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Rapport de la Cour des comptes relatif au coût du lycée, le SNPTES regrette le choix d’une simple vision comptable

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Rapport des comptes : le coût du lycée - SYNTHESE
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Rapport des comptes : le coût du lycée

Le SNPTES vient de prendre connaissance du rapport de la Cour des comptes intitulé « le coût du lycée  ».

Le SNPTES regrette tout d’abord la démarche comptable résumée dans le titre du rapport. Pour les sages de la rue Cambon, le lycée n’a qu’un coût budgétaire, a priori trop élevé, et il n’est même pas nécessaire, pour la Cour, de réfléchir en termes d’investissement, de croissance ou d’emploi des futurs bacheliers. Ainsi, les termes d’efficience et d’efficacité sont utilisés, dans ce rapport, sous l’angle d’une vision purement comptable de l’enseignement.

Plus particulièrement, le SNPTES condamne l’idée d’un redimensionnement des établissements, il s’opposera ainsi aux fermetures de lycées publics à « faible effectif  ».

Pour le SNPTES, une telle politique conduirait à nier l’importance d’un maillage éducatif homogène, sur l’ensemble du territoire, au risque d’accroitre les inégalités scolaires.

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Communiqué : Rapport de la Cour des comptes relatif au coût du lycé
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Par ailleurs, le SNPTES regrette qu’une nouvelle fois, en quelques semaines, la Cour s’attaque à l’aménagement du temps de travail des personnels de l’éducation nationale. La Cour des Comptes, limite le travail des enseignants aux seules Obligations réglementaires de service (ORS), sans évoquer le fait que le travail d’enseignants génère, comme l’ont démontré de nombreuses enquêtes, un volume de travail hebdomadaire bien plus important que celui définit dans les obligations réglementaires de service. Il paraît donc nécessaire de rappeler que ce travail se répartit sur l’année et implique de nombreuses tâches (préparation des cours ou des contrôles, corrections, formation, jury, etc.) qui s’accomplissent ainsi en dehors des semaines d’enseignement.

Enfin, bien que les propos de la Cour soient, comme à l’accoutumée, policés, certaines expressions ou certaines données n’ont pas manqué d’être récupérées par certains pourfendeurs de l’éducation nationale. De tels propos alimentent ce que le SNPTES qualifie de « racisme anti profs ». Ce « racisme » vise, de manière plus large, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale. Le SNPTES dénonce, une nouvelle fois, ce climat malsain instauré par ces discours.