNPTES a demandé l’ouverture d’un concours spécial, en plus du concours normal, dans ces instituts (INSMI, SHS) pour rattraper le manque de postes. La direction du CNRS a enregistré la demande.

Plan de simplification : le ministère réponds au SNPTES !

PDF - 351.7 ko
Plan de simplification : le ministère réponds au SNPTES !
Version téléchargeable et imprimable

Par un courriel en date du 11 décembre 2015, le secrétariat d’État à l’enseignement supérieur et la recherche nous répond par l’intermédiaire de son conseiller social.
Il répond aux interrogations du SNPTES sur la collusion entre l’agenda social en cours actuellement et le plan de simplification.
Les deux doivent se compléter et non s’opposer. Le SNPTES note aussi avec satisfaction que les représentants des personnels seront associés à cette démarche. Il ne pouvait en être autrement.

Le SNPTES attend maintenant les documents issus des réunions effectuées pour donner son avis. Le SNPTES reste très vigilant quant aux conséquences que pourraient engendrer ce plan de simplification sur les conditions de travail des agents et des conditions d’études des étudiants et des élèves.


Courriel de Jean-Baptiste Prévost, conseiller social du MENESR

Bonjour,

Le Secrétaire d’État a annoncé le 23 novembre dernier le lancement d’un chantier visant à l’élaboration d’un plan d’action de simplification de l’ESR d’ici fin février 2016. Cette démarche de simplification a pour objectif de permettre aux acteurs de l’ESR de perdre moins de temps dans des tâches administratives, au profit de leurs missions de recherche et d’enseignement.

Afin de répondre aux interrogations que cette démarche a pu susciter, je vous précise donc que ce chantier porte sur l’amélioration des démarches de la vie professionnelle quotidienne des acteurs de l’ESR, pas sur la définition ou la modification de politique publiques. En cela, elle ne modifie ni le calendrier, ni le contenu des chantiers de concertation déjà ouverts, en particulier celui de l’agenda social de l’ESR, mais vient les compléter sur des enjeux de simplification.

Conformément aux méthodes éprouvées par le Secrétariat d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, ce chantier est organisé selon une méthode collaborative, reposant sur une phase d’identification des enjeux au sein de 4 groupes de travail composés d’acteurs individuels et non institutionnels, puis sur une phase de concertation préalable aux annonces qu’effectuera le secrétaire d’État. Les 4 ateliers identifiés par le ministère sont les suivants : les appels à projets ; les ressources humaines ; les Comue et regroupements ; et les formations.

Les comptes rendus des discussions conduites le 23 novembre au sein de ces 4 ateliers, rédigés par l’IGAENR qui a assisté aux échanges, serviront de base à la concertation préalable aux annonces du ministre. Celle-ci sera conduite selon deux modalités :

  • un dialogue avec les acteurs institutionnels de l’ESR, au premier rang desquels les organisations représentatives des étudiants et des personnels, afin de recueillir votre avis sur ces premières propositions et vos éventuelles suggestions d’ajouts. Vous serez ainsi très prochainement destinataire des comptes rendus de la journée d’ateliers du 23 novembre, afin de pouvoir y réagir. Le cabinet (Anne Peyroche et Jean-Baptiste Prévost) est à votre disposition pour organiser éventuellement une réunion de travail, à votre demande.
  • une phase publique de consultations, par l’intermédiaire d’un site internet qui sera ouvert jusqu’à mi-janvier. Les acteurs individuels comme institutionnels pourront y faire état de leurs commentaires et avis.

À l’issue de cette concertation, et avant l’annonce des mesures de simplification retenues par le ministre prévue fin février 2016, vous serez également destinataires des mesures que le ministre envisage de retenir, et vous aurez la possibilité de faire part de votre avis.

En espérant que ces éléments répondent à vos demandes de précision.

Cordialement,

Jean-Baptiste Prévost
Conseiller social et vie étudiante
Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Commissions scientifiques spécialisées Inserm : le SNPTES favorable à une évolution dans le respect des instances démocratiques

PDF - 266.2 ko
Commission scientifique spécialisé de l’Inserm
Version téléchargeable et imprimable

Le renouvellement prochain des commissions scientifiques spécialisées (CSS) a été envisagé dans la perspective du plan stratégique de l’Inserm. Le SNPTES n’est pas opposé à une évolution de ces commissions scientifiques spécialisées. La réduction du nombre de CSS aurait pu engendrer une difficulté lors des évaluations. Cependant le passage de 9 à 6 va dans le sens de l’évolution des disciplines scientifiques de l’Inserm.

Près de la moitié des candidats se présentent au moins à deux commissions, engendrant ainsi une difficulté d’évaluation. Le SNPTES note que pour compenser la diminution du nombre de commissions, il y a une augmentation du nombre d’élus, il sera possible également de recourir à la possibilité de solliciter des experts extérieurs.

Le SNPTES, du fait des ramifications entre l’INSERM, les universités et les centres hospitaliers universitaires (CHU), pense que la cohérence de site et de recherche nécessite cette évolution.

Réforme territoriale des services académiques

Scepticisme du SNPTES sur la mise en place de recteurs de région académique et coordination inter-académique

Le décret relatif à l’organisation et à la coordination inter-académique a été examiné par le Conseil Supérieur de l’Education (CSE) du 26 novembre puis a été présenté à l’ordre du jour du Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTMESR).

Le SNPTES s’est montré très sceptique sur ce projet.

Nul doute que les mutualisations qu’engendreront la création de services inter-académiques voire inter-régionaux, n’auront pas les effets escomptés par notre ministère sur les aspects purement comptable de réduction de coût.

Qu’en sera-t-il de la qualité des services rendue aux élèves et aux personnels ? Le SNPTES doute fortement que la mise en place de cette coordination inter-académique n’accélère un peu plus l’effritement qualitatif de nos services publics.

Qu’en sera-t-il de la charge de travail et des conditions de travails pour les personnels que nous représentons ? Le SNPTES redoute qu’une multi couche hiérarchique s’installe et dérègle profondément l’organisation même de nos services et de nos missions. La prudence s’impose à donner du temps au temps pour ne pas confondre vitesse et précipitation dans cette nouvelle organisation et pour ne pas faire subir aux personnels concernés par cette réforme une explosion de risques psycho-sociaux.

Le SNPTES sera vigilant sur les mesures d’accompagnement des personnels, notamment en matière de formation professionnelle.

PDF - 305.2 ko
Réforme territoriale des services académiques
Version téléchargeable et imprimable

Ce décret instaure aussi les prérogatives de recteur de région académique. Le SNPTES conçoit que ce rôle permettra d’asseoir le poids de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein même de chaque région en lien avec chaque préfet. Pour autant, le SNPTES ne saurait cautionner ce rôle de coordinateur si les différences persistent entre les académies d’une même région, notamment en matière de régimes indemnitaires et que le nivellement qui en résultera se fasse par le haut et non pas par le bas.

Le SNPTES agira dans ce sens pour que l’équité soit de mise pour l’ensemble des personnels au sein d’une même région !

Ce texte comporte cependant un point qui reprend une revendication ancienne du SNPTES : la mise en place d’un véritable contrôle des établissements d’enseignement supérieur par le recteur chancelier. Il convient de préciser que, lorsqu’il existera une région académique, ce service du contrôle de légalité y sera obligatoirement rattaché.

Ne pouvant donc nous opposer à la totalité de ce texte, le SNPTES s’est abstenu lors du vote du dernier CTMESR.

Informatique de l’Éducation nationale : le programme SIRHEN coule !

Dans le projet de loi de finances pour 2016, les sénateurs ont adopté un amendement qui vise à supprimer les crédits destinés à SIRHEN en 2016, initialement estimé à 80 millions d’euros en 2007, du programme SIRHEN (Système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale) ayant été réévalué à 321 millions d’euros en 2013.

Extrait :

« Au stade actuel de son développement, SIRHEN ne permet que la gestion administrative et de paye des personnels d’inspection et des administrateurs civils, soit environ 4 000 personnes. Son déploiement pour les personnels de direction est prévu pour la fin de l’année 2015. En 2016, le logiciel devrait permettre la gestion des ingénieurs et des techniciens de recherche et de formation. Or l’audit réalisé en 2013 a réévalué la durée (treize ans au lieu de sept ans) et le coût (321 millions d’euros au lieu de 80 millions d’euros) de ce projet ».

