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Conseil national du SNPTES des 8 et 9 octobre 2014

Le conseil national du SNPTES s’est réuni les 8 et 9 octobre 2014 à Paris.

Le conseil national a également convié l’ancien secrétaire général du SNPTES Joël Mancion à débattre sur l’historique de la création des statuts ITRF et ITA ; « Des femmes, des hommes, des métiers, un statut »,

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Joël MANCION
Ancien secrétaire général du SNPTES

Motion du conseil national du SNPTES

Marche pour la science

Le conseil national du SNPTES réuni les 8 et 9 octobre 2014 constate le fossé d’incompréhension grandissant entre le pouvoir politique et la communauté scientifique. Il s’inquiète du désintérêt de nos édiles tant il parait évident que la réponse à la crise économique que traverse le Monde et la France en particulier ne trouvera sa solution que par une remise en cause des modèles économiques et sociétaux qui gèrent nos sociétés. Cette approche nouvelle nécessite un investissement sans précédent du monde du savoir et de la connaissance. L’implication de la communauté scientifique devient une impérieuse nécessité. Cet investissement, sans précédent, nécessite des moyens financiers et humains que les pouvoirs politiques de toutes obédiences, certes avec des nuances, lui refusent. Les réformes issues de trois lois (2006, 2007 et 2013) ont ajouté de la confusion à l’incompréhension. Elles tendent à fragiliser davantage l’environnement de l’enseignement supérieur et de la recherche déjà dégradé par des années d’abandon.

La recherche ne peut se traduire uniquement en termes bénéfices/coûts. Elle s’inscrit dans la durée. Elle ne peut avoir une obligation de résultats économiques. Le hasard, souvent vecteur de découvertes, ne saurait donc être quantifiable économiquement. Toutes ces raisons militent pour une recherche libérée des diktats économiques. Cette approche remet en cause les différents outils d’administration de la recherche ANR, CIR et autres IDEX sur lesquels le SNPTES s’est largement exprimé.

Ces outils ont leur utilité dès lors qu’ils ne fragilisent pas le tissu scientifique, qu’ils ne remettent pas en cause le fonctionnement des laboratoires en précarisant les personnels de la recherche ou en asséchant les budgets de fonctionnement des organismes de recherche.

Face à ce constat :

  • Le conseil national du SNPTES propose que le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche soit sorti du pacte de stabilité permettant de dégager des marges de manœuvres budgétaires.
  • Le conseil national du SNPTES demande qu’il soit fait appel aux fonds structurels européens pour financer plus largement des projets innovants.
  • Le conseil national du SNPTES préconise que soit redéfini, au niveau de l’Europe une politique de recherche fondamentale ambitieuse.

Le conseil national du SNPTES appelle l’ensemble de la communauté scientifique à participer, dans une approche constructive, au mouvement « marche pour la science » avec l’ensemble des acteurs de la recherche pour sensibiliser la société civile et nos autorités de tutelle aux conséquences néfastes des politiques de recherche menées depuis près de 10 ans (Manifestation le 17 octobre 2014, à Paris).

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