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Déclaration du SNPTES au Comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR)

lundi 26 mai 2014, Paris

Le SNPTES vient de quitter l’UNSA Éducation. Il était membre de la FEN depuis 1953 puis à contribué activement à la création de l’UNSA. Cette désaffiliation, nous tenons à le préciser, repose très largement sur la mise en œuvre des nouvelles règles de dialogue social. Pour le SNPTES il n’était pas question,malgré les valeurs et les qualités de l’UNSA Éducation, d’accepter de ne plus être autonome et de perdre sa
représentativité.

Ce CTMESR se déroule au lendemain d’une élection politique dont les résultats, pour beaucoup d’entre nous, ont eu l’effet d’une douche froide. Les consultants, sondeurs et spécialistes déclineront les raisons des résultats de ce scrutin... Pour le SNPTES ceux-ci trouvent pour partie leurs raisons dans une défiance croissante envers les politiques.

Ainsi, dans notre secteur, les agents n’en peuvent plus des projets anxiogènes de fusion, regroupement et autres déclinaisons. Ils n’en peuvent plus du discours quotidien de culpabilisation des agents publics. Ils n’en peuvent plus des mesures positives annoncées et jamais appliquées. Ils n’en peuvent plus d’un gel des salaires et traitements et autres mesures d’économies qui les pénalisent dans leurs carrières.

Pour le SNPTES, la fin de cette crise économique ne peut provenir que d’une réelle volonté politique de doter le pays d’un système d’enseignement et de recherche de qualité. Sans cet investissement, encore une fois, nos gouvernants auront hypothéqué l’avenir . Cette volonté nécessite l’attribution de nouveaux moyens humains et financiers, une meilleure gouvernance mais aussi une gestion plus humaine et positive des personnels et, notamment, de leurs perspectives de carrière.

Enfin, nous l’avons perçu hier, des résultats électoraux peuvent être catastrophiques... Le lien est facile à faire avec l’objet du CTMESR de ce jour qui porte essentiellement sur les élections professionnelles du jeudi 4 décembre 2014 ; ne ratons pas ces élections notamment en terme de participation ! Cette dernière doit être forte et pour que celle-ci le soit il faut que le droit de voter puisse, dans les faits, exister réellement...