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Déclaration du SNPTES au CTMESR du 26 juin 2014

Notre CTMESR doit se prononcer sur un décret relatif au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES).
Cette autorité administrative indépendante, principalement investie de missions d’évaluation, sera mise en place à un moment où les restrictions budgétaires et les suppressions de postes qui, nécessairement, en découleront mettront en très grandes difficultés nos établissements, services, équipes et laboratoires.

Qu’évaluera en définitive ce haut conseil :

  • Un champ de ruines ?
  • Des établissements exsangues ?
  • Des laboratoires, services et équipes qui ne peuvent plus travailler et produire ?
  • Des étudiants ne bénéficiant plus, faute de moyens, d’une formation de qualité ?
  • Et, sans que la liste des conséquences de cette politique soit exhaustive, une ancienne puissance économique ne disposant plus d’un enseignement supérieur et d’une recherche de qualité ?

En d’autres termes, pour le SNPTES, le gouvernement doit comprendre, une bonne fois pour toutes, que notre pays ne pourra renouer avec une croissance économique durable, sans un enseignement supérieur et une recherche publique disposant de moyens conséquents, réels et pérennes.

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Déclaration du SNPTES au CTMESR du 26 juin 2014
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Par ailleurs, pour le SNPTES l’obligation de regroupements d’établissements, à marche forcée, imposée par la loi est inadaptée et anxiogène, car, par manque de temps, ces projets font rarement l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire.
Pour le SNPTES, le principe de la mutualisation n’est pas la recette miracle pour faire face au manque réel de moyens financiers des établissements.
Pour les personnels ces regroupements sont trop souvent synonymes de dégradation des conditions de travail, de suppressions d’emplois de fonctionnaires avec pour incidence directe le développement de l’emploi précaire.
C’est la raison pour laquelle le SNPTES soutient la demande intersyndicale de moratoire.
Enfin, les personnels, fonctionnaires ou contractuels, doivent pouvoir continuer à bénéficier de réelles avancées en termes de carrière et de conditions de travail.
Le SNPTES, sur ce point, souhaite que s’ouvrent enfin les travaux que devait
engendrer le protocole social en direction des personnels.
Passons des déclarations aux actes !