Le SNPTES a dénoncé à maintes reprises cette gabegie budgétaire, instaurée par des sociétés informatiques du privé attirées par cette aubaine financière. La majeure partie de ce progiciel a été développé avec ces officines privées qui ont su profiter de l’inertie et de l’incompétence des décideurs ministériels de l’époque, en charge de ce projet. Les informaticiens de l’éducation nationale payent donc ainsi un lourd tribut et doivent, en sus, reprendre et adapter les anciens logiciels (AGORA, EPP…) et jouer à nouveaux les pompiers de services pour pallier aux carences de SIRHEN !

D’après les chiffres de l’audit réalisé en 2013, la gestion d’un seul personnel par SIRHEN coute actuellement 80250€ (321 Millions d’euros / 4000) !

Il y a fort à parier que cette hérésie budgétaire mène ce programme à sa perte comme Louvois à une autre époque et l’ONP (Opérateur National de Paye) dernièrement, auquel SIRHEN était d’ailleurs, initialement adossé.

PDF - 503 ko
Informatique de l’Éducation nationale Le programme SIRHEN coule !
Version téléchargeable et imprimable


Que demander maintenant, si ce n’est l’arrêt de ce programme !

Que dire des errements d’une certaine hiérarchie qui, au lieu de s’appuyer sur ses informaticiens en interne, a délégué à certaines sociétés privées, sans aucune étique du service public, la gestion de ce programme SIRHEN !

Que dire de nos collègues correspondants informatiques sur le terrain qui s’arrachent les cheveux pour faire coexister plusieurs systèmes d’informations afin de pallier aux bugs de SIRHEN et répondre aux besoins des gestionnaires !

Le présent amendement vise donc à supprimer les crédits destinés à SIRHEN en 2016, l’économie résultant de cette mesure s’élève à 44,4 M€. En effet, la gestion des enseignants n’est pas envisagée à court terme par ce progiciel et nous pouvons penser qu’elle risque fort de ne jamais voir le jour.

Le SNPTES s’insurge des choix délictueux de certains décideurs ministériels irresponsables et demande qu’ils ne restent pas impunis !

Déclaration du SNPTES au CTMESR du 1er décembre 2015

Contraint et forcé par la réglementation mais, surtout par des choix gouvernementaux que le SNPTES continue de dénoncer, le ministère demande à ce Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) de donner son avis sur un certain nombre de textes nécessaires pour pouvoir appliquer, au 1er janvier 2016, le RIFSEEP à un tout un ensemble de collègues.

Ainsi, cela ne surprendra personne, le SNPTES entend s’opposer à l’application du RIFSEEP à nos collègues du corps d’assistant(e)s de service social et du corps des conseillers techniques de service social. Le SNPTES continue de dénoncer un système qui sera source d’injustices et de divisions entre des collègues qui, pourtant, assurent de la même manière des mêmes fonctions.

Le SNPTES doit aussi, comme toute organisation membre de ce CTMESR, prendre ses responsabilités et donner son avis sur des projets de textes qui, cette fois, sont destinés à permettre l’application du RIFSEEP à un certain nombre de collègues placés sur des emplois fonctionnels ou dans des fonctions d’encadrement supérieur : directeur général des services (DGS), administrateurs de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche (AENESR), agent comptable d’EPSCP, chefs de mission de l’administration centrale, corps d’inspecteurs généraux (IGEN, IGAENR).

Le SNPTES, tout d’abord, trouve inadmissible que certains collègues, qui remplissent pourtant des missions similaires, ne soient pas concernés par un dispositif qui, pour citer le gouvernement, est censé améliorer la situation de ces emplois supérieurs...
Ainsi le SNPTES s’étonne, le mot est faible, que les directeurs ainsi que les agents comptables des CROUS soient, pour l’instant, oubliés par ce dispositif. Le SNPTES profite de ce CTMESR, pour indiquer que, dans une certaine mesure, nos collègues sur emplois fonctionnels subissent aussi ce que l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche endurent, depuis des décennies, en matière de régimes indemnitaires. Est-il, là aussi, normal que pour des fonctions similaires ces collègues soient moins bien traités que dans les autres ministères ?
Pour le SNPTES la réponse est non ! Cela ne veut pas dire, pour autant, que l’application du RIFSEEP pour ces collègues sur emplois fonctionnels doive, ici ou là, conduire certaines directions à "gâter" ceux-ci (et leurs gardes rapprochées...) en excluant, volontairement ou de fait, les autres personnels de revalorisation pourtant nécessaires.

Deux autres textes à l’ordre du jour de ce CTMESR, inquiètent le SNPTES. Ces deux projets de texte sont la conséquence de la folie effrénée de regroupements territoriaux et, plus précisément, de la mise en place forcée de grandes régions et de l’adoption « prudente » de « régions académiques ».
Le SNPTES ne peut, en l’état, qu’exprimer ses réticences par rapport au texte relatif à l’organisation et à la coordination inter-académiques car celui, en instituant « des services inter-académiques et des mutualisations de service », ne peut, faute d’informations du ministère, qu’inquiéter, encore plus, les collègues que nous représentons.
Il convient cependant, sur un point de ce texte, de se féliciter de la volonté ministérielle de renforcer les contrôles du recteur sur les établissements d’enseignement supérieur. Quelques directions, en effet, devraient, grâce au contrôle de légalité, apprendre enfin, à respecter les règles de droit...
Un autre texte, relatif au délégué régional à la recherche et à la technologie fait disparaître un nombre substantiel de délégués régionaux et appauvri ainsi une fonction pourtant utile ; il convient aussi, pour le SNPTES, de rappeler que ces suppressions de délégués régionaux peuvent conduire les collègues touchés à un profond mal être ou ressentiment...
Enfin, le SNPTES profite de ce CTMESR pour s’étonner, une nouvelle fois, de la conduite du dialogue social au sein de ce ministère...

PDF - 342.3 ko
Déclaration du SNPTES au CTMESR du 1er décembre 2015
Version téléchargeable et imprimable


Le SNPTES entend ainsi contester fermement les différentes actions qui consistent, volontairement ou par démagogie, à court-circuiter les organisations représentatives des personnels et des usagers (élèves et étudiants) en créant des commissions Théodule comme, dernière invention génialissime en date, un « plan ministériel de simplification de l’enseignement supérieur et de la recherche » et ses quatre ateliers dont l’un ne voit la simplification de la gestion des ressources humaines qu’aux travers de prismes singuliers tel que l’absentéisme ou les sanctions...
Comme l’a déjà écrit le SNPTES dans un communiqué : « l’existence même de ce groupe de travail « ressources humaines » est une provocation puisqu’il vient, sans aucune légitimité, concurrencer l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche ! ».

Dossier de promotion des ITRF : Le SNPTES obtient le maintien du rapport d’activité !

PDF - 1.7 Mo
Bulletin officiel - Carrière des BIATSS 2016
Version téléchargeable et imprimable

La note de gestion 2016 relative aux personnels BIATSS vient d’être publiée au Bulletin officiel du ministère.

Il faut savoir que cette année encore certains responsables de l’administration centrale et la quasi-totalité des syndicats ont demandé la suppression du rapport d’activité des ITRF.

PDF - 498 ko
Maintien du rapport d’activité : une lutte pour l’émancipation des personnels
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES exige quant à lui son maintien, car il s’agit de la seule pièce du dossier permettant une libre expression des candidats à une promotion. D’autres raisons sont énumérées dans l’article ci-contre. Malgré cette forte opposition, le SNPTES a une nouvelle fois réussi à convaincre et à obtenir, de la DGRH du ministère, le maintien du rapport d’activité pour les ITRF.

D’autres revendications du SNPTES ont été entendues. Le CV n’est pas obligatoire pour les adjoints techniques, mais il fait son retour pour l’ensemble des corps de catégories A et B. Enfin, la mention relative à l’acceptation d’une éventuelle mobilité en cas de promotion par liste d’aptitude est définitivement supprimée. Il est également précisé dans cette note : "L’inscription sur une liste d’aptitude permet d’accéder à un corps et à des fonctions d’un niveau supérieur. Elle implique donc une mobilité fonctionnelle, sauf si l’agent exerce déjà des fonctions d’un niveau supérieur validées par la fiche de poste..." Vu le mode de sélection des dossiers par les CPE, groupes de travail et CAP compétentes pour les corps ITRF, aucune mobilité ne doit être imposée. Le SNPTES y veillera !

