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Revalorisation de la catégorie B : une occasion manquée !

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Réforme des corps de la cat. B - grilles de salaire 2016 - 2018

Les dispositions applicables aux fonctionnaires de catégorie B viennent d’être modifiées. Les techniciens, les bibliothécaires assistants spécialisés et les secrétaires administratifs de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur sont notamment concernés.

Si certaines dispositions ne manquent pas d’intérêt comme la mesure dite du « transfert primes/points », même si elle n’apporte pas une augmentation immédiate du pouvoir d’achat, d’autres mesures sont moins réjouissantes.

Cette réforme entérine en effet la fin des réductions d’ancienneté d’échelon, sans réelles compensations, notamment en terme de durée de carrière (ci-dessous les liens vers les décrets statutaires en cours et nos différents communiqués [1])

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Revalorisation de la catégorie B : une occasion manquée !
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Il est bien prévu une revalorisation des grilles à partir de 2017 (voir document ci-contre), mais si l’on enlève les 6 points accordés en 2016 qui ne sont pas vraiment un gain puisque compensé par un abattement de 278 euros par an, prélevé sur le traitement brut, la déception est totale.

Le SNPTES n’oublie pas que lors de la dernière réforme, certains fonctionnaires de catégorie B type ainsi que ceux qui bénéficiaient du classement indiciaire intermédiaire (CII) ont été sacrifiés. Cette nouvelle réforme aurait été l’occasion de réparer cette injustice, le gouvernement, avec l’appui de certains syndicats, en a décidé autrement.

Au final, il y aura bien un gain, mais il reste très en dessous de ce que les collègues sont en droit d’exiger au vu de la perte de pouvoir d’achat qu’ils subissent depuis plus de 10 ans et ce n’est pas non plus la faible augmentation de la valeur du point d’indice qui va régler le problème des fonctionnaires de catégorie B.

C’est pour cette raison que le SNPTES continue de revendiquer :

  • une augmentation de la rémunération plus importante ;
  • une réduction des durées d’échelon qui ne doivent plus être supérieures à deux ans ;
  • une réduction du nombre de grades pour fluidifier la carrière ;
  • une augmentation des possibilités d’accès à la catégorie A.

Alain Halère, secrétaire général adjoint

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