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SARS-COV-2 : Le virus que les informaticiens n’attendaient pas !

Tous les informaticiens, qu’ils travaillent à l’administration centrale, dans les services académiques, les universités, les écoles d’ingénieurs, dans des lycées-collèges, les écoles primaires, pour le réseau des œuvres universitaires et scolaires (Cnous, Crous, Clous) ou encore dans des établissements publics à caractère scientifique et technologique notamment le CNRS, l’INSERM, l’INRA, l’INRIA, etc., qu’ils gèrent de l’informatique administrative ou scientifique, tous se préparaient depuis des années à un blocage de leur établissement ou service par un virus informatique… Et voilà qu’un virus biologique les a mis en lumière bien malgré eux.

Depuis des années, mais aussi suite au prévisible, mais qui n’arrivera pas, bug de l’an 2000, les DSI pratiquaient des crash-tests et des plans pour tout ou presque… Des crash-tests pour les utilisateurs, étudiants, élèves, usagers, contre les hackers du monde entier… De vrais urgentistes des réseaux qui évaluaient les risques potentiels d’intrusion d’un vers ou virus informatique qui pourrait se répandre comme une traînée de poudre.

Le SarsCov-2 a renvoyé tout le monde à la maison et a obligé les informaticiens à déployer rapidement le télétravail, qui, comble d’ironie, n’avait pas encore été mis en place dans la plupart des établissements et services. Il a fallu former tous ces nouveaux télétravailleurs à des outils collaboratifs qui, dans le meilleur des cas pour certains, n’avaient jamais pratiqué de visioconférences. Il a fallu également dimensionner et adapter toutes les infrastructures sur le plan de la sécurité mais aussi sur celui de la charge engendrée par le nombre d’utilisateurs exponentiel.

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Virus et informaticiens
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Il est curieux de voir qu’avant cet épisode sanitaire, la déconnexion était devenue le maître mot alors qu’avec cette crise, tout le monde se devait d’être connecté et relié les uns aux autres. Ce besoin était devenu vital.

Actuellement, les plans de reprise d’activité (PRA) concernent une nouvelle fois les collègues informaticiens, certes pas toujours exposés directement au virus biologique, mais qui s’échinent à tout mettre en œuvre pour que les établissements et services puissent fonctionner. Comme malheureusement beaucoup d’autres professionnels, les informaticiens sont des travailleurs de l’ombre.

Le SNPTES tient à les remercier tout particulièrement pour leur dévouement et leurs compétences au service de la communauté de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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