Mise en place d’un plan ministériel de simplification de l’enseignement supérieur et de la recherche : le SNPTES conteste la méthode du secrétaire d’État et certaines « premières restitutions » !

PDF - 392.1 ko
Plan ministériel de simplification de l’ESR : le SNPTES conteste...
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES, comme la plupart des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, a appris, par voie de presse, que Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, avait lancé quatre ateliers dont l’objectif est de conduire, à court terme, un « plan de simplification » de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Sans remettre en cause l’utilité de cet objectif –il faut toujours chercher à simplifier-, le SNPTES conteste fermement la méthode choisie qui consiste à nier aux organisations représentatives des personnels le droit d’être associées à cette démarche. Le SNPTES regrette aussi que le secrétaire d’État ait choisi, par la même occasion, d’écarter de cette démarche les organisations représentatives des élèves et étudiants... !

Le SNPTES rappelle, au secrétaire d’État, que le comité technique ministériel est compétent, en vertu de la réglementation et de la jurisprudence administrative, pour donner son avis sur l’organisation et le fonctionnement des administrations. Il ne saurait donc être remplacé ou suppléé par un ersatz de représentativité !

Le SNPTES ne s’étonne donc pas du contenu des premières restitutions...
À titre d’exemple, les restitutions du groupe de travail sur les ressources humaines contiennent des proposions relatives à l’absentéisme ou aux sanctions disciplinaires qui laissent à penser que les personnels que nous représentons n’engendrent que des soucis de cet ordre... Alors même que le taux d’absentéisme et le nombre de sanctions disciplinaires sont parmi les plus bas de l’ensemble de la fonction publique !

Pour le SNPTES, l’existence même de ce groupe de travail « ressources humaines » est une provocation puisqu’il vient, sans aucune légitimité, concurrencer l’agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche !

Projet de loi de finance 2016 : le SNPTES dénonce le double langage du gouvernement sur le financement du réseau des œuvres universitaires (CNOUS-CROUS) !

PDF - 411.1 ko
PLF 2016 : Le SNPTES dénonce le financement du réseau des œuvres universitaires
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES dénonce le projet 2016 de loi de finances concernant l’enseignement supérieur et la recherche. Il n’est pas à la hauteur des ambitions affichées par le gouvernement. Le réseau des œuvres sociales universitaires, CNOUS et CROUS, est directement victime de cette rigueur extrême !

Le prélèvement sur fonds propres des CROUS de 50 millions d’euros, à un moment où le nombre d’étudiants est en hausse constante, + 25 000 pour cette année, amène les CROUS à devoir puiser dans ce qui leur reste de trésorerie ou à faire des économies sur les services rendus aux étudiants, notamment ceux aux revenus modestes ! Ainsi, la priorité Jeunesse affichée depuis 2012 subit elle aussi les affres de la vision comptable de ce gouvernement. En réduisant les capacités d’investissement des CROUS, il réduit d’autant plus la capacité de ceux-ci à accomplir ses missions. Les personnels des CROUS seront également touchés par ces mesures.

Le SNPTES dénonce cette politique à courte vue et demande qu’un plan de programmation pour l’enseignement supérieur et la recherche, incluant les CROUS, soit mis en œuvre rapidement.

Présentation du rapport StraNES : le SNPTES demande des engagements clairs de l’État

PDF - 370.5 ko
Présentation du rapport StraNES : le SNPTES demande des engagements clairs de l’État
Version téléchargeable et imprimable

Lors de la présentation du rapport de la StraNES [1] "pour une société apprenante", le SNPTES a rappelé ses revendications.

Tout d’abord un engagement de l’État qui dépasse les simples paroles du Président de la République et du Premier ministre. Aux paroles, le SNPTES veut que le gouvernement associe les actes en programmant les financements nécessaires à la réalisation des objectifs ambitieux de ce rapport.

Avec les autres organisations syndicales, le SNPTES demande qu’une commission permanente soit chargée du suivi de la mise en œuvre de ce rapport, mais aussi que les débats approfondis aient lieu avant chaque mise en œuvre de propositions issues de ce rapport.

[1StraNES : Stratégie nationale de l’enseignement supérieur

Agenda social de l’enseignement supérieur et de la recherche : Enfin l’ouverture des négociations !

PDF - 299.9 ko
Déclaration SNPTES - Agenda social

Le SNPTES a participé ce lundi 2 novembre au lancement de l’agenda social par le secrétaire d’état à l’enseignement supérieur et à la recherche Thierry Mandon.

Les premières réunions des cinq groupes de travail débuteront dès la mi-novembre 2015. Ils s’étaleront pendant toute l’année 2016.

  • GT1 Suivi de la situation des contractuels :
    Jeudi 10 décembre 2015 de 9h30 à 11h30
    PDF - 1.4 Mo
    GT1 - Suivi de la situation des contractuels
  • GT2 Mobilité :
    Mardi 15 décembre 2015 de 14h30 à 16h30
    PDF - 1.3 Mo
    GT2 - Mobilité
  • GT5 Régimes indemnitaires :
    Mercredi 13 janvier 2016 à 15h
    PDF - 1.2 Mo
    GT5 - Régimes indemnitaires
  • GT4 Missions et perspectives de carrière :
    Mardi 19 janvier 2016 à 14h30
    PDF - 1.5 Mo
    GT4 - Missions et perspectives de carrières
  • GT3 Responsabilité sociale de l’employeur :
    Mardi 26 janvier 2016 à 14h30
    PDF - 1.6 Mo
    GT3 - Responsabilité sociale de l’employeur

Le SNPTES appelle au recueillement

PDF - 242 ko
Le SNPTES appelle au recueillement
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES demande à l’ensemble de la communauté de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche de s’associer aux hommages qui continuent à se dérouler sur l’ensemble du territoire. Nous avons une pensée pour toutes les personnes victimes de cette barbarie. En priorité, le SNPTES demande aux collègues d’avoir une attention particulière pour les élèves et étudiants, parfois très jeunes, qui ont été touchés directement par ces actes sauvages ; certains, faut-il le rappeler, ont perdu, dans ces événements un parent ou ont eu un proche blessé.

Le SNPTES demande aussi à chacun, simple citoyen, de s’associer, lorsque les proches des victimes le souhaitent, aux obsèques et hommages rendus aux personnes décédées. Parmi ces dernières se trouvent aussi des élèves, des étudiants et des membres du personnel de notre communauté, là aussi, nous devons apporter notre modeste soutien.

Vague d’attentats : le SNPTES exprime sa tristesse et sa colère

PDF - 294.2 ko
Vague d’attentats : le SNPTES exprime sa tristesse et sa colère
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES condamne les attentats terroristes de ce vendredi 13 novembre à Paris.

Le SNPTES a une pensée pour l’ensemble des victimes. Il apporte son soutien aux proches de celles et ceux qui sont décédés, ou ont été blessés, par ces actes barbares.

Le SNPTES, à travers ses adhérents, s’associera aux hommages rendus sur l’ensemble du territoire. Il demande, avec solennité, à tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche de participer à toute action qui permettra, à notre pays, de redevenir un lieu de paix.

Le SNPTES salue le courage et le dévouement des agents publics, militaires et de tous ceux qui ont démontré dans ces circonstances dramatiques, leur attachement et leur dévouement à l’intérêt général.


La ministre Najat Vallaud-Belkacem écrit aux parents d’élèves, étudiants, enseignants et personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche :

Conseil d’administration du CNRS du 29 octobre : le SNPTES reste vigilant et s’oppose une fois de plus aux SATT !

Le conseil d’administration du CNRS du mois d’octobre fait partie de ces réunions intermédiaires entre les grandes réunions budgétaires. Il s’agissait de voter et d’entériner quelques actes de gestion courante.

