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Acte II de la refondation de l’école : exigences républicaines et refus de la stigmatisation

Le SNPTES se félicite de la mobilisation de l’État pour l’apprentissage des valeurs de la République de la maternelle à l’université, suite aux propositions présentées par le président de la République lors de ses vœux à l’éducation et par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Cependant, ces propositions ne sont, pour la plupart d’entre elles pas nouvelles. Ainsi, les rites républicains (hymne national, drapeau et devise) sont déjà appris dès l’école primaire. Sur le fronton des écoles, il est bien inscrit "Liberté, Égalité, Fraternité", encore faut-il que cette devise soit une réalité dans leur vie quotidienne y compris en dehors de l’école, ce qui est loin d’être le cas.
De même, s’il est important, pour le SNPTES, d’impliquer les parents, notamment par la signature annuelle du règlement intérieur, qui existe déjà, la signature de la charte de la laïcité s’inscrit dans ce courant. Le respect mutuel entre enseignants et élèves, les règles de civilité et de politesse, les sanctions adaptées au comportement (développement des travaux d’intérêts généraux) sont aussi des recommandations et mesures qui existent déjà.

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communique SNPTES : refondation de l’école
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La véritable nouveauté de ce plan, pour le SNPTES, est qu’il prévoit, enfin, la formation des personnels, notamment des enseignants sur l’enseignement moral et civique (prévu lui aussi dans loi sur la refondation de l’école acte 1), mais aussi sur la laïcité. Formation tout de même limitée à un millier de personnels qui accompagneront ensuite leurs collègues sur ces questions. Des référents laïcité seront d’ailleurs mis en place dans chaque académie, mais également dans l’enseignement supérieur. Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) seront mises à contribution de par leur rôle de formations des professeurs.

Si le SNPTES reconnaît la nécessité de faire respecter la République dans les écoles, mais aussi dans les universités, nous resterons très attentifs quant à l’application de ces mesures et des conséquences en termes de coût.

Le SNPTES sera très vigilant pour qu’il n’y ait pas d’amalgame et de stigmatisation de populations particulières.