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Conférence de presse : après les bonnes paroles, des actes, monsieur le Président !

Résumé de l’intervention de Laurent Diez, secrétaire général du SNPTES

À l’occasion d’une conférence de presse commune SNPTES – SGEN-CFDT – FAGE – Sup’Recherche-UNSA, le SNPTES a tenu à rappeler quelques vérités à nos gouvernants :
  • L’enseignement supérieur et la recherche sont une richesse et les investissements consentis rapportent plus qu’ils ne coûtent (rapport de la ligue européenne des universités de recherche) : pour un euros investi, ce sont près de 4 euros qui reviennent dans la sphère économique française, générant ainsi, par extrapolation 330 000 emplois en France !
  • Depuis 2013, le budget annuel réalisé de l’enseignement supérieur et la recherche est en baisse, contrairement aux budgets votés par la représentation nationale.
  • Les établissements d’enseignement supérieur sont contraints d’appliquer une rigueur budgétaire remettant ainsi en cause des programmes de recherche, des formations mais aussi des emplois rendus nécessaires par l’augmentation annuelle des étudiants (hausse de 4,3% à la rentrée 2015, hausse de 2,1% à la rentrée 2014, de 2,5% à la rentrée 2013). Cela équivaut, sur les 3 rentrées successives à la création de 3 à 4 universités moyennes, sans moyens financiers ou humains supplémentaires, alors même que la rentrée 2015-2016 laisse des étudiants sur la touche, sans possibilité d’inscription…
  • La précarité des emplois dans la recherche ne fait qu’augmenter comme en témoigne les divers bilans sociaux (CNRS, INSERM, Enseignement supérieur, etc.).
  • L’agenda social signé en février 2014 avec la ministre de l’enseignement supérieur n’est toujours pas mis en œuvre malgré les multiples relances du SNPTES.
  • La volonté politique de 60% de réussite en licence d’ici 10 ans ne peut s’accompagner sans moyens supplémentaires.
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Budget de l’enseignement supérieur et de la recherche : investir sans travestir !
Le SNPTES sera donc très vigilant dans les semaines qui viennent pour :
  • Un budget de l’enseignement supérieur et la recherche à hauteur des ambitions affichées par le gouvernement, toute stagnation ou baisse ne pourrait que retarder ou infirmer les ambitions.
  • La mise en œuvre de l’agenda social dès le mois d’octobre comme nous l’avait promis Thierry Mandon, secrétaire d’état à l’enseignement supérieur et à la recherche.