Notons cependant quelques points :

PDF - 322 ko
Compte rendu CA du CNRS - Octobre 2015
Version téléchargeable et imprimable
  • Présentation du forum du CNRS "que reste-t-il à découvrir ?" http://leforum.cnrs.fr/ qui est reconduit en raison du succès des opérations précédentes. Un débat est ouvert sur le titre qui évoque une recherche finalisée alors que la recherche est le fruit du hasard et des explorations.
  • Budget rectificatif Opération comptable liée à une hausse de ressources propres du CNRS - Adopté.
  • Modification de quelques contours de certaines sections du comité national (7, 9, 16, 22, 26, 28) en préparation des élections. Le comité technique (CT) du mois d’octobre ayant été boycotté par les organisations syndicales, il n’a pas pu se prononcer sur ce texte. Par conséquence, le conseil d’administration (CA) n’a pu se prononcer. Le texte sera revu au CA de décembre, après la tenue du CT du 6 novembre.
  • Bilan de la campagne 2015 de recrutement chercheur Ce point étant traditionnellement vu avec l’examen du budget et de la campagne de recrutement, il est convenu de renvoyer au CA de décembre.
  • Présentation de la participation et le rôle du CNRS dans les structures territoriale Ce bilan présente enfin une carte de l’implantation du CNRS en région.
  • Les SATT [1] Le violent débat du dernier CA reprend à l’occasion de l’examen de la "SATT Sud-Est". Il s’agit, encore une fois, de faire transiter 1.6 M€ par le CNRS pour cette SATT. Le dossier ne comprend, comme la dernière fois, aucune information sur les activités et les buts de cette SATT, contrairement aux promesses du MESR. M. Castoldi, juste nommé délégué général à l’innovation s’est engagé à présenter une synthèse de l’action des SATT au prochain CA. Après les 3 SATT de la dernière fois, et cette SATT, on attend encore le passage des 10 autres SATT qui vont utiliser le CNRS pour faire transiter des sommes en provenance du Plan d’investissement d’avenir (PIA), sans donner la moindre information au CNRS. Le texte est adopté par 5 voix contre, dont le SNPTES, 2 absentions et 10 pour. Un bel exemple de non-débat au CA.
  • Prolongation du GANIL [2] pour 30 ans - Adopté.
  • Participation du CNRS à la gGmbH CTAO - Adopté.
  • Vote de l’éméritat Toujours pas de débat sur le rôle des émérites - Adopté.
  • Don et legs - Adopté.

[1SATT : Sociétés d’accélération de transfert de technologie

[2GANIL : Grand accélérateur national d’ions lourds

Suppression des APL pour les étudiants non boursiers : le SNPTES dénonce des choix qui conduisent à un conflit de génération !

PDF - 286.4 ko
communiqué SNPTES - Suppression des APL pour les étudiants non boursiers
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES apporte son soutien à la FAGE et à l’UNEF qui contestent la remise en cause des critères d’accès aux aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non boursiers.

Le SNPTES redoute que cette première mesure conduise ensuite à s’attaquer à l’aide au logement des étudiants boursiers. Il rappelle, par ailleurs, qu’un certain nombre d’étudiants non boursiers vivent, pour différentes raisons, dans une grande précarité. C’est le cas, notamment, lorsqu’ils ont coupé les ponts avec leurs familles ou que ces dernières comptent plusieurs enfants étudiants.

Le SNPTES s’inquiète enfin, en matière budgétaire, de choix politiques qui conduisent, en déshabillant Paul pour habiller Pierre, à un conflit de génération. C’est le cas lorsque de manière concomitante, le gouvernement annonce, heureusement, une mesure destinée à exonérer certains retraités du paiement des impôts locaux alors qu’au même moment deux amendements parlementaires envisagent de priver un nombre important d’étudiants de l’aide au logement.



Pétition en ligne :
PNG - 11.8 ko


Révision du décret relatif aux missions et à l’organisation des œuvres universitaires (CNOUS-CROUS) : Vigilance du SNPTES !

Une délégation du SNPTES était présente, ce jeudi 29 octobre 2105, au secrétariat d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, pour assister à une présentation orale du projet de révision du décret relatif aux missions et à l’organisation des œuvres universitaire.

Le secrétariat d’État a tenu ainsi à répondre au SNPTES en nous assurant que l’existence même des 27 CROUS, en tant qu’établissements publics administratifs (EPA), ne serait pas remise en cause. Le SNPTES salue cette sage décision.

Ce projet de décret modificateur a, tout d’abord, pour objet de renforcer le pilotage national du réseau par le CNOUS. Pour le SNPTES, le décret modifié, en développant fortement les missions du directeur du CNOUS et en assurant à celui-ci un réel pouvoir sur les directions des CROUS, pourrait, en partie, permettre de mettre fin à certaines dérives et, nous pesons nos mots, à quelques rares comportements claniques ou féodaux.

PDF - 326.8 ko
Révision du décret CROUS : Le SNPTES attentif...
Version téléchargeable et imprimable


Si le SNPTES se satisfait aussi que le projet de décret envisage enfin d’abandonner l’idée de voir les conseils d’administration des CROUS ne plus être présidés par les recteurs d’académie, il regrette que, pour l’instant, ce projet comporte toujours des dispositions discriminatoires qui, de fait, empêchent les personnels techniques d’être représentés dans les conseils d’administration des CROUS !
Pour le SNPTES, afin de remédier à cette illégalité, il est nécessaire que le nouveau décret permette la création d’un quatrième représentant titulaire des personnels qui, pour respecter l’esprit et la lettre du décret d’origine, verrait sa représentativité appréciée au vu des résultats des élections aux commissions administratives paritaires des personnels techniques (comme cela se pratique pour le représentant des personnels administratifs).

Ce projet de décret devra être examiné au prochain comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche, le SNPTES y compte six représentants, il saura y défendre les intérêts des personnels que nous représentons et le devenir des CROUS.

Conseil supérieur de l’éducation (CSE) : le SNPTES approuve la modification de la méthode d’évaluation des élèves

Après 10 heures de concertation, le jeudi 15 octobre le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a voté en faveur de la modification de la méthode d’évaluation des élèves, de la maternelle au collège.

Les décrets et arrêtés adoptés lors de cette séance portent sur :

  1. l’évaluation et au livret scolaire de l’école élémentaire et du collège ;
  2. le modèle national de la synthèse des acquis scolaires de l’élève à l’issue de la l’école maternelle ;
  3. le contenu du livret scolaire de l’école élémentaire et du Collège ;
  4. les modalités d’attribution du diplôme national du brevet ;
  5. les classes des sections d’enseignement général adapté ;
  6. le calendrier de dépôt des démarches de dérogation au secteur ou au district scolaire.

Pour le SNPTES, les arrêtés sont cohérents avec la loi pour la refondation de l’école qui modifie la place de l’évaluation dans le système scolaire français.
L’évaluation ne doit pas être un élément de prédiction, de sélection ou de sanction. Elle doit être plus lisible et plus simple.

PDF - 353.1 ko
Communiqué SNPTES : CSE
Version téléchargeable et imprimable


Enfin, comme l’indiquait la circulaire de rentrée 2014, dite circulaire Hamon, l’évaluation doit être positive. Le Conseil supérieur des programmes (CSP) a donc proposé dès novembre 2014 des moyens pour réformer les modes d’évaluation des élèves.

Par ailleurs, le SNPTES sera membre du groupe de travail chargé de mener une réflexion sur les possibilités d’évolution du CSE portant sur les points suivants :

  • la composition du CSE ;
  • les modalités de désignation de ses membres ;
  • l’élaboration d’un règlement intérieur.

Le SNPTES dénonce la baisse de 50 millions d’euros de la dotation en fonds propre des CROUS !

PDF - 286.8 ko
Le SNPTES dénonce la baisse de 50 millions d’euros de la dotation en fonds propre des CROUS !
Version téléchargeable et imprimable

Au moment où la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur de la recherche annonce, avec fierté, l’augmentation substantielle du nombre d’étudiants (38 700 étudiants supplémentaires en 2015) et accompagne la nouvelle d’une augmentation de 100 millions d’euros du budget des établissements d’enseignement supérieur, le projet de loi de finances 2016, actuellement en discussion à l’assemblée nationale, prévoit une baisse de 50 millions d’euros de la dotation en fonds propre des CROUS...

Pour le SNPTES, ces choix budgétaires font preuve d’un double discours et conduisent, inexorablement, à la paupérisation d’un bon nombre d’étudiants. Comment se permettre d’écrire, dans la présentation du projet de loi de finance 2016 « Contribuer à promouvoir l’égalité des chances pour l’accès aux formations de l’enseignement supérieur des différentes classes sociales » alors qu’au même moment le budget de l’État taille, sans mesure, dans les fonds destinés, par essence, à améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants (bourses, restauration, logement, santé, etc.) ?

