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CNESER du 19 janvier 2015 : présentation du rapport annuel sur l’emploi scientifique

Le SNPTES, lors du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) de rentrée, a tenu à rappeler son mécontentement, quant au rôle du CNESER, en effet, pour la deuxième fois consécutive, l’examen de la répartition budgétaire entre les universités a été repoussé de l’ordre du jour. Ce report s’ajoute aux multiples reports de créations de COMUE [1] déjà constatés.

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Rapport 2014 MESR - L’état de l’emploi scientifique en France

L’essentiel du CNESER était consacré à la présentation du rapport annuel sur l’emploi scientifique.

Le SNPTES a tenu à rappeler l’importance de ce type de document qui valide aussi ce que nous ne cessons de dénoncer depuis 2008 : la dégradation de l’emploi scientifique globalement en France validée par le passage de la 6e à la 8e place dans les classements internationaux.

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Synthèse SNPTES du rapport 2014 sur l’état de l’emploi scientifique en France

Le SNPTES constate aussi la disparité des chiffres sur la comptabilisation de ce que doit être considéré comme emploi scientifique et non comme emploi dit de soutien. Le seul périmètre des ingénieurs de recherche ne peut nous satisfaire. Il existe un sous-classement endémique de titulaires d’un doctorat recrutés sur des postes d’ingénieurs d’études. Ceux-ci ne sont pas comptabilisés comme personnel scientifique, mais de soutien.

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Communiqué SNPTES - CNESER du 19/01/2015


Le SNPTES demande donc un comptage plus précis qui devrait permettre d’avoir une vision plus claire sur les emplois dans nos établissements, et notamment sur les sous-effectifs d’ingénieurs et personnels techniques par rapport aux ratios des standards internationaux, 1 chercheur pour 1 personnel ITA, alors qu’ils ne sont que de 1 pour 0,43 en France.

Enfin, les chiffres sont très clairs, l’emploi public scientifique est en très nette diminution, si nous ne voulons pas perdre encore des places dans les classements internationaux et donc rester attractifs, tant au niveau recherche qu’au niveau économique, il faudra bien inverser cette tendance à la baisse.

[1La Communauté d’Universités et d’Établissements