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CNOUS- CROUS Rapport de la Cour des comptes : le SNPTES dénonce certaines critiques et projets !

La Cour des comptes a rendu public, le 11 février 2015, son rapport annuel. Ce dernier, sous le titre « Le réseau des œuvres universitaires et scolaires : une modernisation indispensable », procède à une attaque en règle contre le CNOUS et les CROUS et, bien évidemment, contre leurs personnels. La belle unité nationale de 11 janvier 2015 n’aura durée que le temps d’un dimanche !

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Communiqué SNPTES : CNOUS- CROUS Rapport de la Cour des comptes...


Le SNPTES s’étonne, tout d’abord, de la vision décalée dont font preuve les « sages » de la Rue Cambon... Ainsi, parmi le florilège d’approximations ou de clichés, la Cour des comptes est persuadée que « L’année universitaire s’est raccourcie », alors qu’elle n’a cessé de s’élargir depuis les deux dernières décennies... Pour ces « sages », « l’organisation et les modes de gestion du réseau sont restés inchangés » alors que, l’ensemble de la communauté universitaire peut en témoigner, les progrès, grâce à l’implication des agents, ont été particulièrement important toutes ces dernières années (amélioration de l’hébergement, diversification et amélioration de la restauration, meilleurs suivi et accompagnements des étudiants, etc.).

Par ailleurs, outre ces propos, le SNPTES dénonce certaines idées contenues dans ce rapport. Ainsi, la volonté « d’assouplir le cadre de gestion des personnels ouvriers » ou celle de développer « la polyvalence entre les activités d’hébergement et de restauration » sont à prendre avec circonspection... Pour le SNPTES, c’est tout l’inverse qu’il faut faire et il est ainsi grand temps que les personnels ouvriers des CROUS puissent bénéficier d’une intégration dans les corps de fonctionnaires !

Le SNPTES s’inquiète aussi de la volonté d’autoriser le « recrutement d’agents à temps incomplet » qui ne manquerait pas de développer une plus grande précarité (précarité que la cour, de manière paradoxale, dénonce pourtant...). Le SNPTES s’insurge aussi contre la proposition de fermer les installations d’hébergement et de restauration jugées trop peu fréquentées.

Enfin, le SNPTES se montre très prudent, faute d’étude d’impact, sur le point précis d’un éventuel rattachement des œuvres universitaires aux COMUE ou, autre hypothèse, aux conseils régionaux.