CNESER du 19 octobre 2015 : Toujours le grand flou sur les COMUE !

Le CNESER s’est réuni en session plénière le 19 octobre 2015. Le SNPTES était représenté par ses 4 élus (Florence Bayeux, Laurent Diez, Toby Frajerman et Éric Giraudet).

La COMUE Université Bretagne Loire était de nouveau à l’ordre du jour de ce CNESER mais sans débats.
Le SNPTES a voté contre ce projet, dans cette course au gigantisme que sont devenues certaines COMUE. De plus, l’annonce par les établissements fondateurs de revoir leur projet IDEX en trois parties, un pour Brest, un pour Rennes et un pour Nantes rend le SNPTES plus que sceptique sur la démarche de regroupement. Le projet a été rejeté par 43 voix contre, 9 abstentions et 32 pour.

Le SNPTES s’est également prononcé contre l’association de l’université de Paris 2 Panthéon-Assas à la COMUE Sorbonne Universités.
En effet, après avoir été l’un des membres fondateurs, le conseil d’administration de l’université a décidé de se retirer du projet, pour y revenir un an plus tard en qualité d’associé ! Il n’y aura donc plus, pour cet établissement l’occasion d’infléchir les décisions prises par la COMUE. De plus, la fusion Paris 4 / Paris 6 annoncée, ne risque-t-elle pas d’accentuer l’isolement de Paris 2. Les rumeurs sur une autre fusion possible avec un établissement présent dans une autre COMUE ne font que renforcer l’illisibilité de ce projet. Le projet a été rejeté par 56 voix contre, 6 abstention et 20 pour.

En ce qui concerne le projet d’association de l’école nationale supérieure de techniques avancées et de l’école polytechnique, le SNPTES rappelle qu’il n’est pas fondamentalement hostile aux rapprochements d’établissements quand ceux-ci se basent sur des projets pédagogiques ou scientifiques. Le SNPTES tient également à souligner que la représentativité des personnels et des usagers dans les instances de pilotage de cette association n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être, c’est pourquoi le SNPTES s’abstiendra. Le texte a été approuvé par 28 voix pour, 17 contre et 34 abstentions.

Le projet d’arrêté portant habilitation à délivrer les certificats d’études supérieures de chirurgie dentaire comme le projet d’arrêté fixant la liste des diplômes d’études spécialisées de médecine ont été acceptés à la quasi-unanimité, dont le SNPTES par 74 voix pour et 3 abstentions.

Pour le projet de décret portant modifications des statuts de l’école centrale de Lille, missions redéfinies, conditions d’admission des élèves ingénieurs, élargissement du champ de délégation de signature. Le SNPTES a voté pour ce simple toilettage. Le texte a été approuvé par 49 voix pour et 19 abstentions.

Le projet d’arrêté portant modification de l’arrêté du 25 septembre 2013 modifié relatif aux instituts et écoles internes et aux regroupements de composantes des EPSCP (suppression de l’institut de biologie fondamentale et appliquée de l’université de Caen – IBFA) a été discuté essentiellement sur ses conséquences sur les personnels et usagers. Même si le SNPTES n’est pas contre une logique de rassemblement des offres de formation, les réponses données étant insuffisantes et très vagues quant aux conséquences, le SNPTES s’est abstenu. Le texte a été rejeté par 27 voix contre, 21 abstentions et 22 voix pour.

PDF - 172.3 ko
Motion "Le CNESER demande une augmentation significative du budget de l’ESR..."
Version téléchargeable et imprimable


Le projet d’arrêté portant reconnaissance par l’État de l’établissement d’enseignement supérieur privé « STRATE école de design » a été l’objet de vives discussions. Le SNPTES a rappelé qu’un établissement qui se vante de ne compter que 4% de boursiers, de donner des subventions de 500 euros pour des stages à l’étranger, avec des droits d’inscriptions se montant à près de 10 000 euros ne doit pas pouvoir se prévaloir d’un soutien de l’État. De plus, ce type de formation devrait pouvoir se faire à l’intérieur de l’enseignement supérieur public. L’arrêté a été massivement rejeté par 58 voix contre, 4 abstentions et 11 voix pour.

Le projet de décret modifiant le décret n°93-1289 du 8 décembre 1993 relatif à l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC), au-delà d’un simple toilettage, donne des pouvoirs de sanctions au seul président de l’établissement, notamment en ce qui concerne les enseignants chercheurs.
Le SNPTES ne peut valider un tel retour en arrière et vote contre. Le projet est repoussé par 41 voix contre, 16 abstentions et 10 voix pour.

Une motion sur le budget 2016, présentée par le SNPTES et les organisations syndicales du CNESER, sauf la CGT-FO, a été votée à l’unanimité.

Le Congrès du SNPTES décide d’élargir le champ d’action du syndicat

Le Congrès national du SNPTES a décidé, le 8 octobre 2015, de modifier les statuts et le règlement intérieur du syndicat, afin d’élargir son champ d’action à l’ensemble des personnels des ministères chargés :

  • de l’enseignement supérieur,
  • de la recherche,
  • de l’éducation nationale,
  • de la jeunesse et des sports,
  • de la culture.
JPEG - 93.9 ko


Le SNPTES devient ainsi un syndicat général dont la mission première est de développer et de défendre les intérêts des ingénieurs, personnels techniques, administratifs, ouvriers, chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, des personnels d’éducation et d’orientation, des personnels des bibliothèques, des personnels sociaux et de santé.

Le congrès du SNPTES a également voté à l’unanimité le préambule de ses statuts qui fixe les valeurs du syndicat et précise que « nul ne peut se prévaloir d’une appartenance au SNPTES s’il ne partage pas ces principes librement consentis ».

PDF - 307.9 ko
Le Congrès du SNPTES décide d’élargir le champ d’action du syndicat
Version téléchargeable et imprimable


Lors de ce congrès, les résultats de la consultation des adhérents ont été proclamés :

  • rapport d’activité (Pour 94,7%, abstention 4,8%, 0,5% contre)
  • rapport financier (Pour 92,1%, abstention 7,1%, contre 0,8%,)

La résolution générale (2015-2018) a été adoptée (Pour 89,5%, abstention 9,8%, contre 0,7%) et le Bureau national du SNPTES a été élu. Ce dernier est chargé de l’exécution des mandats de congrès et des décisions du Conseil national. Il se compose de secrétaires nationaux et de secrétaires techniques nationaux.

Secrétaires nationaux :

Secrétaires techniques nationaux :

  • Marie-Agnès DESPRÉS, secrétaire technique nationale - secteur santé et sécurité au travail ;
  • Xavier Duchemin, secrétaire technique national - secteur CNRS ;
  • Marie-Ange Kelchlin, secrétaire technique nationale - secteur personnels ouvriers des CROUS ;
  • Emmanuel Maujean, secrétaire technique national - secteur personnels des bibliothèques
  • Fabrice Orel, secrétaire technique national - secteur services académiques et administration centrale ;
  • Philippe Virion, secrétaire technique national - secteur EPLE.

Réforme territoriale des services académiques : la vigilance du SNPTES est de mise !

Vigilance accrue du SNPTES

Le SNPTES était présent ce jeudi 15 octobre 2015 lors d’une concertation organisée par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche relative aux "évolutions envisagées dans le cadre de la réforme territoriale en académie". Il s’agissait, pour le ministère, d’indiquer quelles seraient les conséquences de la création des grandes régions pour les services académiques et pour leurs personnels.

Le SNPTES a pu faire part de ses inquiétudes concernant la mise en place de services inter-académiques voire inter-régionaux. Le SNPTES a insisté sur l’accompagnement professionnel de tous les personnels concernés par des mobilités géographiques - celles-ci devant demeurer à la marge - mais, surtout, par des mobilités fonctionnelles qui découleront de mutualisations de services.

PDF - 435.9 ko
Réforme territoriale des services académiques : la vigilance du SNPTES est de mise
Version téléchargeable et imprimable


Si le gouvernement semble avoir abandonné, pour l’instant, l’idée de fusion pure et simple d’un bon nombre d’académies, il n’en demeure pas moins qu’un recteur de région académique pilotera chacune des 13 nouvelles grandes régions.

Le SNPTES, lors de cette concertation, a pu rappeler que cette nouvelle cartographie ciblera les personnels des services académiques (par exemple, ceux exerçant dans les directions des systèmes d’informations), mais aura aussi, inexorablement, une incidence forte pour l’ensemble des personnels, notamment ceux dont la gestion est déconcentrée au niveau académique (ATSS, ITRF, Enseignants, etc.).
Les mutualisations qui en découleraient pourraient être facteurs de nombreux risques psycho-sociaux.

En revanche, le SNPTES est satisfait de voir l’une de ses revendications aboutir en ce qui concerne le contrôle budgétaire mais aussi de légalité des établissements d’enseignement supérieur. En effet, le ministère, en la personne de son secrétaire général, nous a indiqué la volonté d’instaurer un contrôle renforcé, des chancelleries, sur les universités à responsabilités et compétences élargies.

Enfin, les élus du SNPTES siégeant au comité technique ministériel défendront les intérêts des personnels lors du passage de ce projet de décret devant cette instance.

La vigilance du SNPTES est de mise !

Suicide d’un collègue à l’université Paris Dauphine

PDF - 371.8 ko
Suicide d’un collègue à l’université Paris Dauphine
Version téléchargeable et imprimable

Le SNPTES vient d’apprendre le suicide d’un collègue ingénieur d’études dans les locaux de l’Université Paris Dauphine.

Notre syndicat adresse ses condoléances à la famille et aux proches de notre collègue.

Il apporte son soutien à l’ensemble de la communauté universitaire de Paris 9.

Le SNPTES prend acte de la décision du Président de Paris Dauphine de mettre en place une cellule de soutien psychologique.
Le SNPTES demande au Président de convoquer le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’établissement ; le CHSCT étant seul habilité à diligenter une d’enquête.

Rapport de la Cour des comptes relatif au coût du lycée, le SNPTES regrette le choix d’une simple vision comptable

PDF - 3.3 Mo
Rapport des comptes : le coût du lycée - SYNTHESE
PDF - 1.1 Mo
Rapport des comptes : le coût du lycée

Le SNPTES vient de prendre connaissance du rapport de la Cour des comptes intitulé « le coût du lycée  ».

Le SNPTES regrette tout d’abord la démarche comptable résumée dans le titre du rapport. Pour les sages de la rue Cambon, le lycée n’a qu’un coût budgétaire, a priori trop élevé, et il n’est même pas nécessaire, pour la Cour, de réfléchir en termes d’investissement, de croissance ou d’emploi des futurs bacheliers. Ainsi, les termes d’efficience et d’efficacité sont utilisés, dans ce rapport, sous l’angle d’une vision purement comptable de l’enseignement.

Plus particulièrement, le SNPTES condamne l’idée d’un redimensionnement des établissements, il s’opposera ainsi aux fermetures de lycées publics à « faible effectif  ».

Pour le SNPTES, une telle politique conduirait à nier l’importance d’un maillage éducatif homogène, sur l’ensemble du territoire, au risque d’accroitre les inégalités scolaires.

PDF - 332.9 ko
Communiqué : Rapport de la Cour des comptes relatif au coût du lycé
Version téléchargeable et imprimable


Par ailleurs, le SNPTES regrette qu’une nouvelle fois, en quelques semaines, la Cour s’attaque à l’aménagement du temps de travail des personnels de l’éducation nationale. La Cour des Comptes, limite le travail des enseignants aux seules Obligations réglementaires de service (ORS), sans évoquer le fait que le travail d’enseignants génère, comme l’ont démontré de nombreuses enquêtes, un volume de travail hebdomadaire bien plus important que celui définit dans les obligations réglementaires de service. Il paraît donc nécessaire de rappeler que ce travail se répartit sur l’année et implique de nombreuses tâches (préparation des cours ou des contrôles, corrections, formation, jury, etc.) qui s’accomplissent ainsi en dehors des semaines d’enseignement.

Enfin, bien que les propos de la Cour soient, comme à l’accoutumée, policés, certaines expressions ou certaines données n’ont pas manqué d’être récupérées par certains pourfendeurs de l’éducation nationale. De tels propos alimentent ce que le SNPTES qualifie de « racisme anti profs ». Ce « racisme » vise, de manière plus large, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale. Le SNPTES dénonce, une nouvelle fois, ce climat malsain instauré par ces discours.

Autonomie financière des universités, le SNPTES critique certains constats et recommandations de la Cour des comptes

Le SNPTES a analysé le rapport de la Cour des comptes relatif à l’autonomie financière des universités. Il tient à préciser, tout d’abord, qu’il a apprécié qu’un membre de la Cour des comptes ait fait le déplacement jusqu’au siège du SNPTES pour s’entretenir avec Laurent Diez, Secrétaire général de notre organisation ; cette démarche n’est pas courante et il convient donc de le souligner.

PDF - 4.2 Mo
Rapport de la cours des comptes - L’autonomie financière des universités une réforme à poursuivre


Si à travers ce rapport, les sages de la rue Cambon reconnaissent, directement ou indirectement, les efforts fournis, lors du passage à l’autonomie financière, par les personnels et les établissements ; le SNPTES s’étonne, tout d’abord, que la Cour, malgré quelques réserves, constate « une situation financière globalement satisfaisante  ». Pour le SNPTES, cette situation « globalement satisfaisante » n’est qu’un leurre puisqu’elle n’a pu se faire qu’avec des mesures d’économie drastique (suppressions de postes de BIATSS, d’enseignants et d’enseignants-chercheurs ; coupes franches dans l’offre de formation ; réductions des équipes et des moyens de recherche ; etc.) et que, surtout, cette situation n’est en rien durable.

Le SNPTES s’inquiète aussi de voir la Cour des comptes conclure que les universités ont, désormais, « une capacité d’autofinancement reconstituée ». Le SNPTES regrette que cette analyse ne soit pas accompagnée d’une démarche prospective qui aurait permis de nuancer, plus prudemment, ce constat.

Le SNPTES se satisfait, cependant de voir les sages de la rue Cambon reconnaître qu’il existe « des disparités importantes entre les établissements ».

PDF - 282 ko
Autonomie financière des universités, le SNPTES critique certains constats et recommandation de la Cour des comptes
Version téléchargeable et imprimable


Par ailleurs, si le SNPTES ne peut qu’apprécier le constat que la Cour des comptes fait du peu d’investissement des personnalités extérieures membres des conseils d’administration des universités, il se montre totalement opposé à la préconisation de la Cour qui, pour contrer ce défaut originel, propose de « déléguer plus de compétences au président et de revoir le rythme et les modalités de préparation des conseils d’administration  »...

Le SNPTES a, bien entendu, étudié avec vigilance les constats et les recommandations que les sages de la rue Cambon consacrent, dans ce rapport, aux politiques de gestion des ressources humaines des universités. Ainsi, le SNPTES ne peut que se satisfaire de voir la Cour des comptes reconnaître qu’un bon nombre des personnels œuvrant dans certains services de ressources humaines aient, ces dernières années, subi « une pression importante » ; le SNPTES aurait apprécié que ce constat puisse aussi être porté sur des personnels travaillant sur d’autres missions. La Cour reconnaît, par ailleurs, ce qu’elle nomme comme une « stabilisation progressive de l’effectif des établissements » et que le SNPTES traduit, dans son langage, comme une diminution des moyens humains puisque cette « stabilisation  » du nombre des personnels s’accompagne, ce que la Cour reconnaît, par une augmentation continue (et heureuse !) du nombre d’étudiants.

Par ailleurs, si le SNPTES a pu, à la lecture de ce rapport, se satisfaire de lire que la Cour des comptes reconnaissait que, du fait des faibles montants de primes versés aux personnels, le niveau de rémunération dans les universités « est globalement inférieur à ce qui se pratique au sein de la fonction publique d’État », notre organisation se montre réservée quand, plus loin, la Cour préconise une révolution en écrivant que « La responsabilité des universités en matière de gestion individuelle des carrières des agents, s’agissant notamment des avancements et des promotions, devrait être renforcée. En contrepartie, il ne reviendrait plus à l’État d’assumer financièrement tout ou partie du Glissement vieillissement technicité (GVT) des établissements ». Cette mesure, pour le SNPTES, conduirait, inexorablement à une plus grande raréfaction des avancements et promotions pour les personnels.

Enfin, mais la liste n’est pas exhaustive, le SNPTES s’étonne de l’analyse que la cour porte sur la durée annuelle du temps de travail des « agents non enseignants ».
Pour la cour, cette durée serait inférieure à la durée légale de 1607 heures ; or, pour le SNPTES, les textes réglementaires issus de l’accord cadre ARTT du 16 octobre 2001 signé par Jacques Lang, ministre de l’éducation nationale, et le SNPTES, reconnaissent, très clairement, les spécificités des missions dévolues, notamment, aux personnels de l’enseignement supérieur et ont bien eu pour objet d’aligner les personnels sur cette durée annuelle de 1607 heures.

Dans un contexte particulièrement tendu et à un moment ou l’ensemble des personnels ont dû accompagner un train de réformes effrénées, une remise en cause réglementaire de ces aménagements représenterait, pour le SNPTES, un casus belli et nous conduirait à mobiliser fortement les personnels BIATSS, et de façon plus large, l’ensemble de la communauté universitaire.

Le directeur de l’IUT Saint-Denis, une nouvelle fois agressé ! Le SNPTES soutient Samuel Mayol.

Le directeur de l’IUT Saint-Denis, une nouvelle fois agressé ! Le SNPTES soutient Samuel Mayol.

Le SNPTES tient à apporter tout son soutien au directeur de l’IUT de Saint Denis, Samuel Mayol et à ses proches, agressé, vendredi soir, près de son domicile.

PDF - 409 ko
communiqué : le SNPTES soutient Samuel Mayol
Version téléchargeable et imprimable

Notre collègue est victime d’agressions et menaces depuis qu’il a eu le courage, avec d’autres collègues de l’IUT, de s’opposer à des dérives au sein de l’IUT, notamment à des violations graves et répétées au principe de laïcité. Ce n’est pas la première fois et cette situation n’a que trop perduré !

Le SNPTES demande, une nouvelle fois, aux autorités ministérielles de prendre leurs responsabilités pour que le directeur de l’IUT Saint-Denis, composante de l’université Paris 13, puisse vivre en toute sécurité.

Enfin, bien que le SNPTES soit attaché à la liberté d’expression des partis politiques et des organisations syndicales, il constate, malheureusement, que certains partis et organisations conservent, sur cette affaire, un silence assourdissant.

Tribune sur le budget de l’enseignement superieur et recherche

Le gouvernement met en avant sa légère hausse dans un contexte de fortes restrictions, mais sur le terrain, le compte n’y est pas [1]

La priorité accordée à l’enseignement supérieur et à la recherche est-elle compatible avec le redressement des comptes publics?
Les ministres successifs l’affirment, arguant d’un budget en légère hausse dans un contexte de fortes restrictions. Mais sur le terrain, le compte n’y est pas et les conditions d’études, d’enseignement et de recherche se dégradent. Alors qu’ils font face à une hausse du nombre d’étudiants (+80.000 en deux ans), les établissements d’enseignement supérieur doivent fonctionner avec des dotations toujours plus resserrées. La réalité oblige à dire que les décideurs construisent des budgets en trompe-l’œil, masquant la pénurie croissante de ressources sous des bricolages de façade.

Ainsi, au vu du budget 2015, les établissements s’attendaient à disposer de ressources au moins stables. Pourtant, au moment de recevoir leur notification, ils ont constaté que leurs moyens étaient en baisse. La raison : une augmentation de la réserve de précaution, cette marge que l’État se donne normalement pour faire face aux imprévus, mais qu’il utilise aujourd’hui pour faire des économies à l’insu du public comme du Parlement.

Plus grave, au début de l’année, le gouvernement a pioché sans concertation dans les fonds propres des établissements, mettant certains d’entre eux en état de déficit délibéré pour les contraindre à mobiliser des ressources immobilisées. Si on peut admettre le souci de ne pas laisser dormir l’argent public, la méthode employée, brutale, opaque, improvisée, ne peut qu’avoir des effets désastreux sur la capacité des établissements à programmer et réaliser les investissements nécessaires à la réalisation de leur mission, notamment dans l’immobilier universitaire.

Insincère sur ses dotations, l’État s’avère de plus incapable de justifier sa politique de répartition : suite aux critiques nombreuses et convergentes faites contre le système de répartition (dit « SYMPA »), il promit l’entrée en vigueur d’un SYMPA 2 pour 2015, avant de s’avouer incapable de le faire, faute d’avoir trouvé des clés de répartition fiables… ou le courage d’assumer une répartition plus juste, et donc une redistribution significative. Il en résulte un écart croissant entre établissements mal dotés et très mal dotés, ceux-ci cumulant toutes les difficultés : filières pléthoriques, étudiants en mal d’accompagnement, secteurs de formation et de recherche laissés pour compte dans la distribution des subsides, etc.

Tout occupé à dissimuler la pénurie de crédits, l’État semble impuissant face à la dégradation du système : les inégalités se creusent entre établissements, entre étudiants, entre laboratoires de recherche. Les conditions d’études sont de plus en plus difficiles, l’afflux d’étudiants dans certaines filières créant des situations d’engorgement indignes ou contraignant les universités à contourner leur devoir d’accueil de tout bachelier pour maintenir des conditions d’études décentes.

Nous sommes conscients des difficultés du moment et reconnaissons la nécessité de faire évoluer l’enseignement supérieur et la recherche. Mais c’est pour cette raison que nous sommes exigeants et que nous ne cautionnons pas une politique subreptice d’asséchement des crédits qui compromet les objectifs prioritaires définis par la loi, dégrade les conditions de travail des étudiants et démoralise l’ensemble des personnels.

Nous exhortons Mme Vallaud-Belkacem et M. Mandon à tenir enfin aux Français, à la représentation nationale, aux personnels des universités et organismes de recherche et aux étudiants de ce pays un discours de vérité. La loi de finances qui sera votée cet automne et appliquée en 2016 doit être sincère et compatible avec la confiance promise aux établissements et à leurs personnels, conforme aussi aux engagements répétés en faveur de la jeunesse. Investir dans l’enseignement supérieur et la recherche, c’est investir dans l’avenir de la société française.

[1 Laurent Diez - Secrétaire général du SNPTES
Laurent Berger - Secrétaire général de la CFDT
Frédéric Sève - Secrétaire général Sgen-CFDT
Alexandre Leroy - Président de la FAGE
.

Courrier intersyndical à la Ministre et au secrétaire d’État de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

PNG - 26 ko
Paris, le 30 septembre 2015


Madame Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l’Éducation nationale,
del’Enseignement supérieur et de la Recherche


Monsieur Thierry MANDON
Secrétaire d’État en charge de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche


MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE,
DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
110 rue de Grenelle
75357 PARIS SP 07



Objet : déroulement du CNESER du 21 septembre 2015




Madame la Ministre, Monsieur le secrétaire d’État,

Les élus des organisations signataires de ce courrier tiennent à vous faire part de leur indignation quant à la façon dont ils ont été considérés lors de la réunion plénière du 21 septembre 2015.

En effet, à plusieurs reprises, des élus n’ont pas pu prendre la parole sur des sujets importants, des personnes non désignées ont été conviées à voter "à titre indicatif", la tentative de passage en force sur le vote des statuts de la COMUE UBL est inacceptable.

Ces incidents interviennent dans un contexte où depuis le début du mandat présidentiel, le ministère dont vous avez la charge passe presque systématiquement outre le résultat des votes du CNESER.

PDF - 205.2 ko
Courrier intersyndical à la Ministre et au secrétaire d’État de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Version téléchargeable et imprimable


Madame la Ministre, Monsieur le secrétaire d’État, nous tenons à rappeler l’importance du CNESER pour l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche, personnels et étudiants.

Nous demandons que l’engagement du Président de la République de promouvoir le dialogue social ne soit pas une vaine promesse. Les élus des personnels et étudiants s’adressent à vous, Madame la Ministre et Monsieur le secrétaire d’État, en tant que présidente du CNESER et responsable de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, pour que les conditions d’un dialogue démocratique, ouvert et constructif soient réunies dans le respect de représentants élus et donc de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche qu’ils représentent.

Veuillez croire Madame la Ministre et Monsieur le secrétaire d’État, en notre profond attachement ment pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche.

PNG - 9.5 ko


PNG - 21 ko

Accord fonction publique : satisfecit pour le Premier ministre, carton rouge aux syndicats contestataires !

Le SNPTES n’a pas l’habitude de critiquer les autres organisations syndicales, mais dans ce cas précis, le SNPTES ne peut rester muet.

Après avoir refusé de signer l’accord fonction publique sur la qualité de vie au travail qui aurait pourtant permis de véritables avancées dans ce domaine, la CGT, FO et SUD viennent de refuser de signer l’accord sur les Parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR). Sans être parfait, cet accord prévoit des revalorisations significatives notamment pour les personnels de catégorie C et B. Il permet également d’ouvrir enfin des négociations sur les corps atypiques ou corps ministériels que sont notamment les corps de catégorie A des ITRF, des ITA, des personnels des bibliothèques, des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des enseignants.

La raison de cet échec est l’instauration de la règle d’accord majoritaire, depuis la dernière réforme du dialogue social. Il faut savoir pour qu’un accord soit valable dans la fonction publique, les signataires doivent représenter au moins 50 % des personnels, alors que dans le secteur privé, il suffit de 30 %. Cette mesure qui avait vocation de rendre les syndicats plus responsables, a finalement eu l’effet inverse et devient une arme supplémentaire au service des syndicats contestataires qui ne cherchent plus depuis longtemps à obtenir des avancées sociales. Le seul but étant de revendiquer sans cesse. Leur devise reste : "Soyons réalistes, exigeons l’impossible".

Pour le SNPTES, le poids de ces syndicats est beaucoup trop important au niveau de la fonction publique. Aux prochaines élections, les personnels devront réagir en sanctionnant ces organisations et en donnant la majorité aux syndicats réformistes dont le SNPTES fait définitivement partie.

PDF - 400.5 ko
Accord fonction publique : satisfecit pour le Premier ministre, carton rouge aux syndicats contestataires !
Version téléchargeable et imprimable


Mercredi 30 septembre 2015, sur France Inter, le Premier ministre, Manuel Valls a déclaré :

  • " Nous avons décidé avec Marylise Lebranchu que l’accord approuvé par 6 organisations syndicales s’appliquerait à l’ensemble des fonctionnaires ".
  • " Nous ne voulons pas avec la ministre de la Fonction publique que le résultat d’un an de négociation soit bloqué par le refus de certains de prendre leurs responsabilités ".

Il va de soi que le SNPTES qui avait appelé " l’ensemble des organisations syndicales à signer cet accord ", ne peut que se satisfaire de cette décision.
Il interpelle la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pour que les négociations relatives au protocole social signé en février 2014 soient ouvertes immédiatement.

Tribune de Laurent Diez, Secrétaire général du SNPTES

Les personnels de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche ont besoin de renouer avec la sérénité !

Si pour le SNPTES, le critère de mutabilité doit demeurer l’un des principes essentiels qui gouvernent l’organisation du service public, cette mutabilité doit être justifiée, dans nos secteurs d’activités, par la nécessité de fournir à nos élèves et étudiants une formation de qualité ; ce principe de mutabilité doit aussi permettre de conserver une recherche publique dont les réalisations participent directement du rayonnement de notre pays.

Cependant, ces dernières années cette mutabilité n’est plus gouvernée par aucun principe ou par l’intérêt général, mais est justifiée, essentiellement, par un besoin effréné de réformes le plus souvent liées à des considérations budgétaires (la recherche d’économie !) ou par des considérations dogmatiques.
Ainsi les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ont dû faire face à une frénésie, sans précédent, de réformes, de réorganisations, de restructurations, de changements ou de créations de programmes, de mise en concurrence, d’appel d’offres...
Pour le SNPTES, ce n’est pas le changement qui pose problème, mais bien les conséquences de cette frénésie de changements. Prenons, par exemple, l’enseignement supérieur et la recherche qui, en moins de dix ans, a dû entériner, de manière non exhaustive : la loi de programme pour la recherche et la création des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) ; la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et la mise en place de l’autonomie des établissements ; la fin des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ; l’opération campus ; le crédit impôt recherche (CIR) ; les investissements d’avenir (Idex, Isite, etc.) et les relations avec l’agence nationale de la recherche (ANR) ; une loi sur l’enseignement supérieur et la recherche puis la mise en place de communautés d’universités et d’établissements (COMUE) en remplacement des PRES...

Pour le SNPTES, outre des moyens humains et financiers, nos écoles, collèges, lycées, établissements d’enseignements supérieurs et de recherche et les personnels que nous représentons ont aujourd’hui besoin de sérénité !
En d’autres mots, il est devenu vital de consacrer nos activités et notre énergie à nos raisons d’être - la formation, l’enseignement et la recherche - plutôt qu’à une politique du changement permanent.

Tribune de Laurent Diez, Secrétaire général du SNPTES (publiée par News Tank Education)

Conférence de presse : après les bonnes paroles, des actes, monsieur le Président !

Résumé de l’intervention de Laurent Diez, secrétaire général du SNPTES

À l’occasion d’une conférence de presse commune SNPTES – SGEN-CFDT – FAGE – Sup’Recherche-UNSA, le SNPTES a tenu à rappeler quelques vérités à nos gouvernants :
  • L’enseignement supérieur et la recherche sont une richesse et les investissements consentis rapportent plus qu’ils ne coûtent (rapport de la ligue européenne des universités de recherche) : pour un euros investi, ce sont près de 4 euros qui reviennent dans la sphère économique française, générant ainsi, par extrapolation 330 000 emplois en France !
  • Depuis 2013, le budget annuel réalisé de l’enseignement supérieur et la recherche est en baisse, contrairement aux budgets votés par la représentation nationale.
  • Les établissements d’enseignement supérieur sont contraints d’appliquer une rigueur budgétaire remettant ainsi en cause des programmes de recherche, des formations mais aussi des emplois rendus nécessaires par l’augmentation annuelle des étudiants (hausse de 4,3% à la rentrée 2015, hausse de 2,1% à la rentrée 2014, de 2,5% à la rentrée 2013). Cela équivaut, sur les 3 rentrées successives à la création de 3 à 4 universités moyennes, sans moyens financiers ou humains supplémentaires, alors même que la rentrée 2015-2016 laisse des étudiants sur la touche, sans possibilité d’inscription…
  • La précarité des emplois dans la recherche ne fait qu’augmenter comme en témoigne les divers bilans sociaux (CNRS, INSERM, Enseignement supérieur, etc.).
  • L’agenda social signé en février 2014 avec la ministre de l’enseignement supérieur n’est toujours pas mis en œuvre malgré les multiples relances du SNPTES.
  • La volonté politique de 60% de réussite en licence d’ici 10 ans ne peut s’accompagner sans moyens supplémentaires.
PDF - 87.3 ko
Budget de l’enseignement supérieur et de la recherche : investir sans travestir !
Le SNPTES sera donc très vigilant dans les semaines qui viennent pour :
  • Un budget de l’enseignement supérieur et la recherche à hauteur des ambitions affichées par le gouvernement, toute stagnation ou baisse ne pourrait que retarder ou infirmer les ambitions.
  • La mise en œuvre de l’agenda social dès le mois d’octobre comme nous l’avait promis Thierry Mandon, secrétaire d’état à l’enseignement supérieur et à la recherche.

CNESER du 21 septembre 2015 : dialogue social en panne !

Cette séance du CNESER devait commencer par l’installation des membres nommés. Finalement, tous les membres n’ayant pas été nommés, la direction a décidé de retirer le point de l’ordre du jour. Ce qui amena une confusion totale par la suite, puisque certains purent voter alors qu’ils n’étaient officiellement pas membres du CNESER !

Contrairement aux usages, les organisations syndicales n’ont pas pu faire de déclarations liminaires.

Sophie Béjean, présidente du comité pour la stratégie nationale de l’enseignement supérieur, nous a présenté le rapport donné au président de la république la semaine dernière (voir communiqué http://www.snptes.fr/Rapport-de-la-STRANES-au-President.html). Roger Genet, directeur général de la recherche et de l’innovation présenta le rapport de la stratégie nationale de recherche paru en mars 2015. Un débat sur ces 2 rapports sera organisé en novembre lors d’une séance exceptionnelle du CNESER.

Un projet de décret relatif à l’encadrement des stagiaires par les organismes d’accueil fut repoussé par le